Les fleurs du mâle - Réponse des étudiant.es de l'occupation de Paris IV

Mis a jour : le mardi 22 mai 2018 à 23:10

Mot-clefs: Racisme Resistances / précarité antifascisme lutte anti-repression étudiant-e-s lycéen-ne-s mouvement exclusion
Lieux: clignancourt

Après les attaques dans l'article ci-joint : https://paris-luttes.info/avis-aux-populations-sedentaires-10289 les étudiant.es de l'occupation de l'université Paris IV à Clignancourt répondent aux virilistes, sexistes et racistes de Fleurs Arctiques. 

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A de nombreuses reprises, un groupe de personnes est venu "participer" aux AGs et à l'occupation de Paris 4. Les membres assumé.es (par des affiches et des tracts sur l'occupation) de la bibliothèque Fleurs Arctiques du 45, rue du Pré-Saint-Gervais ne sont finalement qu'une renaissance bancale de la bibliothèque gentrificatrice : la Discordia https://nantes.indymedia.org/articles/37377 dont les douteuses prises de positions ne sont plus à prouver.
Incapables de mettre en place l'autogestion, leur "participation" nuisible et leur présence détruisait ce que les occupant.es de Paris 4 avaient construit depuis des semaines. Selon leurs dires, iels étaient la pour « saboter le mouvement dont ils se foutent » pour « créer des clivages ». Au cours du mouvement, nous avions remarqué qu'iels avaient des comportements oppressifs autant par leurs opinions que par les actes. Nous avions toléré, pendant un moment, leur refus d'être safe ou encore le fait qu'ils coupaient systématiquement la parole particulièrement aux militantes. Nous rappelons qu'être safe et respecter la parole de tout le monde n'est pas un caprice, mais une nécessité pour le développement de nos luttes. En effet, estimant que la fac « manquait de tags », ils se sont permis « d'emprunter » la bombe d'un camarade malgré les risques qu'il encourait, et d'aller taguer un mur, alors que l'évacuation policière nous pendait au nez. Ces gribouilleurs sont parti sans dire un mot. A la suite de cet incident, nous avions atteint le point de non retour et nous avons alors pris la décision collectivement de ne plus les laisser venir à l'occupation tant qu'un échange n'était mis en place et au regard de leurs propos, de leurs violences et de leur intolérance. Ces mêmes individus ont vraisemblablement une tolérance à deux vitesses vis à vis des tags comme en témoigne leur « appel à la solidarité » lorsque leur première crêpe, la Discordia s'est faite attaquer par le tags « raciste » ( https://paris-luttes.info/solidarite-avec-la-bibliotheque-la-5567 ).
Non, nous ne détestons pas les tags comme ils le prétendent, nous avions tout simplement fait le choix de mettre en priorité la conservation de notre lieu de vie dont les enjeux sont lourds (en effet les bâtiments appartiennent à Bouygues Telecom et les menaces de Chambaz n'ont, pour le moment pas eu raison de nous) et nous en avions au préalable discuté, débattu. Quelques jours plus tard, un article est apparu dans Paris Luttes Info pour dénoncer les occupant.es de Paris 4, dans lequel nous sommes traité.es de "flics", de "bureaucrates" et de "réformistes". A l'accusation de « jouer aux flics », nous répondons que ce sont eux qui sont venus détruire notre lutte et exercer leur virilisme, leur sexisme, leur racisme et leur classisme dans le quotidien des occupant.es et parfois par la force. Nous combattons depuis maintenant des semaines la bureaucratie sous toutes ses formes avec comme victoire un comité d'occupation aux sensibilités idéologiques diverses dont l'organisation horizontale est le maître mot. Là où on nous accuse d'être bureaucrates, nous répondons que l'occupation fonctionne sur base d'autogestion, sans aucune hiérarchie ni tone policing. La hiérarchie prend cependant forme lorsqu'on laisse place aux oppressions par des prises de positions du pouvoir des personnes privilégié.es. Le pouvoir excessif des privilèges des bureaucrates semble être l'apanage de nos cher.es membres de Fleurs Arctiques étalant leurs privilèges sur l'espace de débat en imposant de gré ou de force leurs convictions oppressives et plus que douteuses.
Lorsque l'on nous accuse d'être « réformistes », nous répondons qu'il n'y a rien de plus antirévolutionnaire que l'inaction dont nos gribouilleurs font preuve. Il est trop simple et indigne de critiquer et de s'attaquer à toute initiative lorsque votre seule problématique est de critiquer un soit disant « système autoritaire » qui contrarie votre virilisme. Ce dernier n'a d'ailleurs d'égal que votre inertie face aux multiples attaques fascistes.

