So french so food and so apartheid !

Mis a jour : le lundi 8 février 2016 à 16:13

Mot-clefs: Racisme Répression Resistances
Lieux:

Du 7 au 12 février prochain, 28 chefs et maîtres-artisans français réputés participeront à l’événement So French So Food, la 4e semaine de la Gastronomie Française en Israël dans plusieurs villes israéliennes Tel Aviv, Haifa, Beer-Sheva, Acre et Tibériade, Jérusalem. Dix sociétés françaises prendront également part à cette initiative co-organisée par la chaine de supermarchés israélienne Shufersal, et l’Ambassade de France en Israël – via l’Institut Français. L’édition de cette année est aussi parrainée par la Mairie de Toulouse qui la subventionne à hauteur de 72 000 €. [1]

Le site web d’informations The Electronic Intifada nous révèle que Shufersal est une société israélienne qui possède plusieurs magasins dans les colonies israéliennes, illégales au regard du droit international, en Cisjordanie et dans le Golan syrien occupés. [2]

La campagne BDS France dénonce et condamne l’implication du gouvernement français et de la mairie de Toulouse dans l’organisation de cet événement, partenaires d’une entreprise qui se rend complice et tire profit des violations par Israël des droits du peuple palestinien.

Le Ministère des Affaires Etrangères, et donc le gouvernement, se rend ainsi lui-même complice des politiques israéliennes d’occupation et de colonisation condamnées par les multiples résolutions auxquelles la France a souscrit, et en totale contradiction avec sa ligne officielle et sa mise en garde initiée en 2014 adressée aux ressortissants et aux entreprises tentées d’investir dans les colonies israéliennes :

« Les transactions financières, les investissements, les achats, les approvisionnements ainsi que d’autres activités économiques dans les colonies ou bénéficiant aux colonies, entraînent des risques juridiques et économiques liés au fait que les colonies israéliennes, selon le droit international, sont construites sur des terres occupées et ne sont pas reconnues comme faisant partie du territoire d’Israël. Ceci est susceptible d’entraîner des litiges liés à la terre, à l’eau, aux ressources minérales et autres ressources naturelles, qui pourraient faire l’objet d’un achat ou d’investissement, comme des risques réputationnels. » [3]

En totale opposition aussi avec le récent rapport de Human Rights Watch qui « recommande aux Etats de s’assurer du respect de la quatrième convention de Genève et qu’ils revoient leurs échanges commerciaux avec les colonies », entre autres. [4]

Par ailleurs, douze anciens ambassadeurs viennent de prendre position pour la suspension de l’accord d’association UE-Israël et la « mise en veilleuse » de la coopération économique et scientifique. [5]

Le gouvernement français et la Mairie de Toulouse prouvent une nouvelle fois leur soutien aveugle à l’apartheid israélien et son régime d’oppression, à l’image de Manuel Valls préférant criminaliser les militants de la campagne BDS France et de Jean Luc Moudenc défenseur de la liberté d’expression sauf quand il s’agit de la Palestine. [­6]

Nous appelons les Chefs et maîtres-artisans français qui ont été invités, à reconnaître qu’ils ont été manipulés pour servir une initiative de normalisation d’une politique contraire aux droits humains, et que leur déontologie professionnelle ne devrait pas promouvoir la gastronomie française à n’importe quelle sauce.

A l’heure où le mouvement BDS enregistre de nombreuses victoires depuis le début de l’année 2016, cette complicité démontre la nécessité absolue de poursuivre et d’intensifier davantage cette campagne citoyenne, en France et partout dans le monde, pour soutenir la lutte du peuple palestinien pour sa liberté, la justice et l’égalité.

La campagne BDS France

———————–

[1] So French So Food 2016 http://institutfrancais-israel.com/blog/so-french-so-food-2016/

Jumelage Toulouse-Tel Aviv : 1ere participation de Toulouse à So French So Food, la 4e semaine gastronomique de Tel Avivhttp://deliberations.toulouse.fr/data/archive/20151217_DELIBERATION_15-818.pdf]

[2] French government partners with Israeli settlement profiteer, Ali Abunimah, 4 february 2016 https://electronicintifada.net/blogs/ali-abunimah/french-government-partners-israeli-settlement-profiteer

Traduction : Le Gouvernement français partenaire d’un profiteur des colonies israéliennes http://www.bdsfrance.org/le-gouvernement-francais-partenaire-dun-profiteur-des-colonies-israeliennes/

