Défendre la ZAD dans toute sa diversité – Pour un avenir commun !!!

Mis a jour : le jeudi 5 avril 2018 à 00:38

Mot-clefs: Resistances aéroport notre-dame-des-landes
Lieux: Notre-Dame-des-Landes ZAD

Communiqué de "L'ensemble des lieux et des occupant.es de la ZAD" -> Nous nous engageons contre toute expulsion

Alors que la date du 31 mars approche, date à partir de laquelle le gouvernement menace d’expulser les habitant.e.s qui refusent de légaliser des projets agricoles, plusieurs initiatives sont prévues ces jours et semaines à venir pour faire vivre la zone, et ce collectivement :)

Affichelama-medium

Afficheavril2petit-dbf62-medium

- dès maintenant "Appel à sur-occupation", on se retrouve tous les jours pour construire, échanger, surveiller les flics qui nous surveillent (chouette ambiance de désescalade…). On s’auto-organise sur le camp autogéré du Lama faché. Et on prépare un temps fort d’activités/ateliers/festivités sur fin mars-début avril.

- du 24 mars au 8 avril, à l’Ambazada et à la Wardine "Une brigade de rencontres, solidarités et chantiers collectifs" sera organisée à partir du 24 mars sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, à l’appel de collectifs basques et bretons. Il s’agira notamment de continuer de construire l’Ambazada, la maison internationale des peuples et des luttes. Durant ce séjour, des réunions, conférences et fêtes seront aussi organisées autour des thématiques bretonne et basque.Prévue initialement pour une semaine, cette brigade sera prolongée jusqu’au 8 avril, au vu des menaces d’évacuation de la ZAD

- Invitation sur la ZAD début avril - Ils ne nous découvriront pas d’un fil ! afin d’être nombreux.ses sur place et prêt.e.s à se mobiliser. Ce sera aussi l’occasion de prendre le temps de renouer des liens entre nous, avec les comités, avec d’autres luttes et de penser l’avenir.La logistique sera organisée chantier par chantier. Nos capacités d’accueil n’étant pas illimités (sauf en cas d’expulsion où tout devient possible) on vous demande de prévenir de votre venue à cette adresse : zadvril(at)riseup.net

Le programme de la semaine par ici.

- En clôture de la semaine en avril- ils ne nous découvriront pas d'in fil, invitation à des rencontres intercomités les 7 et 8 avril prochains.Lors de la rapide dernière rencontre inter-comité du 11 février, beaucoup de points ont été soulevés. Nous vous proposons cette fois-ci tout un week-end pour continuer avec plus de temps à se questionner ensemble sur l'avenir.

- Dans le même sens un appel à prendre les rues le 31 mars contre toutes les expulsions, à Nantes et partout ailleurs.Une « assemblée du 31 mars » s’est constituée pour préparer cette manifestation. Elle rassemble des étudiant-e-s, syndicalistes, demandeur-se-s d’asile, des habitant-e-s de la ZAD, des précaires. Nous invitons à la rejoindre ainsi qu’à relayer cet appel.

- La formation "Prêt-e-s pour défendre la ZAD" a dû être reportée mais les consignes en cas d'intervention restent inchangées.

- Et rappel : Communiqué commun - Nous sommes seuls légitimes à prendre en charge l'avenir de la zad Les trente mille personnes présentes le 10 février dernier pour enraciner l'avenir de la ZAD, ainsi que de nombreuses organisations nationales, ont clairement exprimé leur engagement à défendre cette vision. Nous continuerons à construire et à déployer de nouvelles installations agricoles et de nouvelles activités sur les terres de la ZAD.

Commentaire(s)

> Pourquoi les habitats de la zad ne sont pas légalement expulsables au 31 mars

///// Pourquoi les habitats de la zad ne sont pas légalement expulsables au 31 mars.