 


Nous répondons nous, autonomes de Paris IV, femmes, racisé.es, travailleur.euses, précaires, queer, à cette attaque en refusant toute forme d'oppression, qu'elle soit sexiste, raciste, classiciste, transphobe, homophobe dans nos facs, nos AGs ou nos luttes
Ni Asselineau, ni racistes, ni sexistes, ni transphobes, ni individualisme, ni anarchisme en carton dans nos vies.

L'occupation de Clignancourt est, nous le rappelons, ouverte à tous.tes et nous assurons un cadre safe et bienveillant à tout le monde.

Commentaire(s)

> .

Les Appelistes sur la ZAD, les politiciens de l'Autonomie sur Paris ... 2018, le millésime des autoritaires.

> connaitre son ennemi

Par contre va falloir mieux s'informer les loulous, parce que les Fleurs Arctiques c'est des vieux autonomes qui se disent communistes... donc si vous pouviez éviter d'insulter les anarchistes/individualistes au passage, ça serait sympas, z'ont rien à voir avec le schimblick.

> .

... ça ressemble à du troll, ça a le goût du troll, l'odeur du troll

conclusion ?

> Ni bureaucrates, ni racistes !

 
Nous avons été quelques-uns et quelques-unes, pour la plupart étudiants, pour certains de Clignacourt, a y avoir été exclus le 16 Mai sur une décision apparemment effectuée le 15 Mai par le leadership étudiant réuni parallèlement à l'occupation en Comité de Mobilisation. Soit les quelques personnes composant la bureaucratie informelle, avec ou sans carte qui a décidé de parler au nom de l'occupation et de ses occupants.
D'après les vigiles-étudiants à la porte de l'occupation - à laquelle nous participions depuis le début et à laquelle nous voulions apporter une proposition hors des partis et des syndicats - cette expulsion a été décidée suite à une action jugée contraire à leur processus de négociation avec l'administration et Bouygues ( grand constructeur de prison ) en cours : un tag « Mort à l'État » et le débranchage de deux caméras. Cette expulsion ayant été précédée, en bon seigneur, de plusieurs rappels à la loi de l'occupation de Clignacourt.
La situation est claire : ceux qui proposaient de virer les vigiles de la fac se sont fait virer par les vigiles de l'occupation.
Face à la gravité de cette situation, nous nous en sommes tenu à un texte ironique publié sur PLI (https://paris-luttes.info/avis-aux-populations-sedentaires-10289), relativement sobre ayant pour but d'acter publiquement de cette prise de pouvoir de quelques bureaucrates de Clignancourt.
Mais, suite à la réponse qui vient d'être publiée, l'ironie n'est plus de mise ; ces petits chefs ont dépassé les bornes. Pas besoin d'y répondre point par point, c'est une logique délatrice dont il faut comprendre les ressorts et les enjeux :
sur le modèle des associations de malfaiteurs dont on entend généralement parler en cour d'assises, on assiste à une mise en relation de personnes, d'actes et de lieux, bref, une cartographie (par ailleurs, fantasmée) d'un pseudo-groupe dont les membres seraient responsables de ce que d'autres auxquels on les associe auraient dit ou fait avant même qu'ils aient pu se rencontrer. On fabrique des délits associatifs où on est coupable de fréquenter tel ou tel lieu, tenu telle ou telle position en telle ou telle année. On reproduit donc le mécanisme utilisé depuis les années 2000, par exemple contre la fantasmée « mouvance anarcho-autonome francilienne » par l'État. C'est pratique : on prend tous ceux qu'on veut réprimer, on les colle dans le même organigramme en dépit des temporalités, des lieux et des circonstances et on les livre publiquement, en espérant certainement que la police en fasse usage.
Ils n'ont aucun scrupule pour balancer à l'écrit, comme ils le font à l'oral, avec toute la précision dont ils pensent pouvoir disposer, les auteurs présumés d'actes de « dégradation » habituels dans les occupations et répréhensibles par la loi.
Pour s'être opposés à la bureaucratie, on se faisait, du temps des staliniens, traiter de « fascistes », aujourd'hui, refuser les pratiques autoritaires et proposer une critique des AG avec tribune, militants d'extrême-droite et anti-bloqueurs, c'est être « raciste », c'est être « sexiste » !
Le racisme et le sexisme, ça existe, c'est grave, et participer ainsi à leur banalisation à des fins politicardes sur un mode malhonnête, mesquin et veule, c'est inacceptable.
On ressort, au besoin de cette cabale, de vieilles histoires pour embarquer des gens d'aujourd'hui dans le règlement de vieux comptes sans rapports et bien inactuels. Une bibliothèque anarchiste, aujourd'hui disparue, attaquée par des tags et des bris de vitre en 2016 avec le même genre d'accusations infondées est ainsi ressortie du chapeau. Mais au fait, s'agit-il de s'en revendiquer dans une affiliation morbide ou de les revendiquer ? C'est entendu.
On détourne les regards des minables techniques actuelles de prises de pouvoir sur le mouvement, ses outils et ses pratiques, contre lesquelles la partie vive de tout mouvement s'est toujours opposée.
Pour finir, citer Bouygues avec autant de révérence et de respect en dit long sur ces gens et leurs mondes dans lesquels on n'aurait le choix qu'entre être raciste ou bureaucrate.
Des mauvais élèves de Clignancourt

