[Nantes 18h00 préfecture] Rassemblement de soutien aux gardé·e·s-à-vue et perquisitionné·e·s de Bure

Mis a jour : le vendredi 20 juillet 2018 à 19:46

Mot-clefs: Ecologie Répression Resistances / actions directes squat logement anti-repression
Lieux: Nantes

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Mercredi 20/06 à partir de 7h : Une perquisition est en cours actuellement à la Maison de Résistance à Bure (plusieurs arrestations).
Perquisitions terminées à Cirfontaines-en-Ornois (une arrestation), Verdun (une arrestation), Montier-sur-Saulx, Commercy (deux arrestations), Biencourt-sur-Orge, Ancerville (convocation à une audition libre), Chennevières (convocation à une audition libre) et à Paris au domicile d’un avocat (une arrestation).

 

Il y a déjà au moins neuf interpellations, une personne sortie, huit garde-à-vue confirmées et deux auditions libres dans cette journée. Les opérations sont toujours en cours et la gendarmerie contrôle activement les environs.

13h12 : Acab

11h55 : arrestation ciblée d’une personne aux alentours de Bure par des gendarmes stationnés dans un village.

10h : fin de la perquisition à Biencourt-sur-Orge. Pas d’arrestation. Des choses ont été saisies (matériel informatique etc).

9h : plus personne n’est dans la Maison de Résistance (à part les flics et les personnes témoins de la perquisition). Les flics sont en train de fouiller les camions et caravanes.

8h30 : fin de la perquisition à Cirfontaines-en-Ornois. Une personne arrêtée. Des choses ont été saisies (matériel informatique, peinture etc).

7h30 : À la Maison de Résistance, les flics font sortir les personnes une par une avec contrôle d’identité et photo. Les flics semblent vouloir évacuer tout le monde et commencer la perquisition. Il y aurait une cinquantaine de flics et un camion de déménagement. À Mandres-en-Barrois la présence policière est accrue (quelques flics aux coins des rues, un camion de gendarmes mobiles devant l’Affranchie, ils ne contrôlent pas quand on passe devant eux).

 

Infos obtenues via les médias :

Les perquisitions, qui ont débuté à 7H, sont effectuées « dans le cadre d’une commission rogatoire d’un juge d’instruction » portant sur trois faits commis en 2017″, a indiqué à l’AFP le procureur de la République à Bar-le-Duc, Olivier Glady.

(article de France24 qui reprend une dépêche de l’AFP)

 

Rassemblements de soutien ce soir (vous pouvez envoyez les votres sur sauvonslaforet@riseup.net)

 

Bar-le-Duc : 18h devant la préfecture (proposition de ramener à manger et des instruments de musique)

Châlons en Champagne : 18h devant la préfecture

Epinal : 18h devant la préfecture

Lons le Saunier (Jura) : 18h devant la préfecture

Nantes : 18h devant la préfecture

Nîmes : 18h devant la préfecture

Paris : 18h sur la place Saint-Michel

Reims : 19h devant la gare de Reims

Toulouse : 18h devant la préfecture

Tours : 18h place Jean Jaurès

Communiqué sur la situation en cours

 

  Aujourd’hui, mercredi 20 juin 2018, une vague de perquisitions et d’arrestations s’est abattue sur la lutte contre le projet CIGEO. A 7h00 du matin, à Bure (55), la Maison de la Résistance a été perquisitionnée. À l’écriture de ce communiqué la perquisition est toujours en cours. Huit autres lieux d’habitation ont été simultanément perquisitionnés dans la même matinée. Dans ces lieux, les motifs des perquisitions ont été peu ou pas présentés ; les commissions rogatoires n’ont souvent pas été présentées non plus. Selon une dépêche AFP reprenant les déclarations du procureur Glady, ces perquisitions sont en lien avec « trois affaires de 2017 ». En septembre dernier, des perquisitions avaient déjà eu lieu pour ces mêmes motifs. A l’heure actuelle, au moins 8 personnes sont en garde-à-vue dont certaines à la suite d’arrestations ciblées. Une procédure exceptionnelle de perquisition a été engagée contre un avocat, qui a été arrêté. Ces opérations sont toujours en cours et nous redoutons toujours que ce bilan s’alourdisse.

