I) Historique.

Le PIR n’est pas né de rien : il trouve ses origines dans le MIR, Mouvement des Indigènes de la République. (texte en lien supprimé texte fondateur M I R ). Sans doute, contrairement à ce qui est énoncé dans le paragraphe 10, à partir d’un certain moment, ne se reconnaissent-ils plus dans « les autres mouvements sociaux » puisqu’ils éprouvent le besoin de se constituer en parti :   Transformation en parti politique

C’est donc à ce moment-là que, très logiquement, ils se sentent obligés de se prononcer sur tous les sujets, qu’ils soient d’ordre social, économique, culturel ou autre. Toujours pour le côté historique, penchons-nous d’un peu plus près sur les amis et relations de ce parti : sur leur site on en trouve d’étonnants comme  Kémi Séba et la tribu K. (texte en lien supprimé vers tribune du PIR ) Soutien donc à Kemi Seba, ouvertement « racialiste » et « ethno-différencialiste », partisan de la non-mixité absolue entre individu-e-s de différentes « races ».

Tant que nous y sommes un petit paragraphe de Houria Bouteldja elle-même, grande militante anti-raciste (mais cela doit dépendre des « races », triste mot que l’on croyait définitivement remisé aux oubliettes) :

Le remède à l’antisémitisme et à l’islamophobie n’est pas le «dialogue des religions ».

Lorsque le racisme vient de l’État, c’est l’État qu’il faut réformer et ses pratiques discriminatoires. Lorsque l’intolérance vient d’en bas (entre les communautés juives et musulmanes par exemple), il faut d’une part s’attaquer aux pratiques inavouées de l’État, de ses institutions, des intellectuels, des médias qui privilégient la communauté juive par rapport aux autres mais également au traitement du conflit colonial en Palestine et de ses
répercussions en France. « 

Là, nous ne sommes plus très loin de la théorie du complot judéo-maçonnique : ils (les juifs) sont partout on vous dit !

Allez, toujours dans l’historique, puisque cela a été écrit en 2009 par Youssef Boussoumah, le compagnon d’ Houria à propos du conflit israëlo-palestinien :

 

 » Éradiquer le Hamas c’est en finir avec toute velléité de souveraineté palestinienne. Ne pas préciser la cible principale de l’offensive israélienne c’est d’une certaine façon succomber aux pressions occidentales qui tendent à disqualifier ce mouvement. Pressions qui voudrait le distinguer du reste du peuple palestinien et qui pour cela c’est indéniable s’appuie sur une islamophobie persistante sous ces latitudes septentrionales. Et pourtant Hamas est sans doute l’un des rares régimes de la région qui peut se targuer d’avoir été élu de façon loyale et aux dires de tous de ne pas être corrompu.


C’est ce parti qui aujourd’hui représente le pouvoir et la force résistante à Gaza. C’est pourquoi ce même parti est principalement visé par cette offensive. Ce sont ses dirigeants qui sont ciblés personnellement et qui sont assassinés même quand ils sont chez eux en famille et que cela provoque un carnage comme cela est arrivé aux martyrs Nezzar Ryan ou Saïd Syam. Tel est le but de guerre principal que s’est fixé Israël. En finir avec Hamas. Hamas comme expression de l’opposition au diktat de la puissance régionale, Israël.
Tsipi Livni n’ a t-elle pas dit que le but de l’offensive était « que Hamas comprenne les nouvelles règles régionales », comprendre que le Moyen Orient est une propriété israélienne. Hamas comme expression du choix démocratique du peuple palestinien que Mahmoud Abbas ayant pris comme premier ministre un fonctionnaire du FMI Fayad et qui a comme quasi chef de la sécurité le général Etats-unien Dayton ne peut incarner. Bien sûr il y a d’autres résistants appartenant à d’autres groupes, le Jihad islamique, les Comités populaires, le FPLP ou même certaines branches du Fatah mais tous ses groupes si Mohammed Dahlan avait réussi son coup de force contre Hamas auraient rapidement été mis au pas. D’ailleurs ne dit-on pas que ce même Mohammed Dahlan réfugié au Caire et protégé de Moubarak guette à la tête d’une force mercenaire de 10 000 hommes, le moment de revenir dans le sillage des chars israéliens s’il le faut ?


