Répressions des anarchistes en République tchèque

Mis a jour : le dimanche 11 septembre 2016 à 13:47

Mot-clefs: Répression Resistances / prisons centres de rétention anti-repression antifenix tchèque
Lieux:

La longue vague des répressions du mouvement anarchiste en République tchèque qui a commencé en 2015 avec l'opération Fénix continue avec une nouvelle arrestation d'un camarade qui vivait en clandestinité pendant presque un an.

Voici quelques traductions de textes concernant la situation, les procès, les personnes en détention et leurs coordonnés pour des lettres de soutien du site antifenix.cz :

Lutter contre la répression n'est pas une affaire isolée politiquement ou géographiquement. Elle fait partie de la lutte large et internationale. Si tu ne sais pas comment nous soutenir ou si tu es trop loin, ce n'est pas grave. Le plus important c'est d'apprendre de notre expérience et continuer à se battre contre les structures d'hiérarchie et d'oppression de là ou on est. Ni l'Opération Fénix, ni la solidarité en réponse ne parlent pas de quelques personnes inculpées, mais des actions futures répressives des autorités. Donc, reste actif.ve peu importe ce que tu fais et peu importe où tu es.

Opération Fénix


La première vague de l'Opération Fénix a commencé le 28 avril 2015. Au petit matin, la police est rentrée dans plusieurs appartements et dans l'espace anarchiste Aténeo à Most. Elle a confisqué beaucoup d'objets informatiques parmi lesquels avait un serveur important qui hébergeait beaucoup de sites web anti-authoritaires et elle a mis en garde à vue 11 personnes. A la fin de la journée, six personnes ont été accusées de la conspiration et de la préparation d'une attaque terroriste contre un train qui devait transporter de l'équipement militaire. Trois arrêtés ont été mis en détention en attendant le procès au tribunal.


La police a du rapidement présenter la source de ses preuves - deux agents d'état. Ces deux agents-provocateurs ont infiltré un groupe d'anarchistes, ont gagné leur confiance et ont commencé à parler d'un plan d'attaquer un train militaire. Ils ont enregistré toutes les discussions et les activités et quand ils ont eu assez de matériel, l'incitation au délit a été réussie et la cage s'est refermée.


La police a interrogé et a harcelé beaucoup de personnes pendant les premiers jours de la répression et n'a pas arrêté depuis.
C'était la première fois que la police a utilisé la méthode de l'incitation au délit contre le mouvement anarchiste et la première fois qu'un groupe organisé a été accusé du terrorisme (en Tchèquie).


Igor Shevcov - „Anarchiste pro-Putin"

 

Quand on a quelque chose, on en veut d'avantage et ça marche encore plus quand un état répressive commence à chasser les anarchistes. Deux mois plus tard, un autre anarchiste a été accusé de terrorisme et placé en détention préventive. Igor Shevcov (un camarade russe qui est venu à Prague pour y habiter et faire ses études) a été accusé d'avoir participé à l'attaque contre la maison du Ministre de la Défense. Déjà, aucun anarchiste n'a jamais utilisé une telle tactique comme attaquer une maison quand il y avait un enfant de neuf ans et d'autres personnes à l'intérieur, mais en plus, il n'y avait même pas de feu dans la maison, aucun pompier n'a été appelé, ni la police jusqu'au jour suivant et la preuve contre Igor a été un chien de police nommé Rina qui a commencé à aboyer quand le détective lui à demandé si Igor était celui qui a commis l'attaque.


La police - avec une aide des média - a montré Igor comme un „anarchiste pro-Putin" - un terme absurde choisi pour donner aux gens une fausse raison pour expliquer ses motivations de brûler le ministre et sa famille. Grâce à toute cette attention concentrée sur le „terroriste russe", le Ministre de la défense Martin Stropnicky a pu rapidement signer des traités qui solidifiaient la présence militaire des USA et les bases militaires des USA dans les frontières tchèques. Stropnicky a aussi essayé de faire passer une nouvelle loi qui instaurerait de nouveau le service militaire obligatoire - en utilisant comme argument que la guerre avec la Russie s'approche et les USA sont la seule option que les Tchèques ont. Il soutient aussi fortement le TTIP.


