Racisme, confusionisme et matraquage à tous les étages

Mis a jour : le mardi 19 février 2019 à 14:40

Mot-clefs: Racisme Répression Resistances antifascisme gilets_jaunes
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Racisme, confusionnisme et matraquage à tous les étages On vit une époque formidable. Dans bien des pays de cette planète mondialisée, le capitalisme poursuit inlassablement la destruction méthodique de toutes les conquêtes sociales et, novlangue aidant, on appelle ces destructions « réformes » ou « modernisation ».

Comme cette casse fait beaucoup de dégâts et de mécontent.e.s, il faut trouver des boucs émissaires et des coupables. Ce sera, comme dans bien des époques de l’histoire « l’autre », le migrant, le sans papier, le musulman forcément terroriste. En 1938, à la conférence d’Évian, il y avait eu consensus pour laisser crever les Juifs fuyant le nazisme. On observe aujourd’hui la même bonne conscience pour laisser crever les migrant.e.s en Méditerranée.

Gilets jaunes : des exclus qui se rebiffent

L’histoire a connu les jacqueries et les révoltes de gueux. Elle a aussi connu et continuera de connaître Spartacus et les révolutions ouvrières. Dans notre société où les inégalités se sont creusées comme jamais, des dominés et des précaires ont décidé de dire « non ». L’idéologie dominante a beau nier la lutte des classes, celle-ci s’est incontestablement réveillée.
Bien sûr on aurait aimé que les Gilets Jaunes reprennent la mémoire et les valeurs de ce qu’a été le mouvement ouvrier pendant des décennies. Les incessantes défaites subies ces dernières années et le délitement du tissu social font qu’ils n’ont pas spontanément ces valeurs.

Les Gilets Jaunes repartent de zéro. Ils réinventent le « tous ensemble », la démocratie directe, la solidarité, l’égalité. Ils ont la haine des dominés contre le mépris de classe des dominants. Ils tâtonnent. Extrême droite, complotistes et racistes de tout poil sont à l’affût pour récupérer cette lame de fond.
Contre eux, le pouvoir a utilisé un niveau de répression inconnu depuis la fin de la guerre d’Algérie. On compte des dizaines de blessé.e.s graves, d’estropié.e.s, d’éborgné.e.s. Et même une morte à Marseille. En toute impunité. Aucun responsable des forces dites de l’ordre n’a eu à répondre de cette violence extrême. Par contre la « Justice » a condamné à tour de bras. Les nouvelles lois remettent en cause le droit de manifester.

La répression ne suffisant pas et le niveau de popularité des Gilets Jaunes restant élevé, il a fallu trouver autre chose. Et on a trouvé. Eurêka : les Gilets Jaunes sont antisémites !

Le racisme est indivisible

Les propos entendus contre Alain Finkielkraut sont racistes, imbéciles et inexcusables. « La France est à nous » ? « Rentre chez toi en Israël » ? Il y aurait tellement de choses à dire sur ce philosophe qu’on est aussi indigné qu’atterré.
Faut-il rappeler les déclarations d’Alain Finkielkraut sur l’équipe de France de football qui est black, black, black et qui serait ainsi la risée de l’Europe ? Qu’aurait-on dit si quelqu’un estimait qu’il y avait trop de Juifs dans une équipe ? Finkielkraut a régulièrement stigmatisé les habitants des quartiers et les musulmans accusés de ne pas aimer la France. Au-delà du racisme de comptoir, Finkielkraut montre là une sérieuse amnésie sur les stéréotypes dont les Juifs ont été affublés.

Le Président de la République a immédiatement volé au secours de l’académicien provocateur. Au nom de quel antiracisme ? « Le boxeur, la vidéo qu’il fait avant de se rendre, il a été briefé par un avocat d’extrême gauche. Ça se voit ! Le type, il n’a pas les mots d’un gitan. Il n’a pas les mots d’un boxeur gitan ». Tout y est : le mépris de classe, la suffisance des dominants. Et surtout, le racisme séculaire contre ceux qu’on appelle les « gens du voyage ». À la stigmatisation classique contre les « voleurs de poules », le Président ajoute que ces gens-là sont forcément frustes et incultes.

