Un courriel de la « Brigade juive » menace des militants BDS

Mis a jour : le jeudi 16 mars 2017 à 17:03

Mot-clefs: Racisme Répression Resistances antifascisme
Lieux:

Un certain nombre de militants de la solidarité avec la Palestine ont reçu un courriel de menaces de la part d’un groupe se faisant appeler la « Brigade juive ».

Toute personne recevant ce courriel ou un courriel similaire ne devrait cliquer sur aucun des liens qu’il contient et ne devrait ouvrir aucune pièce jointe.

Ces courriels peuvent contenir un « malware » – un programme malintentionné utilisé pour nuire à des usagers de PC et compromettre des réseaux.

Ils devraient renseigner aux autorités locales tout ce qu’ils perçoivent comme une menace.

Le courriel commence par les mots en français « Cher boycotteur ».

Il dit ensuite en anglais : « We have are [sic] a very particular set of skills, skills We [sic] have acquired over a very long career. Skills that make us a nightmare for people like you. » (En français : « Nous disposons d’un savoir-faire particulièrement étendu que nous avons acquis au cours d’une très longue carrière. Un savoir-faire qui fait de nous un cauchemar pour des gens comme vous. »

Il conclut : « Bref, vous, les boycotteurs, devriez comprendre que, désormais, nous allons vous ratiboiser l’un après l’autre, un groupe après l’autre, une association après l’autre. »

Le courriel contient un lien vers un site Internet de la « Brigade juive », un groupe juif extrémiste qui prétend défendre Israël et les communautés juives. Le site Internet se propose également de « dénoncer » les militants du mouvement de boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) pour leurs activités prétendument scélérates.

Le nom du groupe, en fait, est une référence à la « Brigade juive » qui a combattu en compagnie des forces britanniques durant la Seconde Guerre mondiale et qui, en tant que composante du mouvement sioniste, a contribué à coloniser la Palestine.

Sur sa page Facebook, la « Brigade juive » prétend avoir envoyé son courriel à plus de 8 000 adresses.

Le groupe prétend aussi que sa violente menace de « ratiboiser » les militants est « utilisée au sens figuré ».

Ce harcèlement se déclenche au moment où le gouvernement israélien vient d’accroître ses propres menaces et intimidations contre les militants.

Étant donné le long passé de violence des groupes juifs d’extrême droite, cette menace manifeste doit être prise au sérieux.

The Electronic Intifada s’est vu adresser nombre de rapports indépendants concernant le courriel reçu par des militants en Europe, dont certains en ont fait état aux autorités sur base qu’il constitue une menace de violence.

Les groupes extrémistes anti-palestiniens en France ont eux aussi un passé chargé dans le recours à des attaques sur Internet contre leurs cibles.

Gregory Chelli, l’ancien hacktiviste (hacker) de la Ligue de la défense juive (LDJ), connu sous le pseudonyme d’Ulcan, avait lancé, dit-on, une cyber-attaque contre le site Internet de Rue89 après que le journaliste français Benoît Le Corre avait rédigé un portrait très critique à son égard.

Ulcan est également connu pour avoir été impliqué dans diverses attaques malveillantes visant des militants BDS en France, dont l’une aurait peut-être même précipité le décès du père de Le Corre.

Recourez à une sécurité efficace

Militants, journalistes et autres devraient prioritairement en en permanence recourir à une sécurité efficace, en ligne.

Voici quelques ressources :

Online self-defense advice (Conseils d’autodéfense en ligne) de l’Electronic Frontier Foundation.

Digital Security Helpline (Ligne d’aide de sécurité digitale) est une ressource destinée à la société civile dans le monde entier et on peut la télécharger gratuitement.

https://bdsf34.wordpress.com/2016/06/19/un-courriel-de-la-brigade-juive-menace-des-militants-bds/

Commentaire(s)

> Agir face aux menaces des fascistes pro-israéliens

L’Association France Palestine Solidarité (AFPS) vient d’être une nouvelle fois l’objet d’attaques et de menaces graves de la part d’un groupuscule se proclamant « Brigade juive ». Ces menaces ont été notamment relayées par les sites de la Ligue de Défense Juive (LDJ) et de Coolamnews, site qui se vante de la mise à sa disposition de moyens de l’armée israélienne.

