LA FIN DE L'UNDERGROUND !

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L'appel du 13 juin

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L'appel du 13 juin


Mesdames et messieurs les politiques - et autres sangsues avides de pouvoir - votre règne est terminé.

De l'extrême gauche à l'extrême droite, en passant par le centre, vous êtes tous des : pilleurs, voleurs, menteurs, traficoteurs, affameurs, fossoyeurs, querelleurs, tueurs…

Profitez bien de vos p'tites bulles de champagne, ou pour les autres, de verser votre petite larme de crocodile pour épancher votre défaite électorale toute relative (ben oui, on a parlé de vous. c'est que vous vouliez, non ?), parce que lisez bien ce qui suit :

Le gros bordel immonde que vous osez nommer pompeusement « société » on va le foutre en l'air.

On va TOUS vous virer à grands coups de pompes dans le cul de vos ministères, assemblées, parlements, mairies, permanences, logements de fonction, luxueuses villas, hôtels particuliers, cabinets, conseils généraux, régionaux, holdings, multinationales…


Vous êtes les individus les plus répugnants que cette terre ait portés.

Là où vous voyez des chiffres, je vois de la misère noire

Là où vous consultez des dossiers, je vois des guerres, des morts, des injustices, une pollution insoutenable.

La machine capitaliste, ce serpent réclamant sans cesse plus de matières qui ne sont pas inépuisables, est de toutes les façons vouée à sa perte. Mais nous allons quand même la stopper avant que ses ravages ne soient irréversibles.

Cette dernière campagne électorale européenne était tout à votre image, nulle et vide de sens. On n'a rien à attendre de vous, la liberté ne se demande pas, elle se prend.

Il suffit d'une toute petite étincelle pour embraser l'empire. Le feu de la révolte se propage d'esprits en esprits plus vite que vous ne pouvez le contenir. Vos défenses virtuelles, la télé, internet, les loisirs… bref, tout ce qui peut donner au citoyen lamba l'impression qu'il vit dans un monde supportable ne peuvent plus rien pour vous. On est en train de vous dépasser, et force de reconnaître que vous nous facilitez grandement le travail. Merci à vous de nous avoir fourni Raffarin, Sarkosy, Bush, Blair, Sharon, Berlusconi et autres personnages détestables à souhait. Hier vous nous démolissez le régime des retraites, aujourd'hui celui de la sécu - sans compter la répression policière sans cesse accrue et autres régressions tout aussi insupportables…
quand le citoyen va comprendre que vous voulez tout, jusqu'à la peau de son cul. Croyez-moi que le réveil va être violent !
Non seulement il faudrait être précaire, mais en plus il faudrait qu'on se la boucle. Et puis quoi encore ? C'est pas vos flics qui vont nous faire taire. On les ignore, on les contourne, on arrive direct sur vous. Nos aïeux se sont battus au péril de leur vie pour que l'on puisse bénéficier d'un minimum de droits fondamentaux, on se battra aussi bien qu'eux, non seulement pour les conserver, mais aussi pour les faire progresser. On ne défend plus, on attaque !

Personnellement (et je suis loin d'être le seul), j'ai volontairement détruit tous les ponts qui m'auraient permis de faire marche arrière. Désormais toute mon énergie sans cesse grandissante est consacrée à votre chute. Je connais votre faille, je m'y suis engouffré. Au premier faux pas de votre part, ce sera le dernier, tenez vous le pour dit.

Dans un futur très proche les forces de l'underground vont sortir des égouts dans lesquels vous les avez plongés. Des nuées d'insoumis vont surgir des cités dortoir, des caves, des campagnes, des squats… à ce moment là, à votre plus grand désarrois, nous ferons rentrer l'espèce humaine dans le troisième millénaire en instaurant l'autre monde tant attendu. Certes, il ne sera pas parfait, puisque rien ne l'est jamais, mais il aura au moins le mérite d'être vivable.

Si vous n'avez pas honte pour vous de ce que vous faites, vous et vos amis les patrons, j'ai encore assez de compassion pour vous plaindre, car tant de misère morale ça doit être vraiment lourd à porter.

