(TON) DIEU EST MORT

Mis a jour : le vendredi 6 janvier 2017 à 04:11

Mot-clefs: Guerre contrôle social -ismes en tout genres (anarch-fémin…)
Lieux: la stratosphère

ni Dieu ni maître : retour aux sources.

 

Alors voilà, on voulait en parler, de la religion.

« T'es révolutionnaire (il paraît), t'es du milieu (il paraît), il paraît. Que ça veut rien dire.

Tu l'as bien faite ton éducation de déconstruit : tu rentres dans une organisation, tu te prend pour un totoïde, pourquoi pas. Intersectionnaliste ou anarchiste autoproclamé, camarade de canapé, enfumé par les brochures, enflammés par les trucs cassés.
Et puis un jour je parle avec toi, et tu me dis que toi aussi tu ne penses pas que du mal de la religion. Il y aurait un truc dans cette idée, qui ne serait pas mal, en dépit de siècle de lutte contre l'emprisonnement de nos être et nos pensées dans des camisoles de valeurs morales.
Un peu comme ce relent réactionnaire discuté dans nos bars glauques, qui s'éparpille dans la gauche non institutionnelle, dans nos groupuscules en ce moment : des militants, membres d'organisation, qui disent qu'il peuvent s'organiser avec des groupes religieux... c'est un cauchemard. » - coucouc'estmoi, un jour d'hiver, en pleine ébullition intellectuelle avec un autre individu devant un latte vegan.

C'est tout nécrosé. Si révolutionnaire nous serions, nous n'aurions qu'une envie, se battre contre toutes les religions, contre toute tentative de nous faire passer des trucs pour ''sacrés''. Il faut blasphémer, il faut pouvoir rire, à gorge déployée face à tout individu qui voudrais nous faire croire qu'on peut l'atteindre dans sa foi. Il faut, trouver absurde de s'associer à ceux qui voudraient une société fondée sur la connaissance et l'institution
Par exemple, soutenir Bouteldja, qui soutiens les frères musulmans, c'est trahir nos camarades athées qui se font péter les dents à quelques milliers de kilomètres parcequ'elles sont justement athées. Ne défendons pas des identités, soyons toujours internationalistes. Mais ce sera pour toutes les religions pareil bien sûr, on s'en tamponne le coquillard du nom qu'elle prend, même traitement pour les monothéistes les déistes et toutes leurs nuances. Admettre un retour de la foi, défendre dans l'histoire, les curetons rouges, relire sans cesse ce que serait une société pseudo communarde matinée d'égalité devant dieux, d'une mouvance mystique new age, c'est un non sens vomitif. Je ne veux pas savoir si c'était des gens biens les religieux et les croyants, si en fait, Marx était pas un peu pour les religions. J'ai pas besoin d'aucune justification pour savoir qu'un autonome ou un anar mon camarade, iell est athée
Il ne cède pas à la facilité de penser qu'il est élu parmi les autres pour prêcher la bonne parole.
Quand des personnes meurent à cause de leur religion ou se font taper pour ça, ce ne sont pas des croyants que je vois, mais des êtres humains. Je suis contre le fait qu'un humain en oppresse un autre, mais j'en ai rien à f***** savoir si ce dernier, la personne qui se fait martyriser, fait partie d'un club de tricot ou d'un club de lecture d'un-bouquin-tout-pérave-sur-l'histoire-d'un-type-illuminé qui-a-trouvé-la-bonne-morale-pendant-sa-sieste. On ne veut pas de communautarisme religieux, on veut juste l'humanité déployée, l'humain libre quelque soit son type son genre ses goûts et ses couleurs, sans limite versée au débat, sans aucun carcan ni bonnes manières.

Il n'y a pas de bonne ou de mauvaise religion. Il y a juste la religion, instrument dont le but unique est de désigner des élus, de désigner qui est bon ou mauvais, qui est méritant, qui mérite le pouvoir : Comment je dois manger, m'habiller, faire du sexe, penser la science. J'aime pas ça. Respecter quelqu'un, ce n'est pas le laisser nous imposer un tabou, celui de son identité religieuse. On doit pouvoir en parler et critiquer parce que justement, les libertaires, anar et autonomes de tout poils l'ont fait. Et nous le referons toujours. Et dans la solidarité, nous construisons un monde où Dieu est mort, pour le meilleur.

