En taule avec Julian Assange, emprisonné par la connerie

Mis a jour : le mercredi 15 mai 2019 à 13:57

Mot-clefs: Répression antifascisme anti-impérialisme anti-connerie
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La connerie vient de remporter une nette victoire contre la liberté d'informer. Bonne nuit, la démocratie.

Ce jeudi 11 avril 2019 est à marquer d’une pierre noire, la connerie vient de remporter une nette victoire contre la liberté d’informer.

Les Britanniques se sont agenouillés devant le vieil Uncle Sam à la mèche orange, ils vont bientôt lui livrer l’Australien, chevilles et poings liés, pour lui faire payer jusqu’à la mort son « crime », car Julian Assange risque de terminer ses jours dans les geôles de Trump s'il n'est pas exécuté avant.

Étant donné son apparence physique après sept années passées dans une pièce de 15 m², son calvaire ne devrait pas durer très longtemps, c’est à craindre…c’est un vieillard de 47 ans, images tragiques, insoutenables.

C’est le prix à payer quand on pense que le citoyen lambda a le droit d’être correctement et pleinement informé, il faut relire Assange :

« L’organisation de fuites (leaks) constitue une action intrinsèquement anti-autoritaire…c’est parce que les populations n’aiment pas les guerres qu’il faut leur mentir. Cela signifie que contribuer à leur faire connaître la vérité peut nous emmener vers la paix, c'est un grand espoir ».

Le secret d'État est l'antichambre des dictatures.

Ce soir l’espoir est en taule.

Demain ce sera au tour de toutes les lanceuses et de tous les lanceurs d’alerte qui auront la décence de ne pas demander l’asile politique à Poutine.

Ne nous trompons pas, nous sommes en taule avec eux, avec lui.

Bonne nuit, la démocratie.

Commentaire(s)

> Rien a battre du pointeur Assange

Rien a battre du pointeur Assange qui fricote depuis des années avec les pires des conspis des nazbols des rouge bruns et pire avec le barbouze négationniste Israel Shamir et la clique neo nazie des Maria Poumier et Ginette Skandrani en fRance

> -

c'est pas parce qu'il serait (ou pas d'ailleurs) un nazi qu'on accepte que les politiques défoncent leurs ennemi•e•s, c'est quand même plutôt dommage, si c'est un nazi, je ne vais pas aller à son procès mais il a quand même participé à la diffusion de documents plutôt gênants pour les US, ¿ c'est vraiment un truc de fafs ça ? (et puis à ce compte là, Gandhi était raciste, Proudhon sexiste et Hitler vegetarien {ça je n'en suis pas sûr par contre} il faut regarder certaines idées et les accepter ou non, selon moi) Presque personne n'est parfait•e :)

> C'est curieux...

C'est étrange. Les commentaires ramènent au temps de la guerre froide, quand il fallait se situer pour le stalinisme ou l'impérialisme yankee, deux faces de la même monnaie autoritaire et/ou totalitaire.
Pour les révolutionnaires, il est impossible d'exister s'ils et elles n'osent pas assumer une autre position, ni avec l'un , ni avec l'autre.
Assange en révélant des secrets d'état, ne fait que dévoiler la véritable nature de l'institution étatique: comme disait l'autre, une bande d'hommes en armes. Après, ce qu'il a fait ou pas avec deux femmes reste une question de culpabilité de l'individu Assange, pas de ses actions à Wikileaks. Or, c'est pour ses actions à Wikileaks qu'il est pourchassé. L'état US n'a rien à faire de ses prétendues violences sexistes, alors que Trump se traîne une réputation pire que celle de Weinstein....

> NO COMMENT

Assange est libertarien. NO COMMENT.

> Pour Assange

Le fondateur de WikiLeaks Julian Assange a été arrêté jeudi à l'ambassade d'Equateur à Londres où il était réfugié depuis sept ans. Il pourrait comparaître le même jour devant la justice britannique. C'est ainsi que finiront tous ceux qui disent la vérité. Qu'ils le sachent.

