« A Hambourg, nous avons vu ce qu’est l’anarchie »

Mis a jour : le samedi 22 juillet 2017 à 00:40

Mot-clefs: Contre-sommets actions directes
Lieux: allemagne

Y a-t-il plus de noblesse d’âme à subir
La fronde et les flèches de la fortune outrageante,
Ou bien à s’armer contre une mer de douleurs
Et à l’arrêter par une révolte ?

Hamlet, Shakespeare

 

Durant plusieurs jours et autant de nuits, la ville de Hambourg en Allemagne, où les puissants de ce monde se réunissaient à l’occasion du G20, a vécu au rythme de la rébellion et des émeutes. Les chefs d’Etats et leur cour pensaient peut-être, avec l’arrogance de ceux qui gouvernent, que leur rencontre se déroulerait dans l’indifférence et la passivité d’une population soumise et docile ?

Bien au contraire, plusieurs milliers de personnes ont renvoyé à la gueule des flics une part de leur violence quotidienne, et s’en sont pris aux manifestations du capitalisme, avec la hargne d’un orage d’été. Tandis que de petits groupes de manifestants sillonnaient les rues des quartiers, multipliant les foyers d’attaque et d’incendie partout à travers la ville, en mettant le feu aux voitures, en érigeant des barricades et en dévastant les agences du capital – déstabilisant ainsi le dispositif de 20 000 flics chargés de garder le contrôle de la situation –, pendant plus de trois heures des supermarchés et des commerces se sont fait piller, saccager puis incendier et des banques attaquer. Il aura fallu l’envoi des forces spéciales d’intervention de la police pour ramener provisoirement le calme dans le quartier où toute une partie de la population prenait part de différentes manières aux émeutes, en occupant la rue, en ouvrant leurs portes, en harcelant la police…

Les événements de ces derniers jours ne doivent cependant pas éclipser une possibilité toujours ouverte (mais moins visible et que les journalistes se gardent bien d’évoquer), pour ceux qui rêvent d’en finir avec l’existant : la prise d’initiatives autonomes, l’attaque, donc, directe et permanente. Une possibilité qui, dans l’agitation de ces derniers jours (comme par le passé, voir l’encadré), a une fois de plus été saisie à Hambourg. Comme ce feu dévastateur qui a détruit plusieurs voitures de luxe flambant neuves sur le parking d’un concessionnaire Porsche, prolongeant la lutte menée contre les riches et la ville qu’ils construisent dans leur intérêt. Comme cet incendie d’un véhicule du corps diplomatique allemand et celui d’une voiture de flics garée devant un commissariat, prolongeant la lutte contre les ennemis de la liberté.

Tout cela vient nous rappeler que la force de ceux qui veulent lutter pour la liberté ne réside pas dans leur capacité à opposer au colosse de l’Etat un colosse tout aussi grand. Que cette force ne se mesure pas au nombre de personnes qui viennent grossir les rangs d’une manifestation pour affronter des centaines de cerbères en uniforme équipés, préparés, organisés, pas plus qu’à la brutalité qu’ils parviennent à leur opposer dans un combat symétrique. Que cette force ne se trouve pas dans la capacité à agréger des individus en une masse compacte qui tient la ligne. Elle est au contraire dans l’éparpillement d’individus et de groupes autonomes qui s’en prennent, en situation émeutière ou dans la tranquillité de la nuit, de manière décentralisée et imprévisible, aussi bien aux tentacules de la pieuvre capitaliste, aux mailles du contrôle, aux structures étatiques et à ses innombrables institutions, qu’aux comportements et aux mentalités qui exercent et reproduisent la domination. 

 

Chronologie d’attaques revendiquées en vue du G20

Hambourg, 30 mai 2016 : le commissariat en pré-fabriqué du quartier de Rissen est en partie incendié. Les dégâts sont importants.

Hambourg, 6 juillet : deux guichets automatiques de la HVV, compagnie de transports de la ville, sont incendiés.

