Surfer sur les vaguelettes de la beauferie anarcho identitaire ?

Mis a jour : le lundi 9 janvier 2017 à 23:12

Mot-clefs: Guerre Archives Racisme Répression Resistances contrôle social / -ismes en tout genres (anarch-fémin…) précarité antifascisme quartiers populaires immigration sans-papieres frontieres exclusion chômage
Lieux: / babtou discordia mille

Depuis les attentats, on voit déferler un « retour » de la haine raciale la plus décomplexé caché sous les apparats de la beauferie et de la bonne morale : liberté d'expression, défense de la culture moderne, rejet de la barbarie. Depuis des années un virage intellectuel s’opérait son paroxysme rdy cette nouvelle manière d’être un raciste respectable, un raciste qui rejette l’obscurantisme et le communautarisme des autres. PS, LR et FN défendent en effet la laïcité et les valeurs universelles contre les ténèbres. Mélenchon se déclare ouvertement « islamophobe ». Bref la mode est au racisme et on n’hésite plus à se mettre au goût du jour même dans des milieux ou jusque là c'était plutôt mal vu…  Rien d’étonnant à ce que cette vague pénètre l'extrême-gauche et les milieux anarchistes et autonomes.  Bien heureusement, cette vague reste presque anecdotique, même si le peu de surfers quel charrie restent tous assez affligeant

 

 

Malditos-medium
malditos salvajes

Racisme anarcho gauchiste : panorama d’un micro-monde burlesque

Au départ curiosité presque risible ce courant aussi étonnant que marginal tente aujourd’hui d’exister. Déjà des intellectuels de supermarché pseudo libertaires comme Onfray ou Michéa ont servi de caution nanar au racisme mainstream. Il y a bien sûr des franchouillards à la FA qui dès le « bal tragique cher Charlie » s’étaient mis du coté des tirailleurs xénophobes armés de crayon, au garde-à-vous, en vociférant à qui voulait l'entendre leur soutien sans faille. On voit aussi des groupes paillards de la CGA (le groupe Albert Camu, ca ne s’invente pas) qui prennent le même revers. Ils ont décidé de créer l'Organisation Anarchiste l’OA est désormais l'organisation officielle des nanarchistes islamophobes et qui s’assument comme tel. C'est donc dans cette atmosphère d’apéro saucisson pinard que nos explorateurs des théories farfelues entendent se lancer dans l'ultime croisade.

Mais, bien que moins nombreux, les plus braillards et de loin les plus amusants, se sont les fantaisistes qui prétende émerger de  « l’autonomie radicale » : non fides, discordia, vostanite, garap et racialisateur go home, Ravage édition, Des ruines...  les plus téméraire, la posture de la radicalité verbale leur servent de démarcation presque aristocratique. Même si ils multiplient les publications et les coquille vide pour se donner les apparats d’être autre chose qu’un microcosme groupusculaire, personne n’est dupe… ils sont 4 pelés à se ronger l’os nerveusement.

On pourrait évoquer les cautions intellectuel de la démarche tel que les dépouilles du situationnisme tendance réactionnaire chiant, le florilège de blog culturalo-libertaire ou autres « écrivains libertaire » à la réputation sulfureuse.  Tous aiment à se rouler dans la haine ethnocentriste dés qu’ils peuvent en avoir l’occasion. L’audience des ces zigotos a été démultiplié depuis qu’ils ont su s’adonner au populisme le plus immonde…

Mais qu'est ce qu'il leur a pris ? Comment ces micro-sectes qui jusque la n’avait que la réputation d’apathiques asociaux ou d’arrivistes basique ont pu dériver vers le populisme ? La misanthropie constituait le minimum de la panoplie des anarcho-tristes et autres gaucho-chiants (bien au delà de ce petit groupe malheureusement) mais le nouveau style verse maintenant dans le populisme crasse. On espère que la mode va tourner et qu’on verra les singes savants et leurs perroquets adopter de nouveau déguisements moins nauséabonds. Comment peuvent t’ils distorsionner une pensée anarchiste ou communiste plutôt connu pour son ouverture aux autres en une arme de xénophobie ? Il fallait  en effets des argumentaire solide à leur saillis littéraire abondante.