[3] Infos utiles Israël/Territoires palestiniens http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs/conseils-par-pays/israel-territoires-palestiniens/article/complements-25006

[4] Occupation, Inc. How Settlement Businesses Contribute to Israel’s Violations of Palestinian Rights, Human Rights Watch, 19 January 2016 https://www.hrw.org/report/2016/01/19/occupation-inc/how-settlement-businesses-contribute-israels-violations-palestinian

[5] Paris et Bruxelles doivent agir pour sauver l’Etat palestinien http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/02/03/paris-et-bruxelles-doivent-agir-pour-sauver-l-etat-palestinien_4858462_3232.html

[6] Valls envisage des mesures contre les manifestations pro-boycott de produits israéliens, Le Monde, 19 janvier 2016 http://www.lemonde.fr/societe/article/2016/01/19/valls-envisage-des-mesures-contre-les-manifestations-pro-boycott-de-produits-israeliens_4849405_3224.html

Communiqué BDS France du 1er avril 2015 : le maire de Toulouse a osé http://www.bdsfrance.org/le-maire-de-toulouse-a-ose-8/

 

http://www.bdsfrance.org/so-french-so-food-and-so-apartheid/

Commentaire(s)

> légalité / légitimité ?

toute cette propagande pro-palestienne anti-israelienne est basé sur la notion de "droit international"; notion qui pose problème aux révolutionnaires lisant indymédia ...

> Visiblement, les crimes contre l'humanité ne posent pas problème aux "révolutionnaires lisant indymédia "

La dégradation de la situation économique dans la bande de Gaza en 2015, par Ziad Medoukh

L’année 2015, dans la bande de Gaza, a été marquée par le maintien du blocus israélien inhumain imposé de façon illégale par les forces de l’occupation depuis plus de neuf ans, mais aussi, notamment, par la poursuite des agressions israéliennes contre cette région isolée, sans oublier les conséquences dramatiques de la dernière offensive militaire israélienne de l’été 2014, la troisième offensive en cinq ans, et la plus meurtrière. Une offensive qui a détruit les infrastructures civiles de toute une région, ce qui aggrave une situation déjà difficile pour toute la population civile, dans tous les domaines.

Sur le plan économique, la situation ne cesse de s’aggraver, notamment à cause de l’augmentation du chômage et du niveau de pauvreté, sans oublier l’incapacité de bâtir une véritable économie dans la bande de Gaza.

Pour beaucoup d’économistes locaux et internationaux, l’année 2015 est considérée comme la plus catastrophique pour l’économie palestinienne depuis 20 ans.

L’économie de la bande de Gaza souffre d’une crise très grave due aux agressions israéliennes, à la fermeture des passages commerciaux et au blocus. Cette situation empêche tout développement d'une économie en faillite qui ne trouve pas les ressources nécessaires pour sortir d'une crise qui touche tous les secteurs.

La fermeture totale des passages commerciaux qui relient la bande de Gaza au monde extérieur depuis 2007, et son ouverture aléatoire, sporadique, arbitraire et partielle, ont rendu l’économie gazaouie chaotique, sans aucun espoir de redressement, tous les secteurs économiques sont paralysés en raison de l’arrêt complet de tous les projets en cours.

La dégradation de l’économie dans la bande de Gaza, et les conséquences dramatiques de la dernière offensive militaire pour toute une population civile, ont même rendu les projets de reconstruction très difficiles, et ont paralysé l’économie locale.

La situation économique catastrophique dans la bande de Gaza en 2015 se manifeste par :

- Un recul des indicateurs de l’économie palestinienne, car l’économie de la bande de Gaza contribue pour 45% au PIB palestinien. Cette situation a rendu l’économie palestinienne dépendante de l’économie israélienne et de l’aide internationale. Le pouvoir d’achat est devenu très faible pour les Palestiniens de Gaza en 2015, ayant connu un recul de 9% selon le ministère palestinien de l’économie dans son rapport annuel de 2015.

- L’infrastructure civile : Selon le Comité national de la reconstruction de Gaza, 36% de l’infrastructure civile de la bande de Gaza ont été détruits sans aucun espoir de reconstruction immédiate, notamment avec le retard dans le début des projets de reconstruction privé et public.

- Les pertes financières directes ou indirectes dues à cette dégradation dépassent les 4 milliards d’euros selon l’autorité des finances dans les territoires palestiniens, l ’équivalent de la Banque Centrale.

