Lorsqu'on saigne l'éducation à blanc...

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Traduction de l'article publié sur http://www.indymedia.ie/newswire.php?story_id=67909



Un rapport de l'OCDE plaide en faveur d'une augmentation des frais d'entrée, et donc plus d'inégalité
Lorsqu'on saigne l'éducation à blanc...
Article de James R

Traduction de l'article publié sur http://www.indymedia.ie/newswire.php?story_id=67909

Un rapport de l'OCDE plaide en faveur d'une augmentation des frais d'entrée, et donc plus d'inégalité

Il y a vraiment quelque chose qui cloche dans l'enseignement. L'inégalité d'accès est monnaie courante et pas besoin d'être un génie pour deviner que le dernier rapport de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et les assauts de réthorique du gouvernement feront peu pour régler le problème. Repoussé il y a deux ans, ce dernier essaie à nouveau d'instaurer les frais, cette fois-ci rejetant l'idée sur l'OCDE. Pendant ce temps, chez lui, il utilise ses mauvais résultats pour justifier son attaque envers l'inégalité en matière d'éducation.
Il n'est pas choquant de constater que des 26 pays examinés par l'OCDE, l'Irlande est le quatrième le plus riche, mais le deuxième en termes de financement éducatif. En 1999, 3,2 % des étudiants ont abandonné le système officiel avant de passer le diplôme de fin de collège (Junior Certification). En 1998, une enquête sur l'alphabétisation a relevé qu'un enfant sur dix sort de l'école primaire avec des problèmes de lecture importants dûs à un manque de ressources. La plupart des recherches prouvent qu'il existe une corrélation directe entre le contexte social d'un enfant et son accès à l'éducation à tous les niveaux.

L'OCDE reconnaît une crise de financement de l'enseignement, chose que quiconque travaillant dans ce secteur aurait pu nous annoncer. Cette année, une série d'importantes réductions a été imposée afin de forcer les présidents d'université à accepter les frais d'entrée. Néanmoins, en dépit de troubles menant à des réductions au niveau des bibliothèques l'année dernière, le président de l'UCD, Hugh Brady, a tout de même réussi à trouver 1,6 million d'euros pour que les rénovations des édifices soient couvertes par la faculté.

Comme à l'UCD, c'est une question de priorité. Rien n'est plus clair que les projets de l'état pour le tertiaire. Manquant à son devoir social de financement de l'enseignement, il a l'intention de laisser les sociétés privées combler l'écart menaçant la liberté scolaire et, de ce fait, la qualité en matière d'éducation. John Dawkins est le moteur principal de ce rapport de l'OCDE, ancien ministre de l'éducation australien qui a supervisé des changements identiques dans les années 1980. L'une des conséquences avait été une baisse de 38 % chez les hommes des classes ouvrières entrant au tertiaire ainsi qu'une chute de 17 000 inscriptions annuelles d'étudiants plus âgés que la normale. 61 % des futurs étudiants de milieux à faibles revenus ont révélé ne pas vouloir poursuivre au tertiaire par crainte d'accumuler des dettes. C'est un fait copieusement ignoré par les commentateurs irlandais qui ont louangé ce 'modèle de prêt' australien tout en avalant les âneries concernant l'inclusion que le ministre avait à vendre.

Imposer plus de frais d'entrée aux portes des universités ne fera qu'accentuer les problèmes de loyers élevés, de pressions plus forte au niveau du travail, de revenus misérables et de subventions minables qui éloignent la plupart des gens du tertiaire. Dieu seul sait en quoi cela permettra de lutter contre le problème de l'insuffisance des fonds du primaire et du secondaire. Une seule chose est certaine : tant que nous ne déciderons pas de commencer à mettre en place une vision de l'éducation comme un droit social pour tous plutôt que quelque chose de réservé à ceux qui ont les moyens de payer et que les intérêts commerciaux peuvent exploiter, il faut s'attendre à ce que l'inégalité se poursuive. Les décisions comme celles de Brady vont aussi continuer, jusqu'à ce que les personnes impliquées dans le système éducatif contrôlent les décisions les concernant. Jusqu'ici, l'opposition a été timide. Il est temps de transformer tout cela en un mouvement se préoccupe d'autre chose que les communiqués de presse, les rapports et les déclarations. Au lieu de cela, nous avons besoin d'initiatives et d'occupations des campus avec des personnes employées à contrats déplorables, des chercheurs dont les travaux n'ont aucune valeur exploitable et des étudiants qui survivent à peine.

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