sexualité... débordons des normes!

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Lieux: Nantes

pourquoi le sexe est-il un sujet quasi-totalement absent des sites indymedia (en tout cas de celui-ci)?

est-ce une reproduction puritaine qui confirmerai l'aspect moine-soldat du militant(r)isme?

Peut-on laisser les représentations de la sexualité aux marchands et donc accepter que le sexe sur internet est comme seul but le profit? et que ces même marchands construisent des inconscients collectifs opressants, (hétéro)normés, sexistes...

Depuis la création de ce site beaucoup d'article on parlé de manif et des autres formes d'expression politique institutionnelles. Et pourtant,le sexe est aussi un sujet politique ("le privé est politique"),en terme de domination, de pouvoir, de déconstruction, de desir et de plaisir.

et si on en parlait enfin sur ce site...

et puis aussi allez voir le futur site queer.indymedia.org

Queeranarfiere
Pas de titre pour 2175

Doc-1367-medium
Pas de titre pour 1367

- Le sexe/rapport au corps c'est un thème ou se joue des rapports de domination ou d'oppression (notemment à travers le sexisme et l'hétéronormalité) comme l'ont montré les debats sur les violences sexuelles.

battons nous contre le viol... et que creve le patriarcat !

- et c'est aussi un terrain de jeu, de plaisir...
voir ces textes sur l'autosensualité/masturbation...

Mon plaisir est à moi

pour mon plaisir

Masturbation, fantasmes, frustrations, pornographie, etc.

Partant du constat que nos désirs sont construits socialement par les media, la publicité, les flims... j' en viens à me demander comment déborder de ces cadres prédéfinis qui détérminent nos vies/envies...

et puis récemment on a sur ce même site deux appels pour la constitution d'un groupe transgenre à nantes

transgenres : le retour

transgenres

et j'en viens à vouloir faire connaitre le mouvement "queer"...

le queer? Heu... c'est quoi ce truc?

"{« Queer » signifie en anglais : étrange, louche, bizarre. Par extension ce mot sert à désigner de manière péjorative les gays, les lesbiennes, les bi, les trans, l'ensemble des personnes qui sortent de la norme en matière de genre ou de sexualité. En français, un équivalent serait les termes de gouine, tafiolle et autre doux nom usé à notre égard. Au début des années 90, le terme « Queer » a été volé aux homophobes et investi d'une nouvelle signification par plusieurs associations, dont « Queer Nation », qui se sont fait un plaisir de mettre leurs grands pieds dans la fourmilière « propre en ordre » des gays et des lesbiennes désireux de s'intégrer à tout prix, de consommer sans complexes et de laisser sur le bas côté les trans, les bi, les camioneuses, les folles perdues, les noir-e-s, les latinos et autres tribus compromettant leur image. « Kiss in » le samedi après-midi au milieu des grands magasins, gestes de tendresse dans les bars non gays, tout était bon pour démontrer que si les hétéros vivent bien tranquille, c'est parce que ceux et celles qui sont hors norme font profil bas sous la menace d'une violence omniprésente à leur égard.

Ni identité, ni idéologie, ni parti politique, le mouvement Queer s'est affirmé au travers de sa critique des normes et des catégories de sexes, de désirs et d'orientations sexuelles. Il s'est efforcé de rendre visible des frontières normatives, que tout le monde respecte sans s'en apercevoir. « We're here, we're Queer ! Get used to it! », ce slogan de « Queer Nation » résume leur position : « Nous sommes ici, nous sommes Queer, il faut vous y faire ! ». Né dans la rue et parmi les associations les plus virulentes telles qu'Act Up, le mouvement Queer a finalement atteint les milieux universitaires via les « études gaies et lesbiennes ». Il a donné naissance à une théorie complexe inspirée de la pensée de Foucault, de Deleuze, et de Derrida liée au déconstructionnisme*. La théorie Queer porte un regard critique sur les processus de construction identitaire autour des questions sexuelles. En bref, elle remet en cause l'étanchéité des différentes catégories sexuelles tel que celles d'homme et de femme, d'homo et d'hétéro. Elle affirme la non fixité des identités et la capacité subversive des individus à s'opposer aux pouvoirs normatifs à travers « la mise en scène » que représente leur quotidien, elle s'est intéressée en particulier à ceux et celles que l'on ne peut pas caser tels que les transgenres et les bisexuel-le-s. Elle remet en cause la suprématie de l'hétérosexualité comme norme de référence. Elle critique une conception de la sexualité qui ne s'exprime que selon un référent binaire et traite les personnes qui sont hors champs de cette vision simpliste comme des malades, des traîtres ou des parias.}"

