Sam. 18 fév. à La Turballe: soutien aux camarades en lutte à Bure

Mis a jour : le dimanche 19 février 2017 à 21:25

Mot-clefs: Ecologie Resistances nucléaire
Lieux: Bure la-turballe

En résonnance à l'appel à action contre l’ANDRA et en soutien aux occupant-es du bois Lejuc à Bure s'est déroulé un rassemblement sur la plage de La Turballe ce samedi 18 février à l'appel notamment de comité locaux contre le projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes (Guérande, Sud Vilaine, Pays de Retz, Saint Nazaire)

 

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Un centre d'enfouissement a été simulé par une bonne cinquantaine de personnes, quelques futs radioactifs ont été enterré sur la plage, l'occasion d'échanger avec les passant-e-s nombreux-ses en cette période de vancances, surpris du soutien ici mais bien réceptif à la problématique du nucléaire !
Rassemblement ici car un peu jalou que tout doivent partir en en Meuse, surtout que sur la presqu'île on a notre part : sur certains secteur la radioactivité est bien supérieure aux chiffres officiels, parfois jusqu'à 3000 fois au dessus des doses habituellement admise, dû à des remblais effectués à partir de stériles radioactifs issus d’anciennes mines d’uranium.

L'intercomité se positionne :

   pour l'arrêt total des centrales nucléaires

   pour le développement rapide et immédiat des alternatives en énergie renouvelable

   pour le maintien des déchets sur site tant que les conditions de retraitement ne seront pas fiables scientifiquement

PS: On pouvait lire à proximité sur les murs de la plage quelques vieux tags bien sympathiques comme "zad partout" "44 bzh" ou "ARB".
On notera les Justice pour Théo à chaque passage des guignols de la gendarmerie (resté à distance tout le long du rassemblement)
Une pensée pour le solitaire qui est parti en prison y'a quelques semaines après s'en être pris à quelques vitrines du Leclerc, du Mac Do et a foutu le feu à la station Total : http://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/saint-nazaire-44600/l-auteur-des-degradations-en-presqu-ile-condamne-un-de-prison-4773771

Un article sur l'action: http://www.presquilegazette.net/presquilegazette-net-pages/environnement/enfouissement-de-dechets-radioactifs-a-la-turballe.html

SOLIDARITE avec les interpellé-e-s et les blessé-e-s hier à Bure : http://vmc.camp/2017/02/18/fil-info-18-fevrier/

Ci-dessous un des tracts distribué aux passant-e-s / tract fortement repris du collectif la graine : https://lagraine.noblogs.org/post/2016/08/17/tract-aout-2016-bure/

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La Lutte ANTI CIGEO a commencé il y a 23 ans, en 1993, lorsque Bure, petite commune située à la frontière entre la Meuse et la Haute Marne, a été désignée comme le site d’implantation du projet CIGEO : « Centre Industriel de stockage Géologique » des déchets hautement radioactifs à durée de vie longue et produits par l’ensemble des installations nucléaires actuelles.

Cette décision* fut prise sans consultation des populations concernées mais par un tour de passe-passe : en se présentant comme un simple laboratoire, l’ANDRA a pu s’implanter sans que suffisamment de gens ne se sentent menacés par ses travaux qui, loin d’être limités à la simple recherche comme ce qu’elle prétendait, formaient en fait la première phase pilote industrielle du projet !

Aujourd’hui, 15km2 sont annexés entre 4 villages meusiens à faible densité démographique (raison pour lesquelles ils furent choisi) : Bure, Ribeaucourt, Bonnet, et Mandres ; pour y construire d’énormes infrastructures et 300 km de galeries.

Or sceller entièrement CIGEO, sans réelle surveillance et pour des millions d’années, créera immanquablement une source de contamination radioactive qui touchera les riverains, mais aussi les habitants de tout un bassin de vie s’étendant sur plusieurs régions. N’oublions pas les conséquences que Tchernobyl continue d’avoir sur nous à l’heure
actuelle ! Aujourd’hui, nous sommes encore en danger et les générations futures encore bien davantage : le comportement de déchets radioactifs stockés à 500 m sous terre ne peut être prédit ; de nombreux risques sont à prévoir et demeurent sans solution : lorsque les conteneurs se dégraderont, la radioactivité remontera inéluctablement à la surface ; si l’aération en arrive à faire défaut, il y aura risque d’explosion d’hydrogène qui serait d’autant plus grave que certains déchets sont bitumineux ; les transports nucléaires à haut risque seront de l’ordre de 2 arrivées ferroviaires par semaine avec de multiples trafics d’acheminement sur les centres,…

Refuser de participer à la lutte c’est donc accepter de se mettre en danger, mais aussi se rendre responsable du sort des générations futures : les plus grandes victimes de ce projet puisqu’elles seront dans l’impossibilité de le contrer.

En ce moment des militants d’un peu partout affluent et veulent redynamiser le territoire, car ils ont appris au travers de la lutte contre CIGEO à aimer la Meuse et donc à vouloir d’autant plus la défendre. Soyons optimistes et demeurons solidaires face à un projet mortifère et à la violence de l’Etat qui le soutient. Choisissions la vie, préservons là, et animons nos villages plutôt que de les laisser se faire irradier !

NON A L'ACCAPAREMENT DES TERRES, DES SOUS-SOLS, DES NAPPES PHREATIQUES ET DES FORETS QUE L'ANDRA VEUT DETRUIRE!

*Il faut aussi savoir que si l’ANDRA a choisi de s’afficher au départ comme un simple laboratoire, ce n’est pas par simple mesure de précaution : mais c’est parce-qu’ayant d’abord tenté de s’implanter ailleurs en France elle avait avoué aux populations locales son véritable but -celui de devenir un centre de déchets radioactifs- et s’était alors heurtée aux refus amplement manifestés des populations locales. Dès lors, en choisissant Bure pour sa faible densité et en omettant la raison de sa venue, l’ANDRA a réussi à s’y implanter .

Pour toute information, n’hésitez-pas à contacter l’adresse mail : vmc(at)riseup.net,
ou à visiter les sites suivants : vmc.camp ; burezonelibre.noblogs.org