Agressions fascisantes à #Nantes.

Mis a jour : le mardi 16 mai 2017 à 16:19

Mot-clefs: Resistances -ismes en tout genres (anarch-fémin…) antifascisme
Lieux: Nantes

Publié par le groupe: GroupAutoMedias44

Depuis plusieurs semaines il se dit ça et là que des violences ont eut lieu sur Nantes. Le soir de la défaite du Front Nazional, nouvelle agression: cette fois-ci ce sont deux jeunes nantais qui sont pris à parti alors qu'ils rentraient tranquilou à vélo. L'un d'entre eux dans un état grave.

Antifa-rouen-2009-medium

Sur l'agression dimanche soir à Nantes. 


Alors qu'une très grande partie de la ville boit des coups, soulagée que le FN soit pas au pouvoir, et en profite pour oublier que le Capitalisme Triomphant En Marche est chaussé des mêmes bottes, une autre plus petite partie de la ville manifeste son hostilité à ce piège, son refus de cette dépolitisation par l'argument du moins pire.

On apprend, par textos, qu'une petite poignée de rageux FN-attisants quadrille la ville pour passer ses nerfs. Ils sont signalés au fur et à mesure, pour prévenir les gens de pas trainer seuls, puis on perd leur trace vers le hangard à bananes. Comme souvent, on n'ébruite pas trop la chose pour ne pas leur donner plus d'importance qu'ils ont, mais radio Cayenne fait quand même passer l'alerte : comme pour les flics, on sait que la soirée va être en mode vengeance pour certains faFs-faNs...

Hélas... Entre minuit et une heure et demi au niveaux de l'arret de tram Du Chaffault, deux jeunes se font agresser. Hyper violemment. Si vous le souhaitez, et en supportez la lecture, vous pouvez retrouver l'appel à témoin de la soeur de l'un publié dès le lendemain ainsi que le témoignage de l'autre jeune agressé. Depuis le premier a été mis dans un coma artificiel. La médecine lui a donné UN AN d'Interuption Temporaire de Travail pour tenter de récupérer. Mais les inquiétudes sont grandes quand à sa capacité à reparler ou remarcher un jour... On esayera de mettre des nouvelles en commentaire, en veillant avant tout à respecter le rythme et la volonté de ses proches. Soutien total.


Sur les agressions fascisantes à Nantes.


Pour l'instant personne ne connait l'identité des agressseurs de la nuit du 7 au 8 mai 2017. Cependant, la question qu'ils ont posé à l'un des deux jeunes avant de le frapper, à savoir s'il était "militant antifa" ne laisse pas trop de place au doute sur l'origine politique du geste. Mais plutôt que broder sur de l'incertitude il convient plutôt de rapeler le contexte géo-politique du coin.

Ces dernières années, ces derniers mois particulièrement, les antifascistes et autres groupes politisés de Nantes ont mené la vie dure au FN. Pas seulement un barage, mais bien un baricadage ! A force de tags sur sa permanence frimeuse le long du Quai de Versailles, celle-ci a déménagé dans un coin beaucoup plus discret (comme le MEDEF d'ailleurs!) Une fois la nouvelle permanence débusquée, elle a reçu un message clair et fort par les «Groupes Unifiés Déménageurs» :     

  • extrait: "Qui fait passer la loi "Travaille!", qui couvre les policiers violeurs, tue des manifestants et tabasse des paysans ? Qui fait le jeu du FN ? Dans  la nuit de dimanche à lundi nous avons donc rendu visite simultanément  aux deux permanences nouvellements ouvertes dans le département.
    Ne trouvant pas la décoration à notre goût nous avons jugé sympathique  de repeindre les murs, nettoyer le sol et arranger certains tableaux de  mauvais goût. Les canapés ne passant pas par la porte nous avons  malheureusement dû briser carreaux et fenêtres. Nous espérons que les  permanents FN de Varades ne tiendront pas rigueur de la vivacité du  déménagement. Et bien qu'écologistes nous n'avons pas refermé les  robinets à leur place. On n'apprend que par l'erreur.
    Ce premier déménagement est offert, pas de facture de notre part ! Les suivants coûteront chers."


Pas plus que le FN n'a réussi à s'implanter, malgré toutes ses tentatives pitoyables, sur la lutte de de Notre-Dame-des-Landes. Que ce soit par les urnes ou par la rue, le grand-ouest rejette ce parti de haine qui surfe sur la désespérance pour vendre la guerre sociale par l'écrassement des minorités.

