Solidarité avec les inculpés de l’incendie d’une bagnole de flics à Paris

Mis a jour : le mercredi 25 mai 2016 à 10:43

Mot-clefs: Répression
Lieux: paris

 

Suite à l’hypermediatisation d’une voiture de flics incendiée sous les yeux d’une bonne vingtaine de caméras, cinq personnes ont été arrêtées, dans la soirée ou le lendemain, accusées de cette attaque, somme toute, assez basique, puisque comme on l’entend beaucoup, tout le monde déteste la police, et c’est presque tous les jours qu’elle est attaquée sur le territoire de diverses manières. Notamment de cette manière là.

 

A l’issue des gardes à vue, une personne a été relâchée. Les quatre autres ont été mises en examen pour « tentative d’homicide volontaire », « violences volontaires en bande organisée sur personne dépositaire de l’autorité publique », « destruction de bien public en bande organisée et participation à un attroupement armé ». Un des mis en examen est également visé par le délit de refus de se soumettre au prélèvement génétique. Les quatre personnes sont actuellement en détention préventive. Si les accusations grandiloquentes qui leurs sont faites aujourd’hui (« tentative de meurtre ») et la menace inconséquente qui va avec (« prison à vie ») ne tiendront pas une seconde lors d’un procès, elles servent cependant à assurer une détention préventive sous la bénédiction de quelques sadiques en toge.

 

Les médias de la démocratie, aux ordres, ont bien joué le jeu, leur zèle n’égale que leur servilité sans faille à la normalité et à la violence extrême, elle, de la paix sociale. Une entière satisfaction donnée aux syndicats de flics, qui manifestaient ce jour là, semble être l’objectif secondaire du ministère de l’intérieur et du gouvernement. Un peu de sensationnel pour le citoyen moyen, un peu de vengeance pour les flics, de la dissuasion pour les révoltés. C’est derrière cet ignoble triptyque que la raison d’État s’est mise en œuvre contre quelques camarades, probablement choisis au hasard sur un trombinoscope foireux de la pseudo « ultra-gauche », catégorie inventée par l’Etat, qui a déjà donné lieu à des dizaines de procès, d’incarcérations et de barbouzeries en tout genre au cours de la dernière décennie et aujourd’hui encore (puisque l’affaire dite « machine à expulser » reste toujours à être jugée et que plusieurs camarades et compagnons sont encore mis en examen dans ce dossier d’ampleur). Probablement le même trombinoscope qui sert depuis peu à délivrer des interdictions et assignations diverses ces dernières semaines, sous couvert d’état d’urgence démocratique.

Aujourd’hui il nous parait nécessaire de réaffirmer trois positions importantes :

  • En tant que révolutionnaires, nous serons toujours du coté de ceux qui défient, profanent et attaquent l’ordre, et donc aussi ses forces, dans une perspective d’émancipation. Car la révolution ne se fera pas dans des salons avec des power-point, du folklore militant et des philosophes ennuyeux, mais dans la rue, avec la haine, le feu et l’espoir.
  • Ces camarades auraient pu être n’importe lesquels des milliers de manifestants qui ont redécoré les rues aux couleurs de la joie, ces derniers mois. Ils auraient pu être nous, ou vous, toi ou moi. Cette répression est donc une attaque contre tous les révolutionnaires, et a minima, contre tous ceux et toutes celles « qui détestent la police » et qui détestent le travail.
  • Par conséquent, la question de la « culpabilité » ou de « l’innocence » des camarades inculpés n’appartient qu’au pouvoir, et nous laissons ces considérations et ce vocabulaire de code pénal, qui ne sont et ne seront jamais les nôtres, à ceux d’en face (qu’ils soient flics, juges, avocats ou journalistes). Ce geste, quels qu’en soient les auteurs, s’inscrit dans une longue tradition de pratiques révolutionnaires, il faut donc le défendre en tant que tel . Il ne s’agit pas de rendre cette attaque légitime, justifiée, ou de la minimiser, mais bien d’attaquer tout principe de légitimité, toute somation à la justification, et toute modération dans l’attaque anti-autoritaire des rapports de domination, et des agents qui protègent leur règne.

