Retour à l'Anormal

Mis a jour : le mercredi 19 avril 2017 à 16:13

Mot-clefs: Resistances / culture election(s) art
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C'est gratuit et ça mange pas de pain ! Merci de faire circuler, il n'y a rien à voir tout à entendre !

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Pochette de l'album "Retour à l'Anormal"

Le Colibri Nécrophile présente un album apolitique* en libre diffusion** sortit dans l'urgence en 1968 à moins que ce ne soit 1871... par l'obscure groupe d'electro anarcho punk bruitiste : la 6ème République.
Que vous ayez l'intention de ne pas voter... ou pas. N'ayez crainte les textes experimental o libertaires qui disent tout sur l'avenir du système non représentatif de captation du pouvoir par une élite de professionnels sans coeur... et sans cerveaux... mais avec beaucoup de réseaux... ne risquent pas de vous faire changer d'opinion, ce n'est qu'un peu de non musique contre de vrais pourris.

Merci de faire circuler, n'hésite pas à commenter les paroles, toutes critiques sont les bienvenues pour un prochain album moins à l'arrache.

* aNTIpoliticiens
** Gratuit (La culture libre ayant été assassinée par l'addiction des consommateurs aux produits commerciaux son langage est tombé en désuétude...)
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I. LE PROGRES
Il court, il court, le Progrès... Il est passé par ici... Il repassera par là.


II. ALLO PAPA CHARLIE BOBO.

Allo... Papa ? Charlie Bobo !!!

Est-ce que la liberté est une blague ?
Est-ce que l'égalité est une blague ?

J'ai perdu tous ceux que j'aimais...

Ainsi les nations sont des blagues qui tuent !
Ainsi les religions sont des blagues qui tuent !

Allo... Papa ? Charlie Bobo !!!

Je vous entends très bien.

Ainsi les idoles sont des blagues qui tuent !
Ainsi les guerres sont des blagues qui tuent !

Allo... Papa ? Charlie Bobo !!!

Ainsi vont, vont les petite marionnettes,
se dirigent bien dans le mur,
deux petits tours et puis s'en vont ?

Est-ce que l'hypocrisie de nos maîtres est une blague ?

Allo... Papa ? Charlie Bobo !!!

Le rôle de l'État est de détruire la fraternité en cloisonnant la société.
Le rôle de l'État est d'interdire la liberté en conditionnant la population.
Le rôle de l'État est d'empêcher l'égalité en hiérarchisant la société.

Allo... Papa ? Charlie Bobo !!!


III. ÉLECTIONS PIÈGE A CONS.

Derrière l'écran,
­le monstre aux milles têtes masquées agite son cornet de dés pipés.

Tu sais, tu sais que si tu joues encore,
tu va terminer comme toujours,
roulé dans la farine,
tondu jusqu'au sang,
abusé en long, en large...

Le capitalisme n'est là que pour te plumer.

Se repaître sans fin de ton dur labeur.

Un siphon, ainsi font les grands, les puissants mettent des gants pour nous servir la même recette de réalisme politique. La crise pour toi, l'abondance pour eux.
Il était une fois, un drôle d'État, voué tout entier, à servir la puissante oligarchie.
Bien appliqué, à piller, toute une nation. Bien appliqué, à dépouiller, toute la population.
Bien appliqué, à avoir ta peau, si tu n'obéis pas, à la loi du plus fort.

Si tu ne prends pas partit pour leur camp, tu seras leur ennemi.

La résilience aux crochets de l'actualité est délicate.

Si tu gardes ton énergie pour de vrais projets, tu seras conspué.

Les réseaux sociaux servent la cause de leurs hérauts.

Si tu refuses de participer au carnaval, on te jettera l'opprobre, tu seras leur bouc émissaire.

La résistance au chantage est difficile.

Te prends pas la tête, à faire semblant de choisir, entre les tissus de mensonges,
à tenter de lever les voiles, sur le labyrinthe des illusions, du temple de la consommation.
Ce ne sont pas des programmes politiques, juste des publicités non contractuelles,
la société est gangrenée de la tête aux pieds.

Elle est morte ta belle patrie.

Tu ne peux plus la sauver.

Le monstre hybride qui la remplacé est une hydre zombie,
sans la moindre éthique,
sans la moindre émotion,
sans la moindre humanité,
développée dans les laboratoires des agences de com.

Tu ne l'entends pas, baver, en louchant sur ta pomme :
Cerveau, cerveau, il me faut du temps de cerveau...