- Le secteur privé a été le secteur le plus touché, d’après la Chambre de Commerce et d’Industrie de Gaza, ce secteur qui employait environ 50.000 personnes avant 2015, et qui représentait 40% du marché de travail dans la bande de Gaza, est actuellement paralysé. A cause de la destruction de 90% des usines, des entreprises privées et des ateliers, avec l’interdiction d’entrée des matières premières pour tous les projets et plus de 700 installations industrielles fermées sans réouverture, avec la fermeture définitive en juillet 2014 de la seule zone industrielle du nord de la bande de Gaza, après la destruction de toutes ses usines, à cause de tout cela, le secteur privé emploie actuellement moins de 9.000 personnes.

- Le secteur de l’agriculture qui employait 20.000 travailleurs a aussi été touché. Les chiffres du Ministère palestinien de l’Agriculture montrent qu’actuellement, 4200 personnes seulement travaillent, avec une baisse permanente de revenu. Ce secteur souffre, en dehors de la destruction des terres agricoles et des fermes, de l’interdiction israélienne permanente d’exporter les produits agricoles de Gaza, connus pour leur qualité, notamment les fraises, les roses, les tomates et les oranges, vers les marchés extérieurs. Sans oublier la diminution des terrains cultivables, des espaces ayant été détruits par les différentes incursions israéliennes sur les différentes régions de la bande de Gaza. La surface cultivée a diminué de 15% en 2015.

Les pertes agricoles quotidiennes, à cause de la non exportation des produits agricoles vers l’étranger, est de 50.000 euros par jour. Conséquence grave : beaucoup de personnes sont en train d’abandonner leur terre agricole à cause de ces pertes, cette terre étant remplacée par des constructions et des bâtiments. Une autre raison, la décision israélienne de porter la profondeur des zones tampons, au nord et au sud de la bande de Gaza, à 500 mètres, ajoute à la détérioration du secteur agricole. De plus, la mort de nombreux animaux a rendu l’élevage très difficile, et les prix ne cessent d'augmenter. Les pertes du secteur agricole ont dépassé 200 millions d’euros en 2015.

Avant 2015, la zone cultivée dans la bande de Gaza s'élevait à 120 000 mètres carrés. Actuellement, il est estimé que 50 % de la zone cultivée, dont des vergers et des serres, ont été gravement affectés. Selon le rapport de la Chambre de Commerce de Gaza, le coût de l'impact sur les moyens de subsistance des agriculteurs, combiné à celui des mesures de nettoyage nécessaires, s'élève à environ 12 millions d'euros.

- L’industrie : 90% des usines existantes sont fermées sans réouverture à cause de la destruction de plus de 300 sites industriels, et du manque de matières premières, d’exportation comme d’importation. La bande de Gaza est connue pour ses industries de qualité, notamment les vêtements, le tissu et le bois, les pertes dans ce secteur, en 2015, sont de 7 millions d’euros par mois selon le Programme des Nations-Unies pour le Développement.

- Le secteur de la pêche souffre énormément des attaques permanentes de la marine israélienne. Celle-ci interdit aux pécheurs Gazaouis de s’éloigner de plus de 500 mètres dans les eaux de Gaza. Ces restrictions et ces limites ont influencé ce secteur et plus de 700 pêcheurs, ont, soit changé d'activités, soit continué à pêcher mais avec un revenu minimum.

- Le chômage a augmenté,. Le taux de chômage a dépassé les 67% en novembre 2015. Mais le phénomène le plus dangereux, selon l’Organisation Mondiale du Travail, dans son rapport sur Gaza en novembre 2015, est la hausse du chômage chez les jeunes et les diplômés de moins de 30 ans, qui atteint 77%. Suite à la dernière attaque israélienne, plus de 25.000 personnes e sont ajoutées aux chômeurs.

- La pauvreté : 67% de la population de Gaza vit en dessous de seuil de pauvreté, depuis Juillet 2014. Selon le bureau palestinien des statistiques, le taux de l’insécurité alimentaire dépasse les 73% chez les familles.

- L’augmentation du nombre de personnes qui dépendent des organisations humanitaires. Selon les sources du bureau des Nations-Unies pour les réfugiés palestiniens - UNRWA - dans la bande de Gaza, plus de 950.000 personnes ont bénéficié du programme de l’aide alimentaire géré par le bureau. Ce programme a élargi ses services pour cibler les citoyens et non seulement les réfugiés.