•         Etre contre l’islamophobie c’est soutenir l’Islam des ayatollahs des frères musulmans et du CCIF, la culturalisassions du débat politique, c’est faire le jeu du « retour du religieux » et de son obscurantisme, c’est encourager Daesh. C’est se faire l’ennemi des communistes et anarchistes ou autres critiques vis-à-vis de l’islam dans des pays de culture musulmane. C’est une hérésie a l’orthodoxie athéiste a la quelle il faut croire…

•         Entre contre le racisme c’est reconnaitre l’existence des races, c’est être « racialiste » c est soutenir le PIR, c’est abandonner la lutte de classe au profit d’une posture victimaire et acritique qui n’existe pas en vrai car les races n’existe pas… C’est être l’idiot utile de SOS racisme. C’est abandonner la critique de l’exploitation au profit de la critique intégrationniste de la discrimination, c’est sombrer dans l’essentialisme des heures les plus sombres.

•         Etre contre l’impérialisme c’est soutenir les Khmer Rouge, Poutine et Bokassa c’est abandonner la lutte de classe au profit d’une posture victimaire et a critique du « colonisé » qui n’existe pas en vrai car l’impérialisme n’existe pas… la division internationale du travail non plus… C’est soutenir les états, les partis et les chefs de guerre du tiers monde.

L’auto organisation / autonomie des prolétaires immigrés doit elle être, selon eux, encadré par des civilisateurs anarcho-gauchiste sans origine ni identité car universels. Cette posture ne reflète en réalité que leur propre « ethnocentrisme qui s’ignore » sous les apparats de « l’universalisme abstrait ».  Ils défendent, en somme, l’identité universelle du progrès conquérant. Leur seule « critique », leur unique différence d’avec la pensée dominante ce serait que les frontières et catégories des états, cultures ou religions divisent la sacro-sainte humanité universelle. Des modernistes de gauche qui en somme apparaissent comme l'appendice libertaire d’un racisme larvé et somme toute banal.

PS : Les milieu anarchistes , autonomes ( et bien sur les milieux gauchistes et la gauche du capital par extension) serait selon nos détracteurs, remplis de pro religieux, d’ identitaristes, de communautaristes et de « racialistes » (il faudrait se méfier tout particulièrement des « racialistes » noirs et arabes comme des anarcho gauchiste qui les soutiendrait… ) Il est évident que la nature obsessionnelle de l’accusation les pousse à combattre des fantômes qui n’existe que dans leur tète. Ils sont inquiets, font des scandales dans des squats, des réunions ou des fêtes, obséder par le moyen de provoquer un conflit, de dépister et de condamner… Ils font des procès en sorcellerie a toutes et tous. C est une inquisition sans les moyens de l’être… En s’attaquant à tout le milieu autonome, ils ne s’y sont pas fait des amis. Le fait est que tout le monde déteste les anarcho-identitaires. Bien sur, personne ne participe a leurs débats « ouvert », a leur tentative de « médiation » par peur d être assimilé a eux voir même d’apparaitre comme trop complaisant. En somme ils se brouillent tout les jours un peu plus avec le peu de gens qui les considèrent autrement que comme de simple raciste à éviter.

de lâches anonymes, loups solitaires en plein processus de radicalisation 

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Commentaire(s)

> moderation

vu le trollage qui a commencé sur certaines des version publiées en doublon-triplon-quadruplon... à cause d'un bug du site, on passe les commentaires en modération à priori histoire d'éviter les rencoeurs vu que le texte passe en revue pas mal de fonctionnements / groupes qui ont spammé le site ces derniers mois.

> bon article

un article courageux et modéré, quoique parfois peu approfondi sur des questions pourtant décisives, qui se posent de façon urgente dans nos milieux.... un texte en tout cas qui tente de tempérer des tensions désolantes aujourd'hui, en proposant un début d'analyse qui donne à penser, au lieu de sombrer dans l'invective stérile... certains termes qui paraissent choquants ("anarcho-identitaires", etc.) auraient peut-être mérité d'être davantage explicités. Mais ces remarques ne s'appliquent que si ce texte cible certaines déviances circonscrites à l'intérieur de chaque groupuscule ici cité, déviances qui ne discréditent pas pour autant l'ensemble de ces milieux dans leur complexité... cette indétermination est un peu gênante dans cet article, et cela explique peut être pourquoi il a pu être mal reçu, ou sujet à polémiques (qui dérivent plus d'une situation affective tendue que d'un souci rigoureux d'autocritique conséquente).