Selon Christine Assange, la mère du fondateur de WikiLeaks, "Julian est susceptible de comparaître devant un magistrat britannique dans les 24 heures". "Notre objectif est, comme toujours, d'empécher une extradition aux États-Unis » Il y risque en effet la réclusion à perpétuité sinon la peine de mort compte tenu de la publication en 2010 sur son site internet Wikileaks de milliers de documents confidentiels du département d'Etat et du Pentagone.

Il s'était réfugié dans l'ambassade équatorienne en 2012 pour éviter d'être extradé vers la Suède, où il était accusé de viol par deux femmes manifestement manipulées. D'ailleurs le dossier avait depuis été classé.

Le sort d'Assange découragera sans doute définivement tous ceux tentés, en diffusant des documents authentiques transmis par des « donneurs d'alerte », de montrer les dessous du monde politique et diplomatique. L'humanité pourra continuer à courir au désastre dans l'ignorance générale.

> L’histoire d’Assange comme miroir de l’Internet fasciste

L’histoire d’Assange comme miroir de l’Internet fasciste
Published on 26 mars 2019 in Médias etc. by Antonin Grégoire

Julian Assange est un personnage fascinant. Il a su déployer un récit tellement puissant que ce récit permet d’effacer, d’occulter, d’oublier la réalité au profit de la figure héroïque incarnée par Assange. De façon caractéristique c’est lorsque que l’on s’est rendu compte que les promesses de renouveau démocratique qu’internet devait apporter au journalisme n’ont pas été tenues qu’Assange a cessé d’être toléré comme nombre d’autres comme lui. Assange est un produit de l’internet, style ligue du LOL ou 18-25, masculinisme, antisémitisme, culture du viol.

Julian Assange par exemple n’est pas un « lanceur d’alerte ». Snowden est un lanceur d’alerte. Snowden travaillait à la NSA, a volé des documents à son employeur et les a transmis à un journaliste qui les a publié. Julian Assange est un informaticien qui a fondé un site qui devait garantir l’anonymat et la sécurité aux lanceurs d’alertes. On reste songeur devant les années de prison qu’a dû effectuer Chelsea Manning, la lanceuse d’alerte qui avait fait confiance à Wikileaks pour envoyer ses documents. Encore plus songeur à se dire que Manning a été mis en contact avec le type qui allait le dénoncer grâce à une erreur d’Assange qui a envoyé un mail en copie au lieu de copie cachée…

Julian Assange est, en principe, journaliste

C’est en tout cas ainsi qu’il se définit dans une lettre au président Hollande suppliant que la France l’accueille. Cette lettre est d’ailleurs un modèle de la façon dont Assange sait réécrire l’histoire et des rôles qu’il peut alterner : hacker, journaliste, lanceur d’alerte, boite aux lettres, intervieweur, héros de la liberté de la presse…

Car Assange est avant tout un mâle blanc accusé de viol en Suède. Et contrairement à ce qu’on pourrait penser Assange adore la Suède. Car la Suède est une démocratie et la démocratie est quand même pratique pour les lois sur la protection de la presse et pour les droits de la défense et la présomption d’innocence. Wikileaks a en effet installé son siège en Suède afin de bénéficier des lois démocratiques de ce pays protégeant la liberté de la presse et ses serveurs en Europe pour les mêmes raisons.

Sauf qu’être un mâle blanc accusé de viol c’est beaucoup moins vendeur que d’être un héros de la transparence traqué par la CIA pour avoir révélé des secrets inavouables, alors Assange a construit petit à petit sa légende.

Celle d’un homme traqué par les services secrets vivant à la Jason Bourne, changeant d’hôtel sous des faux noms, se teignant les cheveux, parlant à voix basse et changeant de téléphone, embrigadant tout le monde dans son délire paranoïde.

