[Nantes - 27 janv] Action de soutien à Nicole Briend (faucheuse de chaises)!

Mis a jour : le lundi 29 janvier 2018 à 02:35

Mot-clefs: Resistances actions directes
Lieux: Nantes

Samedi 27 janvier, 20 militant.e.s du collectif des faucheurs de chaises, d’Attac et du GIGNV (Groupe d'intervention des grenouilles non violentes) ont opacifié les vitrines des agences BNP Paribas du centre-ville de Nantes. Cette action avait pour but de dénoncer les pratiques de la banque et de soutenir Nicole Briend, militante d’Attac poursuivie à la suite d'une action citoyenne menée en 2015. Plus de 50 actions du même type ont été menées partout en France ce week-end.

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Munis de pub détourné et de blanc de meudon (produit pour nettoyer les vitres) les militant.e.s ont affiché en grand leurs messages sur les vitrines des quatre agences BNP Paribas du centre de Nantes, Place Royale, Commerce, Decré et l’île Feydeau. Nous pouvions notamment lire « Qui vole qui ? », « #RelaxePourNicole », « L’argent pour le climat existe, il est dans les paradis fiscaux », « BNP Paribas, la banque d’un monde qui triche ».

Avec cette action non-violente les activistes voulaient dénoncer les pratiques frauduleuses de cette Banque. En effet cette banque est régulièrement mise en cause dans des affaires financières, comme lors du scandale des panama papers ou pour la manipulation des taux changes aux États-Unis. Pour Guillaume, porte-parole d’Attac 44 « BNP Paribas doit fermer ses 200 filiales situées dans des paradis fiscaux et l’état doit mettre fin à ce vol en bande organisée», avant d’ajouter « on estime que la fraude fiscale nous coûte entre 60 et 80 milliards d’euros par an en France, soit autant que le déficit public». Cette action était également organisée en soutien à Nicole Briend, militante d’Attac. Cette dernière est convoquée au tribunal de Carpentras le 6 février 2018 pour vol en réunion. En effet, elle a participé, avec une dizaine de militant.e.s des faucheurs de chaises, à une action symbolique de réquisition de chaises dans l’agence BNP Paribas de Carpentras le 17 mars 2016. C’est la troisième fois que le groupe bancaire poursuit un des militants du collectif des faucheurs de chaises.

Ces dernières années les révélations sur l'évasion fiscale ce sont multipliées, indignant un nombre croissant de personnes. Ainsi Kevin, membre du GIGNV s’indigne « Après les scandales des swissleaks, luxleaks, panama papers, paradise papers et j’en passe, ce sont les lanceur.se.s d’alertes, les journalistes et des militant.e.s qui se retrouvent jugés». Ces citoyen.ne.s interrogent les pouvoirs publics : qui vole qui ? les militants qui dénoncent l’évasion fiscale ou les banques et multinationales qui organisent la fraude et l’évasion fiscale ?

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