Après une campagne électorale marquée par des fakenews, le fasciste Jair Bolsonaro est élu président du Brésil

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Avec 92,08% des urnes comptées, le fasciste Jair Bolsonaro, du Parti social-libéral (PSL), obtient 55,70% contre 44,30% pour le candidat du PT, Fernando Haddad, et est élu président du Brésil après une campagne basée sur un discours de haine, l'absence de débats présidentiels et soutenu par une énorme propagation de fakenews via les réseaux sociaux, notamment via WhatsApp.

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Illustration: Marcelo Camargo / Agência Brasil

L'entrée en fonction aura lieu le 1er janvier à Brasilia. Ainsi, l'extrême droite revient au pouvoir après la fin de la dictature militaire brésilienne en 1985.

D'après des informations du Brésil de Fato et de teleSUR | Jair Bolsonaro est un soldat de réserve et un député fédéral depuis 27 ans. Avant de se présenter à la présidence, il a passé son septième mandat à la Chambre des députés, élu à chaque fois par le Parti progressiste (PP). Ce n'est qu'en 2018 qu'il a rejoint le PSL.

Au long de ses sept mandats au Congrès, il n'a eut que deux projets approuvés: une proposition qui étendait le bénéfice de l’exonération de la taxe sur la propriété industrielle (IPI) pour les produits informatiques et un projet de loi autorisant l’utilisation d'une "pillule anticancéreuse ", pour laquelle la Cour suprême fédérale (STF) a, par la suite, opposé son veto. Le président élu prend le général Hamilton Mourão comme vice-président.

En donnant son appui dans le processus de mise en accusation de l'ancienne présidente Dilma Rousseff, Bolsonaro a rendu hommage au colonel Carlos Alberto Brilhante Ustra, l'appelant "la terreur de Dilma Rousseff" pour avoir commandé les séances de torture contre l'ancienne présidente lorsqu'elle a été emprisonnée durant dictature militaire.

Depuis le début des élections, Bolsonaro a été la cible de la campagne #EleNão, qui a mobilisé des millions de personnes dans tout le pays et dans le monde. Bolsonaro est connu pour ses positions pour la défense de l'armée et le port d'armes ainsi que pour ses déclarations discriminatoires à l'encontre des Noirs, des femmes et des homosexuels.

Bien qu'il se soit déclaré nationaliste, les propositions de Bolsonaro suggèrent une politique économique privilégiant le secteur privé, le néolibéralisme et la privatisation du patrimoine.

Au cours des derniers jours de la campagne, le journal Folha de Sao Paulo a annoncé que des entreprises avaient acheté des campagnes de fakenews contre le Partido dos Trabalhadores (PT) sur WhatsApp, au profit direct de Bolsonaro.

Quelques jours auparavant, la société nord-américaine Facebook, également propriétaire de WhatsApp, avait annulé plusieurs pages d’extrême droite faisant campagne pour le candidat pour les mêmes raisons.

Le PT a entamé une procédure d'enquête judiciaire électorale dans le TSE afin d'enquêter sur Bolsonaro pour abus de pouvoir économique et mauvaise utilisation des médias. Si l'action atteignait ses dernières instances, le mandat de Bolsonaro pourrait être contesté.

Link_go source : Indymedia Argentina

Commentaire(s)

> Une question…

C'est quoi, votre définition du « fascisme », exactement ?

Parce qu'a priori, Bolsonaro n'a pas une seconde l'intention de faire ce que les fascistes ont fait en Italie, en Allemagne et ailleurs. C'est un populiste, avec un programme globalement incohérent, surtout fait pour défendre une vision nationaliste et réac, comme Trump, comme Orban, comme Salvini, comme Le Pen ou Asselineau, rien d'autre…

Il faudrait être un peu précis dans les définitions, ça aide pour savoir de quoi on parle…

> une réponse un peu intelligente

Bah tu vois, quand il a des femmes qui manifestent pour refuser les fachos, il me semble qu'elles ont un peu leur mot à dire. Mais au moins, elles, elles ne s'amusent pas à titiller sur les définitions (qui en outre évoluent avec l'histoire) pour savoir si "c'est des fachos ou pas", elles se bougent, elles luttent, et elles n'ont pas besoin d'un vieux mec pour leur expliquer ce qu'est ou ce que n'est pas le fascisme.
Solidarité avec toutes celles qui luttent au Brésil et ailleurs, contre tous les fascismes!

