Le logement : toujours une urgence sociale

Mis a jour : le vendredi 12 septembre 2014 à 14:22

Mot-clefs: Logement/squat Exclusion/précarité/chômage
Lieux: Nantes

LIGUE DES DROITS DE L’HOMME SECTION DE NANTES ET DU PAYS NANTAIS

COMMUNIQUÉ DE PRESSE Nantes le jeudi 11 septembre 2014.

LE LOGEMENT : TOUJOURS UNE URGENCE SOCIALE

Alors que plus de 2 millions de logements et locaux vides en France sont recensés par l'Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE), à Nantes comme partout en France, des personnes sans abri décèdent dans la rue. Selon la liste non exhaustive du Collectif « Morts de la rue », 454 personnes, pour la plupart des sans abri, sont décédées en 2013 dont pas moins de 18 pour notre seul département. Dans l'agglomération nantaise, il y a en permanence plusieurs centaines de personnes qui ne savent pas où elles dormiront demain.

Les 34 associations dont la Ligue des droits de l’Homme du Collectif des Associations Unies pour faire de la lutte contre l’exclusion dans le logement une priorité des pouvoirs publics l’ont rappelé le 31 décembre dernier lors de leurs vœux au Président de la République, souhaitant une nouvelle politique du logement des personnes sans-abri et mal-logées et invitant l’ensemble du pays à regarder en face les réalités et à provoquer un sursaut pour engager un véritable CHOC DE SOLIDARITÉ.

Afin d’éviter la perte de nouvelles vies humaines inacceptable pour notre société, la Ligue des droits de l’Homme considère qu’il est du devoir de nos élus et du gouvernement de faire de la question du logement une véritable urgence sociale et de mettre en œuvre toutes les mesures nécessaires qui permettront de donner un toit aux personnes sans-abris, quelles qu’elles soient, parmi lesquelles il y a des personnes jeunes, femmes seules avec enfants, migrants et personnes âgées qui se retrouvent en situation de fragilité aujourd’hui.

Parmi ces mesures, plutôt que de remettre en cause la mise en place de plusieurs volets de la loi Accès au Logement et un Urbanisme Rénové – ALUR, il est urgent de mettre à disposition des locaux vides appartenant aux différentes collectivités publiques, de mener une politique ambitieuse, cohérente en matière de logement social et de procéder à la réquisition des logements vacants. Par delà la question de l'hébergement d'urgence, il y a le droit à un logement décent pour tous. Aujourd'hui, 3,6 millions de personnes sont mal-logées et, si l'on considère tous ceux qui sont touchés par la crise du logement, ce sont 10 millions de personnes qui sont concernées.

SE LOGER ET POUVOIR SE MAINTENIR DANS SON LOGEMENT EST POUR CHACUN UNE NÉCESSITÉ VITALE. UN HABITAT DIGNE POUR CHACUN, GARANTI PAR LA SOLIDARITÉ DU CORPS SOCIAL, EST UN PRÉALABLE INDISPENSABLE À L’ACCÈS À UNE CITOYENNETÉ EFFECTIVE, COMBAT PERMANENT DE LA LIGUE DES DROITS DE L’HOMME.

Commentaire(s)

> Eh oui !

Oui, nous le savons et merci pour vos déclarations qui, certes, peuvent peut-être aider mais pour l'instant et depuis longtemps n'ont rien fait bougé. La bonne conscience et les maigres éclats de voix de votre part (et pas que de vous), n'y font rien. Nous perdons nos logements, nos repères et notre vie à se faire foutre dehors de tout ce qui pourrait être un minimum de "sécurité". Alors vos déclarations sont bien sympathiques mais cela ne suffira jamais. Il faudrait juste être une nuit dehors pour comprendre. Je souhaite d'ailleurs à tous les experts politicars de se retrouver au RSA, à la rue et au mieux en hlm.. Ils sauraient ce que c'est mais à part une commune de Paris rien ne changera et de plus ce fut une boucherie pour elles et eux.
D'ailleurs ça continue, pour preuve Valls et certainement bientôt l'évacuation de la zad et les chômeur-es en privation des miettes dont elles et ils "bénéficient". Ah ah ! Que vivent les luttes sans plus de concessions, yen a marre ! Vous pouvez "déclarer" tant que vous n'êtes pas dedans. Sans haine, je ne parle qu'en mon nom. Bonne nuit !