Ni peste ni choléra boycott !!!

Mis a jour : le mardi 2 mai 2017 à 14:19

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Nous ne sommes plus dans les années 1930 où la bourgeoisie avait besoin du fascisme et du nazisme pour briser le mouvement révolutionnaire… qui n’existe quasiment plus aujourd’hui.

Nous ne sommes plus en 2002 où nous étions haïs pour oser refuser de céder aux sirènes antifascistes nous intimant à voter Chirac ! Nous n’étions pas nombreux alors à refuser ce front antifasciste.

En 2017, sur le plan économique, Le Pen est un problème pour … les patrons qui d’ailleurs ne s’en cachent même pas ! Par contre, le capital et la bourgeoisie ont davantage besoin d’un Macron qui va encore aller plus loin dans l’ubérisation des emplois, la casse du droit du travail et la liquidation des acquis de nos luttes !

Nous ne céderons pas aux sirènes républicaines ! Tous ceux et toutes celles qui se sont mobilisé-e-s contre la loi travail ne peuvent pas oublier que Macron veut aller encore plus loin dans « l’assouplissement » des règles du droit du travail pour satisfaire les appétits de la bourgeoisie.

Une réponse à cette mascarade électorale, qui nous fait gerber, a été ébauchée. Pour la première fois, une initiative a été menée la veille d’un 1er tour d’une élection présidentielle où une manifestation regroupant plusieurs milliers de personnes de tous les secteurs en luttes, des métiers du travail social aux livreurs à vélo en passant par des appels syndicaux de structures de base, a eu lieu à Paris. C’était un « premier tour social à notre sauce » qui en appelle un deuxième et plus encore.

Contre le futur président Macron de notre République bananière, nous n’aurons pas d’autres choix de participer activement à la naissance de mouvements sociaux remettant en cause les fondements mêmes de ce système capitaliste.

Quant aux idées de Le Pen, dont la dynastie fait partie de la bourgeoisie qui pue le rance, coller sur sa gueule des croix gammées ne sert à rien. Cela fait 30 ans que cela se pratique et pourtant le FN monte… Des électeurs/trices se trompent de révolte et rejoignent les beaufs racistes, sexistes, homophobes, … nostalgiques du temps des colonies qui ont toujours existé dans la France profonde.

Face à ces phénomènes, nous n’avons pas d’autres choix que de développer des combats de classe tout en accueillant les réfugiés, ici et maintenant. Nous appelons également avec détermination à soutenir en masse le mouvement antinucléaire à BURE qui est menacé ces jours même d’une expulsion par l’ANDRA et ses forces armées pour imposer son projet mortifère de poubelle nucléaire !

NI PATRIE, NI PATRONS NI LE PEN, NI MACRON

Commentaire(s)

> Un tissu de calembredaines !

« Nous ne sommes plus dans les années 1930 où la bourgeoisie avait besoin du fascisme et du nazisme pour briser le mouvement révolutionnaire… qui n’existe quasiment plus aujourd’hui. »

Ah bon ? Il y avait un mouvement révolutionnaire dans les années 30 ? Où ça exactement ?

En Allemagne, en Russie, en Finlande, en Hongrie, en Chine, en Italie, c'est dans la décennie précédente que la Social-démocratie et le Stalinisme ont éliminé les révolutionnaires. Il n'y a eu aucun besoin du Fascisme pour le faire ! C'est même l'inverse : sans cet écrasement, jamais le Fascisme n'aurait pu s'imposer ! Il n'est que de se souvenir des tentatives piteuses de Kornilov en 1917 et de Kapp en 1920 pour comprendre ce que signifie un coup d'Etat militaire quand la classe ouvrière est capable de se mobilier contre !

La bourgeoisie, c'est aussi les Social-patriotes et les Staliniens ! Evitez de l'oublier quand vous défilez avec eux, MM. de l'OCL…

C'est même parce qu'il n'y a aucune adhésion à la Gauche de la part de la classe ouvrière que la classe ouvrière aujourd'hui garde toutes ses potentialités révolutionnaires… Et ce n'est pas parce que les révolutionnaires sont effectivement un tout petit noyau qu'ils ne comptent pas : il vaut mieux se méfier des conceptions staliniennes de la lutte de classe…

> Le vide politique abyssal du CCI

Les ayatollahs de la pureté idéologique qui sont contre TOUT le monde mais qui ne font JAMAIS rien, se devaient de marquer leur présence là où ils n’ont rien à dire, comme d’habitude.

On remarquera qu’avec leur confusionnisme habituel ils s’attaquent prioritairement aux abstentionnistes plutôt qu’aux politiques, de la même manière que leur raison d’être est de s’attaquer aux antiracistes plutôt qu’aux racistes, aux anti-impérialistes plutôt qu’aux impérialistes, aux antifascistes plutôt qu’aux fascistes.

Le CCI a bien mérité sa médaille de valet de l’Empire !

> NI LE PEN, NI MACRON, NI CCI : BOYCOTT !

Les éditeurs de la mouvance libertaire se réunissent à Paris pendant le week-end du premier tour.

