Angers: Constitution d’une Assemblée de lutte pour le logement

Mis a jour : le mercredi 6 mars 2019 à 14:11

Mot-clefs: Resistances / squat logement
Lieux: Angers

Après deux assemblées générales publiques à la Grande Ourse, les 20 et 27 février dernier, une Assemblée de lutte pour le logement s’est constituée. Son objectif : s’organiser face à la crise de l’accès au logement, à celle de l’hébergement d’urgence, et aux différentes expulsions à venir (Grande Ourse et campement rue du Maine)

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programme de la semaine de l’Assemblée de lutte pour le logement, qui se couple maintenant avec le planning d’activité - au ralenti - de la Grande Ourse

Face aux différentes crises liées au logement que nous connaissons à Angers, et aux menaces d’expulsion à venir, nous nous sommes retrouvés à deux reprises en assemblée publique à la Grande Ourse pour réussir à nous organiser. De ces rencontres est née l’Assemblée de lutte pour le logement, qui se réunit à la Grande Ourse tous les mercredis à partir de 17h30.

Deux dates clés ont d’ores et déjà été posées : un rassemblement puis une manifestation, au départ de la place du ralliement, aura lieu le vendredi 22 mars à partir de 17h. Enfin, le festival "Etat des lieux", qui propose des temps conviviaux et de réflexion autour de la question du logement, aura lieu à la Grande Ourse les 29, 30, et 31 mars prochain.

Voici le texte qui est né de la première rencontre :

« Nous sommes des personnes de tout âge, investies dans des collectifs, ou simplement scandalisées par le fait que des gens dorment par terre, dehors, et que les pouvoirs publics restent inactifs.

Nous sommes là parce qu’il existe une crise réelle. Nous voulons rappeler que si les squats comme celui de la Grande Ourse existe , c’est parce que les autorités restent passives. L’absurdité du nombre de logements vides, à Angers, comme celle de la loi et des tribunaux, qui préfèrent systématiquement le droit à la propriété plutôt que le droit au logement, nous touchent profondément. Nous nous inquiétons sérieusement du fait que les pouvoirs publics, en plus de ne pas prendre leurs responsabilités, ne font rien contre les expulsions, voire les provoque, quand des collectifs s’organisent par rapport à leurs propres carences. Nous ne comprenons pas pourquoi, alors que des gens dorment à la rue, qu’il y a tant de logements vides, que l’on continue à construire, et que l’on continue à détruire plutôt que de réhabiliter les logements existants et de permettre aux personnes à la rue d’y trouver refuge. Nous comprenons que tout cela est intimement lié à l’argent, et nous voulons trouver d’autres rapports que ceux qu’il nous dicte. Il détruit les peuples et les rapports entre les gens. Nous voulons l’indépendance, l’autonomie, la justice.

Nous souhaitons agir, expérimenter. Nous espérons créer des rapprochements entre associations et collectifs pour créer du commun et une lutte autour des questions liées au logement. Nous voulons nous organiser collectivement.

Nous souhaitons enfin envisager l’expulsion de la Grande Ourse : comment faire avec ça, avant et après ce moment ? Certain-e-s d’entre nous connaissaient la Grande Ourse, d’autres sont venu découvrir un lieu, s’informer et le soutenir. Pour certain-e-s d’entre nous, nous apprécions la singularité du squat de la Grande Ourse, sa dimension publique, ses activités ouvertes vers l’extérieur.

Enfin, nous sommes là pour l’accès au logement, et un accueil décent, pour tous et toutes. »

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