appel contre la répression des révoltes

Mis a jour : le lundi 9 juillet 2018 à 16:03

Mot-clefs: Racisme Répression quartiers populaires
Lieux: Nantes

Une semaine de révolte veut dire aussi une semaine de répression.

Rassemblons-nous chaque jour pour apporter un soutien politique, matériel et moral aux inculpés et leurs proches.

Le 3 juillet 2018, à l’heure où les habitant-e-s profitent des derniers rayons de soleil, un jeune de 22 ans a été tué par un policier qui a tiré sans sommation à bout portant au cours d’un contrôle d’identité. Contrairement aux multiples versions divergentes des policiers, ce contrôle est, comme beaucoup d’autres, un contrôle au faciès….et c’est au cours d’un contrôle qu’une fois de plus, un frère, un camarade, un ami...est mort parce qu’un policier a fait usage de la violence.

Chaque année entre 15 et 20 personnes meurent dans les quartiers populaires.

Depuis sa mort, les quartiers de Nantes sont entrés en révolte. Ces révoltes sont légitimes et nécessaires. Elles permettent de rendre visible ce que l’État a voulu cacher et de signifier que personne ne peut être tuée par la police.

Après quelques jours de révolte, l’État a tenté de les calmer en mettant en examen le policier. Celui-ci risque jusqu’à 20 ans de prison. Mais, à la différence des personnes issues et:ou vivant dans les quartiers populaires, ce policier a été libéré sous contrôle judiciaire. Même si son arme lui a été retiré, celui-ci peut toujours exercé ses fonctions et d’autres personnes sont toujours en danger de mort.

Les habitant-e-s des quartiers considèrent que la justice protège encore une personne qui risque d’être renvoyé devant la Cour d’assise, une juridiction chargé de juger les criminels.

En revanche, les prisons sont remplies de personnes qui souvent ne sont poursuivies que pour des actes qui relèvent des juridictions correctionnelles, pour des « petits délits ». Parmi elles, beaucoup sont des personnes à qui on refuse la libération sous contrôle judiciaire et doivent croupir en prison dans l’attente de leur jugement.

Les révoltes continuent et chaque jour des personnes sont interpellées et poursuivies. La semaine dernière, plusieurs personnes ont été condamnées en comparution immédiate malgré que les avocats plaident la relaxe.

Rassemblons-nous chaque jour devant le TGI de Nantes pour soutenir les inculpés et leurs proches.

Adresse TGI de Nantes :

19 quai François Mitterrand
44921 Nantes 

Prendre le tramway jusqu'à médiatèque (ligne 1)

Traverser le pont de la loire qui mène au TGI.

Commentaire(s)

> Soutien aux luttes et révoltes

Désolé d'amener du sel mais il y a dans ce texte :

- une naïveté politique ou idéologique

- une séparation en race, lieu d'habitation ( la phrase : Les habitant-e-s des quartiers considèrent que la justice protège encore une personne qui risque d’être renvoyé devant la Cour d’assise, une juridiction chargé de juger les criminels. - c à d que les habitant-e-s des quartiers populaires ont une voix unique connu de l'auteur-e ou / et que les habitant-e-s d'hors quartiers ((que cela voudrait il signifier avec + de 90% d'urbanisation)) considère l'inverse ? !)

***** Il faut en finir avec les généralisations et les identités essentialistes

> la justice et police sous influence

Il y a une constante collusion entre la police la gendarmerie et le palais de justice:
les enquêtes sont bâclés par les policiers ou la gendarmerie et les magistrats utilisent leur argumentaires sans vérifications ,c'est simple et efficaces.
Quand les policiers vous préjuge coupable et quand cela a met en cause quelqu'un de leur réseau , on classe sans suite au bout de deux ans c'est de la corruption passive et une ingérence volontaire dont certains avocats usent et abuse , on juge la procédure pas le fond !
et puis merde : quand on veut arrêter une malfaiteur on vise les pieds ou les pneus pas la tête ! c'est un meutre

> solidarité avec l'émeute

D'accord pour se rassembler devant le tribunal. Mais faudrait peut-être fixer une heure précise. Le gratin militant "libertaire" accourt toujours pour aller marcher avec les indigènes de la république et compagnie mais dès qu'il s'agit de soutenir les gens qui galèrent et qui luttent réellement, je parle pas de lutte des places, y a plus personne! Elle est où la legal team? Faut pas oublier de préciser que les quartier, c'est pas une zone homogène. Y a des dominants et des dominés à l'intérieur. On peut avoir été dans "les quartiers" en être ressorti puis y être revenu, en avoir changé. Et alors? Et puis que veut dire "un quartier"? Et ce que c'est pas plutôt nos conditions et nos luttes qui devrait nous réunir? Même quand on subit pas le racisme

> Pas très dur pour l'heure

Les comparutions immédiates c'est à 14h tous les jours. Pas besoin de faire partie du "gratin" pour le savoir, y'a assez de monde pour y passer. Et y'a des gens tous les jours qui seraient content de voire des signes complices dans la salle. Et aussi des gens au tribunal et devant Waldeck ces temps-ci. Bouge toi et tu verra.

La legal team ça peut être tout le monde, t'es pas obligé de faire le client et te raler sur les militant.e.s et en même temps attendre qu'iels soient là et fasse le boulot pas marrant. Prendre des notes, choper les gens, faire des comptes rendus d'audiences, appeler le numéro de la légal pour passer les infos, tout le monde peut le faire. La legal c'est pas 300 000 personnes en permanence sur le front, excuse les d'avoir une vie de temps en temps, et reconnait qu'iels font quand même un sacré taf.

Tes petites remarques sur les "indigènes de la république" je vois pas bien ce que ça vient faire là, ni sur les quartiers. T'es pas au courant que le taux de chômage est pas le même dans tous les quartiers ? T'as pas vu ou habitent ceux les startupers adulés par la ville, et où habitent celleux à qui on réserve les boulots de vigiles et de nettoyage ? Te fout pas trop de notre gueule non plus.

> .

T'as qu'à le faire toi même si t'es pas content, çà me fait bien rire... Tu parle comme si vous n'étiez pas un groupe organisé avec du temps, des moyens matériel et un réseau. Je remarque juste que vous êtes moins présent que quand c'est pour une manif ou la ZAD. Facile d'évacuer la critique d'un revers de main.

Quant à ma remarque sur la marche des indigènes de la république. Tu n'as qu'à juste lire la liste des signataires de cette marche et comparer avec celles et ceux qui soutiennent les émeutiers.

> ..

Et au sujet des "quartiers", ne caricature pas mes propos. Ne fais pas comme si j'avais dit que les classes n'existent pas

> Ok ptet alors

Ben ptet j'ai pas capté ce que tu voulais dire que la marche alors, c'était rapide et ça prete a interpretation, c'esun sujet tendu aussi.

C'est pas un truc de dire que "t'as qu'a le faire toi même" c'est juste que en vrai si tu veux que ça existe tu peu filer des coups de main. Y'a des gens qui le font d'aller au tribunal ou au comigo, y compris en ce moment. C'est aussi pas forcement des "gen.te.s de la legal", mais juste des gens qui s'organisent par ici sur nantes, et t'es le ou la bienvenue à filer des coups de main. Parce que c'est pas un truc facile et marrant a faire et que ca tourne pas beaucoup les gen.te.s qui se font chier a le faire. La y'en a qui le font mais iels sont pas si nombreux.ses. Tu comprendra que renvoyer ca c'est pas facile a entendre.