Que dire d’un Président qui « combat » l’antisémitisme et a essayé par la bande de réhabiliter le Maréchal Pétain au moment des célébrations du 11 novembre dernier ? Comme si la boucherie de Verdun était plus honorable que la rafle du Vel d’Hiv !

Comment expliquer que des gens qui condamnent l’antisémitisme profèrent des propos racistes ? Probablement parce qu’ils veulent faire de l’antisémitisme un racisme à part. Il l’a été à l’époque du génocide nazi. Tous les racismes ne mènent à l’extermination programmée comme cela été le cas contre les Juifs, les Tsiganes, les Arméniens, les Tutsis. Mais aujourd’hui, en quoi l’antisémitisme est-il à part par rapport au racisme que subissent les Noirs, les Arabes, les Roms, les musulmans ? Il n’y a qu’un seul racisme et qu’une seule lutte contre lui. Ceux qui hurlent dès qu’il y a le moindre acte contre un Juif tout en multipliant les propos racistes contre d’autres sont infréquentables. Prenez les discours récurrents sur « l’immigration » et remplacez ce mot par « juif » : on retrouve les discours des années 30 qui ont permis l’arrivée au pouvoir des nazis.

Ceux qui multiplient les amalgames entre antisémitisme et solidarité avec les Palestiniens, sont tout sauf des antiracistes.

Il faut relire le pasteur Niemoler : « Quand les nazis sont venus chercher les communistes, je n’ai rien dit, je n’étais pas communiste. Quand ils ont enfermé les sociaux-démocrates, je n’ai rien dit, je n’étais pas social-démocrate. Quand ils sont venus chercher les syndicalistes, je n’ai rien dit, je n’étais pas syndicaliste. Quand ils sont venus me chercher, il ne restait plus personne pour protester. » Ceux qui ont entretenu le racisme en pensant qu’il ne toucherait pas les Juifs ont joué aux apprentis sorciers.

Comment peut-on penser qu’on peut mépriser, stigmatiser et insulter tous les jours les Noirs, les Arabes ou les Roms sans que les Juifs ne soient touchés ?

Le sionisme est une idéologie raciste

Pour reprendre les mots d’Hannah Arendt, l’antisémitisme racial, et avant lui l’antijudaïsme chrétien, ont frappé des Juifs « parias » de l’Europe et considérés comme des Asiatiques inassimilables.

Aucune hiérarchisation entre les différentes formes de racisme n’est acceptable. Mais aucune complaisance envers les crimes commis contre les peuples non plus.

En quoi l’antisémitisme excuse-t-il une idéologie colonialiste et suprématiste qui a développé et institutionnalisé l’apartheid ?

L’imbécile qui a injurié Finkielkraut lui a dit de « rentrer chez lui, en Israël ».

C’est scandaleux comme le sont les déclarations de Nétanyahou au moment de l’attentat contre Charlie Hebdo quand il déclare aux Juifs de France que leur pays, c’est Israël, et qu’ils doivent partir. Aucun antisémite depuis Vichy n’avait osé nous dire que nous n’étions pas chez nous ici. Pourquoi n’y a-t-il eu aucune réaction, notamment de la part des organisations de droits de l’homme ?
Quand des cimetières juifs sont profanés, nous sommes révulsés, la bête immonde n’est donc pas morte. Mais quand Nétanyahou déclare qu’Hitler ne voulait pas tuer les Juifs et que c’est le grand mufti de Jérusalem qui lui a soufflé l’idée, pourquoi y a-t-il si peu de réactions à ces déclarations négationnistes décomplexées ? Pourquoi ferme-t-on les yeux sur les amis de Nétanyahou, à savoir Bolsonaro, les Chrétiens sionistes qui sont des antisémites millénaristes ou Viktor Orban qui réhabilite le régime de l’Amiral Horthy, celui qui a activement participé à l’extermination des Juifs hongrois ?