en savoir plus

un super site gendertrouble.org

voir le site de bang bang (le fanzine anarko-pd francophone)

voir le site de androzine (un fanzine anarcho-gay)

voir le site de radical fucker (groupe queer de Lille)

des rencontres comme le festival queeruption



la page dédié à la question d'infokiosques.net

des affiches http://pics.boum.org/posters

un site de video pornoqueer http://www.girlswholikeporno.com/

lire un article de Béatrice preciado (Auteur du Manifeste-ContraSexuel) "multitudes queer"

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Commentaire(s)

> > sexualité... débordons des normes!

ben tu dis qu'il n'y pas de publication sur ce site en faisant références...à 6 articles du site! ;-)

moi qui pensait que queer c'était une émission de tf1 ....

bon sans rire ton article est tres intéressant.

Dans ce vaste mouvement traversé de 1000 tendances qui vont de la mode tendance fashion bourgeois à l'engagement politique radicale.

> > sexualité... débordons des normes!

c'est vrai mais bon 6 articles sur les 4680

depuis le début du site c'est pas l'orgie...

> > sexualité... débordons des normes! essaye donc!

moi aussi je trouve ça plutôt interéssant. mais je reste assez convaincue que parler de sexualité dans une perspective d'émancipation ne peut être interéssant que quand c'est formulé à partir du "je" (quand c'est un garçon qui parle, n'est-ce pas ;)) je me demande pourquoi tu lances un appel comme ça, mais toi même finalement tu ne dis rien. tu renvoies sur des textes et t'en cites d'autres, mais si tu veux que sur indymedia on parle de sexualité et de l'intime, pourquoi tu ne t'y lances pas?

c'est peut-être pas si facile au final...?!

(c'est pas méchant, ça me passait par la tête, tout le monde en chie pour se déconstruire...) ;)

> > sexualité... débordons des normes!

Sortir du dualisme corps- esprit issu du platonisme et revenir au monisme des anciens , c'est remettre en question l'invention de la sexualité comme étude d'un comportement que l'on veut isoler, disséquer pour mieux le stigmatiser et le condamner.

Votre article va donc dans le bon sens et bravo donc de rompre avec le ronronnement de la modernité qui veut que le sexe et les instincts soient maîtrisés au profit de la raison (productiviste et consumériste). Ce combat est donc politique au sens noble: l'homme appartient à la nature même s' il a une place différente de par sa conscience (la culture). Cette conscience ne doit pas l'obliger à se sentir supérieur ni extérieur mais doit être célébrée comme le triomphe d'une nature qui se met à penser. Les voluptas des Anciens, le jouir des hédonistes , le désir dionysiaque sont de cette nature qui se fiche d'une morale dualiste où tout devient source d'antagonisme.

La nature est harmonie, bon ordre (cos-mos) et les passions se régulent simplement par la libre expression des imaginaires de chacun .

L'utopie fourrieriste montre que les passions -par essence anti-normatives- créent la sociabilité, le goût de vivre et la jubilation.

Le phénomène queer permet de faire sortir le plaisir des ghettos, des normes et des catégories aliénantes et illusoires. Les gays sont appellés à une homonormalité (par la consommation, le ghetto, le mariage, la stigmatisation des homosexuels attirés par les jeunes ados) par soif d'être reconnus socialement. Ce qui va jusqu'au coming out: protocole de l'homonormalité pseudo-héroïque et pseudo militante). Etre queer, c'est sans doute une critique de la nouvelle morale issu d'une interprétationcomplètement rigide et bourgeoise des droits de l'homme qui demanderait à l'Etat de protéger les minorités que celui-ci a contribué à écraser depuis toujours.

C'est vrai que je ne crois pas aux droits de l'homme et encore moins à sa commémoration par une société liberticide et policière. Comme le dit Paul Lafargue, le gendre de Marx, les droits de l'homme se résument aux droits de l'homme à être exploité , à choisir le type de son exploitation , à s'auto-exploiter et à aimer sa servitude volontaire.

Déconstruisons le concept des droits de l'homme : vision pessismiste de l'homme soumis et attendant de l'Etat, son pire ennemi, des droits et des lois de plus en plus sécuritaires.

H.J.