Il faut soutenir Hamas car l’histoire comme la nature a horreur du vide ou de l’imprécision Tout comme pendant la Révolution il fallait soutenir le Comité de salut public de Robespierre face à la réaction royaliste, tout comme hier nul dans la gauche française n’hésitait à soutenir le Front de libération national vietnamien, tout comme il
fallait soutenir le FLN algérien face au MNA de Messali Haj en dépit des états de service prestigieux de Messali Haj. Comme il fallait soutenir la monarchie de Mohammed V en but à l’ostracisme du pouvoir colonial français, comme nos aînés ont soutenu Staline face au Nazisme, Sun Yat tsen en Chine face aux Japonais. Même de Gaulle pendant la seconde guerre mondiale en dépit de sa nature réactionnaire a incarné pour toutes les composantes patriotiques, la Résistance française. Y compris pour le parti communiste, parti des 100 000 fusillés a accepté d’avoir à sa tête un homme de droite.
Parce qu’à un moment ce général catholique et plutôt maurassien quelques années auparavant incarne en 1939 l’indépendance nationale de ce pays face aux Nazis et aux Anglo saxons. C’est le cas aujourd’hui. Hamas incarne la résistance nationale palestinienne et lui au moins est arrivé au pouvoir par les urnes et un véritable
mouvement populaire.
Ce que défend Hamas aujourd’hui c’est le droit à l’autodétermination d’un peuple, qui plus est un de plus pauvres de
la planète où plus de 70% de la population vit avec moins de 1,5 dollars par jour et qui connaît un chômage d’au moins 40 % face à un des peuples les plus développés économiquement, l’un des plus nantis, tête de pont de l’impérialisme.
Aujourd’hui par leur détermination, leur sacrifice, leur héroïsme, les hommes de Hamas incarnent davantage la lutte contre l’impérialisme que ne pourront jamais le faire aucun de leurs détracteurs occidentaux. Tout comme la république espagnole incarnait la liberté en 1936.
 » http://youssefboussoumah.indigenes-republique.fr/

 

II) Analyse

Le point de départ des IR était la critique du colonialisme -français- et de son apologie dans un contexte d’offensive réactionnaire et révisionniste sur le bilan de la colonisation française. Il s’agissait d’une réaction saine à une entreprise ultradroite nauséabonde et tout le monde dans les sphères du militantisme social pouvait s’en
réjouir.

Dès le départ pourtant les IR allaient opérer un subtil glissement stratégique les menant aujourd’hui à être les pires complices de la pensée coloniale qu’il prétendent combattre, et ceci au nom d’un relativisme « indigène » coupé de toute réalité tangible. Illustrations.

Religion et identité

La loi sur le foulard, dont le contexte législatif visait clairement une partie de la population immigrée, alors que -et cela les IR ne l’avaient pas vu- cela allait viser les nombreuses converties occidentales. On assiste à une première ethnicisation d’un phénomène politique. Incapable de comprendre le caractère de classe de cette stigmatisation (il s’agit de « marquer » le prolétariat – ou le précariat- des cités) les IR ne comprennent pas qu’il s’agit là d’une offensive de propagande qui tend à assimiler les populations des banlieue à une religion (cette loi est dirigée contre les pratiquants des banlieues dans le fantasme de la propagande officielle et non contre les familles arabes qui séjournent dans les palaces parisiens).

