Le 17 mai à Nantes : grande marche contre l'homophobie

Mis a jour : le dimanche 7 juillet 2013 à 06:04

Mot-clefs: Genre/sexualités manif intersexes trans lesbienne gay bi hétero homophobie
Lieux: Nantes

Les pavés sont à nous!
- Intersexes, Trans, Lesbienne, Gay, Bi, Hétero... -
Que la nuit ne soit pas un danger, mais une force!
Que les rues ne soient pas des lieux d'agressions mais de convictions!

Depuis des mois, on entend parler de "débat", et depuis des mois, les mêmes mots, les mêmes insultes et les mêmes regards. Le même silence sur ce qu'est l'Homophobie, celle qui nous opprime et celle qui tue. Il n'y a pas de débat à avoir, rien à "penser", l'homophobie n'est pas une opinion. C'est un délit.
Et "ils" parlent pour nous, pour nos corps, pour nos sexualités, pour nos genres, pour nos enfants, pour notre dignité...

ASSEZ! Ne les laissons pas parler en notre nom, reprenons la parole, la nôtre! Gouines, pédés, trans, intersexes, bi et toutes les lettres de l'alphabet, allons marcher et dire STOP à ces intimidations, insultes, violences, jugements, silences et oppressions.
GRANDE MARCHE CONTRE L'HOMOPHOBIE
Vendredi 17 Mai 2013
20H00 PLACE ROYALE

Affiche_marche-medium

-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

L’appel des poissons rouges sans bicyclette !

Depuis des mois, on entend parler de « débat » et depuis des mois, les mêmes mots, les mêmes insultes et les mêmes regards. Le même silence sur ce qu’est l’Homophobie, celle qui nous opprime et celle qui tue. Il n’y a pas de débat à avoir, rien à « penser », l’homophobie n’est pas une opinion. C’est un délit.

Et « ils » parlent pour nous, pour nos corps, pour nos sexualités, pour nos genres, pour nos enfants, pour notre dignité... ASSEZ ! Ne les laissons pas parler en notre nom, reprenons la parole, la nôtre ! Gouines, pédés, trans, intersexes, bi, et toutes les lettres de l’alphabet allons marcher et dire STOP à ces intimidations, insultes, violences, jugements, silences et oppressions.

GRANDE MARCHE CONTRE L’HOMOPHOBIE
VENDREDI 17 MAI 2013
20H00 PLACE ROYALE


Que la nuit ne soit pas un danger mais une force !
Que les rues ne soient pas des lieux d’agressions mais de convictions !

Si tu veux embrasser ton amoureuse quand tu le souhaites, si tu veux disposer librement de ton corps, si ça t’emmerde que seules les femmes hétéros aient accès à la PMA, si t’en as marre qu’on te demande qui fait le mec et qui fait la fille, si tu redoutes les rendez-vous chez ta gynéco, si t’as envie d’exploser une assiette quand on te dit que c’est passager et que tu trouveras bientôt un homme fait pour toi, si t’en as marre de tous ces mecs qui veulent s’inviter dans ton lit … et parce que ton clito, c’est toi qui le gères !

Si tu ne veux plus qu’on te demande si t’es un mec ou une fille, si t’en as marre qu’on te demande pourquoi tu as choisi ce prénom, si la dernière fois que t’as porté plainte, les flics t’ont dévisagéE avant de t’écouter, si au boulot les collègues ne te regardent pas dans les yeux... et parce que tu es qui tu es !

Si tu ne supportes pas d’entendre « sale pédé » à chaque fin de phrase, si tu veux que tes enfants soient respectés, si tu veux tenir la main d’un mec dans la rue sans qu’on t’emmerde, si tu trouves révoltant d’avoir été mis dehors juste parce que t’aimes les mecs, si ton ami-e d’enfance refuse de dormir dans la même pièce que toi... et parce que t’en as marre d’être pris pour « l’ami homosexuel » !

Si après la dernière gay pride t’as eu peur en rentrant chez toi, si tu n’oses pas dire que tu es bi, si tu en as marre qu’on te dise que tu ne t’assumes pas... et parce que les étiquettes, tu voudrais les jeter par la fenêtre !

Si t’en as marre qu’on te dise que t’es malade, tu détestes ceux qui t’ont « opéréE » quand t’étais bébé, si on t’a insulté de tous les noms... Et parce que ton corps ne les regarde pas !

Parce que tu viens de construire un jeu de fléchettes avec Frigide Barjot en fond de cible
Parce que la seule chose qu’on te reproche c’est d’aimer et d’être toimême
Parce que tu n’es ni femme, ni homme, en fait on s’en fout
Parce que t’es grave en colère et que tu ne sais pas trop comment exprimer tout ça
Parce que tu sens qu’il est temps de reprendre la parole
Parce que les rues t’appartiennent, parce que la nuit t’appartient Gouine,
Pédé, Trans, Bi, Intersexe,

VIENS MARCHER LE 17 MAI 2013 !

Pièces jointes

Report Appel de la marche

Commentaire(s)

> Toutes et tous concernées

Un appel aux hétéros qui en ont marre de ce climat de plus en plus puant pour les copines et copins homo. Ce serait bien que toutes les gens concernés se retrouvent ensemble .

Les plus vulnérables sont les ados et les ados homo sont de plus en plus en danger .

Alors toutes et tous ensemble le 17

> C'est singulier le langage

J’ai souvent un peu de mal à comprendre en quoi mes pires ennemis « parlent à ma place » ou "en mon nom". Ils veulent ma mort, ça c’est sûr. Mais quand un bon gars menotté à sa copine pas très à l’aise me sort un « crève, sale travelo », je ne vois absolument pas en quoi il parle à ma place. Il parle au contraire de sa place, très identifiable, dont il est satisfait et qu’il n’échangerait pas pour une voiture neuve ; de se mettre à ma place l’épouvanterait ; il n’y songe pas un instant.

Par contre, quand une bio inclusiviste, queer à fond, daube avec trémolos sur la terrrrrible invisibilité des nanas trans, alors même que notre souci, à la plupart d’entre nous, c’est précisément d’être visibles et repérables comme telles à un certain nombre de pas, là il s’agit bien d’une personne qui parle à ma place, et qui en outre raconte n’imp’ parce qu’elle ne le vit pas et n’en a aucune expérience. Comme elle est « un peu transgenre à sa manière », en plus, elle me marche carrément sur les orteils, moralement en tous cas, et pas qu’à moi.

Mais elle c’est une amie il paraît.

> vocabulaire

Désolé, mais qu'est-ce qu'une "bio inclusiviste" ?

A chaque discussion sur le sexisme ou la sexualité, j'ai l'impression que de nouveaux mots apparaissent systématiquement et que les textes ou commentaires deviennent rapidement illisibles pour le visiteur lambda (et bien d'autres)

(loin de moi l'idée que cela répondrai nécessairement à un besoin de catégorisation à outrance)

(mais bon)

(tout le monde à poil !)

> Tiens, et pis c'est vrai...

Tiens, et pis c'est vrai, j'avais pas noté la chute, toujours la même depuis que la propriété c'est la personne, et réciproquement : nan, je n'ai pas envie que quoi que ce soit m'appartienne. Je n'ai pas envie de la foire d'empoigne pour s'emparer des gentes, des choses, des endroits, du temps, de la vie. "C'est à nous !". Je voudrais justement qu'on en finisse avec l'appropriation. Et la réappropriation, au besoin des pires daubes. Mais ça...