Début de travaux sous protection policière sur le parc éolien aveyronnais

Mis a jour : le jeudi 11 janvier 2018 à 16:02

Mot-clefs: Ecologie Répression Resistances
Lieux: aveyron

Retour sur la journée du mardi 9 janvier 2018

Une rude journée de passée, deux pelleteuses et une broyeuse ont travaillé toute la journée sur le site de la première éolienne. Entre 80 et 100 gendarmes verrouillent le site, une partie en battle-dress quadrillent les bois. Un arrêté de la mairie interdit tout stationnement sur les routes qui entourent le chantier.

Le TGI de Rodez a pris une décision interdisant la pénétration d’un vaste périmètre (même pour les propriétaires des terrains qui se sont vu refuser l’accès et à qui on a dit qu’il devaient s’adresser au TGI). La violation de ce périmètre devient en soi un délit. Les journalistes de france 3 ont été contrôlés, la gendarmerie tentant même d’essayer de leur soutirer leur sources...

Mieux qu’à Flavin plusieurs barrages de contrôles routiers répétitifs jalonnent les routes de Saint Affrique à Nogayrolle et pour ceux qui vivent et travaillent dans les fermes environnantes jusqu’à 8 contrôles dans la même journée ont été relevé.

Malgré cela une douzaine de personnes ont réussi à parvenir sur le cœur du chantier et à déployer une banderole durant deux minutes avant de se replier.

Demain, mercredi 10 janvier, retrouvons nous à 13H30 place Foch à Saint Affrique pour se rendre sur le chantier tous ensembles.

Dans les jours qui viennent différentes actions seront menées soyez attentifs à vos courriels.

Honte aux entreprises et collectivités qui collaborent avec les promoteurs et destructeurs de notre territoire : l’entreprise Arles de Saint Rome de Tarn, le Maire de Saint Affrique Alain Fauconnier, la préfecture de l’Aveyron, le juge du TGI, Le Domaine de Nogayrolle...

Résistances et sabotages pour reprendre le slogan de Notre Dame des Landes !

Pas res nos aresta !

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11 convocations, 1 blocage, 100 flics : Communiqué de l’amassada depuis le chantier bloqué des éoliennes de Crassous, en Aveyron.

 

Au cours de cette semaine, onze personnes ont été convoqué à la gendarmerie. Ces convocations constituent pour nous une tentative d’intimidation et de division d’un mouvement qui est amorcé ici et ailleurs contre l’invasion éolienne et le méga transformateur.

Nous dénonçons cette manœuvre policière qui cherche à individualiser des gestes de résistance décidés collectivement.

L’Amassada est une assemblée de collectifs et de personnes, c’est un des point d’appui contre les éoliennes à Crassous. Elle incarne l’idée de se réunir pour trouver ensemble des manières enthousiasmantes de lutter, produire, construire, se réunir,… autrement. C’est pourquoi les personnes convoquées ne se rendront pas au poste ni aujourd’hui ni dans les jours à venir.

La tentative de criminalisation des luttes et des personnes qui y participent n’est pas une nouveauté. Nous préférons nous exprimer ici à Crassous, et dans les médias pour informer les gens et les inviter à nous rejoindre ou à agir chez elles.

Nous sommes des personnes vivant dans la région qui avons différentes manières de concevoir les actions à mener, mais nous agissons ensemble car elles disent toutes un non ferme au transformateur et aux éoliennes. Cette hétérogénéité fait notre force et nous y tenons beaucoup.

Il y a une évidence à lutter contre les éoliennes quand on comprend les intérêts défendus par leur promoteurs, et autres aménageurs sans scrupules et appuyés par une justice complice. Ici à Crassous, nous dénonçons un montage financier entre Futurem le groupe d’investissement, sa filiale Téolia et une micro société, Cesou représentée par une boîte à lettres à côté de centaines d’autres à Montpellier.

Le gouvernement Macron lui même nous annonce qu’il « ne peut pas remplacer le nucléaire par les énergies renouvelables ». Enfin ! Le masque de la dite transition énergétique tombe. Les éoliennes ne sont qu’une manne financière verte parmi d’autres.

Il est évident de lutter contre les éoliennes quand on connaît leur mode de production : mines à ciel ouvert, exploitation humaine, crise sanitaire et désastre écologique dans les pays « en voie de développement ». Une fois de plus nous nous sentons légitimes quand on voit la forêt détruite à Crassous. Nous bloquons donc le bétonnage massif de terres agricoles et sauvages.

Ce qui se passe ici, c’est que nous ne voulons pas de compromis : nous avons dit non à l’enquête publique, non au transfo, et non aux éoliennes.
Nous bloquerons le chantier de Crassous tant qu’il le faudra. Pour que Crassous ne devienne pas Crassou.

8 janvier 2018

Pour plus d’infos : http://douze.noblogs.org
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