[Paris,8 novembre] Rendez-vous au procès contre le texte appelant à un apéro-discussion

Mis a jour : le jeudi 9 novembre 2017 à 12:02

Mot-clefs: Répression / prisons centres de rétention actions directes lutte loi loitravail travail loi_travail étudiant-e-s lycéen-ne-s mouvement
Lieux: paris

Mercredi 8 novembre à 13h30 17ème chambre TGI de paris, un compagnon passe en procès accusé d'avoir publié un appel à réunion autour de l'incendie de la voiture de flic quai de valmy. La justice cherche à condamner l'expression de notre solidarité, ne la laissons pas accomplir sa sale besogne dans le calme.

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stickers apposés au sein du Palais de Justice de Paris, le 8 novembre 2017, jour du procès

Pour en savoir plus : l'appel incriminé, le texte suite à la perquis' ( aussi), un texte solidaire (ici aussi).

Pour se mettre en jambe : https://vimeo.com/240809809

Commentaire(s)

> Mini-CR

Une vingtaine de personnes étaient dans la salle pour assister au procès (d'autres étaient coincées dans la foule dehors, parmi les badauds filtrés par la flicaille à l'entrée du tribunal).

Le procès avait à peine commencé que des frictions verbales ont eu lieu entre un des juges (un des "assesseurs") et le copain inculpé, sur des trucs assez futiles. Dans la salle, deux-trois personnes ont esquissé un sourire, et le juge principal/central a pété les plombs direct: "les trois là-bas, vous sortez !". Refus logique et serein des trois personnes visées. Le juge appelle les gendarmes présents dans la salle à les faire dégager, et comme les trois personnes refusent encore et encore, le juge suspend la séance et des gendarmes déboulent en nombre dans la salle pour expulser les trois personnes-qui-ont-souri (outrage ! scandale ! rébellion !?). Une grande majorité des personnes présentes se lèvent en solidarité avec les personnes-qui-ont-souri, s'interposent entre elles et les gendarmes, et au final c'est pratiquement tout le monde qui sort du tribunal, y compris le copain inculpé.

Les gendarmes raccompagnent tout le monde vers la sortie, sous les colibets et les slogans hostiles à la Justice, des petits papiers avec une punchline contre la Justice sont lancés ici et là.

Peu de temps après, le procès reprend comme si de rien n'était, sans le prévenu/inculpé, sans avocat, pratiquement sans "public", mais avec quelques gendarmes au cas où.

Ça parle de cettesemaine.info, d'adresse IP, de perquise, de saisie de matériel informatique, d'indices condordants. Ça parle aussi de tor-browser (mais visiblement pas utilisé systématiquement) et de ces satanés sites Indymedia, connus pour ne lâcher aucune info à la police ou à la Justice, leur opacité faisant rager la proc' (gros bisous aux Indymedias ! ça faisait plaisir d'entendre ça).

La proc' a essayé de faire comprendre pourquoi cette affaire est sérieuse en dénonçant l'ironie du dossier de la défense qui compare le texte incriminé [https://nantes.indymedia.org/articles/36948] à la chanson de Johnny Hallyday "Allumer le feu" [https://genius.com/Johnny-hallyday-allumer-le-feu-lyrics]. Elle a même reproché à un des juges d'en sourire (qui pour le coup était à deux doigts de se faire sortir !).

Elle a terminé son discours en demandant aux juges "d'entrer en voie de condamnation", "très sévèrement" malgré le casier vierge de l'inculpé: douze mois de prison avec sursis.

Délibéré, jeudi 21 décembre, à 13h30.

> @modos

à mettre sur le site en commentaires autrement que via ce lien (qui sera invalide dans une semaine):

https://share.riseup.net/#G7JGFP30T8FqK-8F22P0eQ

merci !

> @ steffi "foto" graff

Du coup on l'a intégré dans le corp de l'article parce que sur cette version du site y'a pas de possibilité d'intégrer d'image dans les commentaires. Merci!

> Précisions

La photo des stickers a été prise au sein du Palais de Justice de Paris, le 8 novembre 2017, jour du procès.

Pendant que la foule a été sortie de la salle d'audience par les gendarmes, des boules puantes ont éclaté et salement embaumé l'air déjà nauséabond de la cour de Justice. La proc', restée dans la salle, n'était pas très contente... Un gendarme a fini par ourvir la fenêtre, j'ai cru qu'il allait se défenestrer, mais non.

Dans les couloirs du Palais de Justice, il était inscrit sur un petit papier jeté en nombre parmi les passant.e.s : "Nous détestons la justice autant que les flics et l'ordre qu'ils défendent".

> plus complet

un compte-rendu plus complet est dispo ici : https://nantes.indymedia.org/articles/39098