- Les passages commerciaux : Actuellement, par jour, 150 à 200 camions entrent à Gaza via le seul passage commercial ouvert cinq jours par semaine. Ce passage se situe au sud de la bande de Gaza, mais la moitié de ces camions sont pour les organisations internationales et leurs projets de reconstruction d'écoles et de stations d’eau. Parmi ces camions, 5 ou 6 seulement contiennent des matériaux de construction, notamment le ciment. Ce passage se ferme sous n’importe quel prétexte, par décision israélienne, sans prendre en considération les besoins énormes de la population civile.

D’après les chiffres de nombreuses organisations internationales qui travaillent dans la bande de Gaza, ce passage a été fermé pendant145 jours en 2015, ce qui représente 34% des jours de l’année.

Gaza n’a droit qu’à 120 produits au lieu de 770 avant le blocus. Certains produits et médicaments n’entrent pas, ce qui a aggravé la situation. Selon les estimations des organisations internationales, la bande de Gaza a besoin de 900 camions par jour pour répondre aux besoins énormes d’une population en augmentation permanente. Sans oublier la liste des 120 produits toujours interdits d’entrer par ordre militaire israélien.

Cette fermeture a empêché la libre circulation des importations et des exportations des biens et produits de Gaza, en particulier les matières premières et les produits semi-finis.

- L’électricité : La seule centrale électrique de la Bande de Gaza - qui a été bombardée lors de la dernière agression - fonctionne à seulement 30% de sa capacité. Beaucoup d’usines sont fermées à cause du manque de courant électrique et de carburant.

- L’eau : Les dommages causés aux canalisations d’eau et d’assainissement ont été immenses. En octobre 2015, plus de la moitié des Gazaouis n’avait plus aucun accès à l’eau potable.

- Les projets de reconstruction de Gaza : Après dix-sept mois de la fin de la dernière offensive israélienne de l’été 2014, aucun projet de reconstruction n’a commencé.

Tout ce qui a été réalisé était une réparation partielle de quelques maisons et habitations dans le cadre des projets de secours aux sans-abri.

Actuellement, il y a plus de 7000 personnes qui vivent toujours soit dans des caravanes inhabitables, soit à côté des ruines de leurs maisons détruites.

L’organisation britannique Oksfam, a déclaré que si ce rythme de reconstruction en cours devait continuer, Gaza aurait besoin de 100 ans pour être reconstruite à nouveau.

Le gouvernement israélien refuse l’ouverture des passages et maintient son blocus sur Gaza. Les organisations internationales n’arrivent pas à faire pression sur ce gouvernement, et les Palestiniens de Gaza sont dans l’attente.

Seulement 10% de l’argent promis lors de la conférence sur la reconstruction de la bande de Gaza, les 11 et 12 octobre 2014 au Caire. - 5.6 milliards de dollars promis - est versé, soit directement à l’autorité palestinienne, qui se heurte à d’énormes difficultés pour mener des projets de reconstruction, à cause des mesures israéliennes d’une part et des divergences politiques entre les différents partis palestiniens d’autre part, soit aux organisations internationales qui s’intéressent surtout à distribuer des aides alimentaires aux sans-abri plutôt que de commencer la reconstruction des maisons détruites.

Les conséquences de la dernière offensive et cette situation marquée par des difficultés économiques, obligent de nombreux habitants à aller récupérer des matériaux dans les zones tampons, au nord et au sud de la bande de Gaza, des zones dangereuses contrôlées par l’armée de l’occupation israélienne qui n’hésite pas à tirer, causant en 2015 la mort de plusieurs personnes.

On est passé, suite à cette situation catastrophique dans la bande de Gaza, d’une économie familiale non-violente à une économie dépendante d’Israël et des organisations internationales.

Ces conséquences économiques sur la population montrent une fois de plus que le véritable objectif de cette politique israélienne étouffant la bande de Gaza, dans le silence complice de la communauté internationale officielle, est de casser la volonté remarquable et la patience extraordinaire de cette population, en pleine résistance malgré un blocus qui dure et qui dure, et malgré différentes agressions israéliennes.

Le problème est, qu’au début de 2016, il n’y a aucun indicateur d’une amélioration immédiate dans la situation économique pour la bande de Gaza, surtout avec le maintien du blocus israélien et le retard dans les projets de reconstruction, sans oublier les menaces israéliennes contre cette région de plus en plus laissée à son sort.

Les questions qui se posent au début de cette nouvelle année :

Quand la reconstruction de Gaza commencera-t-elle ?

Jusqu’à quand la dégradation de la situation économique dans la bande de Gaza ?

Jusqu’à quand ce blocus israélien inhumain contre la population civile de la bande de Gaza ?