Au lieu de souligner le caractère classiste du phénomène les IR emboîtent le pas du paternalisme colonial d’État en déclarant que, non seulement, le voile est un phénomène religieux réel marqueur d’une identité (l’ultradroite n’aurait pas dit mieux) mais tend également à faire d’une religion, ici l’islam, un élément consubstantiel d’une identité africaine des banlieues. Réduire l’immigration africaine en France à une appartenance religieuse est l’expression d’un niveau de conscience politique qui relève alors plus du courrier des lecteurs du Figaro que d’une réalité sur le terrain des banlieues (où justement les églises franciliennes dans certaines paroisses ne comptent plus que sur les ouailles africaines (congolais, etc) pour remplir l’assistance des offices religieux). Cet autoracisme de comptoir se construit alors sur les lieux communs du racisme officiel, ce dernier n’étant que l’expression d’une guerre propagandiste de classe (la bourgeoisie contre les classes dangereuses).

Dans le fantasme des IR le colonisé africain n’est qu’un, de Tanger à Brazaville, ethnicisé en un seul par le miracle idéologique des IR. Là où les Expositions coloniales exposaient les colonisés comme une somme de cultures pittoresques les IR les unit dans une fantasmatique culture islamocentrique.

Révisionnisme indigéniste

Hier opprimé en tant que colonisé, le travailleur immigré l’est aujourd’hui, en tant que prolétaire. Incapable de comprendre en quoi les dominants jouent des divisions en orchestrant le spectacle d’une guerre culturelle qui n’existe que dans les rêves des éditorialistes, les IR foncent tête baissée dans le panneau de la division ethnique. Pour les IR la lutte ne se fait pas entre exploités et capital, mais entre occidentaux et postcolonisés. Problématique également est la référence à l’indigénisme et à l’anticolonialisme de l’intérieur.

 

Assimiler la discrimination du précariat/prolétariat des ghettos à l’anticolonialisme/indigénisme tend à relativiser les crimes génocidaires du colonialisme jusqu’aux massacres indigènes de nos jours. Le peu de sérieux d’une comparaison d’une victime de la colonisation militaire qu’induit le colonialisme et la répression violente subie par le prolétariat des ghettos qu’induit l’affrontement de classe dans un pays capitaliste tend à mettre le tout sur un même niveau et de brouiller la vérité historique sur la nature violente du colonialisme. La répression policière dans un ghetto n’est pas le massacre génocidaire d’une tribu péruvienne dans l’anonymat de la forêt profonde. Peut être habitués aux comparaisons douteuses du sort des palestiniens avec celui des juifs pendant la Shoah, les IR n’en sont plus à un relativisme historique près.

Relativisme et universalisme

Quand on lit la dernière sortie des IR sur l’égalité des droits (homosexuels) la surprise laisse place à la confusion face à un texte bourré d’inexactitudes, de révisionnisme culturel et de parti-pris dogmatiques. Le relativisme dogmatique des IR n’est alors que le complément inversé de l’universalisme occidental des armées européennes. Pour les IR l’institutionnalisation civile de l’amour homosexuel ressortit au domaine des « valeurs occidentales », le même système de valeurs qui a été l’instrument de la colonisation française.

Décryptons un peu cette entourloupe :