Nous affirmons donc notre solidarité avec les inculpés, et surtout, avec le geste qu’ils sont accusés d’avoir commis, qui rappelons-le, est un acte du quotidien, un acte nécessaire pour quiconque tient à sa liberté, et pas un « événement effroyable et ultra-violent », ni un événement « exceptionnel » - le seul élément exceptionnel serait peut-être l’omniprésence de caméras, et pas seulement de l’Etat, ni même des journaflics, contrairement, par exemple, aux quartiers dits « sensibles » où tout cela se produit tranquillement, sans effusions ni médiatisation, avec régularité. Répétons à nouveau que les images sont une problématique contre laquelle il faut s’organiser concrètement. Sinon les révoltés vont continuer de tomber comme des abricots en été.

Dans une ville comme Paris, qui a goûté en 2015 à une violence aveugle, à cinq minutes à pied du Quai de Valmy, véritablement effroyable et sidérante, véritablement violente, véritablement terroriste, il est indécent de pleurer sur le sort d’une bagnole de flics, dont la fonction consiste justement à se faire taper sur la gueule par tout ce qui refuse l’ordre du monde avec un peu de conséquence. Ne laissons pas les camarades seuls dans le tourbillon mediatico-répressif qui voudrait faire d’eux des individus assoiffés de sang et des cannibales en rut, ou l’objet de débats stériles contre ou « en faveur » de la « violence ».

Non, face à l’État et ses laquais, ils sont nos camarades, et nous sommes les leurs.

Ni vérité ni justice, complicité et révolution.
La meilleure défense c’est l’attaque.
Liberté pour tous et toutes.

Le 24 mai 2016 à Paris,
Quelques anarchistes.

(lu et recopié sur non-fides)

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Commentaire(s)

> Hum...

Les inculpés sont, bien sûr, innocents. Savoir si les vrais "coupables" ont eu raison ou non n'est pas la question qui doit se poser à qui veut vraiment faire preuve de solidarité avec ceux qui sont dans la merde. La cause n'a pas plus besoin de "coupables" que de martyrs.

> ...

Il n'y a pas de cause, et c'est tant mieux. Affirmer l'innocence c'est le boulot des avocats (ou pas), pas des révolutionnaires. Sinon, autant aller porter plainte contre le capitalisme.

Donc non ils ne sont pas innocents, et ils ne sont pas coupables non plus. Après rien ne t’empêche de penser autrement, mais reste à penser comment on fera la révolution en faisant confiance aux institutions, en nous laissant guider par la boussole morale de l'Etat et de ses valeurs de justice...

> Tss

Bien sûr qu'ils sont innocents, et que cela ne concerne pas que leurs avocats, mais tout le monde. Pour défendre Sacco et Vanzetti par exemple fallait-il laisser aux avocats le soin de les dire innocents ?

> À Points-de-Suspention

"Il n'y a pas de cause" mais "reste à savoir comment on fera la révolution" LOL

> ljk

"Bien sûr qu'ils sont innocents, et que cela ne concerne pas que leurs avocats, mais tout le monde. Pour défendre Sacco et Vanzetti par exemple fallait-il laisser aux avocats le soin de les dire innocents ?"

Ben renseigne toi, c'est exactement ce qu'ils ont fait.

Pour Sacco et Vanzetti, le débat a eu lieu, et encore aujourd'hui... oui. Désolé que tu ne sois pas au courant. Mais la prochaine fois tu donneras peut etre moins de leçons ;)

Un exemple : http://www.non-fides.fr/?Notes-sur-Sacco-et-Vanzetti

> Ah, si le Maitre de l'Insurrection l'a dit

L'idéologue de l'insurrectionnalisme Bonanno qui se voudrait stratège de la campagne de soutien à Sacco et Vanzetti soixante-deux ans après leur exécution, merci pour la tranche de rire. T'as rien de plus sérieux pour illustrer ton "débat" bidon ?

> le language du pouvoir

C'est quoi le problème?
L'appel à la solidarité n'accuse en rien les copains de quoi que ce soit que je sache.
La notion de culpabilité est propre à la rhétorique du pouvoir.
En tant qu'anarchiste je/nous la refusons. à nos yeux personne n'est jamais ni coupable ni innocent.
Il est ou le problème sans déconner?
Il n'y a RIEN dans le texte qui insinue que les accusés soient d'un point de vue législatif "coupable".
Il va peut-être falloir arrêter les procès d'intention...

