Argumentaire pour l'interprofessionnel

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Les douze réformes d'un gouvernement ultra-libéral !
1) La réforme des retraites : qui consiste à allonger la durée de cotisation, à calculer des pensions de telle sorte qu'elles soient moins fortes et de créer un tel manque que seront dopés les fonds de pension qui se nommeront les fonds d'épargne retraite pour ne choquer personne.
Objectif, avantager le patronat et les classes possédantes en injectant de l'argent dans les circuits financiers, obtenir une forte masse de travailleurs disponibles (chômeurs, vieux au travail…) afin de maintenir une pression sur les salaires…

2) La réforme de la sécurité sociale : il s'agit d'établir un taux zéro de couverture des soins qui concernera des soins pour des maladies non mortelles mais ouvrira un champ de remboursement pour les mutuelles (non demandeuses) et surtout pour les compagnies privées d'assurance. Le plan « Chadelat » , véritable intrusion des assurances privées, est emballé DANS UN VOLET SOCIAL QUI VISE à corriger l'effet de seuil de la CMU. Le déremboursement des médicaments, au profit des nouvelles molécules plus chères, continuera.

3) La réforme des hôpitaux : qui consiste à établir une double comptabilité séparant les soins qui seront encadrés et l'hébergement qui devient de l'hôtellerie et peut être privatisée.

4) La réforme du RMI par le RMA : ce revenu minimum d'activité rend quasi obligatoire l'acceptation du RMA par les Rmistes qui travailleront 20 heures par semaine payées au Smic ce qui fait 140 euros de plus par mois. En fait , le RMA qui, à contrario des CES-CEC, sont étendus au secteur marchand, offriront dès janvier 2004 une main d'œuvre, captive, à quelques euros de l'heure pour les entreprises. Le « travailleur pauvre » est ainsi multiplié ce qui fait également pression sur le niveau général des salaires.

5) La décentralisation des personnels de l'Education « nationale » : en fait il s'agit d'une partie de la décentralisation de la main gauche de l'Etat (service public) qui consiste à confier aux collectivités territoriales : Régions, Départements, une partie du personnel et, à terme, si l'on en croit le Conseil d'Etat, tout le personnel. Pourquoi ? Cela permet de réduire les impôts sur le revenu en augmentant les impôts locaux, cela permet d'envisager des privatisations de charges externalisées (restauration, nettoyage…) et donc de confier les surcoûts aux parents, en les responsabilisant, tout en offrant de nouveaux marchés aux multinationales de ces secteurs. Décentralisée, l'Education devient négociable dans le cadre de l'AGCS à l'OMC.

6) La réforme de la formation professionnelle pour adulte : décentralisation de son financement, des choix et de l'AFPA. Mais aussi, responsabilisation des salariés qui devront co-investir dans leur formation (de plus en plus déterminée par leur boîte ou le bassin d'emploi) en la suivant pendant leur temps de congé… Bref des économies pour les actionnaires et un champ d'investissements ouverts au privé et négociable à l'OMC .

7) La réforme des université avec l'autonomie, qui consiste à responsabiliser les étudiants, traduction à payer plus d'inscription, à encore plus s'ouvrir sur les partenaires locaux, sous entendu les entreprises. En plus le 3, 5, 8 pose le problème du bac plus 2, de l'accessibilité à des études supérieures courtes et couronnées de succès donc ayant une valeur auprès des employeurs.

8) La fiscalité : en très peu de temps la « France d'en haut » s'est servie de copieuses économies en réduisant l'ISF, un impôt sur la fortune en voie de disparition, les droits de succession sur les entreprises, les impôts sur les revenus, réductions qui bénéficient principalement aux tranches hautes. Cette fiscalité, plus inégalitaire, s'accompagne, avec les décentralisations annoncées, d'une hausse des impôts les moins justes comme les taxes ou les impôts locaux. Enfin les transferts entre villes riches et villes pauvres ont déjà été limités…

9) La Culture : soit elle est gauchiste et ne sert à rien soit elle peut être rentabilisée et privatisée. Il y a donc moins d'argent pour la création et le spectacle vivant, une remise en cause du statut des intermittents, une baisse des dotations aux structures et une privatisation rampante des musées prestigieux ou via le mécénat…

10) Justice, police : inflation de lois répressives, budgets en hausse, surinvestissement sur le sécuritaire au détriment de la prévention.

11) Remise en cause des 35 heures et de la loi de modernisation sociale.

12) Tripatouillages électoraux pour garder les Régions et bipolariser la vie politique.

En projet : la privatisation d'EDF-GDF, de la SNCF afin de priver le salariat d'outils de contestation et d'offrir au secteur marchand ces services publics, la limitation du droit de grève, de nouvelles baisses de l'impôt sur les revenus…

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