Comment être un.e antiraciste crédible quand on laisse de tels dirigeants israéliens distribuer les bons points et les mauvais points sur l’antisémitisme ?
En France, le CRIF a choisi comme dirigeant un ancien du Bétar. Le Bétar, pour celles et ceux qui n’ont pas la mémoire courte, c’est un peu l’équivalent des Identitaires. Autre dirigeant du CRIF, l’avocat Goldnadel déclare tranquillement : « Des colonies de peuplement, contre l’avis des autochtones, il y en a en Seine St Denis. Un Juif est moins étranger en Judée ». Dans un pays qui combattrait le racisme, il serait jugé et condamné pour ce genre de propos. Au contraire, il est « reconnu » par nos autorités et c’est lui qui attaque systématiquement en justice quiconque critique Israël.

Retrouver la raison

Il est assez navrant de voir plusieurs partis, syndicats ou associations « de gauche » (c’est vrai que le terme perd son sens) aller manifester contre l’antisémitisme avec des Ciotti ou d’autres dirigeants politiques qui ont fait prospérer leur carrière sur la stigmatisation. Cela rend le message plus qu’incompréhensible. Cela induit l’idée qu’on a le droit de haïr et de brutaliser les Arabes ou les Noirs, mais pas les Juifs.

Loin de défendre ceux-ci, cela les met en danger. Cela les désigne comme jouissant de privilèges. Cela favorise et entretient les pires stéréotypes meurtriers dont les Juifs ont souffert dans l’histoire.

À ce « deux poids, deux mesures », s’ajoute à un mensonge : l’idée que l’antisémitisme, ce sont les Arabes, les Noirs et les musulmans. Non, l’antisémitisme a été fabriqué en Europe et dans le monde chrétien. Il a été le dénominateur commun de toutes les idéologies d’extrême droite. L’attentat de Pittsburg a rappelé que cet antisémitisme est toujours vivace. Les amitiés et le révisionnisme de Nétanyahou n’en sont que plus obscènes.

Retrouver la raison, ce serait donner un sens à la devise « liberté, égalité, fraternité ». Quand des racistes donnent le « la » sur qui est raciste et qui ne l’est pas, cela devient « allégeance, stigmatisation et hypocrisie ».

 

http://www.ujfp.org/spip.php?article6940

Commentaire(s)

> A bas l'antisémitisme : ce ne sera pas mardi !

Ils n'y peuvent rien : entre les gilets jaunes qui continuent, les lycées et les écoles qui se mettent progressivement en mouvement, et les nombreuses grèves pour les salaires, les conditions de travail et le respect, cela monte et monte dans le pays, suite à la cassure du pouvoir exécutif causée par la montée vers l'affrontement direct avec lui fin 2018.

Ils n'y peuvent rien : réprimer, emprisonner, crever les yeux, tout en comptant sur le "dialogue social" ...

... - au fait, le projet gouvernemental de loi "pour la transformation de la fonction publique" a été "dévoilé" mercredi : il contient exactement ce que l'on savait (dislocation des instances de représentations du personnel, recrutement généralisé de contractuels, salaire au mérite et mobilité pour casser les statuts), et tous les syndicats sont sortis démonstrativement ... en ayant l'intention de retourner la semaine prochaine dans les "groupes de travail Dialogue social, Leviers managériaux dont le contrat, Mobilité/accompagnement des agents" (sic !) : ne serait-il pas temps de cesser ce cinéma ?

Mais ils n'y peuvent rien : ça monte dans le pays, ça s'approfondit, ça s'étend.

Alors comme ils ont peur ils font des petits reculs et des grandes attaques, de manière désordonnée, tel le ministre Blanquer qui annule les projets immédiats de fusion des académies de l’Éducation nationale sur le schéma des "grandes régions", tout en soumettant à l'Assemblée un projet de loi ultra-réactionnaire et destructeur sur "l'école de la confiance" où la fusion des écoles et des collèges cotoie les drapeaux dans toutes les salles de classes ...

Et, surtout, ils lancent des provocations et des rideaux de fumée.