Le gouvernement ne respecterait pas la loi s'il mettait à exécution ses menaces d'expulser des habitations situées sur la zad de NDDL dès la fin de la trêve d'hiver. En effet, un cadre légal est nécessaire à toute expulsion d’habitat. C'est-à-dire - dans le cas de la zad - que le gouvernement devrait être en mesure de démontrer qu'il possède des rendus de jugement autorisant les expulsions, de tels jugements faisant suite à des procédures nominatives à l'encontre d'une personne au moins de chaque habitation expulsable. Chaque personne ayant le droit d'être informée de telles procédures et de s'en défendre. Dans un contexte d’expulsion annoncées après le 31 mars, des habitant.e.s de divers lieux de la zad, n'ayant eu connaissance d'aucune procédure d'expulsion se sont fait connaître un nouvelle fois la semaine dernière par courrier recommandé à AGO-vinci et à la préfecture. Elles font valoir leurs droits à une procédure nominative, à une défense et à des délais. Leurs avocats Me Hurriet et Me Vallée ont fait une demande similaire par courrier à la préfecture pour avoir accès au dossier organisant leur expulsion

///// Plus d’explications sur la situation des habitats de la zad et l’illégalité de leur expulsion annoncée

Des dizaines de personnes arrivées sur la zad depuis des années y habitent dans une soixantaine de fermes, maisons et habitats auto-construits. Elles ont construit leurs vies, travaux et activités durablement ici et s'y projettent au coté des habitant.e.s et paysann.e.s dit.es "historiques". Leurs habitats sont juridiquement leur domicile.

Le gouvernement et la préfecture font état de leur volonté d'expulser des habitats "illégaux" de la zad. Le projet d’aéroport ayant été abandonné, l'urgence invoquée par le passé pour priver de logement et couper de leurs activités les habitant.e.s de la zad sont caduques. Par ailleurs, si de telles expulsions étaient mises en œuvre, ceux qui prétendent faire respecter l'Etat de droit se verraient transgresser gravement des bases du droit français en général, et du droit au logement en particulier.

Les expulsions annoncées à partir du 31 mars ne sont en effet pas légalement possibles sur les habitats de la zad. Pourquoi ? le domicile est protégé par le droit français, sur la zad comme ailleurs, et quelque soit le type d’habitat. L’expulsion d’une personne de son domicile doit être prononcée par un.e. juge au cours d’une procédure contradictoire, la personne peut se défendre, ou être défendue par un avocat, et peut bénéficier de délais au titre du droit au logement.

Or, pour une large majorité des lieux habités sur la zad, les habitant.e.s n’ont jamais eu connaissance d’une quelconque procédure d’expulsion. En l'état elles ne sont donc pas expulsables. S'il s'avérait que des procédures anonymes d'expulsion, style ordonnances sur requête, avait été lancées par Ago-Vinci au cours des dernières années, les habitant.e.s pourraient demander immédiatement leur rétractation. De telles procédures seraient abusives puisque les habitant.e.s peuvent être identifié.e.s aisément. Un certain nombre de ces personnes se sont nommées et identifiées par courrier, certaines depuis plusieurs années déjà, auprès d’ Ago-Vinci maître d’œuvre du projet d'aéroport, ainsi qu'à la préfecture. Elles n’ont jamais, au cours de ces années, reçu de nouvelle. Malgré de nombreuses démarches à ce sujet à l'automne 2016, Vinci, la préfecture et les tribunaux concernés ont toujours caché l'existence ou non de telles procédures et refusé de répondre aux questions à ce sujet, ce qui est contraire à un des fondements du droit : la possibilité pour des personnes d'être informées des procédures les concernant. Déjà en 2016, le DAL, le syndicat de la Magistrature et le syndicat des Avocats de France communiquaient au sujet de l'illégalité de l'expulsion de la zad. (cf communiqué https://www.droitaulogement.org/2016/11/dal-sm-saf-en-letat-de-la-procedure-lexpulsion-de-la-zad-de-nddl-serait-illegale/)