Au plus fort de la campagne présidentielle, c'est toutes ces composantes, actives dans la lutte contre la montée du FN, et leurs soutiens proches, qui se sont retrouvées pour une manifestation à Nantes (hyper réprimée par les flics, sans grande surprise). Celle-ci a rassemblé plus de monde que leur "Grand Meeeting du Grand Ouest", serieusement perturbé, lui, par des interventions multiples et ludiques ! Le FN et ses promoteurs décomplexés osent parler d'agressions : pensez donc, des tags et des cars recouverts de peinture, des slogans rapelant les fondements racistes de leur politique et quelques pneux incendiés, quelle violence ! Elleux qui passent leur temps à proférer des messages de haine, particulièrement sur les réseaux sociaux où iels prennent la confiance à force d'impunité, il semblerait qu'iels aient un petit coeur sensible dès qu'on leur crie "BOUH! On ne veut pas de vous!"

Ainsi donc les nazionaux-frontistes se plaignent d'agressions quand il s'agit de leur résister. Mais quand il s'agit de parler des désormais trop fréquentes rixes provoquées par une dizaine de membres du GUD (Groupe Union Défense) ou autre groupuscule qui "protége" régulièrement leurs sauteries, y'a plus personne. Parce que oui, même si jusqu'à présent le choix avait été fait côté antifas de plutôt ne pas relayer publiquement de ces agressions pour ne pas leur faire de publicité, leur récurance ces derniers mois commençait à inquiéter, particulièrement pour les migrant-e-s. Et le processus est le même que celui décrit pour E. et son pote: des mecs qui tombent à plusieurs sur une ou deux cibles isolées, et frappent pour le plaisir, avec une sauvagerie faisant penser à un besoin de dose addictive de sang et de haine pour se calmer. Les moyens sont aussi les mêmes: barres de fer, tessons de bouteilles... Doit-on rappeler que le principe de l'escalade, dans le cas du rapport violent au sang, est toujours dramatique ?

Le grand paradoxe nantais, quand même, c'est que si le FN ne parvient pas à s'implanter, on le doit à toutes les actions fortes et leurs explications politiques non moins déterminées de celleux qui sont pourtant décriés par la bourgeoisie nantaise : des antifas aux zadistes, des manifestant-e-s "radicalisé-e-s" aux tagueur-euse-s inspiré-e-s. Parce que ce n'est clairement pas une Mairie et une Nécropole qui expulsent à tour de bras, particulièrement les squat de migrant-e-s, qui tolère l'arrestation de mineurs étrangers isolés sans même en parler du bout des lèvres le lendemain lors de la Réception Officielle de "l'Encyclopédie des Migrants" ...

//pause: oui, même avec du recul c'est encore hallucinant d'écrire ça mais c'est l'exacte réalité nantaise// 

Nantes est devenue une mégalopole schizophrène où des politicien-ne-s qui font du green-washing à tour de bras tout en soutenant le projet d'aéroport écocide de Notre-Dame-des-Landes, qui pronent la tolérence et l'accueil des exilé-e-s dans leurs salons rutilants des dorures du commerce triangulaire ou qui reçoivent Angela Davis sur leur Mémorial de l'abolition de l'esclavage, cercueil de béton, sans entendre sa phrase limpide et lapidaire : "Le sors réservé aux migrants aujourd'hui est un crime contre l'humanité..." 

Autant dire que dans ce confusionisme politique, fait de bienséance "humaniste" mélangée aux pires compromis avec le fascisant capitalisme, heureusement que des personnes se "radicalisent", c'est a dire reviennent aux fondements politiques, parfois transmis par un grand-père resistant ou une arrière-grand-mère gréviste : le fascisme se nourrit du capitalisme et inversement. Et combattre l'un sans combattre le second ne sert à rien, pire quand le second endort, permettant l'arrivée du premier. 