– tout d’abord, et c’est là récurrent chez les IR, il y a identification d’un phénomène politique avec une civilisation, négation de toute appartenance de classe évidente et de toute construction propagandiste. Il n’y a pas de valeurs occidentales colonisatrices car les valeurs occidentales n’existent pas. Les valeurs de la classe dominante ne sont pas les valeurs de la classe populaire : c’est la bourgeoisie française qui a colonisé l’Afrique et pas le prolétariat français (qui déjà était également en partie italien, belge, etc). Plus encore comme il n’existe que des cultures de classe (les « cultures nationales » sont des fantasmes ultradroitiers) : quel points communs entre le mode de vie ouvrier et celui de bourgeoisie ? Les « valeurs » étant le reflet d’un mode de vie -de classe- s’écroule alors la théorie des « valeurs occidentales » des IR. Si dans les sociétés (de classes) occidentales les IR prétendent voir une amorce d’institutionnalisation du couple homosexuel ils en nient le besoin social en Afrique et dans le monde arabe. En parfaits occidentaux les IR. font l’assimilation entre état civil et union de fait. Misère de l’anthropologie du PIR ! On sait en quoi l’état civil, c’est à dire la formalisation des rapports de couples sont oppressifs (le code civil est avant tout un code réactionnaire) et que la formalisation du couple est marquée socialement quand ce dernier prend une forme juridique (homosexuels ou hétérosexuels cette formalisation n’a d’intérêt que lorsqu’entre en jeu une propriété, un capital ou tout autre intérêt nécessitant une médiation juridique).Les IR prennent pour exemple les formes d’état civil des États arabo-musulmans pour annoncer fièrement que ces États autoritaires ne reconnaissent pas les unions civiles de même sexe, et d’appliquer à toute l’Afrique noire ce fumeux théorème (on cherche encore l’analogie politico-culturelle entre un Égyptien urbain et un Rwandais rural). On remarquera de quelle façon subtile les IR assimilent l’arsenal législatif d’un État autoritaire avec la culture de sa population. Sans commentaires. Revenons au relativisme des IR. L’homosexualité officialisée est un phénomène occidental ? Les IR sont en fait d’excellents occidentaux et leur ignorance des cultures multiples afin de construire un monde bipolaire se fond parfaitement dans la conception néocoloniale du monde. Les idiots utiles du système en quelque sorte. Non seulement la grille d’analyse des IR n’est pas pertinente mais le fond de cette analyse est également complètement faussé. L’homosexualité et une certaine forme d’institutionnalisation ont existé, dans certaines cultures à travers le monde. L’Afrique connait même de nos jours parmi les formes de militantisme gay les plus dynamique, par exemple en Afrique du sud, et les mariages (ou unions) entre hommes sont une partie intégrante de certaines cultures d’Afrique (par exemple les guerriers azandé du nord-Congo avant la colonisation) – ou d’autres parties du monde.

Lire également :
–> L’homosexualité en Afrique : sens et variations d’hier à nos jours

 

À quoi joue ce Parti des Indigènes de la République ?

Pourquoi les médias bourgeois donnent-ils une telle audience à ce groupuscule de quelques centaines de militants ?

Universalisme et relativisme, au delà de la mouvance PIR

Plus généralement les IR s’inscrivent dans un courant de pensée relativiste, né en réaction à un « universalisme » qui n’en serait pas un puisque étant un ensemble de valeurs -occidentales- subordonnées aux impératifs colonialistes. Et d’entendre « la liberté d’expression c’est pour les occidentaux », « les droits c’est pour les occidentaux ». On excuse alors toutes les oppressions au nom de ce relativisme, le projet d’émancipation totale disparaît au profit d’une conception bipolaire du monde où le court terme géopolitique tient lieu d’objectif final. Il existe ainsi, au nom de ce relativisme, des peuples ayant des droits, et d’autres qui en seraient privés (torture, censure, etc.) et de rejoindre l’argumentaire d’un Serge Dassault signant des contrats avec une clique de dictateurs asiatiques. Des peuples inférieurs aux autres en droits, au nom d’un anti-universalisme brouillon. Affligeant.

Ce monde bipolaire que voient IR et néocons dans une même simplicité magique laisse alors libre cours à tous les excès géopolitiques : on soutient le Hezbollah contre Israël comme si cet instrument de l’impérialisme iranien contre les masses arabes du Liban n’avait pas fait autant de victimes libanaises en trente années de « résistance » téléguidée que les bombes du capitalisme israélien. Au lieu d’une critique internationaliste reposant sur l’impérialisme comme conséquence du développement du capital on assiste alors à un match géopolitique des bons contre les méchants (pour certains mêmes des moins pires contre les pires) : les rôles sont distribués, repères faciles réduisant le monde à un affrontement publicitaire qui ne tient plus compte des nuances et des résistances internes (classe ouvrière libanaise, anarchistes israéliens contre le mur, etc.).

