[Berlin] Marteaux, pierres et peinture contre l’imprimerie d’Etat et le groupe de presse « DuMont »

Mis a jour : le mercredi 11 octobre 2017 à 13:38

Mot-clefs: Contre-sommets actions directes
Lieux: berlin

Quand les va-t-en-guerre des vingt nations industrielles les plus puissantes du monde se sont retrouvés à Hambourg, les journaux titraient: guerre civile et terreur dans la rue, Chaos de la haine et incendiaires meutriers. Et cela non pour nommer les crimes des porteurs de costard dans leur limousine blindée, mais pour diffamer, délégitimer et salir la fête de la révolte, qui s'est enflammée contre le monde du G20. La presse bourgoise, les politiciens et les policiers ont rivalisé en néologismes des plus créatifs dans leur bataille de propagande sur les évènements. C'est avec ce vocabulaire que les dominants et leurs écrivains obéïssants des gazettes visaient à nous diviser, à casser la solidarité et à mettre en scène les actions et leurs acteurs dans leur logique criminalisante afin de fournir les fondements des enquêtes judiciaires contre eux. Ce qui a aboutit à ces proces-spectacles où les serviteurs de l'état opèrent avec "toute la dureté de la loi" pour montrer l'exemple. Tout ceux qui participent à cette Chasse, ont leur part de responsabilité dans le fait que des personnes sont aujourd'hui incarcerées à Hambourg et qu' elles seront probablement encore longtemps privées de leur liberté.

Thomas De Maiziere, un des trublions du ministère de l'interieur a utiliser l'oportunité ouverte par cette campagne médiatique pour entrer en guerre contre le soi-disant extremisme de gauche et pour donner une importance a son existence paranoiaque. Des nazis et des islamistes fanatiques sont pour lui des terroristes au même titre que les personnes qui sont allées dans la rue contre la domination des états du G20.
La propagande pour l'état d'urgence se poursuit allégrément. Après l'intervention des unités antiterroristes du SEK au Schulterblatt a Hambourg, deux autres interventions ont eu lieu cet été. Une lors de l'expulsion de l'usine de tapis occupée à Berlin et une autre lors d' une manifestation Antifaschiste à Wurzen. Bracelets éléctroniques et des interdictions de territoire ont été réclamé pour contre les émeutiers. Le secrétaire général de la CDU, Stefan Evers rêvait déjà au printemps dernier, dans un bon jargon National Socialiste, de l'enfumage des "faschistes de gauche", voilà désormais que des projets autonomes comme la rote Flora ou la Rigaer Strasse sont mit au pied du mur. La chaine de télévision allemande en rajoute encore, en cherchant conseil pour le documentaire " danger de gauche", chez un politicien d l'AFD ( parti de la droite populaire comparable au front national). Documentaire dans lequel ils essayent désespérement de créer une liaison entre ces jours rebelles de Hambourg et la RAF, afin de justifier le recours à la thèse terroriste.

Il est clair que le fait que depuis longtemps des nazis laissent, à nouveau, une trace de sang à travers la république, n'est pas pour déplaire à la vision du monde des théoriciens de l'extremisme. Les quelques 200 meurtres racistes depuis le début des années 90 ne les empechent pas du tout de formuler leur comparaison droite/gauche. Ainsi, aucune surprise ni etonnement que la traque contre les réfugiés et les mobilisations racistes des dernieres années ne heurtent plus l'opinion publique, et qu'en grande pompe le site web d'internet linksunten.indymedia soit interdit. Une simple maneuvre de campagne électorale et aussi une preuve comme quoi "le droit et l'ordre" sont rétablis apres le sommet.

Ces attaques contre notre structure et la répression à laquelle les prisonniers des protestations du G20 sont confronté, ne nous étonnent pas spécialement; au fond, nous n'avons jamais cru dans l'Etat de droit bourgeois. Mais avec quelle véhémence ils serrent la visses de l'engrenage! Avec quelle manque de subtilités les ennemis de la liberté laissent tomber leurs masques démocratiques, sans que cela ne suscite aucune indignation! Cela nous donne une meilleure vue de l'état dans lequel se trouve cette prétendue société démocratique.

