Maman? Non merci ! (No kids dor me, thanks !)

Mis a jour : le samedi 3 février 2018 à 16:56

Mot-clefs: contrôle social / -ismes en tout genres (anarch-fémin…) genre sexualités
Lieux:

MAMAN ? NON MERCI ! (NO KIDS FOR ME, THANKS !)
Un film de Magenta Baribeau
Canada, 2015, 74 min

SYNOPSIS

Ce documentaire d'auteur DIY, aux confluents du film anthropologique occidental et de la quête personnelle, examine la réalité des femmes qui ont choisi de ne pas se reproduire. La cinéaste est partie à la rencontre de femmes childfree (sans enfant par choix) françaises, belges et québécoises de 30 à 70 ans afin de comprendre la réalité de celles qui ont fait le choix de ne pas procréer. Explorant les mythes tenaces qui persistent et les pressions sociales qui s'exercent en catimini dans la société, « Maman ? Non merci ! » donne une voix à un segment de la société totalement ignoré des médias et d'une grande partie de la population. Maman ? Non merci ! ratisse donc plus large que la question de la procréation et s'intéresse au rôle des femmes au sein de la société moderne.

Réalisé sur une période de six ans et sans aucun financement, la réalisatrice a mené de front, et seule, ce projet féministe qui s'attaque à l'un des derniers grands tabous : la non-maternité.

http://mamannonmerci.blogspot.com

Voir le film : http://www.cultureunplugged.com/documentary/watch-online/play/54514/Maman--Non-Merci---No-Kids-for-Me--Thanks--

Commentaire(s)

> classe mais -

C'est intéressant et même classe, mais ça bute toujours sur la même réticence à penser le rapport social de sexuation et la remise en cause de ses conséquences (de l'amour à l'engendrement en passant par la sexualité), au profit d'une approche assez libérale individualiste du choix, de "chacune sa vie ça n'influe pas sur les autres".... Comme si l'individu et ses désirs n'étaient pas le produit du social et de ses objectifs. Et comme si la reproduction des formes enjointes ne pesait pas sur toutes.

> J'ai du mal à suivre

Trop classe Zaza ! Et tu penses être comprise ?

> J'ai certainement un cerveau de femme trop petit pour tout comprendre mais...

La différence entre une discussion féministe et une attaque antiféministe :

la discussion: "Je n'ai pas compris ce que tu as dit. Est-ce que tu pourrais revenir là-dessus et expliciter ?".

l'attaque : "*insérer ici une petite remarque cinglante* et tu penses être comprise ?"

Mauvaise élève, pour lancer ce genre d'attaque, tu dois certainement penser que les femmes ont des cerveaux tellement riquiquis que tout l'espace est déjà pris par des recettes de cuisine, et que donc le propos de Zaza est beaucoup trop complexe pour nous.

Hé bien non, j'ai parfaitement compris ce que Zaza disait. Et même plus: je suis d'accord. J'ai arrêté de regarder ce docu au bout de 20 minutes tellement ça me gonflait d'entendre en boucle que "c'est mon choix". Zéro perspective révolutionnaire, zéro perspective féministe, zéro perspective d'attaque contre le patriarcat. Juste deux possibilités (avoir des enfants ou ne pas en avoir) et l'enjeu serait, pour les femmes, d'avoir le choix. Sauf qu'on ne l'aura jamais vraiment le choix. Et que même dans le cas où certaines femmes, à l'abri financièrement, aurait l'impression d'avoir le choix, combien de femmes continueront à subir quotidiennement des viols conjugaux et des maternités forcées, à n'avoir jamais le choix ?

L'enjeu c'est pas d'avoir le choix. L'enjeu c'est de dire merde aux bites. Hors de nos corps, hors de nos vies, et si on pouvait arrêter de fabriquer les petits hommes de demain, ça serait bien aussi. Et pour toustes celleux qui se mettraient à gémir sur le thème de "HAAANNN mais ça serait la fin de l'humanité !!" - mais qu'est-ce que j'en ai à battre ? Qu'est-ce que vous en avez à battre ? De toute façon, personne d'entre nous ne sera là pour la voir, l'humanité de demain. Alors on a qu'à vivre nos vies et, pour nous en capacité de procréer, utiliser la dernière arme qu'on a à disposition : se mettre en grève illimitée du vagin et de l'utérus et mettre un point final à ce monde de merde. Et oui, une grève c'est violent. Et oui, ils - les hommes - tenteront de nous massacrer. Et oui, ils réussiront à nous massacrer, au moins en partie. Mais pour moi, ya que ça qui vaut le coup.

> Bof

Bof. Qu'est-ce que Théophile de Giraud va bien pouvoir m'expliquer sur les raisons féministes de ne pas avoir d'enfant ?