Jusqu’à quand la souffrance des Palestiniens de Gaza ?

Jusqu’à quand cette impunité d’Israël ?

Et jusqu’à quand le silence complice de cette communauté internationale officielle ?

> question à se poser soi même en premier

Ben oui, parce qu'en attendant le grand soir, les palestinien-nes ont qu'à continuer à crever dans leur camps et prisons à ciel ouvert, vu qu'iels ont rien compris.

Quand on parle de légitimité, on peut se poser cette quetion à soir même en premier, en partant de sa place...

> Israël exporte ses pratiques liberticides en Europe

Après une exposition au Palais de Tokyo, des unes du quotidien «Libération» customisées par des artistes doivent être vendues aux enchères au profit de Reporters sans frontières. Mais la vente est en suspens pour cause de déplaisir de l’ambassade d’Israël à Paris et de complicité du commissaire priseur Tajan, de Artcurial.

Mais rappelez-vous : le boycott culturel d’Israël, c’est maaaaaaal, “car il va à l’encontre des principes de liberté d’expression et d’universalité de la science et du savoir” [1] ! Sans rire ?

La vente était prévue le 27 janvier au profit de Reporters sans frontières (RSF) : 36 couvertures de «Libération» relookées par des artistes tels que Laurent Grasso, Bernar Venet, Tania Mouraud, Françoise Pétrovitch ou Jean-Charles de Castelbajac, appelées à être mises aux enchères pour défendre la liberté d’expression des artistes et de la presse. Mais l’une d’entre elles suscite la «contrariété» de l’ambassade d’Israël à Paris, et cette dernière a demandé à la maison de ventes Artcurial de la retirer de l’ensemble. En cause, une couverture de Libé détournée par Ernest Pignon-Ernest, pièce numéro 27 de la vente.

Né en 1942 à Nice, figure de l’art urbain, l’artiste est connu pour ses silhouettes dessinées et collées à même les murs des rues. Il s’est emparé de la une de Libération du 12 novembre 2004, évoquant la mort de Yasser Arafat. Ce jour-là, Libération montrait un simple keffieh et titrait «Et maintenant ?»

Sur cette couverture célèbre, Ernest Pignon-Ernest a dessiné en 2015 le visage de Marwan Barghouti, leader palestinien emprisonné par Israël depuis 2002 (condamné à 5 peines à perpétuité par les tribunaux militaires israéliens), avec la légende : «En 1980, quand j’ai dessiné Mandela, on m’a dit que c’était un terroriste.»
Liberté de création

Ce travail artistique a déplu à l’ambassade d’Israël qui, par courrier, réclame à Artcurial d’extraire ce travail de la vente, le comparant à un «projet terroriste».

Artcurial répercute alors sur Libération et RSF cette requête, appuyée par François Tajan, président délégué de la maison de vente, lequel demande le retrait de l’œuvre, non seulement de la vente mais aussi du catalogue, en cours d’édition. Artcurial, il est vrai, entretient un certain nombre de liens avec Israël, et a des liens capitalistiques avec Dassault, à qui appartient l’immeuble de prestige où se trouve son siège (selon IsraëlValley). Par ailleurs, un des principaux actionnaires de Libération n’est autre que le franco-israélien Patrick Drahi, très présent dans le secteur des médias (BFMTV, L’Express, RMC, Stratégies, i24News,…).

Les attentats récents, la prorogation de l’état d’urgence et des potentiels troubles à l’ordre public, les incessantes déclaration d’amour de Manuel Valls à Israël, la tentative de criminalisation de la campagne BDS,… ont créé en France un climat dans lequel Articurial n’a pas craint de préconiser la censure. Au point où on en est, il n’y a plus rien que les “élites françaises” doivent refuser aux sionistes. Mercredi, la collaboration entre Artcurial, Libération et RSF s’est interrompue. De nouvelles solutions pour maintenir cette vente à visée caritative sont à l’étude.

Libération a refusé, au titre de la liberté de création. Un des artistes, C215 (Christian Guémy), décide de se retirer de l’opération en soutien à Ernest Pignon-Ernest. Joint par téléphone par Libération, ce dernier salue la position du journal et de RSF : «Je suis étonné qu’une ambassade étrangère puisse décider de ce que l’on expose ou pas. Et qu’une maison de ventes cède aux pressions. Je ne tenais pas à envenimer tout cela. Dans les années 70, je me suis élevé contre le jumelage de ma ville, Nice, avec l’Afrique du Sud. A l’époque on disait la même chose de Mandela. Je n’ai pas cherché la provocation avec cette une.»

