L’intersectionnalité : une idée à la mode ?

Mis a jour : le vendredi 22 mars 2019 à 14:57

Mot-clefs: Racisme / -ismes en tout genres (anarch-fémin…) genre racialisme sexualités
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Monique Rouillé-Boireau

L'intersectionnalité : une idée à la mode ?

Depuis quelques temps, on assiste à un renouvellement des termes pour nommer, penser les dominations, en particulier « l'intersectionnalité » et la « racisation », ces nouveaux cadres d'analyse étant censés mettre à jour des dominations occultées, analyser des dispositifs de discriminations invisibilisés, enrichir les théories existantes ou les remettre en cause. L'usage de ces notions, un temps limité au féminisme universitaire ou militant, apparaît maintenant dans le débat public. Bref, ces termes se donnent comme de nouvelles conceptualisations des rapports de domination, et font parfois l'objet d'une réception (ou d'une utilisation) acritique chez nombres de chercheurs et militants.

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Commentaire(s)

> « S’engager dans une démarche d’intersectionnalité »

Activiste, essayiste et ancienne professeure en Californie, Angela Davis figura, en 1970, sur la liste des dix fugitifs les plus recherchés par le FBI et fut par deux fois candidate à la vice-présidence des États-Unis pour le Parti communiste — qu’elle quitta en 1991. Nous l’avions interviewée dans les colonnes de notre premier numéro, soucieux, comme la militante marxiste, féministe, antiraciste et végane qu’elle est, de porter une parole critique ouverte à tous les fronts. C’est tout naturellement que nous entamons cette semaine thématique consacrée aux résistances afro-américaines avec elle — l’un de nos membres l’a rencontrée à de nombreuses reprises, dans le cadre d’un ouvrage paru aux éditions Haymarket Books : nous avons traduit l’une de ces rencontres, ayant pour fil rouge les connexions possibles entre luttes antiracistes, féministes et anti-impéralistes.

https://www.revue-ballast.fr/angela-davis-sengager-demarche-dintersectionnalite/