Dans ce contexte de menace, des habitant.e.s de divers lieux de la zad,n'ayant eu connaissance d'aucune procédure d'expulsion se sont fait connaître la semaine dernière par courrier recommandé à AGO-vinci et à la préfecture. Elles font valoir leurs droits à une procédure nominative, à une défense et à des délais. Leurs avocats ont fait une demande par courrier à la préfecture pour avoir accès au dossier organisant leur expulsion (ordonnances, commandement de quitter les lieux, concours de la force publique), informations qui doivent être accessibles aux personnes concernées. Nous vous la faisons parvenir en pièce jointe.
Par ailleurs, plusieurs lieux jugés au TGI, et qui seraient expulsables à la fin de la trêve d'hiver, ont lancé des recours auprès du juge de l’exécution (JEX). Leur expulsion est motivée par l’urgence du démarrage des travaux de l'aéroport. Au vu du changement de situation, elles demandent des délais supplémentaires.

https://zad.nadir.org/spip.php?article5266

> Ne lâchez pas ! Continuez !

Continuez le combat ! J'essaierai de venir vous épauler à dans une semaine ! J'espère que d'ici-là tout se passera dans le calme (je doute, au vu des forces de "l'ordre" assez agressives).

> Votre indécence

De la légalité ou de l'illégalité d'une expulsion ....

Mais vous savez qui fait la légalité ?

12 millionnaires sur 32 sinistres au gouvernement !

Envoyer des personnes dans des camps d'extermination,ce fut légal non ? Et ça peut l'être de nouveau ,non ?
Actuellement en France des personnes sont jetés à la rue et sont sans logis .510 morts en 2017...
Il ya en aura encore plus l'année prochaine!

Tout celà est légal !

Et ça aussi c'est maintenant légal :
https://www.bastamag.net/La-loi-instaurant-un-secret-des-affaires-passe-en-toute-discretion-a-l

Vous êtes grotesque ,voir indécent avec votre légalité !

> Dans quel état d’esprit veut-on défendre la ZAD ?

[Texte extrait de l’appel à venir défendre la Zad de 2016 : https://zad.nadir.org/spip.php?article4027]

Depuis 2012, nous avons largement pu faire le bilan de ce qui s’est passé pendant les expulsions et l’occupation policière. On s’attend à ce que l’opération d’expulsion ne soit pas une réplique de celle de 2012, que quoi que l’on prépare collectivement il y aura une grande place pour l’improvisation et l’adapatation. Nous souhaitons tout de même pouvoir anticiper cette fois sur des attitudes, qui ont pu être blessantes pour des personnes et contre-productives. Nous voulons aussi porter quelques idées sur ce qui nous rendra fort.e.s dans ce moment là. Voici certaines réflexions à ce sujet :

- il n’est pas question, sous prétexte d’affrontements, d’accepter parmi nous des comportements sexistes, virilistes, homophobes, racistes, classistes, validistes, que nous combattons au quotidien ;

- il y aura un grand besoin de personnes qui défendent le terrain, mais le rôle de celles et ceux qui assureront la logistique sera tout aussi important : cantines, soin, communication, espace de repos, etc. Et on a envie que ça puisse tourner : qu’il n’y ait pas les spécialistes des barricades d’un côté et celles et ceux qui s’occupent de les nourrir de l’autre ;

- on rappelle que défendre cette zone, c’est aussi défendre les possibilités politiques qu’elle recouvre, et notamment des pratiques telles que l’autogestion, l’organisation collective et tournante des tâches, la culture des assemblées et la recherche de consensus sans taire les conflits ;