> Les opprimées ont toujours raison, sale vieux!

Ah ouais tu as recueilli les témoignages de toutes femmes brésiliennes qui luttent contre le fascisme. Y en a marre de cette mode d'empêcher de s'exprimer celles ceux qui ne seraient pas concernés par une situation.
Rien de ce qui est humain ne m'est étranger et je donne mon avis que çà te plaise ou non. Et le nationalisme, çà n'existe pas qu'au Brésil. Pointer le fascisme et non pas le nationalisme c'est une manière de minimiser le second. Mais c'est vrai que les nationalismes peuvent être considérés par les gauchos postmodernes comme libérateurs quand ils sont de gauches!

> Le Vieux du CCI, toujours aussi donneur de leçons à l’usage des naïfs qui n’ont pas compris sa parole

Il ne supporte tout simplement pas qu’on s’attaque aux fascistes, ça lui est insupportable. Quand tout le monde est horrifié par les régimes fascisants, il nous donne des leçons de vocabulaire, préférant le terme plus respectueux de « populistes », ce qui lui permet d’assimiler tout et n’importe quoi selon sa méthode d’amalgame habituelle.

Non seulement on ne le voit jamais dénoncer le fascisme (ni le « populisme »), mais il n’intervient que pour accabler celles et ceux qui le font à sa place, comme si sa vie en dépendait. On s’en fout comment il faut appeler la crapule Bolsonaro, on sait ce qu’il représente, et on sait reconnaitre les tentatives de diversion du Vieux pour qu’on ne s’attaque pas à ceux qu’il nous refuse d’appeler fascistes.

On n’a que mépris pour les supplétifs bénévoles des puissants de ce monde, on les laisse à leurs études de linguistique, nous on n’abandonnera pas la lutte contre le fascisme.

> fascisme...

Juste, le fascisme c'est l'idéologie mussolinienne. Comme le nazisme celle du NSDAP etc etc.

A force d'avoir insulté tout le monde de facho, ce sont les gauchistes elleux-même qui ont vidé de sens ce terme. Même jeu que quand on parle des "rouges" pour désigner plein d'individus.

Donc oui, il s'agit bien de nationalisme, pas de fascisme. Je sais, en ce moment la mode c'est le gloubiboulga post-moderne et gluten free, mais ça coute rien de pas dire n'importe quoi.

> débilité.....

c'est ça, continuons à parler vocabulaire pendant que les crapules règnent sur la planète

c'est plus des idiots utiles c'est des complices

> nettoyer le capitalisme ou l'abattre?

c'est pas des juste crapules qui règnent sur le monde, c'est l'Etat et le capitalisme et les abbatre c'est plus compliqué que de virer les crapules et de mettre des gentils gestionnaires à la place.

> c'est pas dur à comprendre

les antifascistes lutteront contre les fachos (et évidemment contre l'état)

les soutiens du fascisme nous mettront des batons dans les rues, c'est ce qu'ils ont toujours fait

le trollage n'empechera pas la lutte

> Retour à la case départ

Ben ouais, mais il n'empêche que, à part Dogoda qui a bien compris le problème et Y qui a donné une explication totalement juste, tous nos petits soi-disant antifas n'ont pas répondu à la question posée : en quoi Bolsonaro serait-il fasciste ? Et qu'est-ce que le fascisme précisément ?

Y répondre permettrait de mieux comprendre que les soi-disant antifas se battent en fait contre des moulins à vent, ou plus exactement qu'ils défendent la démocratie bourgeoise, et ce depuis fort longtemps…

> Les promesses n'engagent que ceux qui les croient !

« Si tout va bien »? Pauvre lapin, qui croit
1) que les résultats des élections sont décidés par les électeurs lambda, alors que c’est la bourgeoisie qui mène la barque et décide du résultat, y compris quand elle est très divisée en son propre sein, et
2) qu’il va en tirer un quelconque avantage, alors que la bourgeoisie ne pratique aucunement la reconnaissance… Elle ne fait que gérer ses intérêts, et pour tout dire le sort de Bec rageur doit lui importer assez peu…

Bolsonaro élu président du Brésil ? Certes. Et que va-t-il faire qui fait tant saliver notre petit populiste Bec rageur ? Régler la crise économique au Brésil alors qu’elle est mondiale ? Augmenter les salaires et les minima sociaux alors que l'Etat brésilien n'a plus un flèche ? Réduire l’immigration illégale au Brésil alors que c’est un phénomène majeur partout dans le monde ? Arrêter l’escalade de la violence, de la délinquance, au Brésil, alors que c’est un phénomène général partout sur terre, généré par une situation sociale qui se dégrade de jour en jour ? Quelle rigolade !

