Le fusil à double canon de Macron; Résistons ensemble, n° 167, novembre-décembre 2017

Mis a jour : le vendredi 17 novembre 2017 à 14:55

Mot-clefs: Racisme Resistances quartiers populaires
Lieux:

Bulletin A4 recto-verso

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Bonjour,
Voici en pdf, le No 167, novembre/décembre 2017, du petit journal mobile recto-verso A4
"RESISTONS ENSEMBLE" du réseau contre les violences policières et sécuritaires.
Il est destiné à être photocopié et à être diffusé localement, si le journal
vous plaît. Vous êtes invitEes à participer à son élaboration, à sa rédaction,
à se joindre à l'équipe de rédaction. Nous attendons vos contributions,
propositions, critiques ...

à bientôt.
L'équipe de rédaction


Bulletin numéro 167, novembre/décembre 2017, du réseau Résistons Ensemble. Formé en 2002, Résistons Ensemble a pour but d'informer, de briser l'isolement des victimes des violences policières et sécuritaires et de contribuer à leur auto organisation.

Le bulletin no 167, novembre/décembre 2017 du petit journal mobile recto-verso A4 du réseau Résistons ensemble contre les violences policières et sécuritaires est sorti. Pour lire l'intégralité et télécharger ce bulletin mis en page au format pdf : http://resistons.lautre.net/spip.php?article577

Le fusil à double canon de Macron

Macron, lui, il est gâté. Ses agressions contre le monde du travail, frauduleusement dénommées « réformes », passent, jusqu'ici sans trop de mal.
Bien sûr, il n'y arrive pas tout seul, il est aidé par toute une bande de dirigeants syndicaux et politiques, les uns font la danse du ventre devant lui, les autres divisent ou jouent à la gonflette devant leur miroir comme nous l'analysions déjà dans l'édito du dernier bulletin (voir RE 166).
Sa nouvelle stratégie de répression policière est un levier important dans son plan. C'en est fini, pour le moment, des nassages et des fouilles systématiques et aveugles, de l'envahissement des manifs par des hordes de policiers, de grenades lacrymos et de désencerclement balancées n'importe où dans la foule comme dans les manifs contre la loi El-Khomry. Sous Macron les flics sont aussi nombreux que l'année dernière, mais ils se cachent, se mettent à l'écart. Notre ex-banquier est plus intelligent, sa férocité se veut sélective. On n'arrête pas par centaines mais par petites dizaines, des jeunes, ceux qu'on juge les plus radicaux, on les traîne devant les tribunaux en arguant du flagrant délit, les détentions provisoires sont systématiquement requises, les peines lourdes tombent. À titre d'exemple, celui qui transporte une banderole syndicale enroulée est accusé de participation à un « groupement armé », la « loi anticasseur » établissant la « responsabilité collective » a fait son retour !
Comme tout ce qui est fait en Macronie, cela a un sens « bien » pensé et pervers. Le but ultime du pouvoir n'est pas de mettre en taule quelques individus, mais d'empêcher le retour de plus belle et le renforcement des cortèges de tête de 2016...
Souvenons-nous. Devant les troupes qui défilent dans des cortèges syndicaux, tous séparés et que les bureaucrates entendent contrôler, un vrai cortège hétéroclite, autonome et déterminé se formait. Des jeunes et des vieux, des syndicalistes avec leurs badges et pancartes, des gens du centre villes et des quartiers, de toutes sensibilités et de mode de militance... se rassemblaient en son sein. Là il y avait force et espoir, c'était la preuve, enthousiasmante, qu'on peut lutter ensemble tout en étant différents.
Aujourd'hui le fusil à double canon de Macron tire deux fois en une. Sur des « radicalisés », qui à cette vitesse, seront bientôt qualifiés de « terroristes » mais en même temps son tir vise plus généralement cette opposition désorientée, trahie mais ultra majoritaire des pauvres et des opprimés contre ces « réformes » qui font leur malheur au quotidien. Ce que Macron veut empêcher c'est que la lutte se radicalise pour cela il organise la division, encourage la dissociation, tente de briser toute volonté de mettre en commun les intelligences et les forces de la part de ceux qui lui font face. Ce qui lui fait peur plus que tout : qu'un cortège de tête fort de millions de personnes puisse se former ; car comme le dit Spinoza, il sait combien « la foule est terrible quand elle est sans crainte ». Ne nous laissons pas diviser, de par notre solidarité mettons en échec la répression policière et judiciaire à la sauce Macron !


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