Alerte antifasciste : François Asselineau de l'UPR en tournée dans l'Ouest

Mis a jour : le vendredi 26 mai 2017 à 18:34

Mot-clefs: Racisme
Lieux: Brest Nantes Rennes

L'énarque nationaliste François Asselineau sera en tournée dans l'Ouest de la France en fin de semaine. Qui est-il ? Que prône son mouvement ? Pourquoi est-il dangereux ?

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L'énarque nationaliste François Asselineau sera en tournée dans l'Ouest de la France en fin de semaine : passages prévus à Saint-Brieuc dans la Salle de Robien le 17 avril au soir, le lendemain soir à Brest à la Salle Rouge Garance, à Nantes le 19 avril 2013 à 19h30 à la Manufacture ; à Rennes le 21 avril au soir aux brasseries l'O-Liv'Art et le Café noir et le lendemain après-midi à la MJC Le Grand Cordel pour une conférence à la thématique très jacobine : « Les “euro-régions” : Allons-nous laisser détruire la France ? ».

Alors qu'il essaye aujourd'hui de se faire passer pour un rebelle, le parcours politique et professionnel de François Asselineau est tout ce qu'il y a de plus consensuel. Enarque, il occupe aujourd'hui les plus hautes fonctions que puissent avoir un fonctionnaire : inspecteur général des finances. Son univers politique s'est toujours situé très à droite : il a ainsi occupé les fonctions de directeur de cabinet auprès de minis­tres du gou­ver­ne­ment Juppé (1995-1996), avant de rejoindre en 1999 le RPF de Philippe de Villiers et Charles Pasqua. Entre 2000 et 2004, il a occupé des postes impor­tants de conseiller aux côtés de Pasqua, alors pré­si­dent du Conseil géné­ral des Hauts-de-Seine. Toujours avec le même, alors allié à Jean Tibéri il s'est pré­senté (et a été élu) sur une liste de droite dis­si­dente aux muni­ci­pa­les pari­sien­nes de 2001. C’est sans étonnement qu’on l'a vu nommé par Nicolas Sarkozy le 20 octo­bre 2004 à la tête de la direc­tion géné­rale à l’intel­li­gence économique à Bercy, et tra­vailler alors en étroite col­la­bo­ra­tion avec Jean-Pierre Raffarin.

Avec son micro-parti l'Union populaire républicaine (UPR), il promeut une vision de la France emprunte de la morale la plus stricte héritée de la Troisième République qui voudrait que la France ait une identité propre construite au fil des siècles depuis Vercingétorix. Pour Asselineau, il y aurait en toute humilité une continuité historique entre l'UPR qui prétend résister à l'UE, les Résistants de la Seconde Guerre mondiale ou Vercingétorix combattant les Romains. Il s'agit là non d'histoire mais de mythe, qui fait fi de l'ensemble des connaissances accumulées depuis le 19e siècle sur la construction de l'Etat-nation en France et qui contredisent largement cette vision éthérée derrière laquelle se cache toujours le vieux rêve nationaliste d'un retour à un Etat fort.

Le programme de l'UPR tient en trois mots, ici énoncés dans un pénible exercice graphique d'un de ses leaders, Erick Mary :

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Le discours officiel de l'UPR et de ses militants est toujours de répondre aux critiques en affirmant qu'ils « refusent le clivage gauche-droite » et qu'ils n'ont pour programme que de sortir de l'UE, de l'euro et de l'OTAN pour « rétablir l'indépendance de la France ». Comme l'explique en substance la charte du parti, il sera bien temps ensuite « de débattre sans fin, voire de se déchirer » sur ces « sujets subalternes » (sic) que sont « la fiscalité, la lutte contre les délocalisations, le financement des retraites, l’immigration, l’environnement, etc. ».