  Nous souhaitons préciser que ce déploiement judiciaire et policier exceptionnel visant la lutte anti-CIGEO est la suite d’une semaine de répression. Il vise nos rassemblements et notre vie sur ce territoire. Durant cette semaine, la présence militaire entre les villages de Bure et de Mandres-en-Barrois a été constante, s’accompagnant de nombreux contrôles d’identité et fouilles de véhicules. Durant la journée de mobilisation et le weekend, du 16 et 17 juin, au moins 19 interpellations ont eu lieu. Ce lundi, 3 personnes ont été lourdement condamnées suite à la manifestation du 16 juin, dont 2 camarades qui sont actuellement en prison. Depuis le début de la semaine, 6 personnes ont été interpellées dans Bure et ses alentours. Cette intimidation est permanente mais les moyens mis en œuvre sont toujours énormes (centaines de militaires de la gendarmerie mobile, drônes, ULM, caméras en tout genre…). Malgré cette large opération d’intimidation de l’État, nous restons déterminé-es dans notre lutte contre le projet CIGEO, contre l’ANDRA et son monde. Nous appelons largement en France et dans le monde à des rassemblements ce soir, 18h, devant les préfectures, les ambassades ou les consulats pour montrer notre soutien à cette lutte, aux personnes actuellement en garde-à-vue et en prison.

  Quelques chouettes hiboux qui suivent la situation.

Commentaire(s)

> Merci

Merci pour toutes ces infos !

> RASSEMBLEMENT POUR LES OPPOSANT.ES A LA POUBELLE NUCLEAIRE DE BURE

Mercredi 20 juin, une vingtaine de personnes se sont réunies devant la préfecture de Nantes pour protester contre l’interpellation d’une dizaine de personnes engagées dans la lutte contre le projet d’enfouissement de déchets nucléaires à Bure dans la Meuse. Huit personnes ont été placées en garde à vue dont un avocat (faisant peser une menace sur le principe du secret des correspondances entre l’avocat et ses clients). Des perquisitions ont eu lieu avec saisie de matériel.

Le projet d’enfouissement de Bure suscite luttes et controverses depuis 1993. Le combat contre l'enfouissement en France a débuté en 1987 (http://burestop.free.fr/spip/spip.php?article626). Le projet de Bure doit coûter plusieurs dizaines de milliards d’euros. Le stockage en profondeur à 500 mètres sur plus de 300 km de galeries, par rapport au stockage en surface, est irréversible sur des milliers d’années, avec risques d’incendies et d’explosions, d’infiltration d’eau et de pollution radioactive.

Pour mémoire, le 26 janvier 2016, un ouvrier est mort dans un éboulement. En juillet, des militant.es ont été blessé.es par la police et les vigiles de l’ANDRA (Agence Nationale pour la gestion des Déchets Radioactifs en France). En aout 2017, un homme a été mutilé au pied par une grenade de la police. Deux personnes ont été emprisonnées en mars 2018. La dernière manifestation à Bure le 16 juin a réuni 3000 personnes et a donné lieu à 6 interpellations. D’après Médiapart, on compte depuis un an une trentaine de procès, plusieurs peines de prison ferme et d’interdictions de territoire (voir aussi Bure Stop et VMC.camp).

Le gouvernement défend les intérêts de l’industrie nucléaire et déploie tout son arsenal juridique et policier pour tenter de briser l’opposition civile. L’usage de la qualification ''d'association de malfaiteurs'' pour désigner les militant.es a pour objectif clair de criminaliser la lutte. Mais cette fuite en avant est vaine, tant la logique nucléaire est condamnée par son aberration économique et environnementale. Les générations à venir refuseront elles aussi de se laisser ruiner et empoisonner par cette technologie d’un autre âge et sans avenir.

http://fa-nantes.over-blog.com/2018/06/rassemblement-pour-les-opposant.es-a-la-poubelle-nucleaire-de-bure.html