Igor a été emprisonné dans l'établissement avec la plus haute sécurité pendant trois mois sans accès à la bouffe vegan appropriée, les visites et son courrier ont été retardés pendant des semaines. Son dossier a aussi été connecté à une participation aux dégâts criminels. C'est une accusation ridicule, qui prétendait que faire une vidéo de quelqu'un qui était en train de taguer le mur de la prison pendant une manif sauvage signifiait que Igor était en train d'aider à la création du graffiti.


Le tribunal a été dramatique et très théâtral et il a décidé qu'il n'y avait malheureusement pas assez de preuves que Igor a participé a une attaque planifiée contre la maison du ministre, mais dans l'accusation de „l'aide à créer des dégâts criminels", Igor a été condamné à 2 années d'expulsion/exile. L'argument principal pour l'expulsion était que Igor n'a aucun lien social fort et qu'il ne possède pas le bon visa. Personne ne pouvait s'attendre à ce qu'un.e juge respecterait quelconques liens à part le mariage ou une relation basée sur un contrat de profit, mais elle a oublié de mentionner que la raison pour laquelle Igor a perdu son visa d'étudiant était son arrestation par ce même tribunal - et pour aucune raison, parce qu'il a été proclamé innocent dans le cas du terrorisme.


Il s'agit d'une „très belle" manière de l'Etat tchèque de s'excuser pour avoir ruiné la vie de quelqu'un. Donc ce n'est pas étonnant que „Igor Shevcov ne montre aucun respect pour notre système basé sur les valeurs démocratiques": un autre argument de la juge.


(Igor a fait un recours et le procès a eu lieu le 20 juillet, il peut rester en République tchèque, mais il est interdit des manif's, actions culturelles et sportives pour trois ans.)


Camarades en prison


Depuis que la répression a commencé, quatre personnes se sont retrouvé.es en garde à vue. Trois personnes en lien avec l'opération Fénix („préparation d'une attaque terroriste contre un train avec un équipement militaire"): Martin Ignacak, Petr Sova et Ales Koci. Igor était la quatrième personne emprisonnée. Le dossier de Ales a été changé de participation dans un „groupe terroriste" à la possession illégale des armes et après trois mois, il a été relâché, il attend toujours le procès, ce qui est une période un peu trop longue pour une accusation d'une petite importance. Igor a été relâché après trois mois pour un manque de preuves. Petr est sorti de la prison après 7 mois de détention dans des conditions bizarres ou apparemment à cause d'une erreur procédurale où le procureur a oublié de prolonger la détention.


Martin Ignacak, le membre du groupe attrapé, est le dernier qui reste encore en prison. Il est isolé de ses proches et on lui refuse de la nourriture appropriée - sans la nourriture vegan de la cuisine de la prison, il est obligé de se faire livrer de la nourriture vegan (seulement sous vide) de la part de sa famille et ses camarades. Il est aussi interdit de participer aux activités sociales habituelles, comme le foot par exemple pour des raisons de „sécurité". En juin 2016, le tribunal de Prague a décidé de le relâcher pour qu'il attend son procès à la maison. Mais l'avocat qui représente l'état a toute de suite déposé un recours et il a utilisé comme argument la description de la sœur de Martin, faite par le chef de l'unité de police qui se concentre sur le crime organisé, dans laquelle il a dit que cette mère de deux enfants apolitique et salariée est une organisatrice anarchiste dangereuse et une membre de l'Anarchist Black Cross et qu'on peut s'attendre à d'avantage d'activités criminelles si elle est en contact avec son frère. C'était la dernière goutte insupportable pour Martin et il a commencé une grève de la faim. Il l'a arrêtée au bout de dix jours à cause de son impact sur la santé émotionnelle et physique de sa mère.


Et la police ?


Illes ont prôné que Fénix a été une chasse au groupe anarcho-insurrectionnaliste le Réseau de Cellules Révolutionnaires (SRB) et ils ont proclamé que l'Opération Fénix a détruit ce groupe responsable pour un nombre de sabotages. Mais il est clair que la police a menti. Le accusé.es n'ont rien à faire avec SRB et la police a heureusement aucune idée de qui a fait brûler leur voitures. La preuve c'est que depuis Fénix, il y a eu encore plus d'actions que avant et que le sabotage de la propriété a même forcé un businessman - qui malmenait ses employé.es au lieu de les payer - à leur payer une grande partie de sa dette. Il semble que la colère monte.