Ce n'est pas elle qui va te sauver !

C'est une arme de destruction massive, de casse social,
dévouée à la politique de la terre brûlée,
et qui pratique l'acculture sur brûlis.

A terme, elle n'a d'autre fin, que de mettre fin à la vie sur terre.

Il faut payer les fruits mis en boite, il faut payer l'eau en bouteille,
il faudrait même payer l'air, si c'était possible.

Et si tu ne peux plus payer, elle te laissera crever,
comme les migrants des pays qu'elle a déjà ravagé.

Ne te berce pas d'illusion,
les élections, ne mènent à rien d'autre, que plus de profit pour les nantis,
rideaux de fumée, pour la moisson sanglante de l'oligarchie.

Il est temps de prendre le maquis, de cultiver nos singularités.
Il est temps de se préparer à la désobéissance civile.
Il est temps que chaque cellule refuse le cancer multinationaliste.

Il est temps de sonner la fin de la partie, des 1% qui jouent avec nos vies.


IV. ATTENTION A LA MARCHE.

Attention à la marche !

Je sens monter la haine...
Je sens venir la chute...
Du mur des lamentations.

Rien ne sert de pleurer les victimes de la barbarie,
si le commerce des armes fleuri.

Attention à la marche, quand s'immoleront les sans soleil.

Fleuri comme jamais...
Comme j'aimerais éteindre l'incendie...
Mais mes larmes coulent sur l'écran.
Je me fais du mauvais sang...
sans pouvoir tel Cassandre,
empêcher le cataclysme,
la catharsis nécessaire.

Attention à la marche, quand les sans dent crèveront la faim.

La poussée d'Archimède inversement proportionnelle à la pression exercée...

Par l'ascension de la pyramide des aveuglés par l'avidité.

Initiation à la corruption en bande organisée.

Tous les réseaux d'influences sont de connivence.

Toutes les mafias dansent la ronde, main dans la main, autour de la nation en flamme.

On remonte le temps à l'envers.

Les médias sonnent, à un rythme d'enfer, les cloches de la curie...
sous les hourras du peuple en liesse...
La société du spectacle à encore de beaux restes !

Attention à la marche, quand flottera sur les eaux de la seine le souvenir des suicidés.

L'armée de ceux qu'on croyait morts marchera sur l'Élysée.

Je sens trembler la terre...
Je sens gronder sa colère !
De tant d'inhumanité...
Révoltée jusqu'à perdre la raison,
se laissée submerger par l'émotion.

Attention à la marche !

Je sens monter la haine...
Je sens venir la chute...
Du mur des privilèges.

 

V. LE POINT DU NON RETOUR.

Au point du non retour à la normale...
Il y a un trou noir béant à présent.

Comme tous les enfants des Bérus,
j'ai grandis avec un seuil critique,
de tolérance à la haine.

Explosion du populisme dans le terreau de la médiocratie.
Sinistre plante totalitaire, terriblement invasive, en passe de prendre le pouvoir.
Peut-être que demain, on n'entendra plus le canard enchaîné, il aura rejoint dans la fosse commune,
le coq bâillonné, le rouge gorge étranglé et la chauve souris crucifiée.

Retour vers le futur dont on se serait passé.

Un sale cauchemar qui nous tient à la gorge.
Asphyxie, anémie, atrophie...
Comme des mouches qui tournent autour de l'État décomposé...
Avant que la liberté ne s'évanouisse...
Comme des mouches savantes qui feront leur petit numéro de pondaison,
dès qu'elle sera dans le coma.

J'aimerais savoir comment arrêter le temps, avant d'atteindre le point de non retour,
quand la peur et la haine, comme deux agents chimiques, s'excitant dans une bombe, déclenchent...

la guerre civile...

ou rien...

La tolérance à l'intolérable est devenue la norme.
Banalisation à l'extrême des discours extrémistes.

Retour programmé des vautours, sur cet immense charnier.
Ciel d'encre couvert d'ailes d'affamés.
Avides de nos vies.
L'hexagone est l'autel,
où l'on sacrifie nos libertés,
où l'on immole la fraternité,
où l'on trahit les luttes passées.

Que restera t-il demain ?

- L'exil de nos esprits, migrant dans le néant,
abandonnant nos corps esclaves, à leur triste sort.

- Ou le peuple apatride, le peuple apolitique, le peuple anarchique,
mettra t-il enfin un point sur le « i » de la marine et de tous les politiciens corrompus,
pour signifier la fin de l'oppression...
La fin de la récréation pour les réseaux d'influences...
La fin du joug de l'oligarchie...
La fin de la partie du jeu des partis.