Berlin, 15 août : la permanence électorale d’un politicard du SPD (socio-démocrates) et l’agence de l’entreprise ‘Krüger’, qui tire profit du contrôle et de l’enfermement des prisonniers, perdent leurs vitres.

Berlin, 8 septembre : incendie d’une antenne radio de la police fédérale.

Hambourg, 23 septembre : des voitures personnelles du chef de police, Enno Treumann, en charge des opérations de maintien de l’ordre lors du G20, ont été détruites par le feu.

Dresde, 3 novembre : un collabo de l’armée part en fumée. Il s’agit d’un véhicule de ThyssenKrupp, entreprise connue pour son implication dans l’industrie de l’armement.

Berlin, 6 novembre : incendie de plusieurs véhicules de la Deutsche Telekom, connue pour apporter un soutien technique et logistique à l’agence de sécurité européenne Frontex.

Berlin, 12 novembre : un collabo de l’armée et des frontières, Thales, perd un véhicule dans un incendie.

Berlin, 23 novembre : Attaque des nouveaux bureaux de l’entreprise de BTP Hochtief.

Berlin, 25 novembre : incendie d’une pelleteuse de chantier à la Cuvry-Brache, symbole de la gentrification

Hambourg, 26 novembre : un groupe d’individus masqués attaquent la « Messe », le pavillon d’exposition qui doit accueillir dans moins de deux semaines un sommet de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE). C’est aussi le bâtiment dans lequel doit se tenir le sommet du G20 début juillet 2017.

Leipzig, 6 décembre : trois véhicules de la police municipale (« Ordnungsamt ») sont incendiés sur un parking.

Berlin, 7 décembre : Attaque incendiaire contre le bureau de police de recouvrement des amendes.

Leipzig, 31 décembre : Onze vitres d’un centre pour l’emploi ont été brisées et un engin incendiaire a été jeté à l’intérieur.

Berlin, 25 décembre : Des locaux provisoires de la police municipale (« Ordnungsamt ») sont incendiés.

Brême, 8 février 2017 : Un véhicule de l’armée est incendié sur le parking d’un bureau de recrutement.

Berlin, 28 février : Six voitures de l’entreprise de sécurité privée Securitas sont incendiés à la gare Anhalter.

Berlin, février : L’entrée du bâtiment devant accueillir le vingtième congrès européen de la police est incendiée.

Hambourg , 17 mars : La même nuit, plusieurs véhicules sont incendiés : deux voitures de police, un véhicule des gardes du corps du maire (à côté de son domicile), un car du syndicat de police devant ses locaux.

Leipzig, 5 mars : Pour lutter contre la gentrification, deux pelleteuses dédiées à la construction d’un parking sur un ancien petit parc situé Karl-Heine-Straße sont cramées, et quelques jours plus tard un incendie plus important est causé sur et dans un des bâtiments en construction ailleurs dans Leipzig.

Hambourg, 27 mars : Près du commissariat plusieurs fourgons de police sont détruits par le feu ou fortement endommagés.

Hambourg, 4 avril : Une voiture de l’entreprise de sécurité Securitas est incendiée.

Brême, 1er juin : Une bagnole non sérigraphiée des flics en civil est incendiée.

Hambourg, 5 juin : La façade vitrée de la salle du restaurant d’un hôtel de luxe 4 étoiles a été partiellement détruite.

Brême, 12 juin : Deux voitures de flics en civil, garées sur un parking sécurisé, ont été réduites en cendres.

Hambourg, 12 juin : Une antenne de la station de métro de la Kellinghusenstraße est incendiée.

Leipzig, 15 juin : Sabotage incendiaire de quatre voitures de la municipalité.

Dresde, 29 juin : Une voiture de la société immobilière Vonovia est incendiée.

Flensbourg, 25 juin : Trois voitures de la police fédérale sont entièrement détruites par le feu.

Leipzig, 25 juin : Deux voitures de la gendarmerie sont incendiées.

Iéna, 4 juillet : Les vitres du bureau politique du parti des Verts sont défoncées à coups de pierres.