- il est clair pour nous qu’en cas d’attaque ce sont eux, et non nous, qui choisiront de déclencher un ensemble de violences et de destructions, sur les êtres vivants, les habitats et espaces naturels de ce bocage. Comme en 2012, on ne se laissera pas faire : la résistance sera physique et déterminée. On veut aussi veiller à rester rejoignables dans la défense de cet espace, à maintenir les possibilités d’un soutien large et ne pas leur donner de raisons trop faciles pour décupler brutalement le niveau de répression à notre encontre. L’un dans l’autre, on souhaiterait qu’il y ait une attention à respecter la diversité des personnes qui viennent défendre la zone, et qu’un large panel de pratiques et de modes d’actions puissent coexister sur le terrain. En 2012 c’est la jonction entre des barricades, des blocages humains ou avec des tracteurs, des sabotages, des projectiles, des cabanes perchées, des blagues, chants et harcèlements divers, le tout concomittament aux actions décentralisées, qui a permis finalement de mettre en déroute leurs troupes. C’est cette force hybride que nous voulons réinvoquer.

- même si tout n’est pas évident d’entrée, on aimerait aussi que les personnes qui viennent défendre la zad prennent en considération les attentions que l’on a pour les manières de résister des différents lieux et personnes vivant ici : le désir par exemple que le camion du laitier puisse continuer à passer dans telle ferme aussi lontemps que possible ou qu’il n’y ait pas de photos et de vidéos prises dans tel autre lieu...

Avant de venir, renseignez-vous au maximum afin de comprendre la situation, et à votre arrivée adressez-vous à l’un des espaces d’accueil, prenez le temps de discuter avec les personnes sur place. Pour accéder à la zone, voir ici : http://zad.nadir.org/spip.php?article7. Prenez aussi le temps de lire les informations mises en ligne par l’équipe légale : https://zad.nadir.org/spip.php?rubrique56.

> Bienvenue au camping « cheveux blancs » du printemps de la zad

L’abandon du projet d’aéroport a été une première victoire du mouvement. Des milliers de personnes sont venues le 10 février fêter cet abandon et réaffirmer leur soutien à la construction de l’avenir de la zad, alors que le gouvernement promettait des expulsions à partir du 31 mars.

Une opération mobilisant des milliers de policier.es est désormais annoncée pour le 9 avril. Nous saurons en fin de semaine si les regroupements de forces dites « de l’ordre » nécessaires à l’opération a effectivement lieu.

Nous (quelques membres de comités de soutien proches de la zad et de la lutte) avons réfléchi depuis des semaines à ce qui pourrait être fait par des personnes ayant du temps, de la détermination et -un peu- de sang froid, dans ce contexte. Nous avons pensé en particulier à des retraité.es, cheveux plus ou moins gris... pour venir nous rejoindre. Nous pensons en effet qu’une forte présence sur zone de personnes très variées sera déterminante.

Le projet retenu est celui d’un camp de « jeunes de tous les âges » dans un champ au coeur de la zad, face au chemin d’entrée des Fosses Noires. Nous travaillons actuellement à le transformer en terrain de camping rustique (toilettes sèches, point d'eau et douches froides, barnum,... peut-être une cuisine...) pour accueillir des personnes disponibles, autonomes (tentes, camions, nourriture...) afn de ne pas envahir des lieux de vie qui risquent fort d’être surbookés. Les personnes participant au camp pourraient accomplir des tâches diverses, selon leurs choix et capacités, en soutien à des équipes déjà constituées : vigilance globale, accueil-communication… et si besoin participation à des chantiers ou à des tâches ponctuelles. Nous incluons clairement ce camp dans l’ensemble des dispositifs pensés par les occupant.es de la zad pour la résistance aux expulsions.

Vu l’urgence nous souhaitons être nombreux.euses dès vendredi soir 6 avril. Pour l’accès à la zone, il est prudent de prévoir que les arrivées se fassent au plus tard dimanche soir 8 pour la première semaine. La suite sera discutée entre les participant.es en fonction des événements.

Comme nous l’avons dit dans le serment des bâtons « Nous sommes là, nous serons là »

De la zad, le 4 avril 2018

Des triton.es et crapaud.es grisonnant.es

Pour une meilleure organisation, merci de prévenir si possible de votre arrivée.

réponse à campsvigilant(at)riseup.net

contact/renseignements
- Annie 06 73 13 87 62
- Maurice 06 80 76 45 88