[ZAD NDDL] Appel à protéger les lieux de vie

Mis a jour : le lundi 12 février 2018 à 23:50

Mot-clefs: aéroport notre-dame-des-landes / squat logement
Lieux: Notre-Dame-des-Landes ZAD

Publié par le groupe: Groupzad NDDL

On vient de vivre une semaine d’occupation militaire, fouilles des lieux de vie, contrôles, harcèlement et surveillance par drone, hélico, appareils video et micro directionnels.

On appelle à ce que des gens viennent montrer leur soutien aux habitant.e.s au bord de la route et protéger leurs lieux de vie. Dans ce cadre on ne veut pas d’actions contre les flics qui pourraient mettre en danger ces mêmes habitant.es.

Suite à des discussions collectives, on était plein à se mettre d’accord le samedi 29 dans une réunion appelée largement pour que les trvaux aient lieu dans de bonnes conditions. Nous ne voulons plus de la présence policière, et nous voulons de la transparence autour des étapes de travaux et les rapports environnementaux, et aussi qu’ils respectent leurs engagements avec les naturalistes en lutte.

Merci de votre soutien !

Des occupant.e s réuni.es le 11/02

Link_go https://zad.nadir.org/spip.php?article5149

Commentaire(s)

> lundi 12 février sur la D281

Nouvelles de la journée sur la route. Ce lundi 12 février, les flics sont arrivés un peu avant 8 heures du matin à une quarantaine de camions, avec comme les derniers jours, tout leur équipement de fichage. A noter, cette fois-ci, ils ne paradaient pas avec des fusils-mitrailleurs. Aujourd’hui encore, nous étions nombreu.ses.x présent.e.s sur la route pour surveiller les flics (afin d’éviter qu’ils fouillent des lieux de vie comme ils l’ont fait les semaines passées) et soutenir les camarades qui habitent en bord de route et qui subissent la présence policière.

En plus des occupant.e.s de la zad, il y avait pas mal de personnes venues pour faire face avec nous à l’occupation militaire de la zad. La journée s’est déroulée sans incidents. Aux différents lieux où nous étions, on pouvait entendre des trompettes ou des copain.e.s chanter. On remercie les personnes qui se sont occupées du ravitaillement en thé/café/nourriture. Il faisait grand soleil et certain.e.s nous ont bien fait rire en renvoyant, à l’aide d’un miroir, les rayons du soleil pour éblouir les flics qui entravaient la circulation ou cherchaient à nous filmer. Les travaux se sont déroulés entre Lama Faché et les Planchettes. Les flics sont partis avec les travailleur.euse.s vers 16H30 et annoncent qu’ils reviennent demain matin.

Voici les infos sur les travaux glanées auprès des services départementaux en charge des travaux et présents aujourd’hui sur la route : Les travaux de curage des fossés sont prévus pour 10-15 jours. Le curage n’est pas profond sauf à certains endroits où ça bouche et là où il y a de grandes souches, principalement avec une trapézoïdale. Cette étape inclue aussi d’enlever certaines entrées de champs qui ne sont plus utilisées. Ils avancent à la vitesse d’1 km linéaire par jour environ.

Après il y a une prochaine étape avec une entreprise de travaux publics qui referont les buses qui sont cassées ou bouchées ou pas aux normes : C’est aussi eux qui feront la chaussée, l’enrobé, la peinture et la signalisation.

Il y a encore des obstacles qui empêchent les travaux. Ceux-ci doivent être réglés dans la semaine, toujours d’après les services départementaux. Il s’agit de tout ce qui se trouve à moins de 4 mètres du bord du bitume. Ça inclue la cabane des planchettes, la barricade du sabot et l’est de Bison futé. Tout doit être mis dans l’alignement des haies. Par exemple le camion dans la haie doit être reculé de deux mètres, le camion en face de Jessy et la caravane doivent être reculés de 1 mètre par rapport à la caravane actuelle. Ils ont aussi dit qu’ils n’autoriseraient pas de pont levis tant que celui-ci touchera à la chaussée une fois baissé. Ils veulent enlever le passage piéton en face de Jessy. En face de Bison est, ils veulent aussi creuser un petit fossé pour que l’eau s’évacue vers le champ de la discorde.