Depuis le début de la répression, les agents d'état ont collecté des informations, espionné, interrogé, menacé, bousculé, arrêté, accusé, menti, emprisonné, volé et confisqué les affaires de plein de personnes et non seulement dans le milieu anarchiste. Pour beaucoup de personnes, c'est quelque chose de nouveau, mais on sait que la police est seulement en train de montrer son vrai visage.


N'oubliez pas qui illes sont. Les mêmes personnes qui ont emprisonné Igor pour aucune raison, qui gardent Martin enfermé et sans un vrai repas vegan, qui entraient sans permission dans les maisons des gens etc. Ces mêmes personnes font partie des mêmes institutions qui ont expulsé le squat Klinika et tous les squats d'avant, qui ont renvoyé des milliers de personnes immigré.es dans des zones de guerre, qui jettent les SDF des trams pour les laisser mourir de froid et on pourrait continuer longtemps.

 

Lukas Borl - Attrapez-moi si vous pouvez (écrit avant son arrestation)

 

Un anarchiste de la ville de Most active depuis longtemps, un des onze personnes arrêtées pendant la première nuit de Fénix, Lukas Borl a annoncé qu'il est parti vivre en clandestinité en automne 2015. Il a dit qu'il ne pouvait plus supporter le contrôle de la part de la police. Lukas avait peur qu'il perdrait la raison à cause de la paranoïa ou qu'il finirait en prison, parce que même pour un anarchiste radical, le harcèlement de la part de la police subi tous les jours n'est pas quelque chose de normal. Au printemps de cette année, il s'est avéré que le choix de Lukas de devenir clandestin a été une bonne décision - la police a révélé une suspicion que Lukas est le fondateur du groupe anarcho-insurrectionnaliste le Réseau des Cellules Révolutionnaires (SRB) et in-officiellement l'a accusé d'avoir brûlé plusieurs voitures de police. La police l'a montré sur son site web comme une personne recherchée, armée et dangereuse. Elle a aussi crée un faux profile facebook de Lukas et a envoyé des e-mails pour diffuser l'information que Lukas est un infiltré. Tout ça est absolument faux. Lukas est un camarade qui a notre confiance et c'est évident que la force répressive de l'état essaie de rendre sa clandestinité encore plus dure.


Lukas est toujours actif, il publie des articles et vu son blog, il semble qu'il bouge assez librement dans le monde. Il semble que la police est complètement impuissante dans sa recherche de Lukas. Depuis début d'avril, la police est entrée dans plusieurs appartements sans mandat, a essayé d'interroger beaucoup de personnes d'une manière officielle et non-officielle, elle a utilisé certaines tactiques de KGB comme par exemple amener la personne en forêt ou visiter les parents de sa partenaire enceinte et les harceler, puis menacer un nombre de camarades dans le pays - tout ça pour accéder aux informations sur Lukas Borl ou le Réseau des Cellules Révolutionnaires (SRB).

 

Solidarité est notre vraie arme


Même s'il n'y a pas une répression similaire dans ton pays, il est important de se préparer au moment où ça arrivera. Dans ces moments-là, la solidarité est tout ce que nous avons et avec elle, les individu.es ou des fois même des vies entières seraient indestructibles. Des fois, les gens sont accusés des actions qu'on ne ferait pas nous-mêmes ou qu'on peut trouver bizarres. Il peut aussi sembler que si on prend distance avec les « terroristes », on pourra éviter que la répression nous frapperait. Mais premièrement, nous devons nous rendre compte que c'est la police qui les a accusé.es et la police, c'est la dernière en qui on pourrait avoir confiance. Si on prend de la distance, si on laisse à la police la possibilité de créer une faille entre les radicaux.les et les gentil.les, on produit exactement ce que la police espère accomplir en se servant de la répression. Comme ça elle saura qu'elle pourra toujours réprimer les radicaux en utilisant les mêmes tactiques et le même récit, et les autres vont tout simplement se courber devant elle.