LIRE LA SUITE => https://www.lignes-de-cretes.org/lhistoire-dassange-comme-miroir-de-linternet-fasciste/

> Julian Assange, monnaie d'échange pour le FMI

Après 7 ans d'isolement forcé à l'ambassade équatorienne à Londres, Julian Assange 47ans, le lanceur d'alerte mondialement connu et patron de WikiLeaks, est arrêté par la police britannique comme un vulgaire malfrat.

Son arrestation survient après que Lenin Moreno le président équatorien en place depuis 2017 vient d’annoncer avoir obtenu un emprunt de plus de 10 milliards de dollars du Fonds Monétaire lnternational (FMI) et de la Banque mondiale, avec lesquels le gouvernement précédent avait rompu. Rafael Correa, le précédent chef de l’État avait d’ailleurs tout fait pour protéger Julian Assange.

En novembre 2017, Lenin Moreno convoque le référendum citoyen équatorien. Celui-ci, sous prétexte de lutte contre la corruption, vise à empêcher son prédécesseur Rafael Correa de présenter sa candidature à l’élection présidentielle de 2021 et à lui permettre de destituer des fonctionnaires nommés au Conseil de participation citoyenne et de contrôle social jugés proches de l’ex-chef de l’État. Moreno a manipulé l’opinion publique pour permettre de faciliter son rapprochement avec les États-Unis qui, en contrepartie demandaient l’extradition de Julian Assange.

Lenín Moreno, président des grands patrons, indique en juillet 2018 n’avoir jamais été favorable aux activités de WikiLeaks. En mars, il avait fait couper les systèmes de communication d’Assange avec l’extérieur puis annoncé en mai la suppression des mesures supplémentaires de sécurité à son ambassade londonienne. L’ambassade d’Équateur a autorisé la police britannique à appréhender Julian Assange en ses locaux et quelques heures après les États-Unis demandait son extradition. Moreno défendra sur Twitter le retrait du statut d’asile à Julian Assange, une décision présentée comme « souveraine » et prise « après ses violations répétées des conventions internationales et des protocoles de la vie quotidienne ».

Les États-Unis quant à eux lui reprochent d’être un pirate informatique étant donné les nombreux documents confidentiels que WikiLeaks a en sa possession autour des sphères du politique, du divertissement et des affaires.

On sait à quel point la liberté d’information est remise en cause, y compris dans les pays dits « démocratiques » comme en France ou aux Etats-Unis. Julian Assange est devenu, via l’affaire des WikiLeaks et l’acharnement contre lui, la figure emblématique de cette liberté d’informer.

« Viser Assange serait une mesure strictement punitive et constituerait un dangereux précédent pour les journalistes, leurs sources et les lanceurs d’alerte » a jugé Christophe Deloire, secrétaire général de Reporters sans frontière. Juan Branco son avocat qui assure sa défense depuis plusieurs années déclare dans un média : « Il faut prendre ses responsabilités et libérer Julian Assange ».

https://www.revolutionpermanente.fr/Julian-Assange-arrete-a-Londres-Un-rassemblement-prevu-ce-samedi-a-Paris

> Article en débat.

Je le met en débat : l'auteur est un chevènementiste, ancien patron, et certains articles contiennent leur lot de sexisme. Bref je vois pas trop pourquoi on relaierait ses articles ici. J'ai aussi passé le commentaires en modé à priori et fait le ménage, les trolls s'y refont leur petite guerre.

> Modération

mmmh.

Bruno Painvin n'est pas une personnalité reconnue. Qu'il soit chevenementiste, c'est assurément regretable, mais pour moi, ce n'est pas l'objet de cet article.

Je serais plutot favorable à laisser l'article.

