Contre les collabos de l'Andra

Mis a jour : le samedi 29 septembre 2018 à 21:12

Mot-clefs: Ecologie Répression Resistances actions directes
Lieux: besançon

Promenade sauvage contre les collabos de l'Andra

 

A Bure et dans ses alentours, perquisitions, harcèlement des gendarmes, gardes à vue et procès rythment le quotidien des copainEs en lutte contre la poubelle nucléaire de l'andra.

A Hambach, les flics et la sécurité de la société minière RWE en charge du méga-projet d'extraction de charbon harcèlent maintenant depuis des semaines les opposantEs qui occupent la forêt. Ils tentent de les en expulser dans le sang. La violence d'Etat est telle qu'une personne est morte il y a quelques jours. Et jour après jour des compagnonNEs sont incarcéréEs dans les geôles allemandes. Il y a désormais 5  personnes en détention provisoire pour s'être jetées corps et âmes dans la lutte contre leur projet énergivore et dévastateur d'une forêt vieille de 12000 ans.

Dans ces deux cas, il est impensable de laisser le raz-de-marée de la répression engloutir camarades et compagnonNEs. De là où nous sommes touTEs, il est facile et souhaitable d'attaquer les tentacules de l'ennemi. Il suffit d'un peu de préparation, d'un parcours bien en tête pour éviter flics et caméras, mais surtout de la détermination.

OrganiséEs en petit groupe le temps d'un soir, on s'est décidéEs d'attaquer après s'être misEs d'accord sur les cibles de nos attaques, qui sont deux collaborateurs du projet CIGEO: Ingérop et l'ONF.

Dans la nuit de vendredi à samedi, nous avons pénétré dans les locaux de l'ingénieur. Après avoir saboté la porte de leur bureau avec de la glue, nous avons tagué quelques slogans: "NIK L'ANDRA, STOP CIGEO, NI A BURE NI AILLEURS, CREVE LE NUCLEAIRE". Le travail d'Ingérop a été mis en lumière par lesmonstresdecigeo.noblogs.org. En deux temps trois mouvements, les cinq véhicules de l'Office National des Forêts se sont retrouvés à plat: aucun pneu n'a été épargné, et tous les pare-brises affichaient dorénavant des messages - en vert - très clairs: "NO CIGEO, SOLIDARITE AVEC HAMBACH, ACAB...". Des raisons de saboter l'ONF, il y en a des dizaines. Ce n'est ni plus ni moins que la police de la forêt. Ses agents la gèrent dans le but d'en tirer un maximum de profit. Exploitation de bois et de charbon ou enfouissement de déchets de l'énergie atomique, peu importe. Tout ce qui est utile et rentable au capitalisme et à l'Etat prime sur les vies animales humaines et inhumaines. Chaque jour, elle collabore avec les chasseurs, leur donne la priorité sur tous les autres animaux des bois. En somme, elle est à l'écologie ce que le travail est à l'émancipation.

Force et solidarité aux inculpéEs et incarcéréEs de la forêt de Hambach et de Bure.

Que les occupations s'accompagnent de sabotages !

Des Ombres dans la Nuit.