Dans nos milieux, il est sûr qu'on a beaucoup de désaccords internes et des scissions, mais quand il s'agit de la répression, nous devons s'unir et refuser de laisser l'institution, qui veut nous effacer, de créer des murs entre nous. Souvenez-vous, si certain.es de nous sont en prison, ce n'est pas la fin, et la plus grande victoire du dispositif de la répression est de créer des individu.es séparé.es et terrorisé.es par le paranoïa. On peut toujours sortir de cette situation en tant qu'un mouvement diversifié basé sur la solidarité et l'intégrité. La répression va exister aussi longtemps que l'état et aussi longtemps qu'on la contestera. Donc prépare-toi !



Occupons-nous les un.es des autres, comme ça on sera plus fort.es ensemble.

 

Prépare ton entourage à la possibilité que la répression tombe sur ta ville un jour. Ne te laisse pas envahir par le paranoïa et paralyser par la peur. Dans ce cas, nos ennemi.es seraient les gagnant.es. Crée des liens forts avec les personnes en qui tu as confiance, diffuse des techniques de communication sécurisée et surtout dis à tout le monde autour de toi : « NE PARLE PAS A LA POLICE ! » Ça peut seulement ruiner ta vie et la vie de celleux que tu aimes.


La sœur de Martin :


« S'ils savent qu'on est là pour eux, déterminés à faire tout ce qu'il faut pour offrir le soutien et les encourager, ils seront plus forts et il sera plus dur de les casser. Ils doivent savoir, qu'on est là pour eux... »


Martin :


« Merci pour tout le soutien. La prison isole et je refuse ce genre d'institutions qui détruisent les êtres humains. J'envoie beaucoup de force à tout le monde. La lutte continue. »


Igor (le dernier discours au tribunal) :


« Ma citoyenneté russe n'est pas quelque chose de suffisant et mon idéologie anarchiste est fondamentalement contre une idée de tenter d'attaquer les enfants du ministre. (...) A la fin de mon dernier discours, je vais ajouter que je considère le regard des institutions d'état sur les relations des gens comme très inhumain - elles les regardent d'un point de vue très bureaucratique et elles ne respectent pas tout ce qui n'est pas confirmé d'une façon officielle/bureaucratique. Ici, en République tchèque, je ne possède pas de propriété et je n'ai pas une famille « officielle », et pourtant, j'ai des camarades et des ami.es proches et celleux qui sont vraiment important.es pour moi. Illes sont ma famille ici. Je n'ai pas de propriété, mais j'ai des liens émotionnels aux endroits, aux gens et aux activités et aux engagements concrets. L'état ne le respecte pas et ça me dégoûte. C'est tout. »

 

Comment offrir du soutien ?


Depuis le début de Fénix, beaucoup d'actions de soutien ont eu lieu. Les nuits d'écriture des lettres, collectes de bouffe et d'argent, manifs, marches, soirées de soutien, soirées d'info, diffusion des flyers, pose de banderoles, manifs sauvages avec du bruit et des feux d'artifice, actions dans les ambassades tchèques, graffitis, collages, menaces de bombes pour libérer les poules, sabotages contre les fermes à fourrure, incendies des voitures de police et d'une banque en Pologne et plein d'autres.


On est absolument d'accord avec Martin quand il dit : « Je ne vais pas dire à personne quel type d'action ille devrait choisir, c'est contre mes valeurs fondamentales. » On ajouterait seulement qu'on n'interdit aucun type d'action non plus. Mais réfléchis toujours bien qu'est-ce qui peut vraiment aider les personnes que tu soutiennes au moment de ton action - surtout celleux qui attendent leur procès.


Voilà quelques idées :


Les audiences au tribunal s'approchent et nous appelons aux ACTIONS DE SOLIDARITE INTERNATIONALE. Viens aux salles de tribunal ou montre ton soutien localement, surtout dans les ambassades et les consulats tchèques. La première audience des camarades emprisonné.es dans le cas du train militaire a eu lieu les 2 et 3 août, le deuxième aura lieu en octobre.