Pourtant, l'UPR a bien un programme politique qui dépasse largement cette seule ambition de sortie de l'UE, de l'euro et de l'OTAN et qui esquisse un véritable projet de société, qui évidemment n'est pas le nôtre. Intitulé sobrement « programme de Libération nationale » et placé sous la figure tutélaire du Conseil national de la Résistance (rien que ça!), c'est pour l'essentiel une sorte de fourre-tout démagogique allant même jusqu'à s'opposer à certaines politiques répressives (tant qu'elle sont européennes), ou à défendre une revalorisation du Smic ou la construction massive de logements sociaux. Mais ce qui est le plus intéressant est sans doute son programme économique, qui se résume à un retour à un capitalisme d'Etat et qui lui ne ment pas : l'UPR est bien un parti de droite, notamment au travers de la vision du syndicalisme qu'il défend.

Il prône ainsi une politique productiviste et souhaite « réussir l'alliance entre le capital et le travail » et « développer l'actionnariat salarié ». A la rubrique « reconstituer un syndicalisme indépendant », l'UPR ne s'appesantit pas mais on peut deviner quelle orientation il entend donner à ce dernier : un syndicalisme de préférence nationale (« interdire toute subvention aux syndicats qui ne seraient pas d'origine française ») et à la botte de l'Etat (au travers d'un « financement public suffisant pour leur permettre de jouer leur rôle naturel de vrais représentants du monde salariés »). En bref : un syndicalisme croupion, qui n'aurait de syndicalisme que le nom, à l'opposé de ce que devrait être un véritable syndicalisme indépendant, c'est-à-dire un syndicalisme internationaliste autogéré par les travailleur-euse-s.

Sans surprise, on trouve dans ce programme un large « volet militaire » qui promeut la politique de dissuasion nucléaire et entend « réaffirmer le lien armée-nation » dans le but de « rétablir la France dans sa puissance, dans sa grandeur et dans sa mission universelle ». A noter que dans la vision d'Asselineau, la France ne saurait être une puissance coloniale ou néo-coloniale. Non : pour l'UPR, si « la France reste l’un des très rares pays dont l’influence politique, diplomatique, économique, commerciale et culturelle est telle qu’elle peut faire contrepoids à la superpuissance américaine », ce n'est en aucun cas lié à son passé colonial, dont son programme ne dit rien. Au contraire, le groupuscule ose affirmer contre toute logique historique (la France ayant toujours appartenu au bloc occidental) que « partout à travers le monde, les peuples et les gouvernements attendent et espèrent que la France renouera avec sa meilleure tradition, celle du non-alignement sur un bloc. » Dans cette logique, l'UPR prône un renforcement de la francophonie sous égide de la France, là encore sans rien dire de la domination néo-coloniale que font encore aujourd'hui subir à maints peuples la France, son armée et ses entreprises.

Contrairement à ce qu'affirment régulièrement les membres de l'UPR, ce parti de droite réactionnaire a bien des liens avec l'extrême droite la plus crasse, notamment via le bras droit de François Asselineau, Eric Mary dit Bozz, qui passe son temps sur Facebook à faire de la propagande nationaliste : promotion de la Légion étrangère, des paras et des guerres coloniales françaises ; diffusion des chansons du chanteur d'extrême droite Jean Pax Méfret et de vidéos et textes de divers groupes ultranationalistes ; apologie de Serge Ayoub, le chef des skinheads néo-nazis parisiens et le leader du mouvement Troisième Voie ; propagande en faveur des dictatures syrienne ou iranienne, etc. On le voit au centre de cette photo avec d'autres membres de l'UPR (dont le rappeur Tepa à droite) faire le salut dieudonniste dit de la quenelle, qui n'est rien d'autre qu'un salut fasciste détourné :

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Erick « Bozz » Mary définit lui-même son parti comme un regroupement de « nationaux » et de « patriotes ».

