Gilets jaunes, où sont les « casseuses » ? Gilets jaunes, vers un mouvement masculin ?

Mis a jour : le jeudi 6 décembre 2018 à 12:38

Mot-clefs: Répression / -ismes en tout genres (anarch-fémin…) genre anti-repression sexualités gilets_jaunes
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Constats et Questions sur la présence/absence des femmes chez les gilets jaunes lors des moments de confrontations violentes avec les forces de répression.

Symbole_feministe-medium

Depuis quelques semaines, le mouvement des gilets jaunes se trouve ponctuellement et régulièrement confronté à la répression policière.

Chaque week-end les médias capitalistes diffusent des images, essentiellement de Paris, où des gilets jaunes affrontent violemment des brigades de CRS et autres gardes mobiles. Les confrontations violentes se passent entre hommes (flics et manifestants)

Le genre des plus de 400 manifestants arrêtés le 1er décembre en atteste. Les images le confirment.

Cette situation appelle quelques questions :

  • Le terrain politique, la lutte, lorsqu’elle se fait violente, est-elle le terrain réservé, exclusif, des hommes ?
  • Quel rapport les femmes entretiennent-elles à la violence et quelle opposition mettent-elles en acte contre les forces de répression ?
  • Quelles perspectives pour le mouvement des gilets jaunes avec cette sur-présence masculine et sous-présence féminine dans les moments de confrontation avec les forces de répression ?

Commentaire(s)

> -

sinon malgré des accords :

- biais évidents :

les femmes (ou genrées comme femmes) ne sont pas ou moins arrêtées, pas ou moins déférées en justice etc

> - on dirait du mauvais mediapart/la découverte

une généralité ou une opinion puis un fait = ?

Vous risqueriez vous à dire qqchose sur les classes sociales, l'age, la validité/mobilité ou les orientations sexuelles etc ? ?

> Les "femmes" aussi veulent "enculer" macron ?

Ce commetaire sera à la première personne parce que je n'ai pas à dire à qui que ce soit ce qu'il ou elle a à faire, mais que j'ai quand-même mon avis à donner...

J'ai l'impression que de plus en plus, la question "doit-on en être ?" n'est même plus posée, comme si la réponse allait de soi. Et ici, au delà-même de l'acceptation d'être identifié/de s'identifier à un genre, la question devient même "pourquoi n'en est-on pas ?".
Au regard de la fange massivement réactionnaire qu'est massivement ce mouvement, je ne comprends pas qu'on en vienne à ce genre de considérations. Qu'espérez-vous ? Infléchir ce qu'est massivement ce mouvement ? Que la sortie "nous" soit favorable ? Dans les deux cas, j'ai l'impression que l'illusion émeutière empêche un certain nombre de personne de voir vers où ce truc se dirige et et ce qu'elles favorisent en y participant...

Ces personnes auraient-elles participé à l'époque aux manifs pour tous si elles avaient eu un potentiel insurrectionnel ? De la même manière, si le "jour de colère" avait perduré, y aurait-elles pris part ?

Ce mouvement est anti-pas-mal-de-trucs-que-nous-sommes-et-défendons, et pro-pas-mal-de-trucs-que-nous-combattons, et parmi ces choses, ce mouvement est massivement sexiste, et ce plus encore que les mouvements habituels de gauche. Vous savez, ce sexisme ordinaire, qu'un certain nombre de personnes est prompt à pointer (à juste titre !) lorsqu'il est perpétué par des gens des anars ou des personnes de gauche. Pourquoi fermer les yeux dessus aujourd'hui ?

Plus que l'illusion de l'émeute, j'ai l'impression que l'illusion du "peuple" est ici à l'oeuvre. Un peu comme "on" est prompt à excuser (toujours en regard de la manière dont il est confronté lorsqu'il vient de "nos" milieux) le sexisme lorsqu'il vient de catégories-sujets-révolutionnaires-fantasmés, parce qu'il faudrait caresser dans le sens du poil, ne pas brusquer, de peur que le sujet révolutionnaire prenne la fuite.

Il me semble compliqué de vouloir avoir sa part de cocktails molotovs balancés sur les flics aux côtés de réacs et de néofascistes

> C'est pas parce qu'on n'a rien à dire qu'on va fermer notre gueule

Je sais pas qui a pondu ce texte débile, mais c'est vraiment parler pour ne rien dire !

D'une manière générale, sans parler des manifs, il y a beaucoup plus de mecs en taule que de femmes. Et alors ? Peut-être vaudrait-il mieux proposer des réponses plutôt que poser le problème de manière ambiguë en laissant planer des insinuations non formulées.

Moi, dans le mouvement, j'ai vu des femmes aussi motivées et offensives que les mecs, on a pas dû aller dans les mêmes manifs.

> instrumentalisation du féminisme

Quelles sont les sources qui permettent à Gilette de dire que les femmes sont sous-représentées lors des affrontements.
Ici le féminisme est encore instrumentalisé dans un but de pacification comme le validisme l'a aussi souvent été.

> Honteux

"Le genre des plus de 400 manifestants arrêtés le 1er décembre en atteste."

Et depuis quand une identité administrative a une quelquconque valeur pour évoquer l'identité d'une personne. Ce genre de remarque est transphobe.

"Les images le confirment."

Depuis quant l'expression de genre (et un tas de stéréotypes) te permet d'assigner une personne (qui plus est sous un masque, un foulard et une capuchee) à une catégorie de genre??? Un tel ci-genre-conformisme est tout bonenment infecte.

> Sans culotte mais rasée de près

En même temps si ça avait été "Les Gilettes Jaunes" ça aurait été un peu plus rasoir... LOL