> FAKE ?

Membres du collectif Paris IV - Clignancourt, nous n'avons jamais vu ce texte ...

> Article en débat.

ALors on met en débat le temps de capter.

> .

Quel fake ?

> .

C'est tellement habituel les false-flag de votre part que ça en devient pathétique.
Tous les commentaires au dessus ont été écrit par la bande de stals parisiens qui sont nommés dans le texte. Ils font le coup à chaque fois, de se faire passer pour d'autres sur Indy, pour brouiller les pistes et semer la confusion.

Mais c'est terriblement efficace en réalité, à force de répéter des mensonges on finit par y croire, et puis l'anonymat des commentaires permet l'impossiblité de savoir qui dit quoi. Pourquoi pas écrire un communiqué signé "l'occupation de Clignancourt" en réponse à celui-ci, tant que vous y êtes !
Ahhh, l'art de la politique !

Bravo en tout cas pour cette jolie démonstration !

PS : aux modos d'Indy, ce texte est ce qu'il est, mais visiblement ça sort bel et bien des étudiants de Clignancourt, et ça me semble assez légitime qu'ils répondent aux mensonges que les autres ont écrit sur eux.

> Modé à priori

Et comme les relous de panam débarquent, on a passé les commentaires en modé à priori et caché quelques commentaires pas bien fins.

> Pas d'anarchisme en carton

Pareil' élève de P4 et au blocus je refuse qu'un texte dégueulasse dont on n'a pas entendu parlé soit signé en mon nom. Plutôt avec les voyous qu'avec les flics.

> ?

Moi j'étais présente quand le texte a été écrit, donc je comprends pas d'où sortent les commentaires mis au-dessus ... soit y a des gens dans l'occupation qui font clairement autre chose qu'occuper (pour ne pas être au courant à ce point), soit tous les messages qui ont été postés sont tous bidons et servent à décrédibiliser la parole des occupants.
Je trouve ça assez grave ce genre de méthodes, et surtout méga flippant. J'aurais jamais cru que des gens puissent faire un truc pareil, d'utiliser Indymedia pour diffuser des mensonges destinés à empêcher que d'autres s'expriment ! Et tout compte fait ce texte a dû vraiment toucher un point sensible pour voir une telle réponse machiavélique. Au moins ça aura eu le mérite de montrer qui sont ces gens des Fleurs Arctiques, et quelles méthodes ils sont prêts à utiliser pour empêcher toute critique.

> p4alatak

Espèce de mytho ! Raconte un peu ce que c’était cette réu, parce que moi aussi je suis étudiante à clicli et ya rien de rien ! Personne qui assume ce texte (qui vient ptetre pas d'ici !), encore moins la moindre réunion.

> usine à troll

L'argument de choc ... c'est très facile, dans cette situation, à moins de se rendre directement sur le blocage de Clignancourt et de poser la question lors d'une AG, c'est tout simplement impossible de connaitre le fin mot de l'histoire ... donc, ceux (ou celui/celle) qui ont posté je sais pas combien de messages sans aucun arguments pour dire que ce texte est un fake, sont priés d'étayer un peu mieux leur réponse, parce que ça sent quand même le trollage à plein nez ... ça me fait penser à ces trolls payés par la Russie pour répandre des mensonges ou des fausses rumeurs sur internet. Y en a qui font ça bénévolement sur Indy, c'est merveilleux !