Après un « ultimatum » sommant l’AFPS d’annoncer sur son site qu’elle mettrait fin à ses actions Boycott, Désinvestissement, Sanctions (BDS), les adresses et téléphones personnels des membres de la direction de l’AFPS ont été divulgués. Cela a aussitôt été suivi de menaces téléphoniques d’agressions physiques extrêmement violentes contre de nombreux responsables de notre association, allant jusqu’à des menaces de mort ou de viol, et l’usurpation de numéros de téléphone.

En février 2016, le gouvernement israélien annonçait, sans aucune pudeur, qu’il allait mobiliser des moyens considérables pour décrédibiliser ou réduire au silence les personnes qui, partout dans le monde, dénoncent sa politique. Ces officines aux méthodes fascistes n’en sont que les relais.

Nous sommes en fait face à une nouvelle manifestation de cette ingérence permanente de l’Etat d’Israël dans les affaires françaises que nous avons dénoncée dans un récent communiqué.

A ce stade, en dépit de nombreux dépôts de plaintes et demandes d’intervention, il n’y a eu aucune réaction des autorités françaises, sauf des réponses de pure forme du ministère de l’intérieur renvoyant à l’autorité judiciaire.

Notons que Facebook a dû fermer la page de cette prétendue brigade.

Nous considérons que la responsabilité des autorités françaises est directement engagée. Leur inaction est interprétée comme un encouragement par des groupes violents comme la LDJ qu’elles ont laissé prospérer au lieu de les dissoudre. Leur choix, unique au monde, de criminaliser l’appel au boycott dans le seul cas de l’Etat d’Israël, les déclarations insupportables du Premier ministre de l’époque assimilant la critique de la politique de l’Etat d’Israël à l’antisémitisme, ont libéré la parole de fanatiques qui se croient à l’abri de nos lois.

De telles menaces ne nous détourneront pas du combat nécessaire pour la liberté d’expression, pour le droit et la justice, combat que nous continuerons à mener par tous les moyens pacifiques dont l’appel au Boycott, au Désinvestissement et aux Sanctions pour imposer le droit.

Face à l’ingérence insupportable de l’Etat d’Israël qui cherche à mobiliser de manière violente des citoyens français contre d’autres citoyens français, notre combat pour le droit et la justice, ouvert à toutes les personnes de conscience quelle que soit leur origine et leur culture, est aussi une puissante contribution au « vivre ensemble » dans notre pays.

Le Bureau national

http://www.france-palestine.org/Agir-face-aux-menaces-des-fascistes-pro-israeliens

> rien de bien nouveau

..... des embrouilles entre nationalistes (ou entre fascistes) .....

> Le fascisme sioniste à l'oeuvre

La direction de l’Université du Mirail et le gouvernement se plient aux exigences d’Israël

Daniel Lacroix, le Président de l’Université du Mirail (UT2J) a décidé d’interdire la tenue sur l’Université d’une conférence sur l’apartheid israélien dans le cadre de l’Israeli Apartheid Week (IAW). Cette échéance est pourtant organisée dans plusieurs dizaines d’universités à travers le monde. Le motif ? Le sujet serait trop polémique et la situation d’état d’urgence et le plan Vigipirate empêcheraient l’Université de risquer des débordements.

Si nous assumons le caractère tout à fait politique du soutien au peuple palestinien et de la lutte contre l’apartheid et la colonisation sionistes, nous refusons la censure comme conséquence de la politique d’état d’urgence permanent. Nous avons déjà maintes fois dénoncé le caractère anti-démocratique et même inutile de ce dispositif, qui sert plus à réprimer les mobilisations sociales et à maintenir l’ordre dans les quartiers populaires qu’à protéger la population d’une quelconque menace. L’interdiction est d’autant plus problématique que c’est un syndicat étudiant représentatif qui se voit interdire l’accès à une salle de l’Université. Du jamais vu !