Prier ne nous sauvera pas de la vie. On aura toute la mort pour penser.
Alors en attendant on va se battre contre ceux qui voudraient ''nous faire croire''.
Nous vivrons libres, nous vivrons sans dieux, nous vivrons sans hiérarchie, c'est notre histoire révolutionnaire elle est athée, elle est vive et déterminée,
Ni dogme ni morale, ni amis imaginaires.

 

Commentaire(s)

> Point barre

"Y'en a pas un sur cent et pourtant ils existent"
Merci pour cet article.

> à lire

avant que les trolls islamophiles ne débarquent, MERCI

> (TON) RACISME EST TOUJOURS VIVANT

Libertaires et sans concessions contre l’islamophobie !

"Anarchistes, communistes libertaires, anarcho-syndicalistes, autonomes, artistes, organisés ou non-organisés, nous faisons part de notre condamnation totale de l’islamophobie sous toutes ses formes. Nous affirmons que l’islamophobie est une forme de racisme.

Nous avons le désagréable pressentiment, au regard de l’actualité, que l’islamophobie, comme un racisme respectable et vertueux, devient l’un des ressorts privilégiés de la gauche au pouvoir et de la gauche bien-pensante. Nous faisons le constat exaspérant que les thématiques progressistes comme le féminisme, la laïcité ou la liberté d'expression sont régulièrement invoqués pour le justifier. Le fait qu’en février, à peine passé à gauche, le Sénat ait voté une loi d’interdiction de certains emplois aux femmes voilées ne fait que confirmer nos craintes. Il en est de même quant aux comportements et discours néo-coloniaux et racistes du Parti de Gauche et des organisateurs du fameux débat sur « comment faire face au Front national » (sic) à la Fête de l'Humanité(1).

Les conséquences de l’islamophobie sont grandes pour celles et ceux qui la subissent : des lois liberticides votées ces dernières années jusqu’aux discriminations insidieuses, parfois flagrantes (par ex : les 4 animateurs de Gennevilliers suspendus car faisant le ramadan), sans parler des insultes et agressions diverses. Ces attaques racistes risquent fort de croître, et nous devons nous préparer à les combattre sans aucune ambiguïté.

En tant que libertaires nous réfutons et combattons tout raisonnement islamophobe porté au nom de l’idéologie libertaire et avons décidé de l’affirmer clairement par cet appel.

Parce que nous pensons qu’au sein du discours médiatique dominant, journalistique et politique, certains « philosophes », « dessinateurs » et « écrivains » surmédiatisés, comme Michel Onfray, Caroline Fourest ou l’équipe de Charlie Hebdo, participent de cette islamophobie ambiante et de sa propagation en se positionnant parfois comme libertaires, ou en agissant au nom de la tradition et de l’idéologie libertaire.

Parce que nous constatons que certains secteurs de « notre famille politique » sont imprégnés par l’idéologie islamophobe, et cela est insupportable. Cela se traduit au mieux par un désintérêt pour cette question (parfois par une condamnation certes claire de l’islamophobie mais couplée de moult rappels du combat primordial contre l’aliénation religieuse), au pire par le refus de reconnaitre l’islamophobie comme un racisme voire par le fait de s’affirmer islamophobe au nom d’un anticléricalisme primaire importé de contextes historiques différents, voire par des connivences et compromissions inacceptables, heureusement marginales mais pas assez vigoureusement condamnées. […]

https://nantes.indymedia.org/articles/27089

> Peut-on être islamophobe tout en se croyant antiraciste ?