> Réponse

Encore heureux que ce texte "n'accuse en rien les copains de quoi que ce soit" !! On n'aurait pas hésité à vous traiter de flics. "Le problème", pas si compliqué à piger, c'est que ce texte puisse passer pour un "appel à la solidarité" alors qu'il n'est qu'un appel ultraradical à une "stratégie de rupture" qui dans ce cas particulier ne peut que nuire à la défense. On peut rêver d'un monde sans tribunaux et ne pas oublier que dans le monde réel, de simples manifestants sont accusés à tort de "tentative d'assassinat sur personne dépositaire de l'autorité publique", et cela concerne en effet tout le monde. Et qu'est-ce qui vous empêche de vous solidariser avec ces gens en tant qu'innocents, ce qu'ils sont, et de rappeler en même temps que ce qui leur est reproché est de toute façon moins criminel que le travail d'un flic, d'un juge ou d'un patron ? Ce serait trop simple, ou peut-être pas assez "anarchiste" ? Et qu'est-ce que ça peut foutre ?

> Un peu facile...

"vous solidariser avec ces gens en tant qu'innocents, ce qu'ils sont"
Donc c'est déjà le cas hein, puisqu'il est rappelé dans le texte qu'ils ne sont pas responsable des faits reprochés.
La justice, quoi qu'on en dise, ne se base pas sur le point de vue théorique, fût-il radical, d'un texte de solidarité qui n'a pas été écris par les inculpés eux-mêmes pour rendre leur verdict.

"et de rappeler en même temps que ce qui leur est reproché est de toute façon moins criminel que le travail d'un flic, d'un juge ou d'un patron ?"
Par contre c'est là que l'on est pas d'accord, notre point de vue, le point de vue de celleux qui ont écrit le texte et de celleux, comme moi, qui partagent cet avis, c'est que les faits reprochés n'ont rien de "criminel" (je hait ce mot, je hait cette conception des choses que je n'utiliserai même pas pour qualifier les agissements de ceux que je combat), que les faits reprochés sont des actes de guerre sociale nécessaires que l'on espère voir se multiplier et s'intensifier.

Et, au passage, nous n'avons pas vu beaucoup de solidarité envers les inculpés lors de ce "mouvement", que ce soit, à minima, à travers de communiqués tel que celui-ci et encore moins en acte.

Vous reprochez à des anarchistes radicaux de se solidariser de la façon combative qui fût toujours la leur, avec des inculpés qui, peut-être, ne sont pas anarchistes. Bien. Mais nous n'avons constaté aucun communiqué d'appel à la solidarité venant de votre part, le vide intersidéral à vrai dire.

Dès lors c'est un peu facile de s'en prendre aux seuls qui ont exprimé leur solidarité avec les inculpés, et avec les actes qu'ils n'ont surement pas commis.

Et la logique: "votre point de vue et vos actes, s'il y en a, vont leur retomber sur la gueule" est fausse, vous le savez très bien.
A-t-on vu les inculpés de Calais se voir reprocher les actions directes anarchistes de solidarité avec eux et avec les réfugiés lors de la même campagne multiforme dans laquelle chacun(e) était libre de choisir son mode d'action?
Évidemment non.

La rupture dont vous parlez, si elle ne se fait pas avec l'Etat (chose qui n'est apparemment pour vous pas souhaitable ^^), se fera malheureusement avec les révolutionnaires.
Venant de ceux qui passe leur temps à appeler à l'unité c'est quand même un comble...
C'est à se demander si la sacro-sainte unité dont vous nous parlez tout le temps ne s’apparenterait pas à celle invoqué par l'Etat et ses parents les partis et syndicats...

> Suite et fin

Non Fides serait "les seuls qui ont exprimé leur solidarité avec les inculpés" ? Fallait dire plus tôt que tu habites sur une autre planète, j'aurais pas perdu mon temps à dialoguer avec un extraterrestre.

