Contre les violences d'Etat, 300 personnes à Nantes

Mis a jour : le lundi 25 juillet 2016 à 14:53

Mot-clefs: Racisme Répression Resistances quartiers populaires
Lieux: Nantes

Le 19 juillet, Adama Traoré, 24 ans, est interpellé à Beaumont-sur-Oise par les gendarmes. Il ne ressortira pas vivant du commissariat. Les nuits suivantes, la révolte s'empare du Val d'Oise. Le 22 juillet, une marche en hommage au défunt réunit 5000 personnes, aux cris de « pas de justice, pas de paix ! »

A Nantes, samedi 23 juillet, des dizaines de personnes s'agrègent Place Royale en fin d'après-midi contre les violences d’État, et en solidarité avec les proches d'Adama. Après avoir rappelé le caractère structurel des violences policières, notamment dans les quartiers populaires et contre les mouvements sociaux, le micro est ouvert. Un représentant des kurdes de Nantes vient témoigner de son soutien, et rappelle les politiques racistes et guerrières menées par le gouvernement français. Plusieurs militant-e-s antiracistes prennent la parole. Puis une manifestation improvisée s'élance.

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Environ 300 personnes empruntent les rues du centre-ville qui avaient été bunkérisées ces derniers mois par la police, en criant « Rémi, Zyed, Bouna, Adama, on n'oublie pas, on ne pardonne pas ! », « de Nantes à Beaumont propageons la rébellion » du désormais classique « tout le monde déteste la police ! » La préfecture ne s'attendait sans doute pas à un tel défilé au beau milieu de l'été.

La marche termine tranquillement Place du Bouffay, où à nouveau la parole circule. Une habitante du quartier, qui avait assisté à une arrestation violente en bas de chez elle vient témoigner de sa colère. Après avoir promis de se retrouver au cours de l'été, la foule se disperse. Des fleurs et une banderole resteront accrochées aux grillages qui entourent la dernière « œuvre » du Voyage à Nantes.

La colère ne s'est pas tarie avec l'été. Malgré la dureté de la période, cette petite manifestation résonnait comme un souffle de liberté au milieu du consumérisme touristique.

Solidarité avec les proches d'Adama ! Ensemble contre toutes les violences d’État !

Commentaire(s)

> la police tue ---- quelque soit la couleur/ethnie/race

La seconde photo montre un slogan réducteur, faux et "raciste".

à la mémoire de Zyed Benna et Bouna Traoré, Rémi Fraisse, Alexandros Grigoropoulos...

> au même titre que la negrophilie

au même titre que certain-e-s définissent leurs attirances sexuelles en privilégiant les "black", il y a des negrophobes. Le nier, particulièrement dans une ville qui a fait sa richesse sur l'esclavagisme, serait malhonete. Je pense aps que ce soit le propos du commentaire précédent mais refuser à des gens de dénoncer la negrophobie parce que d'autres couleurs sont assassinées reviendrait, une fois de plus, à nous pinailler entre victimes.
https://fr.wiktionary.org/wiki/n%C3%A9grophobe

> ne pas se tromper de slogan

on n'aime pas les flics par exemple noirEs, arabes, asiatiques, prolos ou femmes -

est ce "pinailler" que de relever la fausseté raciste d'un slogan dans nos "rangs" ?

> moderation

Bon alors... soit tu expliques clairement ce que tu entends par "fauseté raciste" et là, bon courage parce que la negrophobie est aussi réelle que l'anti-sémitisme, soit je crains que tu ne te trompes de combat, soit, pire, tu te trompes de site.

> non aux simplifications venues du racisme

les flics (quelque soient leurs "races") assassinent des opposant-e-s (quelque soient leur "races" )

> Crimes racistes

Si tu penses réellement que les meurtres perpétrés par la police ne sont pas des crimes racistes, il faut que tu l'expliques avec quelques arguments à l'appui. Dire que c'est raciste de dénoncer le racisme des flics n'est pas un argument.

Pour ce qui est de la phrase "les flics (quelque soient leurs "races") assassinent des opposant-e-s (quelque soient leur "races" )" : quelques références ou chiffres ? Parce que si on se réfère aux travaux des collectifs qui luttent sur la question des morts de la police, on se rend bien compte que la majorité des personnes qui meurent des mains des flics sont des personnes racisées (voir par exemple le site Urgence notre police assassine, les sites des comités vérités et justice, le collectif angles morts). Nier que les flics sont racistes c'est sacrément gonflé et c'est cracher à la face de celles et ceux qui les subissent quotidiennement.

> la police tue, l'etat assassin

1)Il serait intéressant que la pensée qui veut les crimes de la police soient racistes ait des arguments (et non l'évidence du sens commun - citer des collectifs c'est bien mais sans liens et/ou sans arguments c'est vain )

2) L'assassinat du "camarade" Rémi Fraisse à lui seul invalide vos pensées simplificatrices et vos slogans racistes. Remi Fraisse = Nier la réalité des assassinats (colorblind / melanine blind) de la police / gendarmerie / armée etc c'est faire de l'idéologie militante. Parler de pourcentage, c'est une chose; passer des travaux en terme de pourcentage à une généralité c'est une erreur! Faire un slogan raciste sur un sujet si grave , c'est une simplification (désolé de paraitre donneureuse de leçon ou coupeureuse de cheveux en quatre mais ce n'est pas du pinaillage que de refuser et de réflechir à ces glissements racistes racialistes). Donnond nous aussi un lien - - http://atouteslesvictimes.samizdat.net/?page_id=692

3)Le "classisme" des crimes policiers parait aussi une évidence que les informations complémentaires manquent à prouver