La dernière université d'automne de l'UPR a accueilli des invités eux aussi clairement marqués à droite voire à l'extrême droite, ou bien largement liés à la sphère conspirationniste ou rouge-brune : le journaliste apologiste du FN, de l'Algérie française, de la torture et de la peine de mort Robert Ménard ; le complotiste Etienne Chouard ; Alain Benajam du Réseau Voltaire France ; des habitués des soutiens aux dictateurs de tous poils (hier Milosevic, aujourd'hui Al Assad) comme Slobodan Despot ou Bruno Drweski, le compagnon de route du négationniste Claude Karnoouh. Même l'ex-président d'Attac et actuel dirigeant du M'Pep Jacques Nikonoff, qui au nom de l'opposition à l'Union européenne semble aujourd'hui de moins en moins dérangé par ce type d'alliances et dont on se rappelle qu'il avait appelé à voter pour Nicolas Dupont-Aignan aux dernières législatives, s'est rendu à l'invitation d'Asselineau.

Inutile de dire que François Asselineau et son organisation ne sont pas les bienvenus en Bretagne.
Fascistes hors de nos rues, hors de nos vies !

Vous pouvez protester contre cette venue auprès des salles et brasseries :
- Salle de Robien à Saint-Brieuc : 02 96 94 24 15
- Salle Rouge Garance à Brest : 02 98 43 11 10
- La Manufacture à Nantes : 02 40 41 64 23
- MJC Le Grand Cordel à Rennes : 02 99 87 49 49
Pour ces deux dernières salles, il est également possible de protester auprès des mairies qui les subventionnent.
- Brasserie l'Oliv'Art à Rennes : 09 52 55 52 65
- Brasserie Le Café Noir à Rennes : 02 99 30 54 40

Des antifascistes bretons.

Pour en savoir plus sur François Asselineau et son mouvement, nous vous conseillons ces lectures :

> Sur Rebellyon :
- Attention, l’ultra-droite souverainiste débarque à Lyon ! : http://rebellyon.info/Attention-l-ultra-droite.html
- « Rebellyon est manipulé par la CIA ?! » : http://rebellyon.info/Rebellyon-est-manipule-par-la-CIA....html
- Asselineau, le retour du complotiste à Lyon (mais que fait la CIA ?) : http://rebellyon.info/Asselineau-le-retour-du.html]
> Sur Reflets.info :
- Les sectes politiques et leurs gourous : Soral, Asselineau, Chouard : http://reflets.info/les-sectes-politiques-et-leurs-gour...uard/
> Sur des blogs antifascistes bisontins :
- François Asselineau, ou quand l’ultra-droite souverainiste s’invite à Besançon : http://www.toufik-de-planoise.net/index.php/francois-as...ncon/
- L’UPR victime de la CIA à Besançon : http://parasite.antifa-net.fr/lupr-victime-de-la-cia-a-...ncon/

Commentaire(s)

> Antifascisme très sélectif

Il semblerait que seules deux ou trois personnes en France mériteraient ce qualificatif selon les « antifascistes » autoproclamés, qui passent leur temps à ne pas voir des fachos qui eux passent aux actes et qui doivent bien se marrer de voir l’attention détournée de leurs agressions.

http://www.indigenes-republique.fr/article.php3?id_arti...=1735

http://www.youtube.com/watch?v=lz3pRQ-tdZ0

http://www.indigenes-republique.fr/article.php3?id_arti...=1736

http://oumma.com/13341/olivia-zemor-presidente-de-capjp...gress

http://www.europalestine.com/spip.php?article7447

> protestation

Il n’est pas interdit non plus d’en dire ce que vous en pensez aux organisateurs eux-mêmes, qui nous laissent aimablement leurs coordonnées sur le site de l’UPR :

- A Saint-Brieuc : Jim Lionel Schmidt, 06 99 99 95 74

- A Brest : Jean-François Gourvenec, 06 63 92 17 64

- A Nantes : Alain Parisot, 07 61 03 16 95

- A Rennes : Barbara Silard, 06 49 07 45 04

Attention à rester corrects et polis en vue d’éviter les plaintes ou menaces de plaintes, nos ami-e-s étant très procédurier-ère-s. Pensez aussi à camoufler vos numéros de téléphone, voire à appeler d’une cabine publique pour éviter tout éventuel recueil de vos coordonnées personnelles.

