Communiqué de la Famille Herbin

Mis a jour : le mercredi 24 septembre 2014 à 20:39

Mot-clefs: Répression aéroport notre-dame-des-landes
Lieux: Notre-Dame-des-Landes ZAD

Informations sur le procès en expulsion d'une famille du Liminbout.

Le mercredi 24 septembre prochain, nous sommes convoqués au tribunal de Saint Nazaire. Nous y demanderons un report pour avoir le temps de préparer notre défense. Nous n'appellons pas à rassemblement ce jour, mais alors qu'AGO-VINCI continue le harcèlement juridique pour nous expulser de notre maison du Liminbout, nous entendons ne pas être seuls face à la justice et comptons sur la solidarité du mouvement pour nous défendre à l'avenir.

Liminbout-medium

Habitants de la ZAD depuis 1994, impliqués auparavant dans le collectif des «habitants qui résistent», nous avons toujours participé activement à cette lutte. En refusant de quitter notre maison, en refusant de collaborer avec AGO-VINCI, en appelant à l'occupation de la zone en 2008, en organisant des fêtes et des banquets, en tissant des liens d'amitiés et de solidarité avec de nombreuses personnes venues défendre ce territoire...

En 2012, la maison que nous louions depuis plus de 15 ans a été vendue par l'ancienne propriétaire à AGO-VINCI, sans mentionner notre présence. Par ce tour de passe-passe, AGO-VINCI a fait de nous les squatteurs de notre propre maison. Quelques semaines avant l'opération César, notre procès initialement prévu pour le11 septembre 2012 avait été ajourné.

Qu'il s'en est passé des choses depuis ! Nous avons vu la maison qui jouxtait la notre démolie par les machines entourées de gendarmes mobiles. Nous avons abreuvé et nourri des personnes venues de partout pour défendre la zone. Nous avons subi des mois d'occupation militaire. Nous avons vu 40 000 personnes construire en un jour un village à deux pas du notre. Nous avons vu se multiplier les jardins, les constructions et les cultures collectives. Nous étions dans les rues de Nantes le 22 Février....

Aujourd'hui, alors que les décideurs pataugent sur le front de la lutte antiaéroport, le mouvement tient le terrain. Ils sont dans l'incapacité d'entamer les travaux. Il ne leur reste donc que le front judiciaire pour avancer : avalanche de procédures pénales et civiles contre les opposants. Il ne s'agit pas juste de notre maison mais de la lutte contre l'aéroport dans son ensemble.

Nous ne sommes pas les seuls dans le mouvement à être trainés devant la justice, d'autres l'ont été et le seront encore. Notre combat est juste quoi qu'en disent les juges, au civil comme au pénal. C'est maintenant qu'il nous faut arracher l'abandon définitif du projet et l'arrêt immédiat de toutes les poursuites judiciaires contre les opposants. Aujourd'hui plus que jamais, avec ou sans droit et titre, avec ou sans sommation, nous ne partirons pas !

La famille Herbin et des amis....