Rappelons aussi l'enquête approfondie de Bretagne Info au sujet de la [Suspension de deux gardiens de prison membres d’Adsav suite à des saluts nazis :

  • extrait: "Pour le coup, on voit bien que les soi-disant revendications bretonnes d’Adsav sont factices, puisqu'il s’agissait de réunions bien françaises et bien avant tout d’extrême-droite ! Et leur présence dans les manifestations pour l'unité de la Bretagne sous ce nom ou celui de leurs nombreux cache-sexes Jeune Bretagne, Bloc Identitaire, et plus récemment Yaouankiz Breizh ou Stourm (qui regroupe des militants du GUD Bretagne et de l'Action Française) est à combattre et à rejeter au même titre que celle du Front National. Les associations progressistes du mouvement breton telles que Bretagne Réunie doivent le comprendre et prendre leurs dispositions pour que ce genre d'événements dramatiques ne se reproduisent pas."



Difficile de conclure cet article en proposant pas vraiment de solution, si ce n'est :   

- partout, sans relache, militer et agir contre l'implantation du FN et toute manifestation de ses excroissances, pas moins dans la rue que dans le virtuel...    

- à chaque fois, intervenir contre l'infiltration de ses idées, particulièrement quand elles sont recyclées chez les politicien-ne-s "normaux" sous prétexte de faire "barrage" au FN: NON la lepénisation ambiante n'a rien de normal.    

- être vigilent-e-s sur les traces qu'on laisse, partout: des maniaques nostalgiques passent leur temps à ratisser tout ce qu'iels trouvent, photos, videos, textes, pour faire des dossiers croisés et précis. Ce qui mène parfois à des drames comme à Marseille récemment...    

- même si "tout le monde est sur facebook", encore plus de monde le déteste et face à la proffusion des pages / groupes, il devient compliqué d'y trouver des infos; le plus efficace est souvent un message type "ALERTE #Nantes #antifa" sur twitter (réseau aussi capitaliste mais moins possessif) et, mieux encore, les chaines de texto, particulièrement avec des applis anonymisantes...    

- on se permet de signaler qu'il est aussi possible de publier une brêve anonyme depuis son smartphone sur indymedia, et pour garantir l'anonymat de sa connexion, Orbot avec Orfox font l'affaire. On vous renvoie au petit guide automedias qu'on a réalisé pour en savoir un peu plus. Il sera prochainement complété par des points spécifiques comme la sécurité, l'image, ... 

 

+ Complément : 


Le Groupe anarchiste des Bons-Enfants a fait passer ce message qu'on libère de facebook: La montée de l'extrême-droite ne se trouve pas que dans les urnes : une constante banalisation des violences fascistes.

Des groupes d'extrême-droite tentent toujours plus de s'installer à Nantes. A plusieurs reprises, des bars et des personnes ont été attaqués ces derniers temps au cours de différents événements organisées par ces groupuscules, d'une conférence de Breizh-info (contre laquelle avait été déployée une importante manifestation antifasciste) en passant par les réunions publiques du Groupe Union Défense, organisation ouvertement fasciste et violente. Tout cela sans compter les agressions de sympathisant.e.s et camarades entourant rassemblements ou manifestations organisées par le milieu nantais, les agressions de migrant.e.s, attaques de squat à coup de Molotov ou tag racistes et croix celtiques fleurissant régulièrement près de lieux militants. 
 

"J’arrivais en vélo et là ils m’ont demandé si j’étais militant antifa. Je ne leur ai rien répondu et alors ils m’ont frappé à coup de barre de fer et de bouteille en verre." La presse locale n'en parle pas dans ces termes alors que l'Ouest-Eclair titre l'agression en première page, sans faire mention du caractère fasciste et politique de l'agression, qui reste selon eux "mystérieuse". (1) Pourquoi en parler à demi-mot ?

Il faut le réaffirmer plus que jamais : éliminons la vermine fasciste qui violente ouvertement toute personne n'entrant pas dans le cadre étroit de leur pensée réactionnaire, homosexuel.le.s, personnes non-blanches, migrant.e.s, militant.e.s, etc.

 Cette agression arrive alors que nous découvrons au même moment qu'un camarade, Hervé Rybarczyk, décédé en 2011 à Lille, aurait été assassiné par des identitaires. (2) Les mêmes groupes qui auraient fourni en armes les fanatiques de Daesh ayant commis les attentats de l'Hyper-Cacher...

L'urgence devient vitale : après que des centaines de milliers de personnes ont fait barrage à l'extrême-droite dans les urnes, il est temps de faire barrage dans la rue. Et de mettre hors d'état de nuire ces déchets de l'humanité et ce système qui les nourrit et leur permet d'exister. 

Soutiens inconditionnels à toutes les victimes du fascisme.  

