Angers: Une ruche pleine de mouches à merde

Mis a jour : le vendredi 2 février 2018 à 21:10

Mot-clefs: Resistances antifascisme
Lieux: Angers

Si vous suivez régulièrement le RAAF, vous n’êtes pas sans savoir que nous aimons poser des questions. Pas parce que nous sommes ingénu-e-s, au contraire la lutte contre l’extrême-droite locale nous ont rendu-e-s très lucides. Ces dernières années, les pouvoirs publics locaux, qu’ils soient municipaux ou étatique ont traité avec une incontestable légèreté l’activisme de l’extrême-droite locale. Pourtant, depuis le mouvement de la Manif pour Tous, les meneurs et les guignols qui s’activent dans l’ombre sont connus. Pourtant, il faut reconnaître que leur action se déploie le plus souvent dans une relative impunité. Parcourez le blog et le Twitter du RAAF et forgez vous votre opinion.

Alors, posons encore quelques questions, il finira bien par en sortir quelque-chose. Mais avant, il nous faut poser le décor.

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Un logo plus cohérent avec le lieu

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Rien ne manque : il y a même la carte

Nous avons constaté que, depuis l’été 2017 Baudouin Le Nalio, fasciste affiché, sert de prête-nom à la location d’un appartement situé au rez-de-chaussé (à gauche de l’escalier) du 85 avenue Pasteur, à Angers. Y traînent bien d’autres têtes connues pour leur engagement à la droite de l’extrême-droite : notamment Jean-Eudes Gannat (le pisse-copie de la bande avec un style digne d’une copie ratée de Brasillach c’est dire), François-Aubert Gannat son petit frère souvent croisé récemment dans les prétoires. Le reste des convives est à l’avenant.

Fasciné par le mouvement néo-fasciste italien Casapound la petite bande a décidé de transformer cet appartement en « bar associatif ». Ce qu’il est plus juste de nommer « clandé » a été baptisé « Alvarium » et sert déjà de base arrière à leurs activités politiques et à leurs beuveries (parfois avec des mineurs). Deux activités fortement imbriquées chez ces fils et filles pourtant souvent de bonnes familles.

Ce samedi 27 janvier, à partir de 18h, ce local nauséabond va « officiellement » être inauguré. Une belle brochette de fascistes d’ici et d’ailleurs va s’y pavaner. En fin de soirée, il ne fera pas bon traîner dans les rues.

Voici nos quelques questions :

Combien faudra-t-il d’autres têtes de sangliers placées sur le chantier de la mosquée d’Angers pour que les pouvoirs publics prennent enfin leur responsabilités ? Combien faudra-t-il de nouvelles agressions racistes ? Combien faudra-il qu’à nouveau des chants nazis soient entonnées la nuit tombée ? Combien faudra-t-il de graffitis puants sur des locaux associatifs et maisons de quartier ? Combien de temps faudra-t-il attendre les bras croisés ?

Le RAAF n’attendra pas. Nous préparons une mobilisation à la hauteur de l’enjeu. Nos slogans nos pas changé. Pas fascistes dans nos quartiers, pas quartiers pour les fascistes ! Fermeture de L’Alvarium !

Post-scriptum : En latin, alvarium signifie « ruche », au RAAF nous avons des latinistes émérites qui traduisent plus volontiers par « essaim de mouches à merde ». Il est vrai qu’en matière de traduction chaque mot doit être pesé dans son contexte et que celui-ci est particulièrement puant.

Link_go https://raaf.noblogs.org/post/2018/01/27/une-ruche-pleine-de-mouches-a-merde/

Commentaire(s)

> Non au racisme ! Non au fascisme ! Non aux différences de traitement !

Notre rendez vous habituel PSN49 a confirmé la résolution de notre indignation à l'ouverture du bar associatif dénommé "Alvarium" sur Angers, véritable nid de fascistes angevins bien connus.

Cette indignation tient d'autant de l'horrible officialisation d'un lieu de réunions de personnes répandant des discours islamophobes et ouvertement racistes que de la proximité de ce nouveau lieu au sein du quartier populaire de Savary.

Les habitants de Savary sont prévenus petit à petit. Ils s'incluent dans notre indignation. Nous ne pouvons accepter que des gens sans vergogne qui ont bénéficié de favoritisme malgré leurs agressions xénophobes envers de personnes de couleur puissent s'installer dans un quartier dont la population noire et arabe est ciblée par ces mêmes identitaires.

Combien faudra t’il de têtes de sanglier accrochées au mur des mosquées ou combien faudra t’il de personnes gazées, frappées à la matraque ou à la ceinture au centre ville d’Angers, au nom d’une idéologie monstrueuse, pour que nous réagissions ?

Manifestement, encore une fois, les différences de traitement sont à géométrie variable sur Angers, comme ailleurs !