> Il voudraient aussi s'incruster à NDDL

Attention une autre sous branche de la même bande c'est à dire Raphaël -Jah Raph- Belrand et Jonathan Moadab les deux branquignols fondateurs du site d'extrême droite -le Cercle des Volontaires qui avaient par ailleurs largement infiltrés avec succès hélas, le mouvement des indignés parisiens et qui sont aussi des adhérents de ce groupuscules de Natios de l'UPR, comptent selon ce qu'ils disent sur leurs pages face-book respectives, bien venir faire un tour à Notre Dame des Landes, dans les semaines à venir pour faire des interviews (enfin c'est ce qu'ils disent)

Il faut dire qu'ils disposent hélas encore, déjà de relais sur place, attention donc à ces deux faux culs de Jah Raph et le Moadab qui s'étaient aussi déjà incrustés sans trop de succès la par contre, lors de la réunion nationale des indignés qui avait eu lieu à Clermont Ferrand l'année dernière.

http://www.lesinrocks.com/2012/09/17/actualite/jirai-do...2064/

> Précisions

Bozz Mary est un habitué du Théâtre de la Main d’Or, QG de Dieudonné. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si des pochoirs avec le logo de l’UPR conçus par lui ont été tagués dans la rue de ce haut lieu de réunion de l’extrême droite parisienne : on voit bien chez qui nos "ni droite ni gauche" cherchent des recrues. Le n°2 de l’UPR a aussi été aperçu il y a quelques mois sortant d’une librairie négationniste située dans le 14e arrondissement.

> Effectivement c'est trouvable la

Pour connaitre ces hauts lieux de l’extrême droite parisienne dont la librairie cité plus haut et fréquenté par ce monsieur Erick Bozz Mary et plusieurs de ces amis de l’UPR. Le site Street Press y a consacré cet article.

http://www.streetpress.com/sujet/29972-la-carte-des-dro...paris

> Trop drôle !

Le moins que l'on puisse dire est que vous aurez mis le temps pour découvrir que Bozz Mary (dont on se demande bien ce qu'il peut avoir d'anar au vu de la propagande qu'il diffuse) était dieudonniste. Ca fait quand même un bail que tous ceux qui le suivent sur Facebook le savent. Rien d'étonnant à cela d'ailleurs pour un parti qui se dit prêt à dialoguer avec tous les fachos qui passent, voire à recruter chez eux (la double appartenance étant aurorisée) : Solidarité et Progrès, Egalité et Réconciliation... Et jusque chez Serge ayoub chez qui votre vénéré grand chef a fait une conférence ! Vous draguez les soraliens et vous étonnez ensuite d'en recruter ! C'est risible ! Et que dire de la liste des invités à votre université d'automne, il y avait même un ou deux négationnistes dans le lot (si, si, cherchez bien !). Mary a beau avoir été viré, ça n'enlève rien au caractère puant de votre idéologie nationaliste et mensonger de votre vision de l'histoire de France.

> Natios réacs hors de nos vies

>>>>>Est ce qu'Indymedia s'oppose à la Souveraineté Nationale qui veut pourtant dire exactement la même chose que la Démocratie ?

Comme chez de Villiers en quelque sorte et bien non ce n’est pas le genre des indymedia, parce que Souveraineté Nationale= Nationalisme et que les indymedia sont un réseau international et Internationaliste opposés à vos soit disant « valeurs » chauvines, réactionnaires et patriotardes Et que vous et vos petits Nervis accusent nos réseaux d’être « financé par Soros et par l’Empire » dixit les propos tenus sur votre site contre indymedia et contre Rebellyon.

Quand à vos deux petits « infiltrateurs » Raphaël – Jah Raf-Belrand et Johnattan Moadab que vous aviez tenté d’incruster sur ordre de vos chefaillons chez les indignés parisiens via votre branche du Cercle des Volontaires, vous nous expliquerez pourquoi, le trois février, ils publiaient une interview des Boneheads Néos nazis de Troisiéme voie avec qui ils avaient manifesté la veille contre le « mondialisme »

cercledesvolontaires.fr/2013/03/05/manifestation-contre-limperialisme-interview-de-serge-ayoub/

Visiblement votre ami et adhérent de l’UPR Johnattan Moadab relève effectivement de la Pathologie politique.