Et pour la route : le blabla "ni innocent ni coupable", "il n'y a pas de crime", etc., ce n'est pas de "l'anarchisme" (l'anarchisme historique est un positivisme, pour lequel un fait est ou n'est pas et basta) mais du relativisme postmoderne, particulièrement radical en effet.

> Des comuniqués d'appel à la solidarité? Ou ça?

Qu'il y ait une solidarité de fait dans la rue et dans des conversations privés, celà va sans dire, encore heureux!
Par contre des appels clairs à la solidarité, faut me dire ou, moi j'en ai pas vu.
Je n'ai vu que des résumés des faits et de leur déroulement, des nouvelles quoi. Mais rien qui appelle clairement à la solidarité avec eux, et avec les actes desquels ils sont inculpés...
Je me trompe peut-être, je passe pas ma vie à feuilleter toutes les pages de contre information.
Maintenant si des communiqués sont sorti en disant "soyons solidaires parce qu'ils sont inocents", il me semble que ça poserait un gros problème de dissociation d'avec les actes et donc d'avec les responsables potentiellement toujours recherchés.
Avec qui, du coup, et selon la même réthorique que vous proposez, il ne s'agira pas d'être solidaire...

> Par exemple

Y a pas Paris-Luttes-Infos sur ta planète ? https://paris-luttes.info/quatre-personnes-arretees-dans-l-5857

> Merci de me donner raison, mais comme je ne suis pas vache...

Du coup c'est bien ce que je disais, il ne s'agit pas d'un appel à la solidarité avec les inculpés, et encore moins avec les actes pour lesquels ils sont inculpés mais un simple rapport des faits, certe néccéssaire, fait par un groupe de défense juridique collective.

Il aurait été plus judicieux que tu me refile celui-ci:
http://paris-luttes.info/tout-ca-pour-une-voiture-5826?lang=fr
Il y a au moins une phrase, la dernière, qui appele clairement à se solidariser avec eux.

Ce dernier communiqué de RN est d'ailleurs d'autant plus néccéssaire qu'il dénonce l'éternelle accusation des pro de la dissociation conspirationniste qui dit en gros: ce sont forcément des flics qui ont fait ça.

Et qui donc ouvre une question qui n'y est pourtant pas dévellopé: devons nous, par delà la solidarité avec les inculpés, nous solidariser clairement avec les actes pour lesquels ils sont inculpés?

Question dévellopé dans le communiqué de non-fides, la question étant ouverte, et c'est très bien que les compas de RN l'aient ouverte.

Certain(e)s (et ceci dépasse certainement le cadre de non-fides) ont ressenti le besoin d'y répondre. Même s'illes n'ont pas pu prendre part à la rédaction, illes ont eu l'occasion de discuter, au moins de ce point bien précis.

Peut-être ont-illes ressenti ce besoin de part leur implication dans diverses actions, de part leurs situations -disons le clairement- clandestines, mais surtout dans une tentative d'apporter des perspectives.

> Message de la planète Terre

Mais quelle mauvaise foi ! Ce communiqué du "Defcol" se termine par la phrase : "Il est nécessaire de se montrer solidaires de toutes celles et tous ceux qui sont visés." Et pour toi "il ne s'agit pas d'un appel à la solidarité avec les inculpés" ! Tu sais quoi ? Tu ferais un bon politicien.

> admetons

Admettons que le comuniqué d'un groupe de défense collective puisse être concidérré comme un appel à la solidarité.
Ce qui revient à dire qu'il est remarquable qu'un avocat tienne un discourt solidaire avec son client, et par ailleurs, tout ce que je vois dans ce communiqué est un stricte point de vue judiciaire de la question, ainsi qu'un rappel des faits, néccéssaire, certes, mais à notre avis insuffisant.
-a-t-on le "droit" de le trouver insuffisant?-

Et donc:
devons nous, par delà la solidarité avec les inculpés, nous solidariser clairement avec les actes pour lesquels ils sont inculpés?
-Et, par extention, avec tous les actes de guerre sociale passés et à venir-

Si la réponse est oui, je vois pas bien en quoi dérange le texte duquel on est en train de débattre.

Ce texte aussi appele clairement à la solidarité avec les inculpés...

