Communiqué du snes

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SNES

Publié le : 29 juillet 2004

Budget 2005 pour le second degré : fillon pire encore
que ferry ?

Le ministère de l'Education et Matignon viennent ces
derniers jours de distiller aux médias quelques
informations sur la préparation du Budget 2005. Il
s'agit manifestement d'accréditer l'idée que François
Fillon, en s'appuyant sur la priorité à l'Education
évoquée par le Président de la République le 14
juillet, se serait sorti à son avantage de la
négociation menée avec le Ministère des Finances.
L'examen attentif des données chiffrées avancées par
les mêmes sources, même si elles ne sont pas toutes
confirmées officiellement, montre que la réalité
risque d'être bien différente : le ministère de
l'Education a bien dû céder aux injonctions de Bercy.
Le budget préparé par F. Fillon sera bien pire que les
budgets de son prédécesseur, L. Ferry, notamment en ce
qui concerne le second degré. Il apparaît en effet que
ce seront 5000 postes budgétaires qui seront supprimés
dans les lycées et collèges à la rentrée 2005. Il faut
y ajouter la suppression de 2 000 emplois considérés
par l'administration comme des « surnombres » mais qui
correspondent à des enseignants effectivement présents
devant les élèves. Le ministre va invoquer une fois de
plus la baisse démographique qui touche le second
degré. Mais les 7 000 emplois supprimés représentent
plus du double de ce qu'il pourra justifier à ce titre
! Il en résultera à la rentrée 2005 une nouvelle
réduction de l'offre de formation, notamment dans les
enseignements technologiques et professionnels. Cela
annonce aussi une loi d'orientation qui pourrait bien
n'être, au bout du compte, qu'une mise en forme d'une
réduction structurelle de l'offre de formation. Le
Snes rappelle par ailleurs ses très vives
préoccupations par rapport aux concours de recrutement
(aucune information n'est donnée sur la création
indispensable d'emplois de stagiaires) et par rapport
aux emplois d'encadrement éducatif pour lesquels il
semble se confirmer que les fins de contrats d'aides
éducateurs ne seront compensées qu'à la hauteur d'un
sur deux. Le Snes appelle d'ores et déjà les
personnels à se réunir en AG dès les premiers jours de
la rentrée et donne un premier rendez-vous au ministre
le 8 septembre avec des rassemblements organisés
devant les Inspections Académiques et les Rectorats.