Autre symptôme de ce simplisme géopolitique est le soutien aveugle au Hamas (communiqué du mercredi 28 janvier 2009). Non seulement l’amnésie des IR les conduit à ignorer en quoi l’émergence du Hamas est un produit de la tactique israélienne contre le Fatah mais également en quoi le Hamas produit à l’instar de l’État colonial honni une guerre permanente dans laquelle les perdants sont les prolétariats du Proche-Orient. Et les IR dans un même communiqué d’affirmer qu’ils soutiennent le Hamas car il « est la direction démocratiquement élue des Palestiniens, contrairement à ce que prétend la propagande sioniste ». Si nous imaginons deux secondes le scénario catastrophe selon lequel en France Le Pen serait élue démocratiquement par les français elle aurait donc le soutien des IR au nom de cet électoralisme béat ? Et en quoi une « direction » fait-elle le bien des dirigés ? Pour une mouvance qui n’a qu’à la bouche la bourdieuserie dialectique détournée du « dominant/dominé » on touche le fond en apprenant qu’en Palestine la domination de l’intérieur (le Hamas) est émancipatrice de la domination de l’extérieur (le colonialisme). D’autre part, contrairement au reste de ce communiqué, c’est oublier que les vrais dominés, le peuple palestinien, n’ont jamais attendu les bureaucrates barbus du Hamas pour se soulever, et que le salut des palestiniens viendra de la révolte du prolétariat du Proche-Orient et non pas des parasites armés qui vivent de cet état de guerre permanente. Confondre peuple colonisé et Hamas est soit une malhonnêteté intellectuelle soit une conception typiquement bourgeoise de l’histoire qui ne voit dans la suite chronologique des événements géopolitiques qu’un affrontement entre organisations institutionnalisées.

Une critique politique anti-autoritaire ne peut pas faire l’économie d’une critique des expressions politiques qui véhiculent des représentations réactionnaires du monde, critiquer l’impérialisme d’un point de vue internationaliste et anticapitaliste ne visera jamais à renforcer une conception bipolaire du monde amalgamant dans un même bloc prolétariat et bourgeoisie nationale alors que la réalité mondiale au quotidien n’est qu’une suite d’affrontements de classes contre le Capital, et ceci quel que soit les aspects formels historiques qu’il peut prendre (libéral, impérial, étatiste).

 

à lire :

Un article en réponse à l’essai « Les féministes blanches et l’empire » de Félix Boggio Éwangé-Épée et Stella Magliani-Belkacem (Les deux disent ne pas être membres du PIR, et font partie de ce que l’on peut appeler la nébuleuse qui gravite autour), « Les féministes blanches et l’empire ou le récit d’un complot féministe fantasmé » :

Article de Josette Strat, anciennement coordinatrice des cahiers du féminisme, qui répond à la sortie du livre « Les féministes blanches et l’empire » :

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article27144

 

à écouter :

Sur SONS EN LUTTES

Les indigènes veulent créer le parti des non-blancs

Le 19 octobre 2012 à Montreuil (93), se tenait au café-librairie Michel Firk, la présentation publique du livre « Race et capitalisme » en présence des auteur(e)s : Boggio Ewang-Epée Felix et Magliani-Belkacem Stella. Durant cette réunion, il s’agissait pour ce qui devait être « les indigènes de la république » de définir une introduction pour une stratégie globale contre le système raciste. Cette stratégie est d’opposer la catégorie » blanc » à la catégorie « non blanc » ce qui, bien loin de proposer une stratégie de décolonisation, ne fait qu’exacerber les problématiques, augmenter la confusion et l’incapacité à définir une stratégie globale.

Emission à écouter : http://sonsenluttes.net/spip.php?article543

Que  crève l ‘ indigénat  de  la  république      !       anti-république            !