 

VI. UNE GRAINE DANS LA COMBINE DU SYSTÈME.

La combine du système, c'est de nous rendre triste à mourir.
Nous désespérer, comme on assassine les rêves,
avec l'implacable stérilité du réalisme.

Insoumis à leur lois.
Indignés par la corruption.
Rebelles aux normes.
Maquisards décroissants.
Déserteurs du pouvoir.
Anonymes sans ego.
Anarchistes aux grands cœurs.

Ouvrons toutes nos cages !
L'humanité est notre rêve !
Agissons pour la liberté et nous retrouverons confiance en un avenir meilleur.
Libérons le langage.
Remplaçons la compétition par le partage.
Osons risquer de nous tromper pour apprendre à mieux vivre ensemble.

Créer c'est résister.
Attentat artistique contre l'état terroriste.
Vaincre nos peurs par le rire.

Retrouver l'esprit sauvage.
Espérer à en perdre la raison.
Vouloir chanter cette utopie que nous chanterons nos enfants.

Les émotions sont la source de notre liberté...
Être sans entrave avec notre empathie pour seul juge.

Réapprendre à parler vrai comme un enfant infini...
Immanent, qui se manifeste au présent.
Agnostique et nihiliste, je ne crois en rien,
mais j'ai foi en l'humanité, quand elle s'éveille,
quand elle ne fait pas semblant d'être connectée,
emprisonnée derrière son écran.

Les armées des puissants pourront marcher sur nous,
les hommes meurent, mais l'idéal leur survit,
nous sommes une graine dans la combine du système.

Nous sommes une graine dans la combine du système.

Nous sommes une graine dans la combine du système.


VII. Cadavre Indécis Mais Sidéral.

La folle feulait, tandis que nos corps, s'aidant à sombrer, ensemble, dans l'oubli de la nuit,
laissaient en arrière goût, une impression de déjà vu, comme un refrain qu'on ne peut plus que murmurer.

La bouche en pleures, les dents parties en poussières, sous les coups dans le miroir du visage,
myriades de traces qui restent indélébiles sur la mémoire.

Mélodies tragiques qui t'accompagnent dans la folie.

Tu ne sais où aller, mais ton corps lui connaît par cœur le chemin.
Il va calmer la souffrance, trouver la paix, lover dans la terre.
En retraite, profondément blottit dans le silence, tu attends de renaître.

On se déprimera dans la joie,
avec des échos lointains de rire.

On écrira de maussades complaintes fraternelles,
la misère est le lit où se tourmentent nos vies.

L'age ne nous rend pas plus sages,
on résiste comme on peut à l'obsolescence programmée,
c'est à dire incandescent, jusqu'au firmament,
phénix aux ailes de feu,
éternel débutant devant l'éternité.
Une journée chérit comme une vie.
Les croûtes sont des écailles que ne connaissent pas les mutants,
nous n'avons rien à garder,
de plus précieux que la folie,
le vrai défit c'est la survie.

On reprendra encore des fragments de rêves,
hors des hébétudes de nos illustres aïeux.

On culbutera les impossibles, le nez blindé de poudre insecticide,
métissage incertain, d'antagonismes forcenés.

A faire des contorsions mélodramatiques, pour faire remonter à la surface, les cadavres.

On se réchauffera en brûlant les corps meurtris,
de l'holocauste des cœurs brisés.

Alors c'est l'heure du grand déballage, derrière le mur de la séparation,
la joie de n'être que soit, chaque jour de cette vie,
qui continue comme une galaxie en expansion.

On fera palpiter la langue morte dans nos palais,
avec des électrodes allégories,
pour que toi ! tu t'imagines !
roi ! poète ! ressuscité ! créateur du verbe !
Alors que tu n'es qu'un interprète,
utilisé, usé, jusqu'à la corde.
Alors que je ne suis qu'un interprète,
et que nous sommes tous, tous, un peu perdus
dans nos mémoires.

Marqué au fer rouge dans le cœur, par la connaissance du bonheur,
de « je dois » à « je vais », je mettrais ma main à couper, que cela peut tout changer,
un rêve commence quand il est partagé.

Libre échange de turpitude sentimentale.

Apprentis sorcier repentit cherche terre vierge pour expier à jamais sa souffrance.

La 6ème République, Franche-Comté, fRance, Fin Avril 2017

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