Diffuse les informations. Parle aux gens de ces répressions, partage ces infos, sers-toi du matériel dans notre distro. Tous les matériaux à télécharger sont sur la page de l'Anarchist Black Cross « tchèque » qui se concentre sur la répression locale : ANTIFENIX.cz.


Organise un événement pour diffuser l'info dans ta ville et on va en parler et venir participer si possible.


Envoie une lettre à Martin ou un.e autre prisonnièr.e avec qui tu as un lien plus proche. Pour les personnes renfermées derrière les barreaux, le courrier est souvent la seule connexion qu'illes ont avec le monde dehors. Martin parle peu l'anglais, mais tu peux lui apprendre. Son adresse est : Martin Ignacak 10.8.1986, V.V. Praha - Pankrac, P.O.BOX - 5, Praha 4, 140 57, République tchèque.


Crie une salutation très bruyante par dessus du mur à Martin. Même un tout petit groupe de personnes qui se retrouvent spontanément peut faire beaucoup de bruit quand on se sert des feux d'artifice, des casseroles et des voix. Martin et les autres prisonnièr.es adorent ça.


Tu peux appeler, écrire ou même rendre visite (si possible) aux autorités de la prison de Pankrac à Prague et demander de respecter leur règlement concernant le choix alimentaire des détenu.es.
Adresse : Vezenska sluzba CR, Vazebni veznice Praha - Pankrac, PO BOX 5, 140 57 Praha 4, République tchèque. Téléphone : +420 261 031 111
Email : vvpankrac@vez.pan.justice.cz


Soutiens le choix alimentaire de Martin. Si tu peux, amène/envoie de la nourriture VEGAN à l'info-café Salé à Prague. S'il te plaît, fait le. Tout doit être dans son emballage d'origine et sous vide, avant la date d'expiration et sans verre. Tu peux aussi lui envoyer de l'argent en prison, pour qu'il puisse directement acheter des légumes, des fruits, du pain et du tabac. Son nouveau contact bancaire est sur le site antifenix.cz


Soutiens-nous financièrement. La répression amène des grandes dépenses financières pour nous. Les avocats des accusé.es et les camarades inculpé.es, les cartes de téléphone, timbres pour Martin etc. Tu peux faire de l'argent en organisant une soirée de soutien, un barbecue, une buvette etc.


Les coordonnés bancaires de l'Anarchist Black Cross:
8760190237/0100
IBAN CZ98 0100 0000 0087 6019 0237
SWIFT CODE: KOMBCZPPXXX (KOMBCZPP)

E-mail: abc-cz@riseup.net

 

LUKAS BORL A ÉTÉ ARRÊTÉ


Dimanche 4 septembre, la police a arrêté Lukas Borl, l'anarchiste tchèque qui a vécu pendant à peu près un an en clandestinité, suite à un contrôle continu et de longe durée qu'il subissait de la part de la police. Lundi, le tribunal a décidé de le garder en détention. D'après le CTK (Agence de presse tchèque), la procureur Nada Volankova a dit par rapport au procès : « Je confirme l'arrestation d'un homme accusé des crimes de fondation, encouragement et propagation du mouvement visant à opprimer des droits et des libertés de l'homme, visant le chantage et le délit de dégradation de biens... »


Pour le moment, on ne sait pas exactement de quoi Lukas est accusé et on vous en informera. Vous pouvez soutenir Lukas en lui écrivant une lettre ou avec une action spontanée et bruyante devant le mur de la prison. Lukas est en détention en prison de Litomerice en République tchèque.


Voici son adresse :
Lukáš Borl 1.3.1982
Vazební v?znice Litom??ice
Veitova 1
412 81 Litom??ice
République tchèque

L'autre soir, un groupe de quelques ami.es se sont retrouvé.es devant la prison de Litomerice pour saluer et encourager Lukas Borl, l'anarchiste arrêté. Cette petite manif' prouve que même un petit groupe de gens peut faire un vrai bordel, qui ne peut pas rester inaudible par les personnes détenues.
Toute autre forme de soutien est bienvenue. LIBERTÉ POUR LUKAS, À BAS LA PRISON !