> Remettre quelques pendules à l'heure

Excusez du peu, mais ce que vous dites, adhérents et sympathisants de l'UPR, est complètement crétin et met en évidence chez vous une grande inculture politique. Le message de Sylvain en particulier, sous ses dehors qui se veulent consensuels mais qui relèvent du terrorisme intellectuel visant à interdire tout débat (avec des formules du genre « on ne peut éluder ce fait ») pointe bien involontairement les différences profondes qu'il y a entre la vision du monde identitaire, ethniciste, culturaliste et différencialiste d'un mouvement comme l'UPR et plus généralement de tous les natios (de droite comme de gauche) et les aspirations internationalistes reposant sur une analyse en termes de lutte des classes de la gauche internationaliste et des anarchistes.

Voyez-vous cher Sylvain, il y a moins de différence idéologique entre un syndicaliste péruvien et un syndicaliste français ou, dans le camp d'en face, entre un patron chinois et un patron allemand qu'entre un membre français du Medef et un militant français de Solidaires. Car avant les différences nationales (qui effectivement sont artificielles et historiquement très récentes) qui ne visent qu'à diviser les prolétaires entre eux pour le plus grand profit des capitalistes, ce qui fait le point commun entre un ouvrier péruvien et un ouvrier français c'est l'exploitation dont ils sont victimes du fait de la classe capitaliste, leur ennemi commun. L'antagonisme de classe transcende celui artificiel des nationalités, et c'est bien le but des nationalistes, qui ont toujours été du côté du manche (et comment pourrait-il en être autrement puisque l'Etat-nation est par essence bras armé du capital ?), que d'essayer de gommer le premier au profit du second, pour le plus grand bénéfice des exploiteurs.

Vous osez affirmer que « la Souveraineté Nationale veut dire exactement la même chose que la Démocratie » (avec des majuscules s'il vous plaît). On se demande d'où vous pouvez bien sortir des énormités pareilles. Sans entrer dans le détail du débat de ce qu'est ou devrait être la démocratie (et notamment de l'opposition entre démocratie représentative ou parlementariste, liée à l'Etat capitaliste et démocratie directe ou autogestionnaire souhaitée par le mouvement ouvrier socialiste – au sens fort – et anarchiste), il est bien évident qu'il n'y a AUCUN rapport entre souveraineté nationale et démocratie : pour preuve, le nombre d'Etats souverains qui au cours de l'histoire récente et encore aujourd'hui ne sont pas du tout des démocraties - même parlementaires - pullule. Mais en même temps, de la part de gens qui ont une vision campiste du monde et célèbrent les Etats russe, syrien ou iranien pour leur non-alignement sur les Etats-Unis ou Israël, quoi d'étonnant à ce qu'ils sortent des conneries pareilles ?

Au risque de vous vexer, il n'y a de notre point de vue (à nous internationalistes de tous poils) aucun rapport non plus entre souveraineté nationale et souveraineté populaire, là encore parce que nous n'avons pas la même définition de la notion de « peuple » : vous en avez une définition nationaliste, nous en avons une définition classiste (et uniquement classiste : nous ne cherchons pas comme la nationaliste de gauche Jean-Luc Mélenchon à tenter d'allier les contraires en faisant du « peuple » un mélange des deux définitions).