Pour nous cela renforce seulement encore plus notre conviction que l'ordre social dominant appartient à la poubelle de l'histoire.

C'est pour cela que dans la nuit du 26.9. au 27.9 nous avons attaqué avec de la peinture, des pierres et des marteaux, l'imprimerie d'Etat et le nouvel immeuble de la société des médias Du Mont dans la Alte Jakobstrasse. Il y a été laissé l'inscription "Free G20 Prisoners" sur la facade. Avec ce geste de solidarité on envoie nos salutations combatives aux prisonniers de Hambourg, à ceux du réseau de Indymedia -Linksunten et aux personnes concernées par les perquisitions menées par la commision speciale "Schwarzer Block" le 27.9. au matin dans 14 lieux differents. Ces salutations vont aussi à Kara et Krem*, personnes inculpées d'avoir participé à la destruction d'une voiture de flics. Beaucoup de force et de pérséverance.

L'imprimerie d'Etat, depuis 200 9 de nouveaux, aux mains de l'Etat et de la Veridos SARL, une coopération de l'imprimerie d'Etat et la Giescke et Devrient (G+D), logées dans le même immeuble, sont en ce moment en train de construire un firewall biométrique au nom de l'antiterrorisme autour de la forteresse europe. Dans le but de mettre à niveau les installations douanières en Afrique centrale, avec des dispositifs de lecture laser biométrique et les passeports avec les images biométriques pour différents état africains sont imprimés ici à Berlin. Le but est la récolte des données biométriques de toute la population du continent, pour proteger la frontière de l' EU déja avancée sur le continent africain. Cette activité fait de l'imprimerie d'Etat un important pilier dans l'architecture de sécurité européenne et l'expansion de ces frontières mortelles.

La société de média Du Mont est éditrice de différents journaux quotidiens en Allemagne, entre autre l'Hamburger Morgenpost, le Berliner Kurier et la Berliner Zeitung. Ceux-ci se sont rendu dans leur hate et par leur diffamation, coresponsables de la criminalisation des protestations du G20 et des attaques qui ont suivi contre des infrastructures antiautoritaires. Eux et leurs collegues du Springer-Verlag sont les hommes de main des réactionaires fanatiques de la sécurité.

A bas l'Etat et leurs défenseurs.

Liberté pour tous les prisonniers - Feux au prisons

*Kara et Krem sont les deux personnes restant incarcérées sur les 9 inculpés dans cette affaire, le rendu du procés tenu ce début septembre dernier, sera le 11 octobre.

Commentaire(s)

> Source

Le communiqué de cette jolie attaque n'a pas été traduit par le saint-Esprit:
https://sansattendre.noblogs.org/post/2017/10/08/berlin-allemagne-double-attaque-en-solidarite-avec-les-prisonniers-du-g20-quelques-mots-pour-kara-et-krem/

> .

C'est pas la même traduction on dirait ... faudrait peut-être vérifier que quelqu'un n'a pas fait le taf avant à l'avenir, parce que c'est dommage de faire des doublons, y aurait d'autres textes à traduire.

> les mots sont importants

Etant donnés la qualité de traduction (automatique)sur le blog, faut pas s’étonner.

> DIY

raj; facile de critiquer de derrière ton clavier. On attend les tiennes avec impatience puisqu'apparemment t'insinues qu'elles sont mauvaises. En attendant, c'est le seul site francophone qui traduit les brèves d'actions directes de là-bas et des communiqués d'attaques solidaires. Je pense sincèrement qu'on aurait pu se brosser pour que ce long communiqué, qui exprime quelques pensées à Kara et Krem, soit traduit en français. . Peut-être qu'un jour les types comme toi qui passent leur temps à jacter s'y mettront. Et puis bon, les personnes qui connaissent savent très bien qu'on peut toujours critiquer une traduction puisqu'il en existe autant qu'il y a de traducteurs/trices.

> Erratum

Sinon, en effet cette traduction, moins bonne, n'est pas la même que celle du lien mentionné dans le premier comm'.