Communiqué après l'expulsion d'un squat à Rennes

Mis a jour : le dimanche 10 décembre 2017 à 13:14

Mot-clefs: / squat logement
Lieux: Rennes

Samedi 9 Décembre 2017, un rassemblement en soutien à l'ouverture d'un squat s'est tenu à Rennes. Nous avons écrit ce communiqué après l'expulsion du lieu.

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Tract distribué pendant le rassemblement

RENNES 2017, RÉCIT D’UNE EXPULSION À GRANDE VITESSE

Cet après-midi, à proximité du campus de Rennes 2, quelques prolos sans logis avaient appelé à un rassemblement pour soutenir l’occupation d’une maison vide depuis des années. Ils l’avaient réquisitionnée depuis quelques jours pour se mettre un toit au-dessus de la tête et affirmer que nos salaires ne doivent plus être dépensés dans des loyers mirobolants. Ils voulaient aussi réaffirmer la légitimité de s’approprier les nombreux bâtiments laissés vides par les promoteurs et ceux qui s’enrichissent grâce à nous. Pour habiter, avoir des espaces d’organisation pour nos luttes ou faire la fête sans se faire faire les poches dans des endroits chiants à mourir.

Pendant le rassemblement, convivial et assez suivi (une quarantaine de personne), un équipage de la police municipale passe constater le rassemblement et tente de gratter quelques infos. « Vu la banderole je vous demande pas si vous squattez…. »

16h, environ 30 mn après leur premier passage, les mêmes plantons refont leur apparition ayant apparemment eu des instructions pour constater l’occupation, prennent quelques photos et rappellent que les anciennes garanties des squatteurs (48h d’occupation pour être considéré habitant sans droit ni titre) ne sont plus à l’ordre du jour.

Vers 16h30, les participants au rassemblement décident d’y mettre fin et de se tenir au courant des suites de l’occupation. Peu après, à 17h pétantes, toute la maison poulaga débarque. Plusieurs camions de la section d’intervention, des voitures de la bac, des RG et les municipaux de plus tôt arrivent toutes sirènes hurlantes, visiblement chauds comme la braise en sortant des véhicules. Après une demi-heure de lutte acharnée avec la porte, les condés hurlants et suants arrivent finalement à rentrer dans la maison. Heureusement cette porte DIY, fabriquée quelque jours avant, sera la seule victime de cet assaut. Malins, les occupants étaient déjà sortis.

OSEF, des lieux vides il y en a plein qui n’attendent qu’à être investis… !

La répression n’arrêtera pas les occupations,

GRÈVE DES LOYERS,

SQUATTONS LES LIEUX INOCCUPÉS,

NIQUE SA MAIRE LES EXPULSIONS !

Comité d’incitation à la débauche

Email Email de contact: comitedincitationaladebauche_AT_riseup.net

Commentaire(s)

> acab

Que des flics de merde prétendent "que les anciennes garanties des squatteurs (48h d’occupation pour être considéré habitant sans droit ni titre) ne sont plus à l’ordre du jour", soit, mais que vous disiez vous-mêmes qu'ils le "rappellent", comme s'ils avaient raison, c'est plus que dommage, c'est se tirer une balle dans le pied.

Parce que c'est faux, tout simplement. Malgré les poussées médiatiques ultra-réacs anti-squat de ces dernières années, notamment à Rennes et à Calais, rien n'a changé relativement aux ouvertures de squat (la seule modif est purement formelle et touche à la violation de domicile, qui ne concerne donc qu'une très petite minorité de squats, souvent des erreurs d'ouvertures car le but n'est pas de voler le domicile de gens - ça peut arriver, mais c'est très rare et très spécifique).

La version 2014 du "Squat de A à Z" est toujours valable au niveau juridique (et reste pertinente au niveau pratique dans la plupart des villes de France):
https://infokiosques.net/spip.php?article41