Le "grand débat" étant largement daubé et éventé, les provocateurs fascistes et antisémites ont commis quelques tags que pouvoir et médias se sont empressés, mensongèrement, d'attribuer aux gilets jaunes en général. Cela ne suffisait pas de leur attribuer la remontée des accidents de la route, et bientôt, sans doute, le réchauffement climatique.

La version soft de ces fake news consiste à théoriser le fait que même s'ils ne sont pas antisémites c'est quand même leur faute cars ils auraient créé une ambiance propice !

Sont-ils rétrospectivement coupables de la mort sous la torture d'Ilan Halimi et de l'attentat de Pittsburgh ? Ne rions pas, jaune en l'occurrence : dans la complosphère macronienne on en est pratiquement là. Et comme on est persuadé d'être des gens cultivés inaccessibles aux fake news que seuls ces crasseux populos de gilets jaunes pratiqueraient, on s'en donne à cœur joie ...

C'est dans ce contexte que la direction de ce qui reste du PS (dont tout le monde a oublié, car cela n'a eu strictement aucune influence sur les évènements, qu'elle avait au dernier moment annoncé soutenir la première grande journée des gilets jaunes le 17 novembre dernier !), a pris l'initiative d'inviter droite, gauche et centre à manifester "contre l'antisémitisme".

La manifestation de mardi ne sera pas une manifestation contre l'antisémitisme, mais voudrait être une manifestation d'union avec Macron, celle que Macron n'a pu impulser à ce jour.

Une manifestation nourrissant la haine contre les prolétaires accusés d'être des porteurs de haine antisémite, une manifestation faisant sur toute la ligne le jeu des antisémites.

Les palinodies de la vraie-fausse non-invitation de la FI à ce rassemblement avec Macron, dont on se gardera bien ici de prétendre savoir comment cela s'est exactement passé, parce que ça n'a pas d'importance, ne font que révéler la manoeuvre : orchestrer d'un côté l'union nationale avec Macron, et cultiver de l'autre l'union nationale-populiste "à l'italienne" en y renvoyant la FI, laquelle, définitivement incapable de représenter quelque alternative que ce soit, ne fait qu'osciller entre les deux formes d'union nationale.

Instrumentalisant de manière immorale et détestable la cérémonie à la mémoire d'Ilan Halimi, assassiné sous la torture parce que juif par une bande de lumpens nazifiants, c'est le premier ministre Édouard Philippe, et non pas le PS qui n'est ici que son instrument, qui a lancé le processus conduisant à ce rassemblement d'union nationale, en amalgamant dans son discours mouvements populaires et antisémitisme, de manière abjecte, et en lançant le chiffre de "hausse de 74% des actes antisémites en 2018", sous-entendu pour cause de gilets jaunes.

En fait, il s'agit de la hausse de 311 à 541 des actes antisémites signalés à la police (dont, et c'est le point réellement inquiétant, une hausse de 30 à 81 des violences aux personnes), un chiffre total en nette baisse par rapport aux années 2014-2015 (851 en 2014). En outre, elle était déjà de 64% en septembre, donc si l'on veut à tout prix en rendre responsables les gilets jaunes, il reste peu de marge réelle ...

Mais qu'à cela ne tienne, nous disent d'éminents sociologues et commentateurs, les gilets jaunes sont forcément responsables car ils ont créé un "climat" !

Il est curieux de ne pas dire, alors, que le responsable du dit "climat" serait l'auteur des mesures contre lesquelles se sont soulevés les gilets jaunes mais aussi les salariés et la jeunesse, qui plus est connu pour ses piques anti-Roms ou anti-migrants : un certain Macron.

Parmi ces commentateurs, citons-en deux que l'on a connu par ailleurs mieux inspirés.

Delphine Horvilleur, rabbin libérale, explique que si le mouvement des gilets jaunes n'a pas de motivations antisémites, néanmoins il a créé une sorte d'ambiance, qu'elle appelle subtilement le "trou du bagel", et dans ce trou, n'est-ce pas, le pire peut s'engouffrer : donc même si le gilet jaune n'est pas coupable, il l'est quand même !