Et Ernest Pignon-Ernest d’ajouter : « Je suis étonné qu’une ambassade étrangère puisse décider de ce qu’on expose ou pas. Et qu’une maison de ventes cède aux pressions. » Cette vente aurait pu passer inaperçue. Elle va bénéficier d’une mauvaise publicité.

Mauvaise ? Voire, car tout ce qui met en évidence la volonté de censure d’Israël – surtout quand elle est tenue en échec –permet à l’opinion de mesurer combien le soutien inconditionnel que nos gouvernements lui apportent est toxique.

[1] Jacob Weisberg, “Honte sur ces artistes qui boycottent Israël”

Source principale : “Israël demande le retrait d’une œuvre de Pignon-Ernest, «Libération» refuse”, par Clémentine Mercier

http://www.pourlapalestine.be/israel-ses-pratiques-liberticides-en-europe/

> L'ambassadrice de l'Etat d'Israël n'est pas la bienvenue à Toulouse !

Nous avons appris la participation de Mme Aliza Bin-Noun, ambassadrice d'Israël en France, à une initiative publique qui aura lieu le mercredi 10 février à l’espace Vanel de Toulouse qui se situe dans le bâtiment municipal de l'arche Marengo.

Mme Bin-Noun est l’ambassadrice d’un Etat gouverné par une coalition de droite et d’extrême-droite dont la politique alimente quotidiennement le racisme contre les Palestiniens. Nous nous indignons qu'une représentante d'un état qui pratique l'apartheid puisse être reçue dans un bâtiment appartenant à tous les Toulousains. Nous rappelons qu'Israël viole quotidiennement le droit international et les droits des Palestiniens. La colonisation, l'apartheid, l'emprisonnement et le nettoyage ethnique constituent la réalité de la vie des Palestiniens et sont intolérables.

De plus, Mme Bin-Noun s'est illustrée en France pour avoir fait annuler une vente caritative d’œuvres d'art - basées sur des unes du journal Libération - au profit de Reporters sans Frontières, sous le prétexte que l’une d’elles, signée par le célèbre artiste Ernest Pignon-Ernest, comparait le militant palestinien Marwan Barghouti à Nelson Mandela. Un autre artiste ayant participé à cette opération a choisi de retirer son œuvre en solidarité avec Pignon-Ernest. La représentante de l'Etat d'Israël s'arroge ainsi le droit de contrôler la production culturelle en France. C'est inadmissible !

En conséquence, nous appelons la population toulousaine à venir exprimer son refus d'accueillir Mme Bin-Noun en se rassemblant jeudi 11 février à partir de 18h30 devant la médiathèque de Toulouse.

http://www.couppourcoup31.com/2016/02/l-ambassadrice-de-l-etat-d-israel-n-est-pas-la-bienvenue-a-toulouse.html

> L'ambassadrice d'Israël ne sera pas à Toulouse ce soir / Rassemblement Reporté !

L'ambassadrice d'Israël a entendu notre appel. Elle a compris qu'elle n'était pas la bienvenue et a décidé d'annuler sa venue à Toulouse ce soir. Par conséquent, le rassemblement qui était prévu ce mercredi 10 février à 18h30 est reporté à sa prochaine éventuelle visite. Une délégation des organisateurs sera sur place à 18h30 pour les manifestantEs qui ne seront pas au courant de cette annulation.

Association Couserans-Palestine (09), BDS France Toulouse, Coup pour Coup 31, Palestine Libre, Sud Education 31, NPA 09, NPA 31

http://www.couppourcoup31.com/2016/02/l-ambassadrice-d-israel-ne-sera-pas-a-toulouse-ce-soir-rassemblement-reporte.html

> Le lobby sioniste est en pleine activité

Le lobby est en pleine activité pour censurer toute info sur le
mouvement BDS sur les médias !

http://www.crif.org/fr/lecrifenaction/le-crif-%C3%A9crit-%C3%A0-france-2/59376

La vidéo du JT de 20 h de France 2 le 10 février peut être vue ici:

http://www.francetvinfo.fr/replay-jt/france-2/20-heures/jt-de-20h-du-mercredi-10-fevrier-2016_1298011.html

La vidéo ne mentionne que la colonisation et le boycott des produits des
colonies, c'est à dire bien moins que les objectifs de la campagne BDS,
mais même ça, c'est bien plus que ce qu'Israël et ses complices peuvent
accepter.