Pas de fascistes dans nos quartiers,  

Pas de quartiers pour les fascistes ! 

 

  1. ) : l'article en question est réservé aux abonné.e.s ou peut être retrouvée dans le numéro d'aujourd'hui, 10 mai. http://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/nantes-44000/mysterieuse-et-violente-agression-de-deux-ados-4980353 
  2. ) : https://luttennord.wordpress.com/2017/05/04/urgent-assassinat-de-notre-camarade-herve-rybarczyk-par-les-identitaires-rassemblement-vendredi-12-a-19h/

Commentaire(s)

> un sourire

Lu ailleurs, par l'un des deux jeunes agressés :
"Cool Erwan , a retrouvé sa parole ce jeudi soir nous nous somme très content"

> Tentative d'homicide à Nantes, la marque de l'extrême droite ?

Dimanche 7 mai,entre minuit et une heure du matin. Erwan et Steven, deux jeunes de 18 et 16 ans rentrent chez eux en vélo. Quelques heures plus tôt, ils passaient la soirée électorale dans le centre ville et participaient à la manif contre Macron.

Dans la grande montée qui longe la ligne de tramway, au niveau de l'arrêt Du Chaffault, Steven perd de vue son ami, qui roule plus vite que lui. Il est soudainement assailli par 4 hommes, cachés sur le bas côté, qui le mettent à terre et le frappent à coup de poings et lui cassent une bouteille sur la tête. Les agresseurs sont mis en fuite par les passagers d'un véhicule qui passe par là. Quelques mètres plus haut, c'est Erwan qui gît inanimé. Il vient d'être passé à tabac par la même bande quelques secondes plus tôt, à coups de matraque télescopique après avoir été gazé. Laissé pour mort, il est très gravement blessé. Fractures au crane et au visage, cou endommagé. Les coups ont été d'une violence inouïe, et visaient exclusivement la tête. [Attention, photos choquantes : http://www.revolutionpermanente.fr/IMG/arton8023.jpg] Il s'agit d'une tentative de meurtre. Erwan est placé en coma artificiel, et se voit notifier 1 an d'ITT minimum. Nous avons pris le temps d'enquêter plutôt que de nous précipiter sans recul sur ce drame. Contrairement à la police et à la presse, qui évoquent un « fait divers » et une « mystérieuse agression », nous avons écouté attentivement plusieurs protagonistes de cette affaire. Des éléments solides, concordants et objectifs orientent vers la piste d'un crime politique. Que s'est-il passé dimanche 7 mai à Nantes ?

1- Du côté des victimes, nous ne disposons pour l'instant que du témoignage de Steven. S'il n'a pas pu identifier clairement ses agresseurs, il est formel : juste avant de le frapper, ses assaillants lui ont demandé s'il est « antifa », c'est à dire antifasciste. Les quatre agresseurs, des hommes, sont très jeunes, autour de 20 ans.

2- Les deux copains revenaient d'une soirée de manifestation dans le centre ville. Aux abords du défilé, un groupe de militants d'extrême droite avec des gants et des casques avait été aperçu à plusieurs reprises, puis mis en fuite plus tard dans la soirée. Il est plus que probable que ces militants d'extrême droite, venus pour en découdre, aient repéré certains manifestants pour les attaquer une fois isolés.

3- Aucun vol n'est à signaler. Ni vélo. Ni téléphone portable. Ni argent. Le motif n'est donc pas crapuleux. Il s'agit d'une agression ciblée sur deux jeunes hommes isolés, avec la volonté de tuer. Agression gratuite ou vengeance politique un soir d'élection après une manifestation ?

4- Le mode opératoire porte incontestablement l'empreinte de l'extrême droite. Coups de matraque, de bouteilles, gaz lacrymogène. Cette attaque ressemble en tous points à l'agression de militants antifascistes commis par les clients du Giggs, bar fréquenté par l'extrême droite, au mois de février dernier. Nous avons recensé d'autres faits du même ordre, avec un mode opératoire identique, ces derniers mois à Nantes contre des individus isolés.

5-Notons enfin que la police, pourtant présente massivement ce soir là pour réprimer la manifestation, ne s'est pas déplacée sur les lieux de l'agression pour récolter des indices. Il semblerait que quelques tags en manifestation soient plus importants pour les enquêteurs que la vie de deux adolescents.