La révolution est en marche et rien ni personne ne pourra l'arrêter


Vous pourrez toujours vociférer, manipuler, essayer de dissimuler vos crasses sous le tapis comme vous savez si bien le faire, rien n'y fera, votre défaite est inéluctable. Ayant une teinture de culture littéraire, je connais parfaitement vos méthodes. Vous aimez citer les grands penseurs d'hier, et parfois même les révolutionnaires trépassés, mais vous vous gardez bien d'esquisser la moindre approche avec les penseurs d'aujourd'hui, car eux, ils collent à leur époque et donc à vos magouilles. Vous pensez qu'en nous confisquant tous nos moyens d'expression (contrôle de l'édition et des médias à 99%), vous nous réduisez au silence, c'est mal connaître notre pugnacité. Notre moteur carbure à la rage d'avancer, rien ne peut le faire caler, et surtout pas vos fourberies de toutes sortes qui ne font que nous renforcer. Petit à petit notre boule de neige devient de plus en plus grosse, elle arrive droit sur vous à plus de trois fois la vitesse du son.

Le pire dans cette pauvre histoire, l'histoire de notre misérable vie de consommateur forcé, c'est que vous nous direz merci plus tard. Le capitalisme est tellement vorace qu'il exige sans cesse plus de sacrifice, y compris à ses plus fidèles serviteurs.

Si on ne s'occupe pas de votre cas, on va bientôt atteindre un point de non retour au niveau écologique. Vous foutre en l'air est un devoir citoyen. Vous qui tuez vos semblables pour quelques barils de pétrole ou pour quelques privilèges que vous avez de plus en plus de mal à défendre… votre heure va bientôt sonner.

Tout seul ou à plusieurs, peu importe. Je vous prends par deux, par cent, par mille et tous en même temps. Je suis un des électrons libres qui va provoquer la chute de l'empire. Je ne vous ferai aucun cadeau, aucune concession, et je n'aurai pas plus de pitié que vous en avez eu pour tous les millions de malheureux que votre économie de marché de dupe a envoyé au cimetière. Sentez le power qui se dégage de mon insoumission, il est déjà derrière vos nuques.

United Colors of Anarchy


Une fois de plus, je pense que toutes les forces progressistes ont fait depuis longtemps tout l'inventaire des ignominies qui jonchent la planète. On a assez débattu, parlé, écrit, filmé… sur les conflits, vols, viols, misères, le chômage, précarités, inégalités, servilités... fomentés par le capitalisme. Maintenant, stop au blabla. ACTION. (Quoi ! t'es encore devant ton écran ? ? ? ?)

Arrêtez de servir le capitalisme, l'heure est au sabotage. Libérez-vous de vos chaînes, éteignez vos télés, allumez vos yeux, récupérez vos cerveaux et vous le verrez le changement.

Que le capitalisme reprenne ses télés, ses publicités à la con, ses usines polluantes, ses médias menteurs, sa culture nauséabonde… On n'en veut pas.

Camarades de tous les pays, les hostilités sont ouvertes !

{{Chacun pour soi, chacun pour tous.

Anarchy Vaincra !}}



PS : Petit message perso à l'attention des réactionnaires qui se croient efficaces en essayant de saboter notre travail sur internet, qu'ils sachent que sur le ouèbe on a au minimum dix longueurs d'avance sur eux. Que pour l'instant on laisse venir, mais que la riposte est prête depuis un p'tit moment déjà, on sait à quelle sauce on va les manger. Que ça ne sert à rien puisqu'il n'y a plus que des demeurés pour croire encore à la puissance des médias. Internet c'est du vent, les médias c'est du vent. Qu'ils continuent à ronger l'os qu'on leur a jeté. Au final tout ça se règlera bien entendu avec un bon vieux coup de manivelle à l'ancienne. Le combat est dans la rue. C'est nous qui fixons les règles du jeu et on n'a pas fini de les balader. Ils me feraient presque rire si les circonstances n'étaient pas aussi funestes.



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