> D’ABORD, ILS SONT VENUS POUR ASSANGE…

Si Bruno Painvin pose problème, que dire alors de Lignes de crêtes, et sa vision primaire et manichéenne pas seulement d’Assange, mais de toutes personnes quelles qu’elles soient en butte à la persécution du pouvoir sans être ultra-révolutionnaires.

https://nantes.indymedia.org/articles/45551

Assange est un violeur, masculiniste, antisémite, faux lanceur d’alertes, et RIEN D’AUTRE, et naturellement sans la moindre possibilité de se défendre sans attirer les foudres des procureurs révolutionnaires. Sans doute que passer 7 ans enfermé pire que dans une prison est la preuve de sa bassesse et de sa connivence avec le pouvoir.

D’ABORD, ILS SONT VENUS POUR ASSANGE…

L’arrestation le 11 avril 2019 de Julian Assange dans l’ambassade d’Équateur par la police métropolitaine de Londres est un coup de poignard pour une liberté de la presse déjà fort mal en point. Elle met aussi en lumière des rapports géopolitiques souterrains que WikiLeaks n’a eu de cesse d’exposer depuis sa création. Enfin, elle est le produit d’un travail de sape, au long cours, de l’image d’Assange, révélant la puissance d’un tourbillon médiatique dans lequel beaucoup se seront laissé emporter. Retour sur quelques éléments clé et remise de pendules à l’heure...

De la video “collateral murder” détaillant dans toute son horreur la “gamification” de la guerre et le meurtre de civils ; aux Guantanamo Files exposant l’institutionnalisation de la torture ; aux Syria Files exposant la corruption du régime d’El Assad ; aux câbles diplomatiques du State Department US exposant 30 ans de mensonges d’États ; en passant par les DNCLeaks et les mails de Podesta ­- un watergate puissance 10 ­- révélant que le parti au pouvoir de la candidate Clinton conspirait contre ses propres membres dans des intrigues dignes des pires moments du régime Stalinien ; à Vault7 exposant les méthodes dernier cri de la CIA pour s’infiltrer dans n’importe quel matériel informatique à l’échelle mondiale ; sans oublier de nombreux documents relatifs à des négociations d’accords internationaux (ACTA, TTIP, etc.) ; WikiLeaks n’a eu de cesse de lever le voile sur des mécanismes obscurs par lesquels les États s’émancipent du droit international, de leurs constitutions, de la défense de leurs citoyens et du respect de la dignité humaine. […]

Loin de nous l’idée de signer un blanc-seing à Julian Assange, de l’exonérer de tout défaut, de valider en bloc sa personnalité et tout ce qu’il a pu exprimer. Quiconque enfermé pendant 7 ans dans une pièce d’un petit appartement sans balcon servant d’ambassade, sans jamais voir la lumière du jour ni mettre le pied dehors, verrait sa santé physique et mentale se dégrader. N’importe qui d’entre nous livré à de pareilles conditions serait susceptible de twitter des bêtises tard la nuit et de se faire des ennemis... mais il ne s’agit pas non plus de justifier ce qui apparait parfois comme des propos haineux, misogynes, conspirationnistes ou tout simplement stupides, livrés par Assange sur Twitter.

Il s’agit de comprendre les mécanismes politiques et médiatiques d’une “character assassination”, l’assassinat d’une personnalité par sa réputation au fil du temps. Depuis 2010 et la première publication de WikiLeaks de nature à faire vaciller la légitimité du gouvernement US, une horde de comptes twitter, de journalistes aux ordres, de politiciens et d’idiots utiles n’ont eu de cesse de propager des mensonges, omettre des faits et monter en épingle le moindre détail permettant de détruire l’image d’Assange comme hérault de l’information libre et d’un journalisme de combat. Des articles entiers dédiés à son hygiène, des témoignages de stagiaires ayant passé 3 jours dans son entourage rapportant des traits de caractères supposément autoritaires, narcissiques, manipulateur, etc. Et bien entendu en trame de fond l’affaire suédoise et l’instrumentalisation de deux femmes pour peindre l’image d’un homme détestable, remplaçant dans les colonnes et dans les esprits au fil du temps la ligne et la stratégie politique sans compromis de l’organisation qu’il a créée. […]

https://lundi.am/D-abord-ils-sont-venus-pour-Assange