La seule différence étant qu'il ouvre d'autres perspectives, se solidarisant des inculpés et ouvrant le champ à la solidarité envers un quelconque acte de guerre sociale, clairement dans l'espoir de les voir se généraliser et s'intensifier.

C'est quand même marrant que tu me reprennes, "depuis la terre", sur un mot ou une phrase sans jamais répondre réellement sur le fond. Oubliant (volontairement?) le reste du contenu de mes comentaires.

> Banalités de base

OK, soyons sérieux un instant. Il se trouve que j'ai participé à cette manif, et que je suis témoin direct des faits dont nous parlons. C'est donc en toute connaissance de cause que je peux réaffirmer que nous sommes TOUS innocents (même si le mot écorche tes sensibles oreilles) des accusations délirantes et scandaleuses de la police et du Parquet. S'il y avait des coupables, on pourrait défendre la légitimité de leur action ; mais il n'y en a pas. Aucun flic n'a été "agressé" ce jour-là à cet endroit, sinon de manière toute symbolique, avec une sorte de tuyau parfaitement inoffensif (son utilisateur avait bien vu qu'il ne pouvait même pas briser une vitre de la voiture, comment aurait-il pensé faire du mal à cette grosse baraque de Kevin ?). Quant à l'incendie de la voiture, qui pourrait affirmer en toute certitude que quelqu'un y a mis le feu ? Moi, personnellement, je n'ai rien vu, rien entendu. A vrai dire, je ne serais même pas surpris que ce genre de ridicule petite bagnole puisse s'enflammer toute seule. Tant qu'à "ouvrir d'autres perspectives", je suggérerais donc à Non Fides d'aller plutôt se "solidariser" avec les patrons de Renault ou de PSA, déjà suspects de truquer les normes, et qui pourraient bien être les seuls responsables de ce haut fait d'armes de la "guerre sociale". Si ça peut te rassurer, je peux même avouer que je ne serais ni étonné ni choqué si ce genre de (mal)heureux hasard se reproduisait dix fois par jour. Ceux qui seraient alors arrêtés n'en seraient pas moins innocents des charges dont l'Etat les accuserait.

> Non-fides, mais pas qu'eux apparement...

http://cettesemaine.info/breves/spip.php?article1676&lang=fr

> Pour aider à la tâche

Voici donc le passage que je voulais souligné dans la publication des brèves:
Peu importe qu’ils soient "coupables" ou "innocents", car nous laissons volontiers ces catégories aux charognards du code pénal et à tous leurs amis citoyens-flics. Peu importe qu’il s’agisse de révolutionnaires certifiés ou de lycéens anonymes, car c’est avant tout les actes dont ils sont accusés que chacun est invité à défendre solidairement. Des actes clairs, et sans "oui, mais...".

> aux innocents les mains pleines

"Quant à l'incendie de la voiture, qui pourrait affirmer en toute certitude que quelqu'un y a mis le feu ?"

Le souci; ici comme dans d'autres commentaires, sans vouloir prendre partie, c'est un peu la formulation : si tu dis ça comme ça, 99% des gens te traiteront de menteur et du coup n'écouteront pas le reste.

Il y a clairment une personne qui balace un fumigène dans la bagnole. Et c'est clairement ce fumigene qui a prit feu.
Ca se sont les faits. Ta formulation semble les nier (je dis pas que c'est ton intention)

La justice chercherait (si elle était juste) à trouver la personne qui a balancé ce fumigene et comprendre quelles étaient ces intentions, pour les juger, et sand doute les condamner, ce qui est autre chose.
Idem pour chaque personne qui intervient dans l'action : il y a les faits et il y a leurs intentions.
Et de ce que j'en vois sur la video qui tourne partout désormais, il n'y a pas intention de tuer.

La solidarité, ce n'est pas être avocat, sinon on tombe dans l'horreur du reproche "comprendre c'est pardonner" qui bloque tout.

Une solidatité accompagnée de mais serait toujours questionnée. Mais une solidarité a le droit de ne pas encenser des modes d'actions qu'elles n'aurait pas choisi. Et ce n'est pas la même chose.

Après ce que je lis entre les commentaires, entre les lignes, c'est qu'il y a là des personnes qui se connaissent et en profitent pour régler leurs comptes.
Et côté solidarité, je trouve ça bien puant.