Ceci étant posé, nous n'affirmons rien avec certitude, même si une coïncidence aussi énorme est très peu probable. Nous ne disposons pas des moyens logistiques de surveillance de l’État.

Une chose est sure : Nantes et l'Ouest sont des terres hostiles au racisme. Le FN y fait les scores les plus faibles de France, et les manifestations contre le parti de Marine Le Pen ont été les plus massives. A contrario, l'extrême droite est très réduite, mais aussi active et violente. A Nantes elle compte autour d'une dizaine de membres, parfaitement identifiés, qui agissent ensemble, fréquentent les mêmes lieux, s’entraînent aux sports de combat, et font des apparitions communes. Ces membres ont attaqué à plusieurs reprise les manifestations contre la « loi travail » en avril 2016, ainsi que des soirées organisées par Nuit Debout. Des cocktails molotovs ont été envoyés sur un squat de migrants en septembre 2015. Un centre d’accueil pour les réfugiés était la cible de tirs à balles réelles en octobre dernier à Saint Brévin. Pourtant, ces groupuscules n'ont jamais été inquiétés d'aucune manière.

Solidarité avec Erwan, Steven et leurs proches !

Face à l'impunité, l'autodéfense est nécessaire.

> Non au fascisme

Les fachos ont de moins en moins peur sur Nantes. Ils ont ainsi tagué une nouvelle fois leurs slogans haineux et nauséabons aux abords du B17 et pour la première fois dedans. Et là ces signé.

> A propos du Giggs

Hello,

A propos du pub le Gigg's, voir une de leur publication ici :
https://www.facebook.com/giggsirishpub/?hc_ref=NEWSFEED&fref=nf

Serait-il possible d'en savoir plus sur ce lieu "fréquenté par des fascistes" ?
C'est un bar que je fréquente sans y avoir jamais croisé de fachos, ou alors ils se planquaient bien à ce moment là...Est-ce donc récurrent (et donc, Est-ce que la bar serait complice ?) ou Est-ce que c'était occasionnel...?

> réponse à questionnement

Je comprends tout à fait que, n'ayant jamais vu de groupes d'extrême droite au Giggs, tu te dises que c'est étrange. Je ne connais que très peu ce bar, je ne peux donc apporter une réponse qu'incomplète. Il y a environ 2 ans, le gérant du Giggs avait quand même embauché un serveur avec une rune d'odale tatouée sur l'avant bras; c'est un symbole clairement nazi. Un jour où il y avait eu une altercation non loin du Giggs (désolé-e pour le peu de précisions, mais ce commentaire pouvant être lu de tout le monde, il est inutile de s'amuser à raconter le moindre détail), j'ai clairement vu des mes yeux tout un groupe de mecs (surtout) à la terrasse du Giggs qui hurlaient des trucs du genre "sale antifa de merde" et autres sympathies. J'étais choqué-e.
C'est pas du tout la première fois qu'on groupe de fachos est au Giggs. Et je parle de fachos assumés, qui tiennent des propos sans ambiguité. Pour donner un autre, exemple: un soir, des fafs s'étaient manifestés en centre ville. Ils étaient casqués et cagoulés, pour certains munis de gants cockés. Peut-être aussi avaient-ils des bâtons ou des bars de fer ou des matraques téléscopiques, mais comme mes souvenirs là-dessus sont assez flous, je préfère ne pas m'avancer. Quelle ne fut pas ma surprise quand ce même groupe de personnes est allé...au Giggs, toujours avec des casques, cagoules et gants. Au calme.
Breizh info a aussi fait la pub du Giggs, mais sur le plan culinaire.
Ce n'est pas du tout nouveau que les fachos fréquentent les pubs, ça peut paraître étrange mais c'est comme ça.
Voilà un bout de réponse.

> ALors on va veiller

Ok, merci pour ces précisions. Pour ma part, je n'y connais que les barman.maid irlandais.e.s fort sympathiques, mais j'ouvrirai l'oeil lors de mes prochains passages (quitte à en discuter avec elleux).
Ce ne serait ni la première, ni la dernière fois en effet, qu'un pub serve d'accueil aux fachos...

> Sur l'article de NR

« Une chose est sure : Nantes et l'Ouest sont des terres hostiles au racisme. »
Ah ouais ? Vous devriez regarder de plus près les résultats électoraux dans les communes rurales.
Et dans les quartiers rupins de Nantes, les scores du FN sont bas… C'est qu'ici les racistes votent Fillon !