Du 5 juin 2013 au 5 juin 2014

Mis a jour : le jeudi 5 juin 2014 à 23:22

Mot-clefs: Racisme antifascisme
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Voilà un an que Clément est mort sous les coups des fascistes. Nous n'oublions pas et ne pardonnons pas.

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Les lignes ont-elles bougé depuis un an ? Y-a-t-il eu un "sursaut" antifasciste, antiraciste, social ?

- Les fascistes continuent à gesticuler. A Nantes comme ailleurs, l'extrême droite radicale multiplie ses actions, qu'il s'agisse ici de milices sécuritaires dans nos transports ou d'attaques armées de rassemblements féministes. On note qu'un militant néo-nazi a pu ouvrir le feu à Clermont-Ferrand sur un concert de solidarité avec les sans papiers cet hiver, sans que cela n'émeuve ni les journalistes aux ordres ni la classe politique.

- La répression policière s'est intensifiée. Les luttes antifascistes, écologistes, sociales, ont été frappées avec une violence sans précédent, et en particulier à Nantes. La police a mutilé au moins trois manifestants il y a quelques semaines encore, le 22 février lors de la manif contre l'aéroport et son monde. Un camarade est incarcéré pour un fumigène, d'autres jugements sont à venir. Chaque manifestation antifasciste est encadrée voire agressée par des forces de l'ordre en nombre, chaque présence ou action des fascistes est protégée (comme cela a été le cas lors de la manifestation antisémite du "Jour de Colère" ou tout récemment avec un dispositif de flics surarmés qui protégeaient les locaux du Front National aux lendemains des élections). La nouvelle mairie socialiste de Nantes a choisi d'inaugurer son mandat en blessant et expulsant des migrants du lieu ou ils habitaient.

- Le pouvoir accentue la casse sociale. Les socialistes au pouvoir vont plus loin que la droite extrême de Sarkozy sur le plan social, multipliant les contre-réformes au service du grand patronat. L'arrivée de Manuel Valls - qui se vante d'expulser plus que Claude Guéant - à la tête de l'État confirme et accentue le hold-up politique d'un PS qui applique le programme du MEDEF. La gauche institutionnelle est dans un état de sidération et les syndicats ne font qu'accompagner ces mesures sans précédent. Le peuple ne vote plus pour cette classe politique pourrie.

Le tableau est bien sombre, seule une offensive massive, populaire et déterminée dans la rue contre le pouvoir en place (et son monde) peut renverser la fascisation en cours. Plus un pas en arrière !

Socialisme ou barbarie.