"Augmentation des agressions et des discriminations, amalgames toujours plus fréquents entre islam, intégrismes et terrorismes, loi interdisant certaines pratiques religieuses… L’islamophobie est bien une réalité en France. Pire : « Pour beaucoup de gens, l’islamophobie est justifiée comme un combat nécessaire », y compris à gauche, expliquent les sociologues Marwan Mohammed et Abdellali Hajjat. Ils analysent la montée et les ressorts de cette islamophobie à la française, alors qu’ailleurs en Europe les mouvements antiracistes se mobilisent pour la combattre."

http://www.bastamag.net/Peut-on-etre-islamophobe-tout-en

> La question est mal posée

"Peut-on être islamophobe tout en se croyant antiraciste ?"

Il est bien évident que les islamophobes ne se croient pas antiracistes, ils font semblant pour trouver un alibi à leur racisme.

Sinon, ils ne feraient pas une exception pour l'islam alors qu'ils condamnent l'antisémitisme. Ça trompe de moins en moins de monde, heureusement.

"En dépit de son caractère massif et récurrent, l’islamophobie est faiblement combattue par les pouvoirs politiques et rarement dénoncée par ceux qui ont coutume de s’ériger en conscience morale.

Cela résulte en partie du fait que ce racisme se manifeste souvent « sous la forme d’actes de basse intensité » : le délit de faciès ou la discrimination à l’embauche, par exemple. Mais les politiques ne s’en tiennent pas à un silence complice. Depuis une dizaine d’années, ils ont fortement contribué à stigmatiser nos concitoyens musulmans. Une parole officielle a diffusé un venin dans toute la société. Il nous est donc apparu comme une évidence que Politis devait prendre part à la Journée internationale contre l’islamophobie du 13 décembre…"

http://www.politis.fr/articles/2014/12/lislamophobie-un-racisme-banalise-29315/

> Article en débat.

Article mis en débat. J'aurai bien aimé le valider parce qu'on manque cruellement d'articles laïques critiquant les dogmes religieux, mais une fois de plus il me semble que cela mélange foi et religion et surtout, que comme par hasard, cet article est surtout une charge ciblée dans le débat actuel qui secoue le mileu miltant : pour ou contre la possibilité de personnes racisées par leur couleur de peau et/ou leur foi de s'organiser entre elles contre les oppressions qu'elles subissent.
Et comme, évidemment, cela n'a pas manqué de déclancher une bataille de trolls, des commentaires ont été invisibilisés ainsi que leurs réponses et la possibilité de commenter passe en modération (ce qui n'empêche pas de commenter, mais curieusement à chaque fois qu'on applique cette soupape -sans jeu de mot- y'a plus personne qui commente !)

> aux modérateurs-trices

Reconnaître et soutenir la possibilité à des personnes racisées par leur couleur de peau et/ou leur foi de s'organiser entre elles n'est rien d'autre que promouvoir le clanisme, dans les faits voir le clanisme corse, écossais et autres .....
Cette option politique est plus proche du nationalisme que du communisme libertaire,il est pour le moins étonnant qu'un site ayant prétention a être le reflet des luttes et pratiques se revendiquant d'essence libertaire avoir cette posture.
Ni dieu,ni maître
Ni foi, ni lois
Ni famille,ni patrie

> Si, moi je veux bien essayer de commenter !

Il est bien évident que cet article est tout SAUF une critique sérieuse de la religion. C’est ni plus ni moins qu’un règlement de comptes des « anti-racialisateurs » contre leurs cibles habituelles. Les termes employés pour les désigner ne laisse aucun doute :

« Totoïde, Intersectionnaliste, anarchiste autoproclamé, s'organiser avec des groupes religieux, latte vegan, Bouteldja, curetons rouges, mouvance mystique new age, communautarisme religieux »… et « trolls islamophiles » dans les commentaires. C’est pas autre chose qu’une caricature des antiracistes, principalement des libertaires, qui luttent contre l’islamophobie et contre lesquels tout a été essayé ici, mais sans réussir à escamoter les buts véritables.

Peut-on être antireligieux sans être islamophobe ? Apparemment, certains veulent nous faire croire que non, mais ce n’est pas l’avis des libertaires antiracistes :

http://www.bboykonsian.com/Libertaires-et-sans-concessions-contre-l-islamophobie-_a2635.html