Pierre Birnbaum, historien, a quant à lui produit ce morceau d'anthologie :

"Il est important de préciser d'emblée que le mouvement des "gilets jaunes" n'est pas un mouvement antisémite, mais qu'il produit un contexte propice à l'expression d'un antisémitisme profondément ancré qui associe les juifs au pouvoir et le pouvoir aux juifs."

Remarquons que P. Birnbaum se contredit dans sa phrase : l'antisémitisme était "profondément ancré" avant les gilets jaunes, le contexte était donc déjà là ...

Les soi-disant pourfendeurs officiels de l'antisémitisme ont une fâcheuse tendance à l'assimiler à la contestation du pouvoir en place ou du pouvoir en général, ainsi qu'à l'anticapitalisme. Ce faisant, ils réactivent ou sont eux-mêmes sujets aux clichés antisémites.

L'antisémitisme n'est pas, au sens strict, un racisme, c'est une forme de représentation fétichiste produite nécessairement par les relations sociales capitalistes, qui sont perçues comme naturelles, évidentes, automatiques, tout en engendrant les pires catastrophes : le fétichisme complotiste désigne alors les coupables de ces catastrophes, et pour des raisons historiques d'origine religieuse, cette désignation s'est de longue date fixée sur les Juifs (pas exclusivement, mais structurellement et préférentiellement).

Comme cette nature réelle de l'antisémitisme contemporain n'est comprise ni par ses pourfendeurs officiels, qui affichent involontairement qu'ils en sont eux-mêmes sujets dès qu'ils amalgament protestation sociale et antisémitisme, ni par la majorité des militants issus de la gauche antiraciste qui ne font pas la distinction entre racisme et antisémitisme et ne saisissent pas les origines de celui-ci, tout en en étant souvent eux-mêmes sujets à leur insu, ou agents actifs dès lors qu'ils ont l'alibi "antisioniste", il se trouve que la question antisémite est bien réelle en France à la date actuelle.

Mais ce ne sont pas les mouvements sociaux en général, ni les gilets jaunes en particulier, qui sont à l'origine de ce danger. Dire cela n'est pas nier l'existence de préjugés ou de tics et de tocs antisémites dans le prolétariat, ni celle des forces politiques qui, en remplaçant la lutte contre le capital par la lutte contre "les élites" et contre "l'oligarchie", lui pavent la voie au même titre que les bien pensants prompts à dénoncer un antisémite dès lors que l'on n'aime pas les banques. Dire cela est situer le vrai fondement de l'antisémitisme : le capital, et donc son Etat.

C'est pourquoi les militants qui entendent lutter contre antisémitisme NE DOIVENT PAS se rendre à la démonstration d'union nationale avec Macron, utilisant l'antisémitisme et misant cyniquement sur lui, de mardi prochain.

Un rassemblement indépendant a été appelé dimanche à 14h place Simone Veil à Paris (le fait que S. Veil ait été une politicienne bourgeoise ne change rien au fait qu'elle a été et reste une cible des antisémites), rassemblement dont les promoteurs disent tendre la main aux gilets jaunes et dénoncent notamment les meetings antisémites de Dieudonné, dont on remarquera que ni Édouard Philippe, ni ceux qui appellent à l'union nationale mardi, ne l'ont mentionné, montrant ainsi que ce n'est pas l'antisémitisme réel et organisé qui est leur adversaire.

Signalons surtout que les prises de positions contre l'antisémitisme, le racisme et l'homophobie, sont généralisée aujourd'hui dans les réunions de gilets jaunes.

Manifester contre l’antisémitisme ? Oui, c'est nécessaire. Et ce ne sera pas mardi.

> Ce sont les gens qui appellent au rassemblement,

pas ceux qui iront manifester : comme d'habitude il y aura moins de monde dans la rue que de "personnalités" signataires

> Commentaires cachés, modé à priori

On sent venir le trollage, comme d'habitude sur ce sujet, alors on a caché quelques commentaires et passé la modération à priori.