19 juin : Des engins incendiaires ont été déposés dans des puits de câbles et sur des dispositifs de signalétique le long des rails de la société ferroviaire allemande (DB) dans les environs de Leipzig, Berlin, Hambourg, Cologne, Dortmund et Bad Bevensen (Basse-Saxe), perturbant le trafic ferroviaire pour une grande partie de la journée. La police a fait état de 13 départs de feu sur l’ensemble du réseau ferroviaire.

« Schwarz wie die Nacht, heiss wie die Hölle, und süss wie die Liebe » *

«*Noir comme la nuit, brûlant comme l’enfer, et doux comme l’amour »

[Tiré du n°10 de Paris sous Tension, journal anarchiste de Paris et au-delà]

 

Commentaire(s)

> indeed

Vous avez une bien faible idée de l'anarchie... Des vitrines cassées lors d'un contre-sommet, quelques flics qui titubent, de la contre-culture de masse. C'est toujours plus sympa qu'une partie de bridge au squat, certes. Bonne redescente au retour de Disneyland, compagnons. Et vive l'anarchie, indeed.

> .

Vingt ans de critique anarchiste des contre-sommets pour arriver à ça ? On répondra "décentralisation", mais c'est un joli mot qui ne recouvre pas la réalité d'un contre-sommet, ni celui-ci ni un autre..

> Grosse blague

"Vingt ans de critique anarchiste des contre-sommets pour arriver à ça ?"

Les critiques des pratiques anarchistes/révolutionnaires en général sont nécessaires, mais je dirais surtout que certain-e-s manquent l'étape "l'autocritique".

Y en a marre des grincheux en mode "j'ai tout compris et je sais tout" mais surtout je ne propose rien, je ne lance aucune autre perspective que des critiques péremptoires teintées d'un mélange de mépris et de jalousie.

L'anarchie, c'est la propriété de personne. Si des grincheux se lamentent que des milliers d'anarchistes (et d'autres) aient mis le boxon à Hambourg pendant le G20 (avant et après le G20 aussi, d'ailleurs), que peut-on y faire ? On va quand même pas se mettre à répondre et à se justifier genre "mais on fait aussi plein d'autres trucs, des luttes locales, des trucs pas forcément émeutiers, etc." ce serait une perte d'énergie, face à certains "anarchistes autoritaires" ça ne sert à rien, ils ont déjà tout compris et savent mieux que tout le monde ce qu'il faut faire et comment (mais faut croire qu'ils préfèrent garder leurs recettes secrètes...).

Vive l'insurrection, vive l'anarchie. La lutte continue, comme à chaque fois.

> .

C'est marrant de dire dans le même commentaire ça :

Y en a marre des grincheux en mode "j'ai tout compris et je sais tout" mais surtout je ne propose rien, je ne lance aucune autre perspective que des critiques péremptoires teintées d'un mélange de mépris et de jalousie.

et puis ça :

"On va quand même pas se mettre à répondre et à se justifier genre "mais on fait aussi plein d'autres trucs, des luttes locales, des trucs pas forcément émeutiers, etc."

La cohérence intellectuelle (et donc pratique, L'ACTION quoi, la sainte ACTION) n'est en effet pas très répandue. Allez continuez à pas vous poser trop de question parce que vous êtes "dans l'action" (haha) - il n'y a que vous qui êtes dans l'action... et tous au prochain G20 avec les appelistes et les autonomes allemands, véritables realisateurs de l'anarchie (maintenant que vous avez vu ce que c'est à Hambourg).