Laisser entendre que la « participation » des salariés à la gestion des entreprises et à leur propre exploitation via l'actionnariat salarié serait anticapitaliste, c'est aussi une analyse complètement débile. L'actionnariat salarié est, et on le comprend, un rêve du Medef largement partagé par toute une frange du syndicalisme le plus réformiste (ceux qui ont signé l'ANI...) qui met les exploités dans une position contradictoire qui vise à les pousser à renoncer à la lutte des classes, car il est bien évident que l'antagonisme entre salarié est actionnaire est irréconciliable. Un salarié actionnaire, c'est quelqu'un qui peut être poussé à approuver son propre licenciement ou celui des autres pour sauvegarder ou augmenter ses profits (ça s'est déjà vu) : rarement on n'aura vu position sociale plus schizophrénique. Et voyez-vous, plus largement, il ne suffit pas qu'une entreprise soit autogérée (une SCOP par exemple) pour qu'elle ne sorte du système capitaliste. Et à la limite, on pourrait très bien imaginer un capitaliste reposant uniquement sur la concurrence entre des entreprises autogérées, tout comme il y a pu avoir (et il existe encore) un capitalisme d'Etat dans les Etats dits « socialistes ».

Sur les cas Mary et Moadab, cela relève effectivement de la pathologie politique. Vos amis passent leur temps à faire sur Internet la promotion d'antisémites patentés (Soral, Dieudonné, Ayoub, etc.) et y compris de gens qui de leur propre aveu sont des « Juifs qui se haïssent eux-mêmes » (oui, oui, ça existe) ou du moins qui, même étant Juifs et s'en revendiquant, diffusent les pires clichés antisémites : Gilad Atzmon, Jacob Cohen, etc. L'UPR a viré Mary : nous en somme forts aise, mais rassurez vous, il en reste encore plein d'autres du même acabit dans votre parti (il suffit d'aller faire un tour sur les profils de vos adhérents et sympathisants qui pullulent sur les réseaux sociaux).

Sur le cas Dieudonné, Sylvain, vous voyez en lui un « provocateur mais certainement pas un antisémite ». Tout d'abord, il est amusant de constater que même votre parti, ne semble - en tout cas officiellement - pas partager votre point de vue (même si on peut penser que l'exclusion de Mary, qui en réalité devait faire un peu trop d'ombre au grand chef, relève largement de l'hypocrisie pour un parti qui compte des tas d'adhérents dieudonnistes). Vous semblez feindre d'ignorer que Soral et Dieudonné travaillent mains dans la main depuis des années, qu'ils ont cofondé un parti avec des négationnistes qui reposait entièrement sur la confusion que vous faites mine de dénoncer entre antisionisme et antisémitisme, que Dieudonné fait largement la promotion de Faurisson, qu'il fréquente le clan Le Pen, en bref : qu'il est avant tout aujourd'hui un propagandiste d'extrême droite et antisémite. Voyez-vous, ces « antisionistes » autoproclamés que sont des Soral, des Dieudonné ou des Europalestine sont en réalité les ennemis de la résolution du conflit qui règne au Proche et Moyen-Orient et, tout comme leurs alter ego ultra-sionistes, ils ont tout intérêt à entretenir la confusion entre critique de la politique Israël et antisémitisme pour faire tourner leur boutique.

Sur ce conflit, il va sans dire qu'un point de vue authentiquement internationaliste consiste à se placer du côté des dominés et des exploités, quelque soit leur nationalité et à considérer donc ce débat sionistes-antisionistes, dans la mesure où il ne rompt pas avec une analyse en termes de nation, d'Etat ou de religion, comme un faux débat. Et il est bien évident que tant l'Etat israélien que l'Etat palestinien en construction et des organisations comme le Hamas ou le Hezbollah sont pour nous égelment des ennemis. Tous répriment d'ailleurs allègrement les mouvements sociaux et, pour les deux derniers, également le syndicalisme indépendant, les homosexuels et les féministes (tandis que du côté israélien, on discrimine les Ethiopiens et on traque les travailleurs immigrés). « Prolétaires de tous les pays, unissez-vous », clamait le Manifeste du Parti communiste : cet adage est plus que jamais d'actualité, et sans doute le seul moyen de résoudre ce conflit dans l'intérêt du plus grand nombre. Là encore, ce conflit est un excellent exemple du danger que représente le nationalisme et plus largement tout type de discours identitaire.

