Gribouillis gribouillas : Bis repetita placent

Mis a jour : le lundi 22 février 2016 à 13:31

Mot-clefs: bouffe / mal
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Nous aurions préféré ne pas avoir à vous ennuyer encore avec de telles péripéties… C’était sans compter sur notre ami gribouillis, qui, encore une fois, gribouilla.

 

Lundi 8 février, en arrivant devant la bibliothèque pour ouvrir la permanence hebdomadaire, nous avons eu la « surprise » (enfin, relative !) de voir de nouveaux messages inscrits. Cette fois, un petit peu de peinture a été projetée sur les fenêtres et deux tags ont été faits sur le sol. L’un disait "Racistes Go Home" l’autre était une énigmatique signature (?) "La Fraction". Nos artistes timides ont aussi gribouillé les A cerclés de la fois précédente (au moins les choses sont claires !). Bien entendu le tout a encore une fois été rapidement nettoyé, et tout le quartier pense encore à une attaque de l’extrême droite (mais, est-ce vraiment faux ?).

Gribouillis peut être fier de lui, son dessin a été accroché dans la classe de CP de l’école d’en face !

Cet acte courageux a cette fois-ci été réalisé par trois individus, très lents, manifestement peu expérimentés, et pas du tout attentifs à ce qui se passait autour d’eux… Ces gens ont (mal) usés d’une pratique qui n’est pas anodine, puisqu’il s’agit d’une pratique asymétrique (le porte-avions Charles de Gaulle ne tague pas des vitrines). Loin de figer ou fétichiser des pratiques, rappelons tout de même que les révolutionnaires, à travers l’histoire, ont réservé ce genre de pratiques à l’ennemi, aux fascistes, aux pouvoirs, aux clergés. Nous parlons bien là des pratiques de l’asymétrie, non pas de ce forfait bancal et anecdotique qui fera trois heures de buzz dans la vie de nos artistes, et qui n’en est que l’expression la plus pathétique. Les révolutionnaires, lorsqu’ils ne sont pas d’accord, s’expliquent, ils ne se mettent pas anonymement du caca dans la boite au lettre.

Trois individus qui se sont montrés :

  1. Incapables de se rendre à la fameuse discussion de leurs cauchemars (ou tout autre moment public à La Discordia ou dans d’autres lieux anarchistes et anti-religieux de la capitale) pour y exprimer le point de vue de La Fraction (Fraction Hexagone ?) sur l’islamophobie, ou bien pour venir défendre leur complaisance avec des groupes islamistes (UOIF, CCIF, PSM, etc.). Mais peut-être pensent-ils que le dialogue avec l’ennemi n’a pas d’intérêt ? Alors pourquoi « attaquer » une bibliothèque anarchiste plutôt qu’une banque, un lieu de culte, un commissariat ou une permanence de parti ? (cette fois-ci encore, aucune autre dégradation n’a été commise par nos trois intellectuels).
  2. Incapables d’écrire la moindre critique argumentée de ce qui les gêne tant dans notre pensée imberbe. En effet, aujourd’hui encore, nous n’avons pas trouvé la moindre trace d’une critique étayée de nos positions anarchistes anti-religieuses (ou de celles d’autres révolutionnaires anti-religieux). Pas une seule, seulement quelques menaces de mort sur internet, quelques bravades anonymes sur twitter ou facebook (on a les médias qu’on mérite…) ou des commentaires anonymes d’une teneur que nous n’avons jamais rencontré dans la vraie vie, sachant que nous ne sommes pas des clandestins, et que nous discutons avec beaucoup de gens dans ce milieu, et pourtant : RIEN ! Comme si la critique de la critique du concept d’islamophobie n’existait en fait que sur internet (et encore, avec faiblesse) ou entre minuit et quatre heure du matin dans le XIXe arrondissement de Paris. Tout le monde pourra en conclure donc que ces quelques dégradations ne sont qu’aveux d’incapacité à défendre des positions dans les règles de l’art (par la critique argumentée ou la confrontation physique contre des individus, pas des murs).

En projetant trois pauvres pots de peinture sur la bibliothèque, vous n’avez fait que montrer votre faiblesse théorique et analytique intrinsèque. Pour résumer dans un langage que vous comprendrez mieux : vous êtes des merdes humaines incapables de défendre vos propres positions réactionnaires avec dignité et intelligence. Nous en concluons, chers enfants perdus du post-modernisme, que vous avez honte de vous-mêmes et de vos actes (que vous n’êtes même pas foutu d’assumer publiquement, ni même de revendiquer ou même seulement expliquer). Nos positions, nous les portons à visage découvert, avec des noms et des adresses pour les assumer publiquement. Un dixième de ce courage embellirait votre absence d’imaginaire.

Les staliniens traitaient de fascistes tous ceux qui n’étaient pas d’accord avec eux, ces amis des autoritaires religieux nous traitent de « racistes », nous qui disons clairement notre haine de tout racisme, de toute religion, de toute autorité. Les vieilles habitudes sont-elles inscrites dans les gênes politiques de cette jeunesse confuse et incapable de développer la moindre pensée critique ou révolutionnaire ?