Ce week-end, à l’espace des Blancs-Manteaux, à Paris, s’ouvre la 8ème édition du Salon du Livre Libertaire. Cette fête de l’esprit est organisée par la librairie parisienne Publico. Pendant ces deux jours, quelque 80 éditeurs plus ou moins affiliés à la mouvance anarchiste sont là: Libertalia, qui a republié l’œuvre engagée de Jack London (1), l’Echappée ou Les Editions libertaires, maison en prise constante avec l’actualité sociale. Sans oublier Le Chien rouge, L’Altiplano, Ab Irato, Spartacus, Chant d’orties, Courant alternatif, Le Fondeur de briques, La Nef des fous, les Editions de l’usine, Place d’arme.

Par hasard, ce rassemblement survient peu après la diffusion par Arte de «Ni dieu ni maître, une histoire de l’anarchisme», documentaire de Tancrède Ramonet, dont le succès d’audience prouve qu’au delà de l’effroi que le mot «anarchiste» provoque chez certains, chacun sait bien, au fond, que les esprits les plus enragés sont pour beaucoup dans 150 ans d’avancées sociales.

Que le Salon s’ouvre le week-end du premier tour des élections est fortuit. Quelques uns veulent y voir la marque de la défiance fondatrice des libertaires à l‘égard du vote, selon un positionnement continûment réaffirmé au fil des ans. Deux raisons à cela. D’une part, l’opposition à la délégation de pouvoir, cette supercherie ainsi résumable: «Donnez vos voix, fermez vos gueules». D’autre part, le fait que les élus ne sont ni révocables ni redevables de leurs engagements – du moins pour l’instant.

« On sait que certains votent »

On peut tout de même imaginer que le rejet des urnes par ces réfractaires évolue à l’occasion de cette élection très particulière. L’essor du Front National va-t-il bousculer l’habitus libertaire? «Dans l’histoire récente, certains membres du mouvement ont voté, notamment Chirac contre Le Pen, nous dit, depuis Lausanne, Marianne Enckell, du CIRA (Centre de recherche anarchiste). Mais je crois que les votantes et votants s’en sont un peu mordus les doigts ensuite.»

En 2005 aussi, à l’occasion du référendum sur la Constitution européenne, on a vu des anarchistes dans l’isoloir, pressés de dire non aux éditorialistes en campagne pour le Oui. Mais chacun était porté par un choix individuel. L’idée de consigne est un contresens chez les anarchistes. C’est ce que nous a expliqué Frédéric Siméon, représentant syndical, au fond de l’impasse fleurie et forcément pavée qui abrite la Confédération Nationale du Travail (CNT) dans le 20e arrondissement parisien.

Ce «syndicat de combat» a pour emblème un chat noir électrisé, lequel a une fois de plus servi de figure protestataire lors de la campagne d’affichage contre la loi El Khomri. «On ne donne pas de consigne de vote même si on sait que certains votent, dit-il. Mais il n’y a rien à attendre, quel que soit le candidat élu. A moins que les gens prennent les choses en main dès le lendemain de l’élection. Tant qu’on courbera l’échine, on n’obtiendra rien. Rien ne viendra jamais d’en haut.»

« Voter est abdiquer »

Avec son petit nombre de militants (autour de 4000), la Confédération Nationale du Travail, créée en 1946 par des syndicalistes espagnols et des idéalistes français formés sous la Résistance, continue de diffuser sa philosophie anarcho-syndicaliste et son rêve d’autogestion pour tous, tout en instruisant les nouvelles générations sur l’histoire longue de la grève générale, ses vertus, son bilan. (Les éditions de la CNT seront bien sûr présentes au Salon.)

Fréderic Siméon rappelle que sans le peuple et les blocages d’usine, Léon Blum ne serait pas ce superhéros de l’épopée sociale. Que ce sont bien les gens, avec leur couchage sous les chaînes de montage et leur joie révolutionnaire, qui ont conduit aux accords de Grenelle. Il ne dit pas que les patrons suppliaient Blum pour que les gars retournent vite à l’usine. Mais pas loin. On trouvera cette histoire sur le stand des éditions Agone dans l’ouvrage de Daniel Guérin, «Front populaire, révolution manquée». (Manquée car le mouvement ouvrier avait la main et tout s’est arrêté subitement.)

Aussi on ne s’étonnera pas de croiser au Salon quelques abstentionnistes fameux, ayant par le passé porté publiquement leurs arguments. Les écrits d’Elisée Reclus, géographe et communard, sont sur le stand du Sextant, chez Tops H. Trinquier, chez Noir et Rouge. En 1885, il écrivit ceci à son ami Jean Grave:

« Voter est abdiquer ; nommer un ou plusieurs maîtres pour une période courte ou longue, c‘est renoncer à sa propre souveraineté. Qu’il devienne monarque absolu, prince constitutionnel, ou simplement mandataire, même d’une petite part de royauté, le candidat que vous portez au trône sera votre supérieur. Vous nommez des hommes qui seront au dessus des lois puisqu’ils se chargent de les rédiger et que leur mission est de vous faire obéir».

http://lesmoutonsenrages.fr/2017/04/23/au-salon-du-livre-anarchiste-la-presidentielle-ninteresse-personne/

> Assez de digressions pour pourrir l'article

Ni Macron, Ni Le Pen

Depuis hier soir, j’entends qu’il faut aller voter Macron au deuxième tour, qu’il faut faire barrage au FN. N’ayant voté pour aucun des 4 premiers candidats au premier tour, je ne peux me résoudre à donner ma voix au candidat d’En Marche, et ce malgré la dangerosité que représente son adversaire.