Enfin, nous sommes bien aise d'apprendre par un autre adhérent qu'il n'y a a priori pas d'incompatibilité entre être au FN (et donc défendre ses idées) et à l'UPR. Le fait que par ailleurs vous ayez des gens issus du FDG (qui n'est en fait qu'une organisation nationaliste de gauche au discours d'ailleurs de plus en plus puant), du PS ou de l'UMP n'a rien d'étonnant : toutes ces organisations, à des degrés divers, partagent la même vision nationaliste du monde au sens où toutes se situent dans un horizon étatiste et ne remettent nullement en cause le capitalisme (le FDG défendant un capitalisme national voire d'Etat, mais ça reste du capitalisme).

Dernière remarque concernant le commentaire de Laurent, cette fois : il ne vous vient pas à l'idée que si des gens critiquent vos orientations, c'est peut-être bien parce qu'ils ne sont sincèrement pas d'accord avec vous et pas parce qu'ils seraient payés par on ne sait qui ? Etes-vous à ce point persuadé d'avoir raison que vous ne pouvez percevoir la moindre opposition autrement que sous la forme d'un complot contre vous ? Si c'est le cas, c'est bien triste.

Quelques conseils de lecture pour finir :

- http://palim-psao.over-blog.fr/

- http://www.entremonde.net/Crises

- http://senonevero.communisation.net/publications/articl...dical

- http://communisme-ouvrier.info/

- http://mondialisme.org/

- http://www.syndicaliste.fr/

> Commentaires cachés

J'ai cachés des commentaires venant de militant UPR et autres venant réclamer qu'indymedia discute de souveraineté nationale.

Non indymedia ne discutera pas de souveraineté nationale, non indymedia n'est pas un média ou n'importe qui peut s'exprimer. Les commentaires sont pas la pour venir étaler ses idées puantes qu'on trouve chez les média mainstream! Indymedia c'est un outil militant alors on ne va pas parler nationalisme ici!

Désolé du coup on comprends pas trop le fil de la discussion vu qu'on a mis un peu de temps a modérer.

> Allusions nazies

Gustav Flak - upr (Flak comme la DCA allemande pendant la 2e guerre mondiale) vient après un autre commentateur effacé hier qui se faisait appeler axe -upr (Axe comme l'alliance Allemagne nazie - Italie fasciste - Japon impérial). Et ça vient nous donner des leçons ! Bravo le parti des "résistants" et du nouveau CNR !

> Allusions nazies, suite

Sans compter que Gustav était aussi le nom donné pendant la 2de guerre mondiale à un canon de gros calibre de la Wehrmacht.

> Le mieux est l’ennemi du bien

A force d’appeler tout le monde fasciste (c’est bien le titre de la rubrique, non : « Alerte antifasciste » ?), le résultat est de banaliser complètement le mot. Mais n’est-ce pas finalement le but recherché ? On a d’un côté les fascistes et de l’autre les antifascistes, ce qui est très pratique dans un débat « politique ».

Je ne sais pas grand chose de l’UPR, à part ce que j’en apprends sur Indymedia, mais il me semble que « Alerte antisouverainiste » aurait été suffisant pour dénoncer les partisans de la souveraineté nationale, mais évidemment c’est moins médiatique : ah, le poids des mots… Et quand on voit qui figure sur cette rubrique à répétition sur Indymedia, et surtout QUI N’Y FIGURE PAS, on n’a plus le moindre doute sur les intentions des auteurs.

Mais il est encore possible de perfectionner le truc : il y a un petit malin ci-dessus qui nous parle de NAZISME, il fallait y penser !

Au fait, le mot « axe » nous fait aussi penser à l’Axe du Bien de nos chères démocraties engagées contre l’Axe du Mal, mais là on n’est plus dans le domaine « antifa » classique.

> Ils étaient où les antifas ?

Bizarre qu'on n'ait pas vu une seule "alerte antifasciste" chaque fois qu'il y a une fête en l'honneur d'un Etat raciste qui compte une majorité de fascistes dans son gouvernement.

