Occupation de l'institut franco-américain de Rennes, et appel à manifester contre la venue de Manuel Valls

Mis a jour : le dimanche 21 décembre 2014 à 13:32

Mot-clefs: Guerre Racisme Répression Resistances actions directes libérations nationales
Lieux: Rennes

En solidarité avec Georges Ibrahim Abdallah, ce mercredi 17 décembre, une trentaine de militants ont occupé l'institut franco-américain de Rennes, vitrine culturelle du consulat des Etats-Unis en Bretagne. Leur intervention appelle aussi à se joindre à la manifestation du jeudi 18 novembre contre la venue de Manuel Valls à Rennes. Voici le texte du tract distribué à l'occasion de cette action.

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Banderole déroulée devant l'institut franco-américain de Rennes

En 1982, Israël envahissait le Liban. L’organisation de Georges Ibrahim Abdallah, les Fractions armées révolutionnaires libanaises (FARL), décidait de mener la lutte contre l’agresseur et ses soutiens en Europe : l’attaché militaire adjoint à l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique à Paris et le responsable du Mossad en France étaient exécutés. Accusé pour ces faits, Georges Ibrahim Abdallah fut condamné à la réclusion à perpétuité en 1987 après de nombreuses manipulations politico-judiciaires et avec l’aval du gouvernement étasunien de Reagan.

Alors que Georges Ibrahim Abdallah est libérable depuis 2007, il est maintenu en détention au seul motif de son non repentir, de sa fidélité à son engagement communiste de résistant à l’occupation sioniste au Liban et en Palestine et du fait, selon le procureur, que sa libération serait perçue comme une victoire par la résistance anti-impérialiste dans cette région du monde. Le 6 novembre dernier, une nouvelle demande de libération a encore été jugée « irrecevable ». L'audience en appel quant à sa demande de libération, qui devait se tenir demain à Paris, vient aussi d'être reportée à une date ultérieure.

Si nous sommes solidaires de Georges Ibrahim Abadallah ce n’est pas par ce qu’il serait « grand temps de le libérer », mais par ce que nous ne pouvons prétendre soutenir le peuple palestinien sans dénoncer la vengeance sans fin auquel il est soumis par ceux qui soutiennent l’Etat israélien, à savoir : Hollande, Valls et le PS.

Représentés par leur ambassadeur, les États-Unis s'étaient portés partie civile au moment du procès et font aujourd'hui encore pression contre la libération de Georges Ibrahim Abadallah. Nous connaissons la solidarité des Etats dans l'oppression. A l’heure où, dans des contextes parfois très différents, les luttes contre les différentes formes de répression se renforcent en Palestine, aux Etats-Unis, et en France, nous tenons à rappeler que les gouvernements israélien, américain, et français ont en commun la volonté de neutraliser tous ceux considérés comme « ennemis intérieur ».

Le fait que la police de Ferguson qui a tué Michael Brown a été formée par l’armée israélienne est l’un des signes de la continuité policière des régimes, et les Palestiniens qui conseillaient sur twitter les émeutiers des différentes villes des Etats-Unis quant à la manière de se protéger des gaz lacrymogènes ne s’y sont pas trompés.

Nous exigeons que la demande de libération de Georges Ibrahim Abdallah soit acceptée, et que sa libération s’effectue dans les plus brefs délais. En soutien à la résistance palestinienne, nous exigeons aussi la libération des 7000 prisonniers palestiniens détenus dans les geôles israéliennes.

Demain, jeudi 18 décembre, la manifestation contre la venue de Manuel Valls à Rennes, qui partira à 18h30 de la place de la mairie sera pour nous l’occasion de nous opposer à la répression policière et judiciaire menée par l’Etat français. Nous appelons l'ensemble des rennais à se rendre à cette manifestation, ainsi qu'aux autre initiatives contre la venue de Valls à Rennes.