> nique les catégories

c'est marrant aussi de constater que tu as décidément l'air de tout savoir et d'avoir tout compris puisque même si tu n'étais pas à hambourg (ou alors juste pour faire une enquête policière ?), tu sembles "savoir" que ce sont les vilains appelistes et les autonomes allemands qui ont guidé les anarchistes...

tu te fais des films, tu sais ? j'espère que tu kiffes, au moins, parce que c'est vraiment loin loin lon de la réalité chaotique qu'il y avait pendant l'anti-G20. après, on ne peut pas t'empêcher de mettre les étiquettes que tu veux sur les émeutier-e-s de l'anti-G20...

aussi, c'est certain que les autonomes allemand-e-s avaient bien organisé tout ça. tout ça, pas seulement l'émeute, mais aussi les campements, les cantines, les legal teams, les medic teams, etc.

et quand on dit qu'on ne veut pas se justifier, c'est qu'il y a mieux à faire que de répondre à des grincheux qui sont certains d'avoir déjà tout compris (au final c'est à se demander qui est le plus "appelliste", qui est le plus arrogant, nan ?).

on était à hambourg pour foutre le bordel là où se tenait le G20, comme dans les contre-sommets précédents. pour toi ça ne sert à rien. pour nous ça a du sens, ça participe, parmi d'autres formes et moments de lutte, au combat révolutionnaire contre les États et le capitalisme, pour l'anarchie.

et t'inquiète, y en avait plein plein plein des anarchistes à hambourg. de pas mal de pays différents. ça se voyait jusque sur les murs de la ville.

> L'ordre moins le pouvoir

A vous lire, on se demande où se trouve l'arrogance. Un peu partout en fait.

Non, ce n’était pas l'anarchie à Hambourg, arrêtez de vous droguer. C'est rigolo, c'est sympa si on aime ca, c'est de la gymnastique, pas plus. Ca peut vous émouvoir et vous faire rêver, après tout, même le football fait rêver des gens, alors pourquoi pas l’émeute organisée de l’extrême gauche européenne. Puis c'est toujours les meilleurs qui invitent. A Gênes les tutte bianche, à Hambourg les autonomes allemands (apolitiques et contre-culturels à souhait), c'est plus carré, c'est sur... C'est un peu la plus haute expression de l'ordre, c'est bien que ca plaise aux neo-anarchistes déconstruits franchouillards. A Hambourg vous avez vu ce que c'est l'anarchie, mais celle de Proudhon.

Tout ça c'est de la contre-culture. Mort à la gauche, et dodo pour les anarchistes qui pensent avoir vu l'anarchie.

> Fausse homogénéité

Ingrid, t'as vraiment envie de simplifier tout à l'extrême, c'est assez surprenant. On ne va pas chercher des raisons à ça, on ne te connaît pas, mais c'est toujours triste d'entendre (ou lire) des "proches", des révolutionnaires, dire tout et n'importe quoi sous prétexte d'invalider ce qui a pu se passer hors de la convenance/doxa de l'auteur-e (en l'occurrence, toi, donc).

A Gênes, il y avait plein de composantes différentes et contradictoires, pas seulement les Tute Bianche. Et rien que dans le cortège des Tute Bianche, il y a eu les débordements que l'on sait, avec des milliers d'enragé-e-s qui attaquent la police "pour de vrai", et la police qui attaque les manifestant-e-s "pour de vrai" aussi... Il y avait aussi Attac, José Bosé et autres citoyennistes. Il y avait aussi un énorme black bloc qui s'en est donné à coeur joie, mais bon, j'imagine que ça n'était pas non plus suffisamment anarchiste-copyright-by-ingrid...

À Hambourg, pareil, même si l'organisation et l'accueil étaient plus "restreints" à la sphère "autonome" que lors des contre-sommets précédents, ça me semble vraiment réducteur et malsain de mettre tout le monde dans le même sac. Bien sûr qu'il y a une dimension "alternos" et contre-culturelle plus grande en Allemagne qu'en France, mais faut pas généraliser non plus ! Il y a pas mal de tendances différentes, avec des désaccords et des options/démarches très différentes (un peu comme ici, avec des travers comparables pour ce qui est des guéguerres intestines).