Asselineau plus fasciste que Lieberman ou Netanyahou ? Ça se passait à Paris mais les antifas n'ont rien vu ! ! !

la Nakba (Catastrophe) fêtée par les sionistes à Paris

Ils étaient plus de 1500 invités à la réception officielle donnée par l’Ambassadeur de l’état colonialiste d’apartheid Israélien en France ce mercredi 17 avril à la salle Wagram en plein cœur de Paris. Artistes, journalistes, hommes et femmes politiques et sympathisants se sont réunis en l’honneur des 65 ans de crimes et massacres . Une mise au point était nécessaire face a cette propagande sioniste. A diffuser et partager sans modération.

Kalahasch

http://www.youtube.com/watch?v=doxdohZxjzg&list=UUh-W-d...dex=1

> Pertinent ou pas ?

Ce que je ne comprends pas dans les critiques faites à l' UPR c'est que jamais il n'est mentionné qu'ils souhaitent traiter la question de l'immigration par référendum alors qu'une sortie de l' U-E placera le pays dans de grosses difficultés économiques .Dans ce contexte une telle question risque fort d'aboutir à un arrêt total , au pire à des reconductions à la frontière .

> commentaire caché

Indymedia n'étant pas le lieu pour le prosélytisme politique, les commentaires allant dans ce sens sont cachés.
ça a d'ailleurs été rappelé dans les commentaires plus haut, en plus du fait qu'indymedia est un outil militant tout ça.

> Un commentaire caché

Un commentaire insultant a été caché.
On laisse la vidéo parce qu'Asselineau se ridiculise tout simplement.
Oui c'est bien ça on est téléguidé par l'ambassade des Etats-Unis, financé par le C.I.A. et on est le bras armé de l'establishment.

> Combat douteux par le choix de la cible

J'ai pas trop compris pourquoi les antifas font de l'UPR une cible particulière ? Au vu du décryptage du programme de l'UPR que l'on trouve dans cet article, ce n'est pas pire que ce qu'on trouve dans les partis dominants traditionnels. Sur le productivisme, on trouve la même chose partout, à l'UMP et au parti communiste. Sur la nation, placée au dessus de tout, on trouve la même chose chez le chevènementistes, que je sache les antifas n'attaquent pas les militants du parti de Chevènement en les traitant de fachos ?
Sur le syndicalisme qui aurait oublié d'être internationaliste, vous ne croyez pas que nos syndicats à la solde du MEDEF c'est beaucoup mieux ?
Franchement, je ne comprends pas cette obsession vis à vis de ce parti croupon qu'est l'UPR. On dirait que vous cherchez à lui faire de la pub.

> Hallucinant !!

J'ai beaucoup ri en lisant les commentaires.
Encore pire que les fachos -> les Antifas !

On critique Soral parce que c'est le patron de la théorie du complot (point que je ne risque pas de réfuter tant le mec est en plein délire).

Mais les antifas, c'est le même tarif. Le commentaire parlant de je-ne-sais-plus-qui sortant d'une librairie négationniste (loool) m'a fait ricaner au nez de mon PC (ce qui est grossier).
Vive la parano !

> ATTENTION FASCISTES!

A tous ceux qui disent qu'il n'y a pas de PREUVES que l'UPR est fasciste, LES VOICI:

https://www.youtube.com/watch?v=g4771CoZ6Ew

Voila pourquoi c'est important de vérifier ses sources!

> Commentaire caché

Ben oui, les propos natio-souverainistes, on en bouffe déjà partout dans les médias mainstream, et c'est franchement en dehors de la charte d'Indy.

Asselineau peut se la garder sa fRance qui pue.

> Un commentaire caché

Encore un commentaire caché pour quelqu'un qui veut nous vendre asselineau qui en plus de focaliser sur la nationalisme se gêne pas pour faire des amalgames complotistes contre indymedia.

> commentaire caché

Un commentaire pro UPR a encore été caché. On le répète la propagande nationaliste-souverainiste n'a rien à faire ici.

> Commentaire caché

Pour les mêmes raisons qu'auparavant.

// edit: vu la date de l'article, on passe les commentaires en modération à priori puisqu'il semble désormais uniquement visité par les fans d'Asselineau...