Les soldats de la force de l’OTAN au Kosovo (KFOR) et le personnel de
l’ONU contribuent à alimenter l’essor de la prostitution dans la
province de Serbie à majorité albanaise, affirme Amnesty
International dans un rapport rendu public le 6 mai dernier. Selon
l’organisation de défense des droits humains, 20 % des clients des
réseaux de prostitution au Kosovo sont des soldats de la KFOR et des
policiers de la MINUK (Mission des Nations unies), qui contribuent de
la sorte à fournir « une part substantielle des revenus », évaluée à
70 %, de l’industrie du sexe. Il semble paradoxal que dans un pays
qui a connu les horreurs de la guerre civile, certaines des
violations des droits humains les plus élémentaires soient commises
par la communauté internationale censée apporter la paix et permettre
la reconstruction du pays. Toutefois, ce paradoxe n’en est pas un: le
stationnement de troupes armées d’occupation développe les
infrastructures prostitutionnelles et, par conséquent, la traite des
femmes et des enfants aux fins de prostitution. Cet essor se traduit
également par une augmentation de la clientèle locale et régionale.
La mise en place de telles infrastructures est encouragée, sinon
pilotée par les forces d’occupation. Elle est l’une des fondations
sur lesquelles se déploie le tourisme sexuel.
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l’article intégral

P.S. Richard Poulin prépare un livre «La mondialisation des marchés
du sexe», qui paraîtra à l’automne.

– « Pourquoi une reconnaissance officielle à un groupe qui fait la
promotion de la prostitution? Lettre au ministre de la Santé du
Québec », par Élaine Audet

Monsieur le Ministre,

Je viens d’apprendre que vous avez remis au groupe Stella un prix
d’excellence pour la prévention, la promotion et la protection de la
santé et du bien-être des populations. Est-ce là la nouvelle vision
qu’a le gouvernement du Québec du bien-être des populations ? Tout en
distribuant des condoms et de l’information sur le VIH, le groupe
Stella n’a jamais fait mystère de sa volonté d’obtenir la
décriminalisation totale de la prostitution. Il y a au Québec un
consensus en faveur de la décriminalisation des prostituées, qui sont
incontestablement victimes de la violence inhérente à ce « métier »,
ne serait-ce que dans le « viol tarifé » de leur intimité, mais rien
ne saurait justifier celle des proxénètes et des clients, sans qui
cette marchandisation du corps de femmes – et de plus en plus
d’enfants – ne saurait exister.
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lettre intégrale</a

– « Les ‘Yeux secs’ et la caméra citoyenne de Narjiss Nejjar », par
Narjis Rerhaye
Un film sur des femmes prostituées devient un enjeu politicien

« Les Yeux secs », le très beau (et primé) film de la réalisatrice
Narjiss Nejjar, ne sera-t-il plus que le regard politicien et
récupérateur de vrai-faux zaïms en mal de reconnaissance et surtout
d’arguments ? Au commencement, une oeuvre de création et une jeune
cinéaste, artiste citoyenne et donc concernée par les maux de sa
société, à la caméra quelque part militante. Narjiss Nejjar a monté
les marches de la Croisette, portant haut caftan et couleurs du Maroc
mais elle ne fait pas forcément dans les paillettes. Elle dit
pourtant: « Je ne fais pas de la politique ».
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