Après, encore une fois, si tu tiens absolument à prétendre que les anarchistes là-bas étaient soit des "faux anarchistes" soit des anarchistes authentiques mais manipulés par des punks apolitiques allemands ou des proudhoniens qui s'ignorent, bah continue de te faire tes petits films. Ils ont l'air marrant, tes courts-métrages. Tu nous diras quand ils seront sur Youtube, steuplé ?

> Tu la joues comme ATTAC maintenant ?

A Gênes, il est vrai que les Tute Bianche ont invité largement à venir "prendre d'assaut" le dispositif policier mis en place pour l'occasion, avec un discours speed et des promesses guerrières, histoire de faire venir les désoeuvrés sincères en mal de gymnastique militante, faisant prendre tous les risques à d'autres pour construire leur propre mythologie tout en gardant les mains propres. A Gênes, les Tute Bianche, aussi experts en la matière que des appellistes du lundi matin, ont tenu ensuite le haut du pavé du discours et des pratiques dissociatives contre ceux qui s'étaient manifestés à leur appel, accompagnant la répression que l'on sait. A Gênes, ce qui s'est passé de plus intéressant ne vient ni des "black blocs" auto-nommés ni des gentils organisateurs de vacances émeutières (!) mais du fait que des pratiques émeutières, malgré ces formes organisatrices, ont traversé l'ensemble des cortèges et bousculé cette politicaillerie (et c'est loin d'être le cas des autres contre-sommets à l'époque). Mais à Gênes c'est bien cette politicaillerie d'extrême-gauche et la toute puissance policière qui ont finalement triomphé, donnant raison aux critiques alors partagées de cette pratique des contre-sommets ET des logiques type black bloc. On n'a pas plus vu l'anarchie ou l'autonomie à Gênes qu'à Hambourg. On est donc prêt à mourir, comme Carlo Giuliani à Gênes, pour cette apparition éphémère de l'anarchie bien organisée ? Grâce à la bonne autogestion des medics et des legalteam, on est enfin tout puissants ?
"Jean-Pierre et Momo", toi qui te targues d'une expérience ancestrale du tourisme émeutier, pourquoi passer sous silence les critiques alors généralisées de cette forme de convergence sans luttes, y compris chez ceux qui s'y déplaçaient, pour la plupart sans illusions ? Peut-être que tu es déjà passé à côté des enjeux de cette époque là comme tu sembles passer à côté de ceux d'aujourd'hui.
En tous les cas, promettre qu'à converger sur le plus gros dispositif policier d'Europe, on pourrait voir la lune et l'anarchie, c'est prendre tout le monde pour des imbéciles et rejouer le pire de ce qui a déjà lamentablement échoué dans les décennies précédentes. On doit vraiment retraverser tout ça ? Et si on en sortait ?

> Blableblibloblu

Il n'y a jamais eu de promesse d'atteindre "la lune et l'anarchie", ni même "l'autonomie" à travers des émeutes et des contre-sommets. Des moments de lutte, oui.

Il n'a jamais été question non plus d'organiser ou de gérer l'émeute.

L'idée, ça a toujours été principalement de mettre le bordel au maximum dans leurs rendez-vous d'élite. Avec ce que ça apporte comme pratiques, idées, perspectives. Tout ça est assez différent selon les individus, les tendances, etc. mais il existe un paquet de textes qui expliquent ça très bien (pourquoi on fait ça, pourquoi on s'organise en black blocs, pourquoi on nik tout, ...).

Ensuite, il y a toujours eu et il y aura toujours des grincheux qui trouvent que tout ce qu'on fait c'est de la marde.

Ah, et aussi, on n'a jamais été du côté des Tute Bianche (ni du lundi matin, d'ailleurs). Ça a toujours été très clair.

> Autogestionnaire du blabla

Et sinon, "autogestionnaire de l'émeute", tu veux les détails, les noms et les telephones des personnes qui sont allées là bas ? Critiquer c'est plus que bien, c'est primordial. Faire parler, répondre et re-questionner encore et encore quand tu sais très bien que ce sont des positions différentes mais complémentaires, c'est franchement pas malin.

> .

lol, trop speed !