Sabotage de trottinettes électriques

Mis a jour : le mercredi 20 février 2019 à 12:17

Mot-clefs: quartiers populaires
Lieux: marseille

Cette dernière semaine, nous avons saboté 7 trottinettes électriques Lime-S à Marseille, parce qu’elles sont clairement agaçantes, là, à glisser légèrement dans la ville qui se transforme en chantier géant.

 

Contre la gentrification de nos espaces de vie, et en espérant que ça donnera des envies !

Commentaire(s)

> mais allô quoi

Non mais, pour vous on lutte contre la gentrification des quartiers popualires en sabotant des trottinettes ?
Et les investisseurs, les promoteurs immo ?

> Ben entre autre oui

Les trotinnettes électriques participent à rendre un quartier agréable pour certaines populations. Elles sont pas là pour rien, par pur philantropie. C'est un dispositif parmi les nombreux qui existent, alors pourquoi pas ?

> T'as pas compris ?

C'est pourtant simple !
Pour lutter contre la gentrification on casse des trottinettes. Pour lutter contre le capitalisme on taggue la superette d'à côté. Les sans-paps ? De toute façon on est contre les papiers.
Et puis on gueule fort. On est des oufs, nous.
Les rapports sociaux ? Trop difficile. Mieux une posture hyper-radicale.
Vive la société du spectacle !

> Sabotage, ou pas sabotage ?

Malgrés le sarcasme, je trouve la critique précédente interessante. C'est vrai que c'est pas évident de voir qu'est ce qu'on attend de sabotages comme celui-ci.

Mais je pense que c'est une erreur de mettre cette action en opposition avec d'autres modes d'actions politiques. Il n'y a aucune raison de penser que les gens qui ont fait ça ne s'interogent pas sur leurs places dans la société et ne s'engagent pas dans de la solidarité plus concrète avec des camarades sans papiers.

Quand eilles ont installé les bicloo à Nantes, ça m'a bien démangé d'en brûler quelques-uns. En quelques mois, l'affichage publicitaire de la ville a doublé au bénéfice de JC décaux, en compensation de son investissement pour les bicloo. Et la ville de Nantes a pu aller de son petit couplet on est vraiment une ville verte.

Alors c'est sûr, brûler quelques bicloo, ça n'aurait pas changé grand-chose, mais j'ai du mal à voir qu'est ce qui aurait changé quelque chose. C'est bien possible que la pratique du sabotage entretiens l'illusion de "faire quelque chose", mais même si c'est une illusion, ça fait du bien de se sentir sortir un peu de l'impuissance. Et quand d'autres gens le font et le revendiquent, on voit qu'on est pas tout.e seul.e et ça nous donne de la force et de l'énergie.

Et quand la pratique du sabotage se répand, ça finis par ne plus être une illusion mais à vraiment déranger les plans des aménageur.e.s

> .

Un pote sans pap s est acheter une trotinette electrique récemment bandes de bolos

> A "."

Bah c'est chouette pour ton pote, j'espère qu'il est content de son achat. C'est pas la peine d'insulter les gens pour ça.

Pour en revenir à l'article, ce n'est pas la trotinette de ton ami qui a été sabotée, mais 10 trotinettes de la multinational Lime. Cette société veille aux bénéfices de ses actionnaires en participant à la gentrification.

On peut se demander si un petit sabotage isolé sert à quelque chose face au capitalisme et à la gentrification, mais on va pas verser des larmes pour la propriété privée de cette entreprise.