La tentation insurrectionniste

Mis a jour : le samedi 15 septembre 2018 à 05:52

Mot-clefs: -ismes en tout genres (anarch-fémin…)
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Tout d'abord, il nous faut dire deux mots sur ce qui nous a conduit à nous « frotter » à cette question. Le retour du terme d'insurrection nous a paru significatif, du moins si l'on pense que la critique a un rapport avec son temps. Si le terme a une longue histoire au sein du mouvement révolutionnaire, son emploi était devenu rare si l'on excepte la période des années 1970 en Italie et tout particulièrement le « mouvement de 1977 ». Des groupes continuent à s'en réclamer dans les années 1980-1990, mais c'est surtout depuis une dizaine d'années qu'il apparaît publiquement, à travers des écrits (L'insurrection qui vient), des pratiques (lutte anti-G8, luttes dans le Val de Suze) et même des mises en scène politico-médiatique comme celle menée contre les « sept de Tarnac ». Son nouvel impact semble lié aux impasses de la perspective révolutionnaire traditionnelle, qu'elle soit de type anarchiste ou communiste. Les thèmes du « Grand soir », de la « prise du palais d'hiver » et même de la « grève générale insurrectionnelle » ont du plomb dans l'aile. Or l'insurrection sans majuscule et l'idée d'insurrections multiples relancent la discussion autour des rapports entre révolution et alternative et éventuellement, la question des alternatives à la révolution. L'insurrection peut ainsi être mise à toutes les sauces, de la plus modérée avec « l'insurrection des consciences » en provenance de l'Appel des appels qui se réclame du programme du CNR de la Libération, à la plus « limitée » avec un récent appel à une « insurrection démocratique contre le discours dominant sur la dette publique1 ». Mais ce discours irrigue aussi les luttes récentes depuis les insurrections surprises d'Égypte, de Tunisie et de Syrie ou du Yémen jusqu'aux luttes des « indignés » espagnols et des occupy Wall Street américains. C'est donc aussi sur le terrain des luttes que nous avons eu l'occasion de rencontrer nombre de protagonistes de ces dernières qui se réfèrent peu ou prou à la notion d'insurrection comme si le terme était devenu synonyme de résistance par le bas, de pratiques politiques cherchant à échapper aux formes traditionnelles de l'activité politique2. Néanmoins, dans ces pages, nous nous consacrerons de façon préférentielle à l'analyse de courants qui ne conçoivent pas l'insurrection autrement que dans sa perspective révolutionnaire antiétatique et anticapitaliste. Nous espérons cette confrontation, certes critique, fructueuse, car nous nous sommes aperçus des capacités d'ouverture et de discussion qui les animait quand ils ne cédaient pas à des tendances sectaires.

TABLE DES MATIÈRES

Un livre de J. Wajnsztejn et C. Gzavier.

 

Lire en ligne : http://la-tentation-insurrectionniste.blogspot.com/

Commentaire(s)

> Bouquin illisible et péremptoire

Bizarre de mettre ce livre sur internet, c'est vraiment une grosse bouse. Je l'ai lu il y a quelques années, et c'est un livre moraliste "anti-violent", une sorte de caicature d'ultra-gauche immobiliste, même pas capable de faire la différence entre les bouffons appellistes qui se la pètent tout en pleurnichant qu'ils ne font que planter des choux à la mode tarnacoise et les anarcho-individualistes qui ne sont pas les derniers quand il s'agit de faire la leçon aux un-e-s et aux autres. Bref, pas forcément des tendances qui me font kiffer, mais sérieusement, écrire des dizaines de pages pour étaler de la confusion et des incompréhensions manifestes... Quelle perte de temps ! En plus, c'est bien souvent illisible, écrit n'importe comment, avec un ton professoral qui nous rappelle que pour devenir prof de fac faut pas être "plus intelligent" que les autres mais plus opportuniste et péremptoire.

Bref, des anti-insurrectionnalistes qui écrivent des bouquins pour expliquer ce que serait "l'insurrectionnalisme" révolutionnaire tout en disant que de toute façon c'est de la merde, quel intéret ? À part se rassurer dans des positions pacificatrices et immobilistes, j'vois pas.

> .

+1

> "insurrectionniste"

et pas "insurrectionnaliste" : tu vas te faire taper sur les doigts par l'autre prof = crève salope

> précision?

L'emploi d'un mot sexiste dans le commentaire précédent c'est pour rappeler qu'on le trouvait dans une des publication citée, ou pour le revendiquer?

> Réponse au modo ignorant

1) Mai 68, ça te dit quelque chose ?

https://inventin.lautre.net/images/graffiti68_05.jpg

2) "salope" n'a rien de sexiste, sauf quand on s'imagine que seule une femme peut être une salope :

https://fr.wiktionary.org/wiki/salope

> ouin ouin les particularismes c'est vilain

Wajnsztejn est un marxien orthodoxe qui signait la pétition en défense du transphobe Escudero avec toute la clique des anarchoréacs de service aussi abrutis que lui : http://oclibertaire.free.fr/spip.php?breve576