[Street Medics Nantes] Rassemblement du 30 Mai 2018 contre les violences policières et en soutien à Maxime

Mis a jour : le jeudi 31 mai 2018 à 23:07

Mot-clefs: Répression Resistances aéroport notre-dame-des-landes
Lieux: Nantes

Des prises de paroles Place Bouffay expliquent les revendications des collectifs à l'origine de l'appel, et demandent l'interdiction des armes de guerre dans la police. Il est ensuite décidé de se rendre en cortège à la préfecture pour y lire d'autres déclarations. A peine parti, le dit cortège se fait bloquer par les CRS qui prétendent nous interdire l'accès au cours des 50 Otages. Quelques moments de tension mais finalement pas de blessés, les CRS finissent par nous laisser passer.

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Arrivé.es devant la préfecture, les camarades à la banderole montent sur les marches, d'autres les rejoignent, et un petit groupe se met en place, pancartes et gants rouges bien visibles. A ce moment-là, les policiers postés en hauteur dans le jardin de la préfecture, attaquent au jet d'eau de manière totalement gratuite (le cortège est calme et les personnes sur les marches ne font que poser pour les photos). Un blessé reçoit le jet d'eau en plein dans l'oeil, il doit être évacué à l'hôpital. S'ensuivent des jets de lacrymo, soignés au décontaminant, et des tirs de LBD, qui provoquent égratignures et hématomes.

Le cortège repart vers le centre: arrivé vers Place du Cirque, la BAC décide de charger 2 fois successivement, et frappent les personnes à coups de matraque. Au moins 4 personnes touchées lors de la première charge, dont une fait une chute qui lui cause une grosse bosse derrière la tête. Lors de la 2e charge, la CDI se met de la partie et au moins une trentaine de personnes reçoivent des coups de matraque, si bien que les médics sont obligé.es de se coucher sur les blessé.es pour les protéger, et sont elleux-même atteint.es au dos, hanches, fesses et bras. La police fait ensuite usage de la gazeuse au poivre, également soignée au décontaminant.

Nous n'étions pas très nombreux/euses ce soir, et n'avons pas pu tout voir, n'hésitez pas à nous envoyer d'autres infos si vous en avez.

La police mutile, la police assassine: les Street Medics Nantes dénoncent l'usage qui est fait des armes de la police et les blessures que cela occasionne, et alertent sur les actes totalement abusifs des différents corps de police. Nous transmettons tout notre soutien aux blessé.es sur la ZAD et en ville.

Email Email de contact: streetmedicnantes_AT_riseup.net

Commentaire(s)

> La police attaque le rassemblement pour Maxime

Ce mercredi, un appel à se rassembler à 18h à Nantes et partout en France contre les violences d’État émanait de plusieurs collectifs suite à la blessure de Maxime, mutilé à la main sur la zad.

Après des prises de parole qui alternent entre rappel des circonstances de cette blessure et témoignages de solidarité, un cortège hétéroclite de quelques centaines de personnes de tous âges se met en marche en direction de la préfecture de Nantes. À peine parti, un cordon de CRS tente de bloquer le défilé, comme pour donner le ton de la soirée.

Sur le perron du sinistre édifice, il suffit du déploiement d’une banderole pour que la police passe à l’attaque à coups de lance à eau et de grenades lacrymogènes. Les manifestants refoulés le long du Cours repartent alors dans le sens inverse, avant de se voir littéralement pris d’assaut de tous côtés. La BAC charge à droite, une ligne de CRS prend place à gauche pour couper tout repli tandis que la CDI arrive par l’avant. Plusieurs de ces charges sauvages finissent par avoir raison du calme défilé qui ne peut que se disperser dans la panique. La volonté semble claire : disperser la foule par la violence et la terreur. Comme souvent, une véritable chasse à l’homme s’engage alors dans les ruelles et sur les terrasses des cafés.

Plusieurs blessés et 4 interpellations sont à déplorer.

La vérité la plus crue, à savoir que la police mutile, exprimée sous les fenêtres du palais s’apparente désormais pour le pouvoir à un crime de lèse-majesté.

L’enjeu principal des luttes à venir, c’est de mettre un coup d’arrêt à la radicalisation de la police.