C’est directement l’ambassadrice d’Israël qui a demandé l’interdiction des conférences de l’IAW sur les Universités. Sans surprise le gouvernement PS ne voit aucun inconvénient à relayer cette demande ! Ceci se produit au moment même où le gouvernement israélien, conforté par l’élection de Trump, multiplie les provocations en accélérant la colonisation, en faisant voter des lois discriminatoires, en portant atteinte aux libertés démocratiques en Israël même. C’est le gouvernement des colons et de l’extrême droite religieuse qui est ménagé ici. C’est un Etat qui ne respecte pas le droit international qui est présenté comme la seule démocratie du proche orient.

Face à la lâcheté des gouvernements, le peuple Palestinien doit pouvoir compter sur la mobilisation de la société civile partout dans le monde. C’est le sens de la campagne Boycott Désinvestissements Sanctions (BDS). C’est le développement international de cette campagne qu’Israël veut faire interdire

Pour faire entendre notre soutien nécessaire aux revendications du peuple palestinien et pour faire respecter les libertés démocratiques et syndicales, nous nous associons pleinement à la demande de maintien de la conférence et nous appelons à s’y rendre nombreuses et nombreux jeudi 9 mars à 12h30 à l’Université du Mirail (Amphi 9).

http://www.npa31.org/?La-direction-de-l-Universite-du-Mirail-et-le-gouvernement-se-plient-aux

Les fascistes et leurs soutiens en ont été pour leurs frais. La conférence a tout de même eu lieu en plein air (il faisait beau !) devant l’entrée principale de la fac, avec un plus grand nombre de gens que prévu. C’était raté pour les censeurs !

Le même jour, un débat devait avoir lieu à la Maison Blanche, un local associatif, sur le droit au retour des Palestiniens, par le même orateur. Naturellement, les sionistes ne pouvaient pas rester sans réagir à cette « provocation », et la Maison Blanche a reçu une lettre d’intimidation des Etudiants juifs de France qui se termine par cette injonction, sans rire :

« Je sollicite donc par la présente que vous annuliez la tenue de ce « débat » tant que?l’organisateur ne sera pas en mesure de démontrer qu’il a prévu l’intervention de personnes aptes à apporter une contradiction aux intervenants potentiels, tout en?assurant leur sécurité et la sérénité des débats. Il en va de votre responsabilité intellectuelle et de la sécurité de nos concitoyens. »

Sans déconner ?

Demanderait-on à un débat sur la condition des noirs aux USA d’inviter un représentant du KKK ?

Exigerions-nous de l’auteur d’un film sur la condition des déportés dans les camps d’extermination d’exposer les états d’âme des nazis ?

Déplorons-nous que Picasso ne se soit pas expliqué devant les généraux franquistes à propos de Guernica ?

Allons-nous exiger sous peine d’annulation que tous les événements à la gloire du régime israélien de l’Espace du judaïsme aient lieu en présence de représentants de la campagne BDS (et sous protection) ?

Il va sans dire que les organisateurs ont passé outre les prétentions des fachos, mais se pose le problème de l’inféodation de plus en plus grande de l’appareil d’Etat français aux officines sionistes officielles ou officieuses : ambassade, CRIF, UEJF, LDJ, médias pro-israéliens…

> Encore un échec pour les soutiens de l'Etat raciste

Relaxe confirmée pour Jean-Claude Lefort, Président d’Honneur de l’AFPS !

Déclaration

Attaqué devant les tribunaux par les associations « France-Israël » et « Avocats sans frontières » pour provocation à la discrimination à raison de l’origine nationale, en l’occurrence Israël, le Tribunal correctionnel de Créteil avait, le 3 juin 2016, relaxé Jean-Claude Lefort. C’était sans compter sur le Parquet et les Parties civiles qui ont cru devoir faire appel de cette décision. L’affaire a été replaidée le 11 janvier 2017 devant la Cour d’appel de Paris devant laquelle a comparu Jean-Claude Lefort, défendu par son avocat Maître Bérenger Tourné. La Cour d’appel de Paris vient, ce 15 mars, de confirmer sa relaxe pure et simple. Elle inflige ainsi un cinglant camouflet aux parties poursuivantes dont l’acharnement est demeuré vain.

Taoufiq TAHANI,

Président de l’Association France Palestine Solidarité (AFPS),

Paris, le 16 Mars 2017.