Nantes 15 décembre : contre toutes les répressions, outrage et rébellion !

Mot-clefs: Aéroport Notre-Dame-des-Landes
Lieux: Nantes

Résistance

En riposte à l'occupation militaire de la Zone A Défendre, aux multiples blessés par les assauts des forces de l'Ordre, aux arrestations dans la lutte contre l'aéroport, mais aussi au contexte policier nantais : ville en état de siège, mutilations ( http://nantes.indymedia.org/article/25229), impunité policière, passages à tabac ou harcèlement quotidien... Une manifestation contre la répression a eu lieu samedi 15 décembre à Nantes : « Outrage & rébellion ! » http://nantes.indymedia.org/article/26784

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Place du Bouffay, le cortège qui compte déjà quelques centaines de personnes s'élance, il ne cessera de grossir tout au long du défilé : entre 1000 et 2000 personnes au plus fort de la manif. Parmi les manifestant-e-s, des individu-e-s et collectifs contre le projet d'aéroport, le collectif « un toit pour tou-te-s » et bien d'autres révolté-e-s de Nantes et d'ailleurs.

« Police nationale, milice du capital !», « Vinci dégage, résistance et sabotage !»

La manifestation remonte les grandes artères du centre en pleine fièvre acheteuse de Noël. Un long tapis rouge dans une rue bourgeoise et commerçante est déménagé, la manif chante, crie, pétarade rythmée par des percussions. Beaucoup de slogans et banderoles anticapitalistes et antiflics.

L'objectif de converger devant le palais de Justice, sur l'Ile de Nantes, pour exiger la libération immédiate de Cyril -condamné à 5 mois de prisons ferme suite au guet-apens d'un commando de flics infiltrés- est empêché par une rangée de casqués qui bloquent l'accès à la passerelle. Il était aussi prévu d'ouvrir la parole aux réprimé-e-s, de pouvoir venir témoigner, discuter contre la répression devant le bâtiment symbole.

La tension monte, les flics ne sont pas rassurés. Ils reçoivent quelques œufs de peinture, quelques pétards et graviers. Ils en profitent pour gazer copieusement l'avant de la manif au spray, qui répond de plus belle : fumigènes, bouteilles... Des grenades lacrymogène sont envoyées, mais aussi ce qui semble être une grenade de désencerclement (?) explose dans la foule.
Le grand parking de Gloriette est pris dans un épais brouillard lacrymogène, beaucoup de passants sont empoisonnés par les gaz, un enfant fait un malaise.

La manif coupée en trois parties se ressoude pour repartir en cortège vers le centre ville alors qu'une colonne de camions de Gardes Mobiles déboule.

Loin de se disperser, plusieurs centaines de motivé-e-s occupent la croisée des trams en chantant et dansant, puis repartent vers la préfecture : le bruit court que des manifestants ont été arrêté par la BAC.

« Libérons la ZAD, et tous nos camarades/Libérons Cyril », « Qui sème le béton, récolte les pavés »...

La bas, un comité d'acceil de type contre sommet, devenu presque habituel à Nantes, nous attend : larges grilles antiémeutes sur deux boulevards, camion anti-émeute avec canon à eau, rangées de flics sur toute la largeur du Pont Morand, BACeux... Un véritable étau.

La foule repart sur le cour des 50 Otages ou la tension monte à nouveau face aux Gendarmes Mobiles.

Retour à Commerce : les manifestant-e-s se dispersent dans la nuit.

Malgré l'occupation policière de la métropole, cette manifestation montre une nouvelle fois notre détermination et notre solidarité face à toutes les répressions.

Liberté pour Cyril.

On ne lâche rien. Rage et courage : on va gagner.

N'hésitez pas à compléter/corriger

Commentaire(s)

> Belle manif, mais...

C'est vrai, elle était bien cette manif. Ca a été dur à certains moments, mais la solidarité était là, les gens étaient motivés, y avait plein de monde...

Qu'est-ce que c'est dommage que celles et ceux qui y ont été ne soient pas venu à celle d'avant. Bien sur, on ne peut pas faire toutes les manifs, mais franchement, nos potes lesbiennes, gays, bi et trans, qui nous soutiennent et viennent à presque toutes nos actions, eh ben on les soutiens pas. Et ça fait trop chier.

On était combien, hier, à faire les 2 actions ? 10 à tout casser. C'est trop nul. On est nul/lles. C'est tout.

> On était nombreux-ses à faire les 2

"On était combien, hier, à faire les 2 actions ? 10 à tout casser. C'est trop nul. On est nul/lles. C'est tout."

T'hallucine, on était bien + de 10 à faire les 2 manifs.

D'ailleurs, ça a fait du bien de voir que la manif contre l'homophobie est revenu place du Bouffay, ça a rempli la place de quelques centaines de gens tout de même.

> Vidéos

J'ai recensé quelques vidéos de la manif sur internet, n'hésitez pas à compléter si vous en trouvez d'autres :

https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v...fac5I

http://www.youtube.com/watch?v=bsEHhI44G4E

http://www.dailymotion.com/video/xvzjp7_je-suis-fan-des...SIcvQ

http://www.youtube.com/watch?v=2F_E_Z7sVXA

Sinon j'irai dans le même sens que mon voisin du dessus, je suis certaine qu'on était bien plus à faire les deux manifs ! Pour une fois que les horaires ne se superposaient pas...

Je pense aussi, pour répondre au premier commentaire, qu'on peut comprendre que certain-e-s réfractaires à l'institution mariage, qui sont tout à fait prêt-e-s à descendre dans la rue contre l'homophobie, le soient pas forcément sur ce sujet-là.

Surtout quand il s'agit de soutenir le gouvernement sur une mesure faisant d'ores et déjà partie du programme présidentiel, donc à priori pas plus menacée que ça (?)

Tout comme on conçoit, à l'opposé, que les Jeunes Socialistes n'aient pas trop traîné entre les deux manifs ; )

> et pis en plus,

et pis, même que les bleus ont arrosé la zone de lacrymos sans la moindre sommation...

Par contre je ne suis pas certain qu'il y ait eu une grenade assourdissante....il y a bien eu un truc qui est tombé à moins de mètres de moi et qui a fait un joli barrouf.... mais je n'ai pas eu l'impression de recevoir 165 dB dans mes esgourdes.

Jolie manoeuvre d'encerclement des bleus face à la prefecture...on sentait bien qu'ils n'étaient pas venus enfiler des perles...la retraite stratégique et groupée était bien la seule issue raisonnable.

Pour l'annecdote: pendant le face à face à la passerelle donnant accès au palais de justice, quelques "motivés" balançaient une jolie dose de pétards....lorsque tout-à-coups une feuille morte tombe sur l'épaule d'un schtroumph casqué qui sursaute, se croyant attaqué.... "Chef, chef, j'peux faire un tir tendu sur le méchant arbre qui ose ainsi défendre ses collègues de NDDL ??"

C'est sûr, celui là nous aura bien fait rire!