D’ailleurs tous ces appels me laissent indifférente. J’aimerai bien leur demander à ces démocrates, où est-ce qu’ils étaient au mois de mars, quand nous étions à peine plus de 1000 manifestants sous la pluie à demander le retrait de Fillon et Le Pen, place de la République, à Paris.

Où étaient-ils également ces démocrates quand il s’agissait de contrer au quotidien les idées rances du FN ? Quand il s’agissait de défendre le droit des réfugiés, le droit à l’habitat digne pour tous, dénoncer le racisme, lors des maraudes, lorsque des associations sans aucuns moyens continuaient de se battre malgré les obstacles et l’indifférence rencontrés?

Je ne voterai pas Macron, parce que je refuse de porter au pouvoir le résultat de la passivité citoyenne française. Non merci le Front Républicain. Mon vote sera blanc au second tour. Par refus de cette mascarade que l’on nous impose. De cette inertie citoyenne qui me rend terriblement en colère aujourd’hui.

Nous en sommes arrivés à un point où pratiquement 15 millions de français ont fait le choix de voter pour François Fillon et Marine Le Pen au premier tour de l’élection, et ce malgré toutes les affaires, malgré toutes les horreurs débitées, toute la haine vomie à l’encontre des assistés, vous savez, ceux qui frôlent l’indécence lorsqu’ils demandent une réévaluation du SMIC lors de mouvement sociaux.

Je ne voterai pas non plus Macron, malgré les nombreux appels culpabilisants, ceux qui veulent et me rendront responsables en cas de victoire Frontiste. Mais alors, vous les démocrates, où-étiez-vous toutes ces années, quand sur le terrain nous avions besoin d’aide, quand tous nos appels sont restés sans retour ?

Je ne voterai pas Macron parce que le capitalisme sauvage et l’affaiblissement du pauvre ne font pas partie de mes convictions profondes. Je ne voterai pas Macron, parce que je refuse de glorifier le travail, je refuse une société qui nous offre comme simple modèle d’épanouissement le travail, sans prendre en compte la souffrance physique et morale que cette activité peut exercer chez nombre d’entre nous.

Je ne voterai pas Macron parce que c’est aussi ouvrir les portes du pouvoir à des multinationales comme Nestlé, qui vendent du cancer en boîte à des millions de consommateurs, qui paupérisent leurs salariés et détruisent notre planète.

Malgré toute l’aversion que j’ai pour le FN, je n’irai pas voter contre. Marre de subir des politiques qui nous mènent vers l’austérité. Marre de ces politiques répressives à l’encontre des sans-dents. Marre de voir les 1% les plus riches s’engraisser toujours plus quand des gens meurent encore de froid, marre de devoir faire encore plus d’efforts quand je vois nos politiques se goinfrer d’argent public.

Marre de ce misérabilisme, de ce populisme, de ce défaitisme, de cette facilité que nous avons de nous accuser mutuellement, lorsque nous continuons de porter au pouvoir les vrais coupables, lorsque nous continuons de consommer de la plus mauvaise des façons.

Nous devrions être dans la rue à cet instant présent. Mais rien ne se passe. Marine affronte Emmanuel. Les sondeurs se félicitent. Ils avaient vu juste. Et voilà que l’on me dit que je suis inconsciente de ne pas voter au deuxième tour.

A la différence de 2002, nous étions tous prévenu du danger FN, mais rien n’a été fait pour le contrer.

Parce que la démocratie ne se vit pas seulement une fois tous les 5 ans dans l’isoloir, parce qu’elle se vit au quotidien, qu’elle demande à chacun d’entre nous d’être vigilant, de se soulever dès que nécessaire, de s’insurger face à l’inacceptable, de ne jamais se résigner. La démocratie, pour qu’elle vive et qu’elle soit riche, pour qu’elle offre à chacun l’égalité des chances, ne doit pas se vivre dans l’urgence.

AGNÈS DRUEL

https://blogs.mediapart.fr/agnes-druel/blog/240417/ni-macron-ni-le-pen

> passage des commentaires en modération à priori

des commentaires utilisant des racourcis (une accusation en un mot n'est pas une explication), du confusionisme, de la delation, des reglements de comptes et autres biais qui nous font perdre du temps et de l'énergie ont été invisibilisés.
et du coup l'article passe en modération à priori, ce qui générallement prouve, par l'absence de commentaires par la suite, quel est le vrai but de la pluârt de celleux qui ont pourri l'article : juste troller.
Aller troller ailleurs, par exemple les sites des fachos, y'a de quoi faire, merci, plutôt que pourrir la vie des modos de indymedia nantes avec vos gueguerres intestines.