En plus, il pose le problème en terme de "droit". Le problème n'est pas de savoir si "on" a le droit de créer des enfants sur cette planète. Le problème c'est de savoir pourquoi nous (les femmes) sommes obligées d'en faire et pourquoi il faut arrêter de toute urgence.

Donc bon, Théophile, il me fait bien rire, mais je m'en fiche beaucoup de ce qu'il raconte.

> modération

les comentaire anti-féministes (ou de trollage) sont refusés.

> et la voie du milieu?

Que ce soit clair : pour moi, ceux-celles qui ne veulent pas d'enfant en ont parfaitement le droit. A fortiori quand on ne s'en sent pas capable, mieux vaut s'abstenir. Et ceux-celles qui en veulent et en font, en ont aussi parfaitement le droit. Par contre, faut assumer correctement toute l'éducation qui suit, car accompagner un petit humain jusqu'à ce qu'il soit autonome, responsable et capable d'esprit critique, c'est pas facile facile tous les jours. A mon sens, accoucher et mettre l'enfant en crèche ou nounou au bout de 10 semaines, ce n'est pas la bonne solution. Je n'impose pas cette idée, c'est juste mon point de vue. C'est en passant ses journées entières avec son bébé qu'on le connait vraiment. Qu'on voit ses progrès, qu'on se rend compte à quel point le développement humain est intéressant. Non, on ne s'ennuie pas. Des fois si, avec ou sans enfant d'ailleurs, il est normal de s'ennuyer dans sa vie, c'est important, c'est là que des choses maturent au fond de nous. C'est là qu'on va pouvoir se rencontrer soi-même pour savoir qui on est, ce que l'on veut, vers quels choix conscients... Faut arrêter de dire qu'on est conditionnés à faire des enfants, c'est faux. Arrêter de se positionner en victime. Assumer ses choix, c'est avec le sourire, vous êtes heureux-ses ou pas de faire votre choix? Ben montrez le, car on a du mal à y croire. Ensuite, faire des enfants, ce n'est pas forcément être dans un moule, et 100% des parents ne sont pas des consommateurs qui élèveront leurs enfants comme des consommateurs. Mon enfant, je vais l'élever à la montagne, dans la nature. Car je pense qu'il est important que des petits êtres voient un autre son de cloche que le paysage urbain. J'ai longtemps hésité... puis j'ai rencontré mon compagnon, un homme gentil merveilleux, on a eu un toît, offert par mes parents, alors je me suis trouvée libérée de l'obligation d'aller travailler pour payer un loyer... Car j'ai toujours trouvé abusé de devoir mettre son enfant à la crèche pour aller travailler, et de ne pas pouvoir allaiter du coup... On m'a dit : "tu n'as qu'à tirer ton lait!" Mais bien sûr, vous savez le temps que ça prend? Autant qu'une tété, alors autant que ça soit en direct... Les biberons? Je réponds Lactalis et vous savez ce que j'en pense... A cause de ça je ne voulais pas d'enfant. Quand j'ai enfin trouvé la bonne personne avec qui je suis en harmonie, en conivence, et le toît, plus rien ne m'empêchait d'en faire. Et alors je suis devenue maman à 36 ans passés... Et c'est là que j'ai ouvert les yeux sur le fait que tout ce qu'on nous dit sur les enfants est un gros mensonge. Chaque être est unique, chaque enfant est unique. Nous sommes présents tous les 2 pour notre môme, et notre môme est super. On l'accompagne dans son caractère. Et ya des choses que je n'aurait jamais sues si je n'étais pas devenue mère. J'ai eu peur longtemps, maintenant je suis contente d'avoir fait ce choix. La vérité, au travail, je m'ennuyais ferme. J'ai changé de métier plusieurs fois, de région, de mec... jusqu'à ce que cela ma convienne. La vérité, c'est qu'il faut pas se jetter corps et âme avec le-la 1ère compagnon, pagne, venu(e)!!! Et que les raisons des gens sont trop diverses et variées pour arriver à en faire un truc politique qui tienne la route. La sexualité, la maternité et la paternité ne sont pas politiques, quoique vous puissiez en penser. Ce sont des domaines incontrôlables enracinés dans la nature humaine, qui est chaque jour changeante, car la nature change devant nos yeux à chaque jour qui passe. Mais pour le savoir, il faut sortir de la ville... Et les hommes ne sont pas non plus des prédateurs, certains le sont. certaines femmes le sont. La majorité des hommes défendront leur femme et leur famille, et les femmes feront de même. Je ne parlerai pas des couples homosexuels, ne l'étant pas moi même, je suis mal placée pour en parler. Mais à ce que je crois avoir compris, les problèmes relationneles sont exactement les mêmes... L'âme n'est pas sexuée, alors ce n'est plus une histoire de bite et de vagin, c'est une histoire de contrôle de soi et de gestion de ses émotions. Merci de ne pas induire les gens en erreur...