Nous continuerons de blasphémer contre les pseudo-radicaux confus et théo-compatibles, ainsi que contre tous les dieux et les prophètes, sur lesquels nous citerons encore et toujours la chanson du Père Duchesne : « Coupe les curés en deux Nom de Dieu / Fout les églises par terre Sang Dieu / Et l’bon dieu dans la merde Nom de Dieu… »

Nous profitons de cette deuxième petitesse pour remercier tous ceux et celles qui ont pris position aux côtés de La Discordia, ce qui dans ce cas revient à porter une position révolutionnaire claire contre la complaisance vis-à-vis de la religion, toutes les religions, et dans toutes les régions du monde. A ceux qui ont ricané, gardé un silence confortable ou avancé des excuses bidons pour regarder ailleurs va tout notre mépris.

Encore et toujours, contre toute forme de pouvoir,
contre toute religion et tout racisme,
vive la révolution et vive l’anarchie !

Quelques bibliothécaires de la discorde.

ladiscordia.noblogs.org
ladiscordia at riseup.net

 

Commentaire(s)

> prêchi prêcha, ter repetita placent

Vous en avez pas un peu marre de répéter toujours les mêmes trucs ? Vous faites un concours pour savoir qui sortira les plus belles phrases sur le thème parler pour ne rien dire ? Vous avez exposé plusieurs fois ce que vous pensez des musulmans, des antiracistes et des anarchistes non conformes à l’orthodoxie. Quelques réponses ont pu être données que vous avez eu le temps de lire. Pour ne pas se répéter, allez les consulter.

A part le petit cercle habituel qui s’échange de genre d’article, je n’ai pas vu beaucoup de monde dans le milieu libertaire s’intéresser à votre tribunal ou s’émouvoir de vos déboires avec 3 taggueurs dissidents. Rien à voir avec la mobilisation des anarchistes quand leurs camarades sont attaqués :

https://rebellyon.info/16-fevrier-1997-la-librairie-anarchiste

A trop en rajouter, vous allez avoir exactement l’effet contraire que celui espéré.

> empathie

Le paradoxe en est que la religion, les trois livres, est une fable dystopique, le contraire de l'utopie.
Comment des soumis à l'arche pourraient-ils danser avec elle,elle l'utopie, l'Anarchisme, le communisme libertaire,avec ces humains sans dieu ni maître et pissant sur le déterminisme, voilà le paradoxe, leur paradoxe, ils/elles sont paradoxe, eux les obscurantistes et leurs soutiens humanitaristes théophiles lorsqu'ils ont prétention à l'utopie.

"Je sais des paradis tragiques ou les fauteuils n'ont pas de mémoire, quand la merde déborde c'est toujours de la merde, nos mirages sont d'une autre qualité" LEO.

Mon empathie active pour les bibliothécaires de la Discordia et leurs soutiens.

Laïque un jour, Laïque toujours!! Ne leur en déplaise.

> ...

Mort à la religion, toutes les religions, et mort à la laïcité et à tous les concepts de l'ennemi. Et, surtout, solidarité avec les compagnons de La Discordia. La petite galaxie des arrivistes finira par apparaitre pour ce qu'ils sont vraiment. En fait, c'est déjà le cas.

Cher commentateur de m*$;, peux tu nous donner des liens (toi qui aime tant ça...), qui expriment autrement que par les tags les plus ridicules de l'histoire révolutionnaire, la critique de cette "Fraction" (wow) à l'encontre de La Discordia.

Non ? Rien ? Alors silence-toi ou produit donc cette critique de l'anti-religion.

> Merci papa

Merci

Merci de votre condescendance à apprendre à des militant-e-s anarchistes ce qu’est la laïcité et la religion, sans vous on serait resté dans l’ignorance. Mais à répéter la même chose comme une litanie sans tenir compte un seul instant de ce que nous avons pu dire sur le sujet, c’est vous qui allez apparaître pour ce que vous êtes vraiment : des sectaires de mauvaise foi plus proches du jésuitisme que de l’anarchie.

Votre laïcité, c’est celle de l’Etat et de Charlie, sûrement pas celle des libertaires.

> pensées à deux balles

la chanson du père duchène, comme je la comprends, c'est un type issu de la culture catho française qui rejette cette culture et qui dit "va crever" à cette culture. c'est pas un type issu d'un pays colonial qui dit "regardez moi ces résidus sous-humains d'un coin du monde où j'ai jamais foutu les pieds qui croient un truc qu'on peut pas voir..."
apparement pour la personne qui a écrit la chanson, être croyant, c'est pas un probleme, il en veut aux pretres, aux patrons et aux "bourgeois"... et il méprise les femmes qui croient mais uniquement parce que ce sont des femmes (rien d'inhabituel dans ce monde)

> commentaires en modération à postériori

le sujet ayant été maintes fois trollé, les commentaires sont modérés à postériori.