Ils ont pour ordre de refaire une route qui soit circulable à 90 km/h et disent que les ralentisseurs sont dangereux hors agglomération. Ils précisent que c’est avec la préfecture que l’on doit voir pour les ralentisseurs.

https://zad.nadir.org/spip.php?article5148

> triste spectacle

Donc, si je comprend bien, on doit venir au bord de la route dire qu'on est pas contents, et regarder la DIR Ouest défricher avec les keufs, parce que soyons clairs, c'est pas en montrant nos jolis minois que ça va empêcher la maréchaussée de protéger le chantier de débroussaillage. Il me semble qu'on à jamais demandé gentiment quand il s'agissait d'empêcher toutes sortes de travaux sur la ZAD, ça à maintes fois été l'occasion de poursuites champêtres avec la bleusaille.
Donc soit on assume un rapport de force qu'à mon avis on est tout à fait capables d'établir, soit on continue à faire les marioles et faudra pas venir pleurer quand la route sera débroussaillée façon avenue Haussmannienne et que tout le monde se fera botter le cul un beau matin parce qu'on aura eu peur de se le faire botter avant. c'est hautement pathétique comme stratégie, et à force de flipper des expulsions si on réagit, bah on fait rien, et on se fait expulser à la fin.
Alors tout ce baratin c'est bien beau, mais quand ils vont se décider à attaquer des lieux de vie (ce qu'ils font déjà, mais tant qu'on touche pas directement aux habitats faudrait feindre que c'est pas le cas), on devra toujours être résolus à ne pas commettre "d'actions contre les flics"?

Un appel à la désobéissance (sit-in sur la route, s'attacher aux haires) en cas de non respect des conditions négociées serait le minimum des choses. on a autre chose à foutre que venir assister de manière impuissante au défrichage.

Je nous ai connus plus courageux que ça, allez un p'tit effort.

> Trop tard...

Ah ! Ça me fait rigoler de lire ça ici : "nous voulons de la transparence autour des étapes de travaux et les rapports environnementaux, et aussi qu’ils respectent leurs engagements avec les naturalistes en lutte."

Sans blague ?! Mais t'étais où pendant que les copaines se massaient sur la route à Lama ou Bison, à se les cailler dans la carlo à Simone dès 7h du mat ? Hein ?! J'ai pas trop souvenir d'avoir croisé ta trombine ces jours-ci ! Ni même au "OFF" du 10 février…

Pour ta gouverne : Rien n'est respecté. Les fossés sont défoncés, les haies sont arrachées à coup de pelleteuse, les arbres lacérés et c'est pas ta petite gueule d'ange qui va faire partir les flics. Quant aux tritons, on en parle plus trop. Remarque, pour eux c'est l'hécatombe.

La ZAD avait la force, le soutien et, j'ose le mot, le devoir de dire "NON". Non, on ne négocie pas. Non, notre engagement de réouvrir la route ne sera pas respecté (poil au nez). Certains ont préféré se soumettre, pour « négocier » avec l'État. Laissez-moi rire. Des baltringues, oui. Et maintenant ceux-là comprennent ce qui se passe... Mais c'est un peu tard pour venir pleurnicher, non ?

> Marre

"La ZAD avait la force, le soutien et, j'ose le mot, le devoir de dire "NON". Non, on ne négocie pas. Non, notre engagement de réouvrir la route ne sera pas respecté (poil au nez). Certains ont préféré se soumettre, pour « négocier » avec l'État. Laissez-moi rire. Des baltringues,"

Marre des abrutis qui, frustrés de leurs vies, projettent leurs fantasmes à 10 balles sur nous. D'abord, ce b'est pas ton engagement de rouvrir cette route, mais une décision collective et un processus qui dure depuis au moins 4 ans. Ensuite, si cette décision te parait un truc de baltringue, va donc faire la guerre en ville, protéger le chateau qui va bientot avoir les flics,et arrete de cherche un semblant de rapport de force en te cachant derriere un mouvement. Et un dernier truc, si tu pouvais signer les c... que tu defeque, tu serais peut-etre aussi plus ncrédible...

> Tu t'enfonce...

"Mais t'étais où pendant que les copaines se massaient sur la route à Lama ou Bison, à se les cailler dans la carlo à Simone dès 7h du mat ? Hein ?! J'ai pas trop souvenir d'avoir croisé ta trombine ces jours-ci ! Ni même au "OFF" du 10 février…"
Moi non plus, tu m'y a pas vue. Pourquoi ? Parce que pendant que toi et tes potes jouaient à la gueguerre ( ouais, trop cool, on s'est levé avant le soleil, on est trop des guerriers ), avec mes potes, on faisait à manger pour des migrants, ou on ramassait des poreaux sous la pluie. Alors c'est sur on on peut pas vraiment se la péter comme toi. Quand au fait que tu samble subordonner une vrai radicalité à une présence à un festival, y a pas à dire, tu t'enfonce...