Mais comme disait déjà Napoléon : les promesses n’engagent que ceux qui les croient !

> Le Vieux « sympathisant » n’a toujours pas répondu à la question :

Le Vieux « sympathisant » n’a toujours pas répondu à la question :

Pourquoi le CCI s’obstine-t-il à défendre les intérêts de l’impérialisme occidental en ne dénonçant que les Etats fichés dans l’axe du Mal ?

Y répondre permettrait de mieux comprendre que les soi-disant « internationalistes » se battent en fait contre des moulins à vent, ou plus exactement qu'ils défendent la démocratie bourgeoise dans les pays les plus réactionnaires, et ce depuis fort longtemps…

On remarquera que l’article ne DÉFEND personne, mais qu’il DÉNONCE des fascistes, mais rien que ça c’est insupportable au Vieux, c’est comme si on lui arrachait le coeur !

Comme la bêtise est contagieuse, il a trouvé un disciple pour balancer les mêmes conneries : le fascisme, c’est Mussolini et rien que Mussolini ! Dormez en paix, braves gens, le fascisme a disparu avec son créateur, ceux qui disent le contraire sont des contre-révolutionnaires, et si le CCI avait le pouvoir ils seraient exécutés.

Je m’excuse de ne pas avoir de citation de Napoléon pour justifier ma position.

> La bonne question posée…

Le commentaire précédent ne fait que démontrer que son auteur n’a rien à raconter !

D’une part je ne suis pas le CCI, mais comme l’intervenant précédent préfère attaquer celui qui parle plutôt que ce qu’il écrit, on comprendra pourquoi il continue de m’affubler de ce sigle.

Du reste, si on veut chercher en ce sens, un simple petit détour sur le site du CCI démentira les assertions débiles de ce personnage sur ce groupe ; je vais même donner l’adresse :

http://fr.internationalism.org/content/9738/trump-europe-expression-du-capitalisme-tourmente

D’autre part, je ne vois pas pourquoi je répondrais à une question posée à d’autres que moi…

Selon le « commentateur » précédent, l’article « DÉNONCE des fascistes », le sont-ils vraiment ? C’est ça la question posée.

Donc si l’auteur a deux sous d’honnêteté politique - ce dont je doute - et trois sous d’intelligence politique - là je suis certain de la réponse ! - il nous expliquera en quoi Bolsonaro serait « fasciste ».

C’est ça, la question posée. Libre à notre « commentateur » de s’inscrire dans le débat au lieu de le saboter par ses interventions délirantes. Mais c'est vrai que saboter le débat, c'est vraisemblablement le but de ce personnage…

Comme disait Marx : «  ce n’est pas dans la réponse qu’est le problème, c’est dans la question »…

> De la bêtise consommée

Le commentaire précédent ne fait que démontrer que son auteur n’a rien d'intelligent à dire !

"D’une part je ne suis pas le CCI, mais comme l’intervenant précédent préfère attaquer celui qui parle plutôt que ce qu’il écrit, on comprendra pourquoi il continue de m’affubler de ce sigle."

N'aie pas peur, c'est bien le CCI qui est attaqué, le sous-fifre qui le représente ne fait que répéter le catéchisme du parti.

Mais comme le disait Marx : « ce n’est pas dans la réponse qu’est le problème, c’est dans la question »

Le Vieux et son CCI n'interviennent que pour transformer la lutte contre Trump (ou Bolsonaro ou Netanyahou) en "débat" sur la définition du mot "fascisme".

Le reste c'est de la littérature…

> Anti-américains de tous les pays…

Et ça ne répond toujours pas à la question posée : en quoi Bolsonaro serait-il fasciste ? Et en quoi faudrait-il « lutter contre Trump » qui n'est qu'un représentant d'un système social en faillite ?

Ah ! Mais oui, souvenons-nous : soutenons tout ce qui est anti-américain…

A bon entendeur…